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mercredi 19 juin 2024

Découvrez les ALGUES SECRÈTES qui refroidissent naturellement la planète!#survival#climatechange

Découvrez les ALGUES SECRÈTES qui refroidissent naturellement la planète!#survival#climatechange
🌊🌡Découverte : ces microalgues océaniques insoupçonnées produisent un gaz naturel clé pour refroidir le climat ! Une pièce majeure pour comprendre la régulation du réchauffement par les interactions océan-atmosphère. #Algues #Climat #Refroidissement*

https://youtube.com/shorts/CtdyJP-2GVw

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vendredi 26 mai 2017

ET SI LA TERRE SERAIT LE CENTRE DE LA GALAXIE ?

Un petit village russe et un trou noir dans un même cliché, c’est possible?

Cette vidéo, montée par l'Agence spatiale russe Roscosmos, présente la vue hypothétique que l'on pourrait avoir si notre planète était située au centre de la Voie Lactée. Un trou noir pourrait se trouver si proche de la Terre qu'on pourrait l'apercevoir à l'œil nu. Cette image surprenante semble si réelle qu'on pourrait croire que c'est vraiment possible!

mercredi 3 avril 2013

Comment augmenter la production de neurones chez les personnes âgées ?


Améliorer la production de neurones chez les personnes âgées présentant un déclin cognitif est un défi majeur face à une société vieillissante et l’émergence de pathologies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer. Des chercheurs de l’Inserm et du CEA viennent de montrer que le blocage pharmacologique de la molécule TGFβ améliore la production de nouveaux neurones dans un modèle de souris. Ces résultats encouragent le développement de thérapies ciblées qui permettraient d’améliorer la production de neurones pour pallier le déclin cognitif chez les personnes âgées et de limiter les lésions cérébrales causées par la radiothérapie.
Ces travaux sont publiés dans la revue EMBO Molecular Medicine.

De nouveaux neurones se forment régulièrement dans le cerveau adulte afin de garantir le maintien de l’ensemble de nos capacités cognitives. Cette neurogenèse peut être altérée dans différentes situations et en particulier :
- au cours du vieillissement,
- après traitement d’une tumeur cérébrale par radiothérapie. (L’irradiation de certaines zones du cerveau est effectivement un traitement adjuvant central pour les tumeurs cérébrales adultes et pédiatriques).

D’après certaines études, la diminution de notre capital « neurones » contribuerait à un déclin cognitif irréversible. Chez la souris par exemple, les chercheurs ont rapporté que l’exposition du cerveau à radiations de l’ordre de 15 Gy (1) est accompagnée d’une perturbation de la mémoire olfactive et d’une diminution de la neurogenèse. ll en est de même au cours du vieillissement où une diminution de la neurogenèse serait associée à une perte de certaines facultés cognitives. Chez les patients subissant une radiothérapie consécutive à l’élimination d’une tumeur cérébrale, on observe les mêmes phénomènes.
Les chercheurs étudient comment préserver ce « capital neurones ». Pour cela, ils ont tenté de savoir quels étaient les acteurs responsables de l’altération de la neurogenèse.
Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, leurs premières observations montrent que ni les fortes doses d’irradiation, ni le vieillissement, ne font disparaître complètement les cellules souches neurales capables de reformer des neurones (à l’origine donc de la neurogenèse). Celles qui survivent restent localisées dans une petite zone particulière du cerveau (la zone sous-ventriculaire).Toutefois, elles semblent ne pas pouvoir fonctionner correctement.

Des expériences complémentaires ont permis de constater que dans les deux situations, irradiation et vieillissement, des niveaux élevés de la cytokine (2) TGFβ, provoquent la dormance des cellules souches, augmentent leur susceptibilité à l’apoptose et diminuent le nombre de nouveaux neurones.
« Notre étude conclut que, bien que la neurogenèse diminue pendant le vieillissement et après une irradiation à forte dose, beaucoup de cellules souches ont survécu pendant plusieurs mois en conservant leurs caractéristiques « souche » explique Marc-André Mouthon, l’un des principaux auteurs, avec Jose Pineda et François Boussin.
La seconde partie de ce travail a permis de montrer que le blocage pharmacologique de TGFβ restaure la production de nouveaux neurones chez des souris irradiées ou âgées.
Pour les chercheurs, ces résultats encouragent le développement de thérapies ciblées pour bloquer le TGFβ afin de limiter les lésions cérébrales causées par la radiothérapie ou améliorer la production de neurones chez les personnes âgées présentant un déclin cognitif.
 Source : Inserm

Voir le site

Notes :

(1) La dose reçue par la matière vivante en radiothérapie se mesure en gray (Gy) : 1Gy correspond à un transfert d’énergie de 1 joule à 1 kilogramme de matière.
(2) Molécule synthétisée par les cellules du système immunitaire, essentielle à la communication des cellules.

dimanche 31 mars 2013

Fabriquer du carburant avec le CO2 de l'atmosphère !


