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vendredi 30 août 2024

Potager d’automne : Quels légumes planter en fin d’été pour récolter tout l’hiver ?



Potager d'automne : Quels légumes planter en fin d'été pour récolter tout l'hiver ?

Méta-description SEO: Découvrez les légumes à planter en fin d'été pour profiter de récoltes fraîches tout au long de l'automne et de l'hiver, même dans le sud de la France ! Olivier, jardinier passionné, vous guide avec ses conseils de plantation.

Dans cette vidéo, Olivier, jardinier installé dans le sud de la France, partage ses astuces pour cultiver un potager productif même après l'été. Il nous explique quels légumes planter en fin d'été/début d'automne pour profiter de récoltes jusqu'au printemps suivant, malgré le climat chaud et sec de sa région. Suivez ses conseils pour un potager d'automne florissant !

Les légumes à planter en fin d'été/début d'automne

lundi 25 mars 2024

Exiburn : Réveillez Votre Métabolisme pour une Perte de Poids Saine

Dans le monde moderne où les modes de vie sédentaires et les tentations alimentaires abondent, la lutte contre les kilos en trop peut sembler être un défi insurmontable. Cependant, avec Exiburn, une lueur d'espoir brille pour ceux qui cherchent à retrouver leur silhouette et leur santé. Ce produit novateur propose une approche unique pour favoriser une perte de poids saine et durable.


Une Découverte Révolutionnaire

Exiburn ne ressemble à rien de ce que vous avez déjà essayé. En se concentrant sur les faibles niveaux de graisse brune, ce complément alimentaire éveille votre métabolisme endormi, le plongeant dans un état de combustion des graisses et d'augmentation de l'énergie. Cette approche révolutionnaire s'appuie sur une découverte scientifique récente qui met en lumière le rôle crucial de la graisse brune dans la régulation du poids corporel.


Des Ingrédients Naturels et Puissants

Chaque capsule d'Exiburn renferme un mélange exclusif de six nutriments et plantes exotiques soigneusement sélectionnés pour leur capacité à augmenter la graisse brune et à favoriser une perte de poids saine. Des ingrédients tels que le Silybum Marianum, la Camellia Sinensis, l'extrait de Berbérine, le Resvératrol, le Banaba et le Ginseng Asiatique travaillent en harmonie pour stimuler le métabolisme, réguler la glycémie et réduire les fringales, offrant ainsi un soutien complet à votre voyage de perte de poids.


Une Approche Holistique

Exiburn adopte une approche holistique de la perte de poids en considérant non seulement les aspects physiologiques, mais aussi les besoins émotionnels et mentaux. En vous aidant à retrouver votre énergie, votre confiance et votre vitalité, ce complément alimentaire vous permet de transformer votre corps et votre esprit pour le mieux.


Ne laissez pas les kilos en trop vous retenir. Avec Exiburn, vous avez la clé pour réveiller votre métabolisme et transformer votre corps de manière saine et naturelle. Découvrez le pouvoir de la graisse brune et commencez votre voyage vers une vie plus légère, plus énergique et plus heureuse dès aujourd'hui avec Exiburn.








mercredi 5 décembre 2012

Le sperme devient rare en Europe.

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Une importante étude française, réalisée auprès des centres de procréation médicalement assistée, donfirme que les spermatozoïdes chez les hommes occidentaux deviennent une espèce quelque peu menacée. 
On juge la qualité du sperme sur 3 critères :
La concentration des spermatozoïdes /ml
Le pourcentage de formes anormales
La mobilité
En 17 ans dans les échantillons des banques du sperme français la concentration du nombre de spermatozoïdes par ml a décru de presque 33 %. On est passé de 79 m/ml à 50 M/ml
Le nombre  de formes anormales a augmenté de 33 %
Mais on a affaire à des spermatozoïdes plus vaillants puisque le nombre de formes mobiles a augmenté de 4 %.
Cette baisse constaté depuis près de 30 ans en Europe et aux états unis est inquiétante car elle est continue, même si on reste à des niveaux supérieurs à ceux auxquels on sait qu’un sperme a peu de chances de permettre une fécondation.
Pourquoi donc un tel déclin ?
C’est probablement le résultat de l’action de ce qu’on appelle aujourd’hui des perturbateurs endocriniens. Derrière ce mot compliqué se cache un phénomène assez simple. Dans le testicule il y a des cellules qui fabriquent les spermatozoïdes et tout cela est sous influence de la testostérone.
Or dans notre environnement et depuis de longues années nous sommes exposés à des produits qui contiennent des substances proches des œstrogènes, une hormone femelle.
Ces produits on les trouve dans les pesticides, dans les plastiques, les peintures, dans certains textiles. Partout quoi : bisphénol A, PCB etc.
Et ces produits, les femmes enceintes y sont exposés comme tout un chacun et si elles portent un fœtus mâle, un futur petit garçon, les testicules de ce dernier vont se trouver exposés à des hormones femelles qui vont freiner leur développement.
Et ces modifications peuvent, semble t-il entrainer des perturbations qui passent d’une génération à l’autre.
Cela veut dire qu’il se passe vraiment quelque chose de sérieux dans notre environnement et qu’il faut prendre un certain nombre de mesures pour protéger la fertilité des mâles. Et plus que ça sans doute
Référence de l’étude :
Rolland M. et al
Decline in semen concentration and morphology in a sample of 26 609 men close to general population between 1989 and 2005 in France 
Human Reproductionjournal. doi:10.1093/humrep/des415
On peut également lire une bonne synthèse ICI


http://www.docteurjd.com

mardi 23 octobre 2012

Il faut effectivement boire du thé vert pour lutter contre le cancer.