Des scientifiques américains de l'université de Georgie ont découvert une méthode pour transformer le CO2 présent dans l'atmosphère en produits industriels utiles. Cette méthode a donc le potentiel de fabriquer des biocarburants à partir du dioxyde de carbone de l'atmosphère. 

Notre activité humaine produit beaucoup de C02 et l'on a toutes les raisons de penser que cela modifie le climat par effet de serre. Les scientifiques du monde entier recherchent donc de nouvelles méthodes pour produire de l'énergie sans trop d'impact carbone sur notre atmosphère. Schématiquement, cette nouvelle méthode a été de modifier un microorganisme afin qu'il réalise exactement ce que font les plantes qui extraient le CO2 pour réaliser quelque chose d'utile (leur survie et croissance). 
Le processus de la photosynthèse fait en sorte que la lumière du soleil permet de transformer l'eau et le dioxyde de carbone en sucres, qui vont servir pour produire de l'énergie... et accessoirement nourrir les humains... On peut bien entendu utiliser le processus de fermentation pour convertir des sucres en éthanol, mais l'extraction de sucres des plantes n'est pas si facile que cela à obtenir, car contenu dans les cellules des plantes. 


L'idée fut donc de se passer des plantes comme intermédiaire. Ce que les chercheurs ont réalisé fut d'utiliser un microorganisme du nom de Pyrococcus Furiosus. Ce microorganisme vit près des sources chaudes dans l'océan (sources hydrothermales). On a manipulé le matériel génétique de cet organisme afin qu'il puisse se nourrir de dioxyde de carbone à des températures bien plus basses. 
On a utilisé ensuite de l'hydrogène pour créer une réaction chimique dans le microorganisme qui incorpore le dioxyde de carbone en Acide 3-hydroxypropanoïque, un composé fréquemment utilisé dans l'industrie chimique pour réaliser des acryliques et autres produits du genre. 

D'autres manipulations génétiques ont permis de créer une version qui génère des produits industriels, comme du carburant, à partir toujours du CO2. L'ironie est que lorsque Pyrococcus Furiosus fabrique du carburant et que l'on brûle ce dernier, on obtient la même quantité de CO2 qu'au départ. C'est donc une opération neutre au niveau du carbone ! 

C'est une première étape dans l'idée de créer une méthode efficace et bon marché pour obtenir du carburant sans impact sur notre atmosphère ! Les scientifiques vont maintenant tenter d'améliorer ce procédé et le tester sur de plus grandes échelles.
 La toile    

vendredi 29 mars 2013

Rencontreront nous un jour des extraterrestres selon la NASA ?


Envoyé par HL que nous remercions
Vidéo youtube
Publiée le 20 déc. 2012




La NASA est l’agence gouvernementale qui gère la majeure partie du programme spatial civil des États-Unis. Créée le 29 juillet 1958, elle joue aujourd’hui un rôle mondial et incomparable dans le domaine du vol spatial, de l’exploration du Système solaire, des changements climatiques, et de la recherche spatiale. Elle a été conçue pour gérer les projets de l’astronautique, et détient aujourd’hui un budget de 17,8 milliards de dollars.

Au cours des nombreux voyages dans l’espace, certains astronautes ont vu des Objets non Identifiés. Qu’elles étaient ces objets ? Le fruit de l’imagination d’astronautes fatigués, ou bien de réelles preuves d’une vie extérieure ?

Un objet volant non identifié, appelé ovni, indique un phénomène aérien observé ou enregistré par différents types de capteurs sans avoir pu l’identifier. Le thème des ovnis et des extraterrestres constitue un phénomène culturel international depuis les années 1950. Depuis cette date, beaucoup de missions se sont déroulées dans l’espace et les chercheurs sont aujourd’hui convaincus qu’il y a de la vie ailleurs.

L’Univers abrite plus de 300 milles Milliards d’étoiles et quelques centaines de milliards de galaxies de masse significative. Avec autant de planètes il est peu probable que nous soyons seuls dans l’espace. Nombreux sont les scientifiques qui partagent cette opinion. Mais alors, à quoi ressemblerait un extraterrestre ? Ceci reste un mystère. Aucune forme de vie n’a encore été observée.



Cependant, les indices que présentent les témoignages de cette vidéo sont surprenants :
- John Glenn aperçut en 1962 d’étranges lumières autour de sa capsule ressemblant à des Lucioles
- Les astronautes de la mission Gemini 4 ont remarqué une forme étrange non identifié le lendemain de leur sortie dans l’espace
- En 1966 un objet lumineux changeant rapidement de forme a été repéré à proximité de Gemini 11
- Armstrong a vu lors de son voyage vers la Lune d’étranges objets clignotants
- 1973, les pilotes de la Mission Skylab ont distingué au loin une lumière rouge clignotante
- Durant la Mission STS-48 de 1991 l’appareil photo capture l’image d’un objet se déplaçant rapidement de gauche à droite en dégageant une forte lumière
- En 1996 aux abords de la navette Columbia une nuée d’objet volant apparurent
- La caméra de la Mission STS-114 de 2006 enregistre un objet triangulaire non identifié lors du lancement du réservoir de la fusée.

Toutes ces observations restent inexpliquées, et ne représentent qu’une infime partie de tous les phénomènes non identifiés et inconnus répertoriés depuis le début de la création de la NASA et des missions spatiales.

Plusieurs enquêtes ont été menées dans différents pays, mais aucune ne peut affirmer avec certitudes ce que représentent ces OVNIS. Trouver une espèce intelligente bouleverserai notre futur. Comment des extraterrestres se rendrait-il sur Terre ? Certaine forme de vie ont peut-être plus de moyens techniques pour se déplacer. Dans les années 60 le nombre d’observation d’OVNIS s’est amplifiée avec l’augmentation du nombre de missions spatiales.

Depuis la fin des années 1990, on observe une démystification du phénomène ovni. Depuis la découverte de nombreuses exoplanètes, l’hypothèse selon laquelle nous ne serions pas seuls dans l’univers est de plus en plus répandue.

Pourra-t-on un jour rencontrer des êtres venus d’ailleurs? C’est ce à quoi de nombreux spécialistes tentent de répondre. Malgré bon nombre de recherches effectuées, nous n’avons aujourd’hui aucune réponse aux questions que soulèvent ces observations.

La polémique autour des ovnis dure depuis plus de 50 ans. Pour certains, les déclarations relatives à ce phénomène signifie que la Terre est couramment visitée par des extraterrestre. Pour d’autres, le phénomène ovni se résume principalement à une série de confusions et d’interprétations erronées. Et vous, qu’en pensez-vous ?


Si cette video ne fonctionne pas cliquez ici 
AREA51  

Les distances gigantesques n'empêcherons pas la venue des extraterrestres sur la planète Terre !


Ghislain Sanchez
« Les extraterrestres ne peuvent pas venir sur Terre à cause de la distance »… 

c’est l’argument favori des imbéciles, ou plutôt de ceux qui veulent nous prendre pour des imbéciles, arguant du fait qu’il faudrait des centaines, voir des milliers d’années, pour se rendre d’un système solaire à l’autre.

Ces gens n’utiliseront peut-être pas très longtemps ce prétexte fallacieux suite à la découverte assez récente (les prémisses datant tout de même de 1999) de la NASA ou ^plus précisément, grâce au physicien du plasma Jack Scudder de l’Université de l’Iowa, financé par la NASA.



En effet, si vous ne le saviez déjà, sachez que la NASA va lancer un projet appelé « MMS » ou « Magnetospheric Multiscale Mission » (mission multi-échelle magnétosphérique) normalement en 2014.

Ce n’est pas n’importe quelle mission... son objectif est d’étudier un phénomène découvert en 1999, par le vaisseau THEMIS et la sonde Cluster, ce sont des endroits où le champ magnétique de la Terre se connecte au champ magnétique du Soleil et crée des sorte de « trou de ver ». En physique, un trou de ver est une caractéristique hypothétique de l’espace-temps qui serait un raccourci à travers l’espace-temps 


C’est en tout cas ce que suggère l’observation de tonnes de particules énergétiques qui semblent s’écouler par les ouvertures, créant des tempêtes géomagnétiques, et l’allumage lumineux des aurores polaires.