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Cela fait quelque temps déjà que l'on spécule sur les vertus de boire du thé vert pour la santé. De vieilles légendes circulaient bien avant : le thé vert renforcerait le système immunitaire et permettrait d'éviter voire de faire reculer les maladies chroniques. 

Les études sur ce thé vert montraient qu'il y avait probablement quelque chose de vrai derrière ces légendes, mais, si c'était prometteur, on ne pouvait encore vraiment trancher, car il faut d'abord comprendre le processus à l'oeuvre. Des scientifiques viennent d'identifier le mécanisme d'action du thé vert pour limiter la propagation du cancer du sein et de la prostate. 

Les polyphénols du thé vert semblent inhiber deux protéines qui sont capables de faire progresser les tumeurs et leur migration : vascular endothelial growth factor (VEGF) et hepatocyte growth factor (HGF). L'étude s'est focalisée sur 40 femmes qui étaient atteintes d'un cancer du sein qui ne répondait pas bien à la thérapie hormonale ; le même résultat est a été trouvé dans une étude séparée, mais concernant le cancer de la prostate.

Dans le cadre de cette première étude, on a donné à ces femmes, soit un placebo, soit un extrait de thé vert nommé « Polyphenon E » dans le commerce. Au bout de deux mois seulement, les femmes qui ont reçu cet extrait avaient de bien plus faibles niveaux des protéines citées plus hauts, contrairement aux femmes sous placebo. Les différences étaient bien moins importantes après 4 à 6 mois, mais les chercheurs pensent que les femmes ont manqué de constance (! ?). 

Une autre étude réalisée donc sur le cancer de la prostate a consisté justement à faire boire beaucoup de thé vert (6 tasses par jour) à 67 participants masculins (pas d'extrait cette fois) ou de l'eau. Ces hommes avaient dû subir une prostatectomie afin de retirer une prostate trop grosse ou cancéreuse. On a noté bien moins d'antigènes spécifiques de la prostate (prostate-specific antigen PSA), qui sont normalement associés avec la croissance de la prostate. 

Il faut maintenant déterminer la dose adéquate. Les niveaux testés dans le premier cas sont équivalents à boire 24 tasses de thé par jour. Il est encore prématuré de dire qu'il faut absolument boire du thé vert pour éviter le cancer, mais des études ultérieures vont finir par nous en donner le coeur net. Notons quand même que la consommation de thé vert au Japon est très importante (consommation culturelle là-bas) et que l'on dénombre 3 fois moins de cas de cancers de la prostate et des seins qu'aux États-Unis...

Pour aller plus loin: Bornhoeft J, Castaneda D, Nemoseck T, Wang P, Henning SM, Hong MY. The protective effects of green tea polyphenols: lipid profile, inflammation, and antioxidant capacity in rats fed an atherogenic diet and dextran sodium sulfate. J Med Food. 2012 Aug;15(8):726-32. Epub 2012 Jun 25. PubMed PMID: 22846079.

lundi 22 octobre 2012

Vitamines efficaces contre certains cancers.