Le seul inconvénient, pour le moment, c’est que ces « portails magnétiques » sont instables et invisibles et c’est pour cette raison qu’en 2014, la NASA doit envoyer quatre satellites qui auront pour mission de faire le tour de la Terre et de localiser et d’étudier ces fameux « trou de ver ».

Cette information, qui semble comme beaucoup d’autres être passé inaperçue, a tout de même été publiée sur le site de la NASA le 7 février 2012 !

Et voici l’espace consacré à la Mission « MMS » sur le site de la NASA :
http://mms.gsfc.nasa.gov/

MERCI GHIS pour cette chronique.
AREA51  

samedi 16 mars 2013

Comment lutter contre Alzheimer ?


Les pathologies cognitives liées à la vieillesse, comme la maladie d'Alzheimer, sont en croissance. On cherche donc à trouver des moyens pour réduire ces risques. Des études antérieures ont déjà montré que garder son cerveau actif, pratiquer une activité physique et avoir des interactions sociales permet de retarder le début de la démence chez les patients atteints d'Alzheimer. Une récente étude de l'université de Harvard apporte des indices comme quoi un environnement riche en stimulations permet de retarder un des facteurs clé de la maladie d'Alzheimer. 

Ces indices viennent de l'étude de souris. La maladie d'Alzheimer se produit quand un certain type de protéines s'accumulent dans le cerveau. Cela va bloquer les cellules nerveuses et elles vont avoir de plus en plus de mal à communiquer entre elles. On a alors des trous de mémoire, des problèmes d'attention et une moindre capacité d'apprentissage. Une exposition à un milieu riche en stimulations va retarder l'apparition de ces plaques de protéines. Pour les souris, ces stimulations étaient tant physiques que mentales : elles passaient rapidement d'un nouvel objet à un autre.
  La toile     

vendredi 15 mars 2013

Première expérience offshore réussie qui produit du gaz à partir de glace qui brûle

Comme vous le savez probablement, le Japon manque de ressources naturelles, en particulier pour tout ce qui touche à l'énergie. Cela fait pas mal de temps que ce pays croit en une source d'énergie alternative : l'hydrate de méthane. Il s'agit de molécules qui mélangent de l'eau et du méthane, sous une forme de glace. On surnomme cela « glace de méthane » ou « glace qui brûle » d'ailleurs. Structurellement, les molécules d'eau forment des sortes de cages autour du méthane. 

D'autres pays comme la Chine, les États-Unis ou le Canada cherchent également à exploiter cette ressource naturelle. Les sources offshore s'avèrent prometteuses, mais il y a aussi quelques soucis environnementaux, en raison de certaines instabilités du sous-sol. En tout cas, la première expérience offshore (réussie) qui produit du gaz à partir de l'hydrate de méthane vient d'avoir lieu. 



Les ingénieurs ont utilisé une méthode de dépressurisation qui convertit l'hydrate de méthane en gaz méthane. L'usage pratique de cette technologie pourrait intervenir d'ici 5 ans. Il s'agit bien entendu de ressources non renouvelables.
   La toile            

mercredi 13 mars 2013

De véritables médicaments et produits anti-âge dans 5 ans.


D'ici 5 ans, nous devrions avoir à disposition de véritables médicaments et produits anti-âge. Une étude australienne a montré qu'une seule enzyme peut être ciblée pour obtenir un véritable effet. Ces nouveaux médicaments pourraient aider à traiter des cancers, les démences ou le diabète de type 2. La cible est l'enzyme nommée SIRT1. Cette enzyme est mise en route par la restriction calorique et l'exercice, mais son effet peut être amélioré par le resvératrol que l'on retrouve en petites quantités dans le vin. Des activateurs synthétiques bien plus efficaces peuvent être développés. 



Les substances médicamenteuses peuvent en réalité offrir les mêmes avantages que l'alimentation et l'exercice, sans impact sur le poids. La première cible sera probablement le diabète. On a déjà essayé ces substances sur des volontaires qui avaient le diabète ou du psoriasis (une maladie inflammatoire de la peau). On a trouvé une amélioration du métabolisme dans le premier groupe et une réduction dans la rougeur de la peau dans la seconde. On peut l'utiliser de manière orale ou en application sur la peau. 

Des essais avec des animaux ont montré que le resvératrol pouvait permettre à des souris en surpoids de courir aussi vite que des souris minces, et elles ont vécu 15 % plus longtemps ensuite. On veut maintenant vérifier si ces avantages peuvent servir aux individus sains. C'est prometteur en tout cas. 

Il ne s'agit pas d'une étude soumise à une publication dans un journal scientifique. Cette actualité est peut-être très optimiste... À prendre avec réserves (encourageante) donc.
         La toile       

lundi 11 mars 2013

Faire communiquer les robots entre eux par le biais du cloud.


Le Robot Earth Project progresse à grand pas, une version alpha (standardisé), baptisée« Rapyuta » viens de voir le jour.
L’idée du projet, est de pouvoir faire communiquer les robots entre eux par le biais du cloud (internet si vous préférez). Plus précisément, un robot confronter à des actions complexes pourra aller piocher dans cette immense base de donnée robotique en ligne.
L’avantage? Plus besoin de grosse puissance de calculs embarquer dans le robot. Ca vous parait anecdotique peut-être mais ça permettrait de démocratiser plus rapidement la robotique et de diminuer les coûts.
Robot Earth Project

vendredi 1 mars 2013

HAARP sert à faire des nuages de plasma artificiels !



HAARP sert à faire des nuages de plasma artificiels !

En projetant de puissantes ondes radio vers l'ionosphère, le programme Haarp permet d'étudier cette zone très mal connue de l'atmosphère et même d'en tirer parti pour diverses applications. L'une d'elles est la création de nuages de plasma artificiels utilisables pour les télécommunications ou la détection par radar. Avec une stabilité obtenue durant plus d'une heure, Haarp vient de battre son record de durée.

Haarp (High Frequency Active Auroral Research Program) a fait et fera encore couler beaucoup d'encre. Certains y voient plus qu'un simple programme de recherche scientifique (et tout de même en partie militaire) américain portant sur l'ionosphère. Pour eux, il ne s'agit pas d'un projet destiné à mieux comprendre comment les orages magnétiques affectent les communications radio mondiales, les systèmes de navigation par satellite ainsi que les réseaux de transport d'électricité sur de longues distances, que ce soit pour des usages civils ou militaires.

On n'a jamais pu démontrer cette affirmation, même si l'on sait bien qu'Haarp est en partie financé par la fameuse Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa), bien connue entre autres pour les travaux en robotique qu'elle soutient.

 

Les motivations scientifiques derrière Haarp sont simples à comprendre, lorsque l'on sait que l'état de l'ionosphère est en constante évolution sur des périodes de quelques minutes, heures ou jours, voire des saisons et des années. Or, les mesures pour tenter de mieux comprendre ce qui s'y passe sont notoirement difficiles.

Des miroirs en plasma pour réfléchir les ondes radio

Les ballons ne peuvent pas atteindre l'ionosphère parce que l'air y est trop ténu, et les satellites en orbite ne peuvent s'y installer parce que l'atmosphère y est encore trop dense. Par conséquent, la plupart des expériences sur l'ionosphère ne fournissent que des bribes d'informations. La perturber directement avec des faisceaux d'ondes radio adéquats et étudier ses réponses est un moyen de contourner ces obstacles.

Il est certain qu'avec Haarp, on cherche aussi à faire des sortes de nuages de plasma artificiels qui peuvent servir de miroir pour des ondes radar ou des télécommunications à haute fréquence.

Les membres d'Haarp viennent d'annoncer qu'ils avaient battu plusieurs records avec les nuages de plasma qu'ils essayent de créer vers 170 km d'altitude. Il y a d'abord le record de la durée de vie pour ces bulles de plasma. Les précédentes se dissipaient en dix minutes environ, alors qu'actuellement, elles peuvent rester stables pendant une heure. De plus, la densité d'électrons libres est aussi passée de 4 x 105 à 9 x 105 électrons par cm3.