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L’utilisation de comprimés  contenant des multivitamines est très répandue aux Etats- Unis.  Cette mode pourrait avoir un très léger effet bénéfique dans la prévention de la survenue de cancers si on en croit une nouvelle étude faite sur des médecins pendant plus de dix ans.
 Jusqu’à présent, aucune étude et aucune recommandation officielle n’ont permis de dire que la prise de pilules multivitaminées permettait de réduire le risque de survenue d’un cancer. Pourtant le rituel du petit-déjeuner américain, mais aussi chez certaines personnes en Europe, est d’ingurgiter ces comprimés riches en vitamines du groupe B, de la vitamine C, E, PP etc.
Par le passé, des études épidémiologiques avaient même montré, paradoxalement, que des doses trop élevées de vitamine E pouvaient favoriser des hémorragies.
Une nouvelle pièce est à verser au dossier depuis ce mercredi 17 octobre 2012 avec la parution en ligne et en accès libre d’un article du Il s’agit de la publication de l’étude randomisée  en double insu de complexes vitaminiques versus placebo dans le ‘JAMA’
Cette étude, appelée Physicians’ Health Study II (PHS II) a été menée par les chercheurs de Harvard qui ont suivi  pendant 11 ,2 ans  des médecins de sexe masculin.
Ces médecins recevaient soit un placebo soit des complexes multivitaminiques composés de
Vitamine C : 500 mg d’acide ascorbique
Vitamine E : 400UI d’alpha-tocophérol
Beta-carotène 50 mg
Ces produits étaient donnés au début de la première étude sur les médecins  avec, en plus de l’aspirine, afin d’étudier les effets de cette supplémentation sur le risque de maladies cardiovasculaires, d’affections rétiniennes, de déclin cognitif et de prévention du risque de cancer.
Le beta –carotène a été interrompu en 2003 et les médecins inclus dans PHS II ont donc pris un jour sur deux de la vitamine C et E ou un placebo.
Ce sont donc 14641 médecins qui sont entrés dans l’étude, 1371 recevant les vitamines et 7324 le placebo. L’âge moyen était de 64,3 ans (± 9,2 ans)
Dans chacun des groupes, 9% des volontaires étaient concernés par un cancer autre qu’une tumeur de la peau autre qu’un mélanome.
Pour l’analyse finale, seuls les nouveaux cancers étaient pris en compte.
Après 11 ans de suivi il y a eu 2669 cas de cancers constatés, dont 1373 tumeurs prostatiques et 210 localisations au colon.
Durant le suivi il y a eu 2757 décès dont 859  liés à un cancer.
Quand on regarde les chiffres des résultats on constate  que la prise de multivitamines a permis une très modeste réduction du risque de survenue d’un cancer, mais statistiquement significative néanmoins.
Pour les habitués des essais cliniques les données statistiques sont les suivantes :
HR : 0 ; 92  ( IC95% :0,86-0,998. p=0,04)
Pour celles et ceux moins familiers avec ce jargon, le risque de cancer est réduit de 8 % chez ceux qui prenaient les multivitamines. Mais le résultat est assez ‘fragile’ et il n’aurait pas fallu grand-chose pour que la conclusion soit une absence d’effet significatif.
Que montrent les analyses plus poussées ?
La prise de ces vitamines n’a pas abaissé  la survenue d’un type particulier de cancers mais a joué  sur le nombre total de cancers
Elles montrent que ceux qui ont le plus bénéficié de cette supplémentation sont ceux qui avaient déjà un cancer à l’entrée dans l’étude et pour lesquels ces complexes vitaminiques ont réduit le risque d’un nouveau cancer.
 C’est ce qu’on dénomme une prévention secondaire
Faut-il alors se jeter sur les complexes vitaminiques quand on est un homme d’âge moyen, voire proche de la soixantaine,  Rien, à ce jour, ne justifiait ce choix.
Cette étude peut évidemment amener à revoir la position mais, répétons-le, le bénéfice est surtout en terme de prévention secondaire et non primaire.
De plus, l’étude ne montre aucun effet protecteur sur la survenue du cancer de la prostate, la tumeur la plus fréquemment diagnostiquée dans cette étude.
Et cette prise de vitamines n’a pas été sans désagrément : démangeaisons, saignements minimes.
La question reste donc ouverte. Les doses utilisées dans cette étude sont des doses  assez élevées, puisqu’il s’agit de 500 mg de vitamine C et 270 mg environ de vitamine E (400 UI, un mg=2/3 d’UI)
A ces dosages on recherche un effet antioxydant bien supérieur aux doses nutritionnelles nécessaires qui sont de 110 mg environ pour la vitamine C et de 70 UI pour la vitamine E.
Les dosages de l’étude ne doivent surtout pas être dépassés. Les surcharges vitaminiques n’ont rien d’anodin. Il y a eu des hémorragies cérébrales liées à de hautes doses de vitamine E.
Il semble donc que l’effet modeste ne permette pas de conclure définitivement, sauf, peut-être chez les hommes ayant déjà eu un cancer et pour lesquels cette supplémentation peut avoir un léger bénéfice en prévention d’une récidive ou de l’apparition d’une autre tumeur.
Référence de l’étude:
J. Michael Gaziano et al
Multivitamins in the Prevention of Cancer in Men
The Physicians’ Health Study II Randomized Controlled Trial
JAMA. 2012;():1-10. doi:10.1001/jama.2012.14641


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jeudi 13 septembre 2012

Notre comportement sexuel change avec les magazines féminin.

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Les débats font depuis longtemps rage pour savoir si le fait que les médias et les magazines féminins (vous savez, ceux dans lesquels il y a bien plus de publicités que de contenu) parlent très souvent de sexualité a une influence sur les comportements des femmes en la matière. Une nouvelle étude enfonce le clou : les femmes qui lisent ces contenus sont moins susceptibles de voir le sexe prémarital comme une conduite à risques et soutiennent le choix d'un comportement qui donne du pouvoir au genre sexuel et pour la recherche du plaisir. 
Une fois n'est pas coutume, l'étude a puisé dans le vivier des étudiantes universitaires pour réaliser des expériences. On leur demandait de lire des articles de journaux pour femmes bien connus (type Cosmopolitan). Le premier article traitait de divertissements classiques et l'autre des relations sexuelles. On vérifiait ensuite leur point de vue sur la sexualité et les différences entre les genres sexuels. 


C'est ainsi que l'on s'est rendu compte de l'effet de la lecture de ces articles sur la psyché de la femme.
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mercredi 29 août 2012

Comment fonctionne la dépression ?

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Lorsque quelqu’un est déprimé, cela peut se voir directement par imagerie médicale. Le cerveau est un peu dépassé par la situation, un peu comme un policier chargé de faire circuler un carrefour à heure de pointe...Le cerveau d’une personne déprimée transmettrait des signaux entre différentes régions de manière non conforme à la normale (chez des personnes « saines »). 

Il s’agit d’une sorte d’ « hyper-connexion » entre la région qui se focalise sur la gestion de l’humeur, l’autre sur la concentration et enfin sur la conscience. Voilà pourquoi aussi une personne déprimée a justement des problèmes de concentration, d’anxiété et de mémoire. 

Les signaux qui circulent entre les régions du cerveau sont un peu comme du « bruit blanc » et amplifient les pensées négatives. Les personnes déprimées ruminent d’ailleurs leurs pensées négatives. On ne sait pas encore si cette manière non conforme de fonctionnement du cerveau est la cause ou la conséquence de la dépression.

Pour aller plus loin: Leuchter AF, Cook IA, Hunter AM, Cai C, Horvath S (2012) Resting-State Quantitative Electroencephalography Reveals Increased Neurophysiologic Connectivity in Depression. PLoS ONE 7(2): e32508. doi:10.1371/journal.pone.0032508
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dimanche 24 juin 2012

Les parents sont responsables si les enfants sont gros.