 

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/haarp-crace-le-plus-long-nuage-de-plasma-artificiel_44876/#xtor=RSS-8

Yves Herbo : en faisant une recherche rapide, on tombe sur beaucoup d'observations d'OVNI ce jour-là (12-11-2012), notamment en France, Russie, Japon, au Mexique et en Californie, mais les plus interessantes sont au Texas (peu de rapport à priori mais il s'agit d'une opération miliaro-scientifique, et les bases du Texas sont réputées pour être en lien avec Haarp) : nous voyons des images très intéressantes dans ce journal télévisé texan qui en parle, et montre d'autres vidéos. Non seulement on y voit un objet tout à fait en forme de nuage de plama, mais il semble bien (et les analyses prouvent qu'il n'y a pas de trucages ici) qu'un objet intelligent utilise bel et bien cette technologie des plasmas nommée MHD ou quelque chose de proche.

Si cette vidéo ne fonctionne pas cliquez ici

Yves Herbo SFH 02-2013



samedi 23 février 2013

La particule du zombie existe !



La particule du zombie existe !

Les scientifiques américains ont créé une cellule, qui reste en vie après la mort.

Paradoxalement, la cellule morte est caractérisée d'une vitalité étonnante. Par exemple, elle peut résister à beaucoup plus de pression et à une température plus élevée qu'une cellule vivante.

L'importance de la découverte, c'est qu'à l'heure actuelle les scientifiques peuvent conserver la précieuse matière organique pour une période de long durée. La découverte de la « cellule du zombi » appartient à des scientifiques de l'Université du Nouveau-Mexique. Ils croient que cette technologie pourrait être particulièrement utile dans les nanotechnologies et pour la production industrielle.

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la Voix de la Russie  



mercredi 6 février 2013

Découverte d'un véritable élixir de jeunesse.


Découverte d'un véritable élixir de jeunesse.

Les scientifiques de Novossibirsk ont inventé un vrai élixir de jeunesse. Ils ont élaboré un traitement unique, qui provoque la fabrication des cellules souches par le cerveau humain. Ces cellules sont capables de régénérer les organes malades. Ce remède miraculeux permet de rester jeune et en bonne santé à n'importe quel âge.

La thérapie par cellules souches est une tendance à la mode. Elle peut aider à guérir les infarctus, les hémorragies cérébrales et de divers traumas. Andreï Artamonov, directeur général de la société, qui a inventé le nouveau traitement, a expliqué à La Voix de la Russie, que la thérapie par cellules souches, qui est pratiquée actuellement, peut être assez dangereuse :

« Comment cela se passe-t-il actuellement ? On prélève les cellules souches dans la moelle osseuse avant de les multiplier et de les réinjecter dans la circulation sanguine. On ne sait pas où elles vont choisir de se différencier : elles peuvent très bien s'incorporer dans un organe défectueux, tout comme elles peuvent le faire dans un organe tout à fait sain. Ainsi, il peut arriver qu'une côte pousse dans un cœur. Ce sont déjà des cellules étrangères au corps ».

Ce problème a été résolu à Novossibirsk. Les scientifiques ont créé une solution sous le nom de code G5. Elle provoque la fabrication par le cerveau humain de cellules souches, qui trouvent ensuite l'organe défectueux et le régénèrent. Selon le spécialiste, le G5 assure un « homing » des cellules réparatrices, qui ne quittent pas leur organe cible. Andreï Artamonov affirme que ce produit appartient à une toute nouvelle catégorie de produits de la médecine régénérative et n'a aucun semblable dans le monde :

« Actuellement, aucun produit médical de ce type n'existe dans le monde. Le G5 provoque la fabrication par le cerveau humain de cellules souches, qui, qui plus est, ne quittent pas leur organe cible. Au fur et à mesure, le corps humain perd ses cellules souches et de ce fait les organes perdent leur capacité de se régénérer. La nouvelle approche consiste à inciter l'organisme à se régénérer lui-même ».

Les méthodes employées actuellement sont prévues pour des traitements symptomatiques : si l'on a mal, on prend un antidouleur. Il est beaucoup plus difficile, mais tout de même plus juste de puiser dans les réserves du corps humain. Ce n'est que cela qui « peut tous nous rendre jeunes et heureux, comme nous l'étions dans notre enfance ».

Le produit élaboré à Novossibirsk a passé avec succès tous les essais précliniques. Bientôt, il va entrer dans sa phase de test clinique. Ce nouveau traitement a toutes ses chances de faire son apparition sur le marché dans un an et demi.

la Voix de la Russie    



Ce n'est pas une comète qui a fait disparaitre la culture Clovis.