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Il en va aux États-Unis comme dans tous les autres pays occidentaux, les enfants sont de moins en moins dehors à jouer à la guerre des boutons et sont de plus en plus avachis devant leurs télévisions, un paquet de bonbons à la main. C'est reconnu, su, mais à qui la faute ? Madame Michu répondrait que c'est la faute à tous ces gadgets électroniques qui nous empêchent de vivre et de nous déplacer comme il y a 50 ans. Il était bon le temps du rock écouté, caché sous la couette. Oui sauf qu'une bonne étude américaine viendrait contredire Madame Michu, les fautifs ne sont pas faits d'aluminium et de fils électriques. 

Les chercheurs de l'université de l'état de l'Oregon ont comparé le niveau de vie sédentaire des enfants avec le type de parents qu'ils avaient. Les enfants étudiés avaient entre 2 et 4 ans, c'est un âge essentiel pour l'apprentissage, surtout pour tous les éléments moteurs. À cet âge, l'enfant doit jouer calmement, mais il doit aussi se dépenser et aller courir, exercer son corps à son environnement. D'ailleurs de façon naturelle, les enfants de cet âge réclament le mouvement. Un des auteurs de l'étude indique, d'ailleurs, que les enfants rentrent en scolarité avec une envie folle de bouger et qu'ils se calment tout le long de leurs études. 

200 familles américaines font partie de cette étude. Les parents ont été répartis en 4 catégories, classiquement utilisées. Il y avait les parents autoritaires (chaleureux, mais avec du contrôle), les partisans de la pure autorité (dirigistes, moins chaleureux), les parents laxistes (chaleureux avec un faible niveau de contrôle) et des parents négligents (peu de contrôle, peu chaleureux). 

Dans toutes les catégories, les enfants restaient dans une position assise de 4 à 5 heures par jour. Cependant, dans les familles dites négligentes, on peut rajouter 30 minutes d'une activité devant un quelconque écran (jeu vidéo, télévision,…). Une demi-heure n'est pas énorme, mais calculée sur tout un trimestre ou toute une année, cela fait une différence énorme d'activités entre les enfants. Cette demi-journée d'activité en plus par semaine pourrait bien sauver la santé de ces jeunes enfants. 

Un autre fait étonnant est la différence entre les week-ends et les jours travaillés. Le week-end pourrait être l'occasion de sorties familiales ou tout du moins d'activités récréatives en extérieur. Les chiffres montrent que dans les familles moins impliquées, le week-end est un bon prétexte pour encore augmenter son taux d'inactivité. On peut ajouter 1 heure d'activité sédentaire pour chaque jour du week-end. 

Une autre étude, elle aussi de l'université de l'Oregon, montre que l'implication des parents dans l'activité des enfants jouent un rôle essentiel. Regarder ses enfants jouer en extérieur ne suffit pas, les parents doivent participer, c'est bien plus efficace pour faire bouger les bambins et les habituer à avoir des activités différentes. 

En faisant le tour de ces papiers, on trouve facilement un coupable plus logique que la télévision ou les consoles de jeux de Madame Michu. Les parents sont au centre de cette affaire. Vos enfants sont dans le fond du canapé ? Si ce n'est pas trop tard, sortez avec eux !!

samedi 5 mai 2012

Un vaccin pour cesser de fumer.

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Le souci qu'a n'importe quelle personne qui est dépendante à quelque chose, plus ou moins nocif, c'est de se passer du plaisir que procure cette dépendance. Prenons le cas du tabac ; comme dirait mon ami Serge G, « n'importe qui peut arrêter, je l'ai fait une vingtaine de fois ». 



Plus sérieusement, le mieux serait de faire en sorte que le fumeur ne prenne plus de plaisir dans son vice. On pourrait penser à une sorte de « vaccin à la nicotine ». Ce n'est pas la peine de mettre des guillemets, des chercheurs américains (MIT et Harvard) ont vraiment créé cet agent. On injecte des nanoparticules et le système immunitaire se met à créer des anticorps qui viennent s'agripper aux molécules de nicotine dans le sang : elles n'arrivent alors jamais au cerveau. 

En gros, vous fumez, mais cela ne vous apporte rien en termes de satisfaction. On a déjà validé les résultats en laboratoire et on passe actuellement aux essais avec des humains en chair et en os. Ce qui est encore plus intéressant est que ce principe à base de nanoparticules pourrait aider notre combat contre la malaria, le cancer, le diabète et les rejets de transplantation. 

Souvenons-nous que le marché des aides pour lutter contre cette dépendance (gommes, patchs, etc.) atteint les deux milliards de dollars... Le "vaccin" a cependant ses limites pour le fumeur, qui pourra toujours abuser de la chose pour ressentir un effet quand même.


mardi 1 mai 2012

Aspirine contre diabéte.

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69867.htm
Un groupe de chercheurs canadiens, écossais et australiens, ont découvert que le salicylate, ingrédient actif de l'aspirine, accroit l'activité de la protéine AMPK (AMP-activited protein kinase) qui joue un rôle important dans le métabolisme et la régulation de la croissance de cellules. L'AMPKT est une enzyme qui joue un rôle dans l'homéostasie énergétique cellulaire, c'est-à-dire qu'elle peut être considérée comme une source d'énergie pour les cellules. La protéine AMPKT est activée par l'exercice physique et le médicament dénommé "Metformin", un antidiabétique couramment prescrit.

Dans cette étude, les chercheurs ont montré que, contrairement à l'exercice physique où la Metformin accroit l'activité de l'AMPK en altérant l'équilibre énergétique des cellules, l'effet du salicylate dépend totalement d'un unique acide aminé, le Ser108, de la sous-unité beta 1. Contrairement à ce qui se passe pour des souris génétiquement modifiées pour lesquelles la sous-unité beta 1 de l'AMPK est absente, le salicylate accroit la destruction des graisses et réduit la quantité de graisse dans le foie chez des souris obèses et génétiquement normales.

Cette découverte est importante dans le domaine du métabolisme et une étude clinique de grande envergure est en cours afin de tester si le salsalate, un dérivé de l'aspirine davantage toléré chez les patients, peut empêcher le diabète de type 2. A la vue, d'études récentes semblant indiquer que la Metformin aurait un effet pour la prévention du cancer, les auteurs de cette nouvelle étude s'interrogent sur la capacité de l'aspirine à avoir une portée similaire. Toutefois, d'autres études seront nécessaires afin de vérifier cette hypothèse.

Les travaux des chercheurs de l'université McMaster (Canada), de l'université de Dundee (Ecosse) et de l'université de Melbourne (Australie) ont été publiés dans la revue scientifique " Science" le 10 avril 2012 (version en ligne).

vendredi 27 avril 2012

Faites vos choix dans une autre langue vous aidera.

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Cela semble idiot qu'il y ait une différence quelconque entre penser dans sa langue maternelle ou dans une langue étrangère. C'est pourtant le cas. Penser en langue étrangère nous permet avant tout de voir nos émotions interférer dans une moindre mesure. Nous prenons donc plus aisément une décision rationnelle. 

Pour le découvrir, on a repris une expérience maintenant célèbre, et que je trouve personnellement fondamentale, de Daniel Kahneman (prix Nobel d'économie). Elle consiste à présenter un scénario à un volontaire et de lui demander un choix parmi deux options (et pas plus). La voici ! On demande donc à une partie des volontaires qui avaient appris le japonais de décider s'ils optaient plutôt pour un remède qui sauve tous les malades, mais disponible que pour un tiers d'entre eux, ou un remède qui a un tiers de chances de sauver tous les malades, mais disponible en nombre. 

L'autre partie des volontaires américains (langue maternelle anglaise) entendaient la même version du problèmeSAUF que l'on parlait de « deux tiers de décès » pour le premier remède valable que pour un tiers des malades et de « deux tiers de risques de voir les malades mourir » dans le deuxième cas. Vous l'avez compris : l'évocation de la mort change complètement la donne dans la partie émotionnelle de notre cerveau alors que pour un ordinateur, le problème est en tout point identique et le choix à faire est donc stricto sensu le même. 

Les réponses ! Quand on soumet le premier problème en anglais (langue natale), 80 % des volontaires choisissent la sécurité : soit, sauver au moins un tiers des gens. Si le problème est présenté avec la deuxième manière, ce nombre tombait à 47 %. On répète fort, car vous avez peut-être mal lu ou trop vite : « Pour un même problème soumis à des humains, selon la manière de le présenter dans la forme (et pas dans le fond) on obtient un résultat complètement différent en moyenne (80 % ou de 47 %) ! » 

On nomme cela un « biais » en sciences. Dans la vie réelle, on peut facilement nommer cela « une grave erreur de jugement qui a coûté très cher »... Voyons les mêmes problèmes, mais en japonais cette fois. Dans ce cas, peu importe la manière de présenter la chose avec la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide, les réponses sont de 40 % pour la sécurité du premier remède... Évidemment, on a répété cette expérience de différentes manières, mais le résultat était toujours le même. 

On a aussi essayé une version concernant des gains et pas des pertes (on sait en effet que notre cerveau ne voit pas les gains et les pertes avec la même proportionnalité : cela se nomme « l'aversion au risque »). Cette fois, c'était des Coréens dont l'anglais était la deuxième langue. Même effet de retour à la rationalité dans le cas où la seconde langue est utilisée. On a aussi réalisé l'expérience dans le monde réel, soit en misant des véritables petites sommes d'argent. Même topo au final. 

Nous prenons tous les jours des décisions et parfois des choix cornéliens, surtout lorsque de fortes émotions sont impliquées. Des exemples classiques : « dois-je me séparer de ma compagne quitte à faire souffrir les enfants ? », « Dois-je accepter ce poste et déménager ? ». Si vous avez la chance de maîtriser une autre langue, pourquoi pas se poser la question dans d'autres termes pour ne pas laisser les émotions interférer ?

Pour aller plus loin: Keysar B, Hayakawa SL, An SG. The Foreign-Language Effect: Thinking in a Foreign Tongue Reduces Decision Biases, Psychological Science, Published online before print April 18, 2012, doi: 10.1177/0956797611432178

jeudi 26 avril 2012

Mangez des boites pour une super forme et petit budget!

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Les campagnes de nutrition se succèdent. Ne pas manger trop salé, pas trop sucré, manger 5 fruits ou légumes par jour, voire 10. L'industrie agroalimentaire s'adapte et propose de nouveaux produits : des portions de légumes dans des soupes en boîtes, des fruits séchés en confiserie. Bien manger, c'est un objectif, mais si les familles peuvent le faire à un coût raisonnable, c'est encore mieux. 

Un professeur assistant de Tufts University, États-Unis, a présenté le 22 avril dernier un poster au congrès « Experimental Biology 2012 » à San Diego. Cathy Kapica a fait une comparaison du prix du panier de la ménagère afin d'obtenir différents types d'aliments. Ces aliments ont été achetés sous différentes présentations : en conserve, frais, surgelés ou secs. 

L'étude a comparé le temps mis pour préparer les produits, le prix d'achat et la valeur nutritionnelle. Prenons un exemple : la tomate. Si elle est fraîche, la tomate demande plus de préparation que si elle est surgelée. Qu'elle soit fraîche ou en conserve; le même poids de tomate apporte la même quantité de fibres alimentaires. Elle est 60 % moins chère en boite que fraîche. Autre exemple, les épinards en boite ont bien souvent plus de vitamine C que surgelés ou frais. 

Le tarif pour chaque préparation prend en compte le prix du produit à l'achat, le coût de la cuisine ainsi que le temps passé à les préparer, à raison de 7,25 $ de l'heure. Les qualités nutritionnelles ont été évaluées avec les composants suivant : protéine, fibre, potassium, vitamine A, vitamine C et vitamine B9. Ces nutriments font partie des plus importants pour l'alimentation humaine. 

Tous ces éléments ont été comparés. Les aliments testés sont : le maïs, les haricots verts, les champignons, les petits pois, le potiron, les épinards, les tomates, les poires, les haricots pinto (haricots rouges) et le thon. Au final, c'est la présentation en conserve qui se révèle la plus efficace pour des qualités nutritionnelles équivalentes. Le temps de préparation est plus court et l'addition moins salée. 

Pour finir, un avis personnel sur la question. Premier point qui nous amène à être soupçonneux : l'étude a été financée par la Canned Food Alliance; c'est-à-dire l'alliance de l'alimentation en conserve. Aux États-Unis, les chercheurs sont obligés de trouver des financent à leurs travaux et se retrouvent trop souvent à devoir faire des concessions. Il n'empêche que ce n'est pas un bon point pour le sérieux de cette étude. 

D'autre part, les aliments choisis sont bien adaptés à la présentation en conserve. Les haricots verts sont plus surement adaptés à la conserver que le chou ou la salade verte. Un élément important a été oublié : le goût. Manger sain demande des efforts, la qualité gustative est donc primordiale si on veut l'adhésion de son public particulièrement des enfants. 

L'étude nous rappelle que les aliments en conserve peuvent être un bon choix pour les budgets serrés et les gens pressés, soit. Mais il ne faut pas oublier qu'en respectant les saisons et en étant un peu malin, les aliments frais sont aussi de bons candidats. Une salade d'endives en saison se révèle être un aliment peu onéreux et ultra-rapide.

La cocaïne fait artificiellement vieillir!

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Cela ne baissera probablement pas la consommation de cocaïne, mais on ne pourra plus dire que les consommateurs ne sont pas prévenus ! Des chercheurs anglais de l'université de Cambridge viennent de confirmer que les consommateurs réguliers de cocaïne voient leur cerveau vieillir bien plus vite que ceux qui ne consomment pas de cette drogue.
Il s'agit plus précisément de matière grise. On a en effet comparé les scanner de cerveaux de 120 volontaires du même âge, genre sexuel et QI verbal. La moitié des volontaires étaient dépendants de la cocaïne et les autres n'y avait jamais touché. Les pertes se font sentir dans le premier groupe particulièrement au niveau de l'attention, de la prise de décisions, de la mémoire et de l'auto-régulation. 21 millions de personnes consomment de la cocaïne dans le monde. Environ 1% de ces personnes deviennent dépendantes.

Pour aller plus loin: Ersche KD, Jones PS, Williams GB, Robbins TW, Bullmore ET (2012), Cocaine dependence: A fast-track for brain ageing? Molecular Psychiatry

mercredi 28 mars 2012

Mangez du chocolat pour rester mince!

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On vient de vérifier que les personnes qui mangent du chocolat (et pas du Nutella...) régulièrement restent plus minces que la moyenne. Il s'agit du résultat d'une étude américaine qui a regardé de près le régime alimentaire, la prise de calories et l'IMC de pratiquement un millier de personnes. Ceux qui mangent du chocolat plusieurs fois dans la semaine sont (en moyenne) plus minces que ceux qui n'en mangent que de manière très occasionnelle.
Le chocolat n'est pas avare en calories, mais il contient des ingrédients qui favorisent la perte de poids plutôt que la synthèse de graisses. On a pris en compte l'activité physique de chacun bien entendu. C'est la régularité qui fait effet et pas la quantité. Il n'y a AUCUN lien entre le poids et la quantité consommée (en moyenne toujours). Les chercheurs sont absolument convaincus de cela et parient à cent contre un que leurs conclusions sont bonnes. Remarquons qu'il ne s'agit que d'un lien (statistique), et pas d'une preuve scientifique absolue (qui ferait nécessairement intervenir des analyses poussées en biologie). 

D'autres études ont déjà montré par le passé que le chocolat est a priori bon pour la santé (le coeur et le système circulatoire par exemple), la sensibilité à l'insuline et le niveau de cholestérol. Enfin, privilégiez évidemment le chocolat noir, car ce dernier contient bien plus d'antioxydants (et moins de sucre).

Pour aller plus loin: Beatrice A. Golomb, Sabrina Koperski, Halbert L. White (2012) Association Between More Frequent Chocolate Consumption and Lower Body Mass Index. Arch Intern Med. 2012;172(6):519-521. doi:10.1001/archinternmed.2011.2100

vendredi 16 mars 2012

Comment vaincre la tentation?

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C'est pour le moins ironique et contre-intuitif comme résultat ! Le bon sens nous dit que pour obtenir un contrôle de soi devant des tentations, il faut puiser dans la volonté, dans le combat, dans la lutte contre les désirs. L'exemple classique est de tenter de ne pas manger de gâteau pour ne pas grossir. En réalité, ceux qui tentent de combattre afin ne pas céder sont bien plus susceptibles de prendre des risques inconsidérés et de persister dans un comportement qui ira vers l'échec. 

Les chercheurs américains ont par exemple exposé les volontaires à des mots qui suggèrent soit l'action, soit l'inaction. On a mesuré le contrôle de soi facilement en comparant le choix d'avoir une récompense en monnaie sonnante et trébuchante ou une plus grande, plus tard. 


"Auriez-vous résisté à la tentation pour en avoir davantage ?" 

Une autre expérience a vérifié ce contrôle de soi par une simulation sur ordinateur. Dans les deux cas, ceux qui étaient motivés pour être actifs préféraient davantage la récompense immédiate. Les chercheurs conseillent donc de faire le contraire quand vous voulez « tenir » contre les tentations : reposez-vous ! Relax !

jeudi 15 mars 2012

Les voyages spatiaux sont dangereux pour notre corps!

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Les astronautes sont des hommes et des femmes enviables. Ils ont eu la chance de voyager dans l'espace, ils ont eu aussi la chance de vivre des expériences uniques. Cette vie n'est pas sans risque. Les conséquences sur leur corps sont surveillées. On connaissait déjà l'atrophie des muscles et la fragilisation des os. On peut ajouter de nouvelles conséquences : des anomalies au niveau de leur cerveau et de leurs yeux. 

Les astronautes ayant passé une ou plusieurs périodes prolongées dans l'espace ont des symptômes équivalents aux malades atteints d'hypertension intracrânienne (ou HII). Les 27 sujets étudiés ont tous été soumis à une moyenne de 108 jours de voyage spatial à bord de la navette spatial américaine ou à bord de l'IIS, la station spatiale internationale. 


Leur suivi médical effectué par IRM montre que des changements ont eu lieu depuis leur voyage en gravité zéro. Chez 1/3 d'entre eux, le fluide cérébrospinal entourant le nerf optique a augmenté. Dans 22% des cas, l'arrière du globe oculaire s'est aplati. L'hypophyse a été modifiée. Ces modifications peuvent avoir des conséquences non négligeables. En effet, les hormones secrétées par l'hypophyse commandent des fonctions importantes du corps. On retrouve, parmi les produits de cette glande, l'hormone de croissance, les endorphines. 

Le même genre de symptômes est observé dans des cas d'hypertension intracrânienne chez les patients lambda. L'étude des astronautes permettra d'apporter de nouveaux éléments sur cette maladie. La NASA passe ces anomalies sur la liste des risques encourus par les astronautes lors de leur mission.

Pourquoi il ne faut pas manger trop de viande!

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Cela va servir la cause écologique : il ne faut pas manger trop de viande (sûrement pas quotidiennement). D'après des chercheurs de l'école médicale d'Harvard, un régime alimentaire trop riche en viandes entame votre espérance de vie. L'étude a suivi pas moins de 120 000 personnes. Ajouter une portion de viande rouge par jour (non industrielle) accroît le risque de décès par une maladie cardio-vasculaire fatale de 18 % et par cancer de 10 %. 



Si cette viande a subi des transformations industrielles, cela grimpe : 21 % et 16 % respectivement. Les coupables seraient les graisses saturées et le sel ; cela pourrait accroître la pression sanguine. On n'a pas retrouvé cette relation pour la volaille ou le poisson. N'hésitez donc pas à substituer la viande rouge par autre chose et n'oubliez pas les protéines végétales (lentilles mélangées avec du riz par exemple, ou des haricots blancs et rouges).

Comment devenir heureux?

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Une étude confirme que le bonheur fait, en moyenne, une courbe en U. Nous atteignons le fond vers 45 ans en moyenne et ensuite, nous devenons de plus en plus heureux. Cette étude anglaise (université de Warwick) portant sur une dizaine de milliers de personnes (au Royaume-Uni et aux États-Unis) a consisté à analyser le style de vie et faire un bilan santé ainsi que d'autres paramètres pour évaluer la qualité de vie à la fois mentale et physique. 


Résultat étonnant : contrairement à la qualité de vie physique, la qualité de vie mentale, elle, s'améliore avec l'âge, en dépit des « pépins de santé » qui vont avec ! Par ailleurs, être en surpoids ou obèse n'a aucun impact sur le bien-être mental. 

Les chercheurs pensent que les personnes âgées disposent de mécanismes internes qui leur permettent de mieux se débrouiller avec les difficultés et les circonstances négatives. Il est possible que, lorsqu'on vieillit, on mette en quelque sorte « la barre moins haute »* ; cela veut dire qu'on se met moins de pression dans le domaine personnel (ex : trouver un bon conjoint) ou professionnel (statut et salaires). Enfin, ceux qui dorment entre 6 et 8 heures par jour ont une meilleure santé mentale ET physique que ceux qui dorment moins ou plus que cela. 

(*) honni soit qui mal y pense .

vendredi 24 février 2012

Pourquoi dormir 8 heures?

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Combien d'entre-nous avons l'angoisse de nous réveiller pour de bon au milieu de la nuit ? Ce que nous enseigne la science du sommeil ainsi que l'histoire est que nous ne dormons pas vraiment comme avant. En particulier, le sommeil quasi-continu d'une durée de 8 heures serait peu naturel. 

Au début des années 90, un psychiatre du nom de Thomas Wehr a réalisé une étude peu orthodoxe : des volontaires devaient rester dans le noir durant 14 heures chaque jour du mois (cela correspond à une journée sans lumière artificielle). Les volontaires ont mis un peu de temps à voir leur sommeil se réguler. Toutefois, après 3 semaines, on retrouvait un mode de sommeil généralisé. Les volontaires dormaient durant 4 heures environ, restaient éveillés durant une heure ou deux, puis, las, se rendormaient pour 4 heures supplémentaires environ. Cette étude a frappé les spécialistes, mais l'idée de dormir 8 heures en continu reste dans les esprits. 

Ce n'est pas tout, en 2001, un historien américain du nom de Roger Ekirch a conclu après 16 ans de recherches historiques que la grande majorité des humains avaient pour habitude de dormir en deux étapes successives. C'est le résultat de déclarations dans des agendas personnels, dans les livres médicaux et la littérature. En général, les gens s'endormaient deux heures après la tombée de la nuit, se réveillaient durant une ou deux heures, puis s'endormaient à nouveau. 

Que faisaient les gens durant ce réveil au beau milieu de la nuit ? Ils restaient au lit, dormaient, écrivaient ou priaient (il y avait même des livres pour les prières à réaliser à ce moment). Bien entendu, nombreux d'entre-eux en profitaient pour parler avec le conjoint ou faire un « gros câlin sous la couette ». Un manuel de médecin du seizième siècle affirmait justement que c'était le moment le plus naturel pour faire un enfant. 

Les mentions de ces deux périodes de sommeil ont commencé à disparaître à la fin du dix-septième siècle, d'abord dans les hautes couches sociales en Europe. Cela s'est ensuite généralisé et correspond à l'arrivée de l'éclairage artificiel et à l'ouverture de cafés tard dans la nuit. Bientôt, de la sorte, les gens ont eu des activités sociales durant la nuit. En 1667, les grandes rues de Paris furent allumées grâce à des bougies. Lille suivit puis Amsterdam ; vinrent alors les lampes à huile. A la fin du siècle, plus de 50 villes européennes étaient éclairées la nuit. 

Passer beaucoup de temps allongé dans le lit devint progressivement une perte de temps dans la tête des gens. Une ville relativement petite comme Leipzig en Allemagne donnait du travail à 100 hommes pour veiller sur les 700 lampes. La révolution industrielle a accru cette notion de rendement du temps éveillé. Un journal médical de 1829 exhortait les parents à ne plus faire dormir leurs enfants en deux fois. 


De nos jours, nous sommes souvent frappés d'insomnies et surtout, on se réveille en pleine nuit en pleine forme et en ayant du mal à revenir à un sommeil réparateur. Le fait de vouloir dormir en une fois pourrait être l'origine du mal. On irait à l'encontre de notre physiologie naturelle, avant l'avènement de l'éclairage artificiel. Ceux qui se réveillent en pleine nuit deviennent anxieux de ne plus pouvoir se rendormir. 

30 % des problèmes que les médecins doivent résoudre ont une origine dans un sommeil perturbé, directement ou indirectement. Les médecins restent toutefois peu formés à ces problèmes de sommeil. Fut une époque où les gens étaient heureux de se réveiller en pleine nuit pour méditer sur ce qu'ils venaient de réveiller. On passe moins de temps à penser tranquillement (et pas à des choses stressantes). De là, l'abus de substances et le bond des dépressions ?


jeudi 23 février 2012

Le jus de tomates frais contre les graisses?

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D'après une récente étude réalisée par le professeur Teruo KAWADA et son équipe de scientifiques de la Graduate School of Agriculture (Kyoto University), le jus de tomate frais présenterait en plus de ses nombreuses vertus diététiques, des effets importants sur le métabolisme des triglycérides.

Les tryglycérides et le cholestérol sont des composés lipidiques stockés dans les tissus adipeux. Ils constituent avec les glucides, une source d'énergie importante pour l'organisme. Une concentration élevée de ces lipides ou de lipoprotéines peut cependant révéler une dyslipidémie. Celle-ci constitue un facteur de risque important de diabète, de maladies cardiovasculaires ou de troubles liés à l'obésité.

L'équipe du professeur KAWADA a débuté ses travaux par une étude approfondie des composants chimiques de la tomate. De premiers résultats expérimentaux avaient alors démontré l'influence de l'acide 9-oxo-10,12-octadécadiénoïque (9-oxo-ODA) sur la régulation du métabolisme énergétique. Afin d'analyser les effets de cette substance sur les dyslipidémies et les stéatoses hépatiques in vivo, les scientifiques ont étudié l'action d'un composé aux propriétés chimiques identiques : l'acide 13-oxo-9,11-octadécadiénoïque (13-oxa-ODA). Après avoir nourri des souris obèses et diabétiques suivant un régime alimentaire constitué notamment de 0,02 à 0,05% de 13-oxa-ODA pendant une période de quatre semaines, leur métabolisme a été examiné. Les chercheurs ont alors constaté une augmentation significative des niveaux d'expression des gènes impliqués dans les réactions du métabolisme lipidique au niveau du foie et des muscles striés. Par ailleurs, le 13-oxa-ODA a entraîné une diminution des quantités de triglycérides du plasma et du foie. Si la période de quatre semaines était insuffisante pour constater des modifications morphologiques visibles, le professeur KAWADA et son équipe travaillent d'ores et déjà sur d'autres expériences analysant l'évolution du poids des souris sous l'effet de la consommation régulière de jus de tomate.

En extrapolant les quantités au modèle humain, la consommation de 2 à 3 tomates (soit un grand verre de jus) à chaque repas aurait, selon les spécialistes, des effets semblables. Les résultats exhaustifs de cette expérience ont été publiés dans la revue spécialisée PloS ONE datée du 10 février 2012. Elle a également fait l'objet d'un reportage à la télévision japonaise entraînant quelques jours plus tard, une frénésie d'achat de jus de tomate...