Ce n'est pas une comète qui a fait disparaitre la culture Clovis.

Précisons tout de go que cette culture n'a rien à voir avec l'histoire française. Il s'agit du nom d'un site en Amérique du Nord (près d'une ville nommée Clovis au Nouveau-Mexique). Des traces archéologiques avaient permis de déceler qu'une peuplade a habité là-bas vers -16 000 à - 13 000 ans avant Jésus-Christ environ. 


Certains chercheurs avaient pensé que cette culture humaine préhistorique avait disparu en raison de la chute d'une comète dans le coin. D'autres chercheurs ont eu beau chercher un peu partout en Amérique et en Europe, mais n'ont trouvé aucune preuve qu'une comète ou même un changement climatique puisse avoir décimé cette culture à cette époque. D'autres explications doivent être trouvées concernant l'hypothèse de cette disparition soudaine. 

D'après les chercheurs, cette théorie de la comète est devenue une sorte de « zombi ». On a beau trouver des preuves que cela ne se peut pas, cette théorie refait surface avec d'autres arguments aussi peu solides qu'avant.

La toile


Références: Boslough, M., et al. (2012), Arguments and evidence against a Younger Dryas impact event, in Climates, Landscapes, and Civilizations, Geophys. Monogr. Ser., vol. 198, edited by L. Giosan et al. 13–26, AGU, Washington, D. C., doi:10.1029/2012GM001209. 



mardi 5 février 2013

Néandertal seraient donc les plus anciens Hominidés à avoir utilisé des ossements de mammouth pour construire des structures d’habitations.




Nouvelle découverte sur l'habitat de Néandertal

La chasse aux mammouths par l'homme moderne (homo sapiens), ainsi que l'utilisation de leurs ossements pour la construction d'habitat (principalement en Russie et en Ukraine) est avérée pour le Paléolithique supérieur. Se pourrait-il que ce type de construction ait été inventé par des hommes avant Homo Sapiens ? Pourquoi pas ! Et bien depuis peu nous pensons que l'Hommes de Néandertal a pu être le premier à réaliser ces constructions.



neandertal-angleterreEn effet l'homme de Néandertal a longtemps été considéré comme un être archaïque comparé à Homo Sapiens mais de plus en plus d'études récentes viennent contredire cette réputation. Une nouvelle étude franco-ukrainienne va dans ce sens en tentant de prouver que non seulement l'Homme de Neandertal se nourrissait de mammouths mais qu'en plus il se servait de leurs os pour fabriquer des habitations. Les résultats de cette étude, réalisée par Laëtitia Demay et Stéphane Péan, et coordonnée par Marylène Patou-Mathis et Larissa Koulakovska1 viennent d'être publiés dans la revue Quaternary International. Sur le site de Moldova I situé dans la vallée du Dniestr en Ukraine de nombreux vestiges ont été découverts et étudiés. Cette étude se base sur un niveau datant du Paléolithique moyen (-300 000 à env. -35 000 ans) qui a livré 3 000 ossements de mammifères, en particulier de mammouth laineux et 40 000 vestiges lithiques moustériens. Les différents vestiges découverts permettent d'établir des zones d'activités distinctes telles qu'une zone de boucherie et une zone de production d'outils. 25 foyers et une accumulation circulaire composée d'ossements de mammouths pouvant être une structure d'habitat ont également été mis au jour sur le site. Autour de cette région, les habitats sont réalisés en os car le bois manque. Après une étude archéozoologique des ossements de cette structure, on peut affirmer que le nombre de mammouths utilisé est d'environ 15 individus. On peut également dire que d'après les stries présentes sur les ossements, les Néandertaliens ont récupérés la viande pour se nourrir.

La structure circulaire en ossements de mammouth semble correspondre à un abri coupe-vent. Il ne s'agit pas d'une habitation couverte comme celles du Paléolithique supérieur faites par les hommes moderne. A l'intérieur nous sommes en présence d'une quinzaine de foyers, d'outils lithiques ainsi que des déchets de boucherie, caractéristiques d'un espace domestique.
Les Néandertaliens seraient donc les plus anciens Hominidés à avoir utilisé des ossements de mammouth pour construire des structures d'habitations. La présence d'ocre sur un certain nombre d'ossements laisse même supposer une certaine recherche de l'esthétique (et/ou du symbolique ?) chez Néandertal.

"Neanderthal and mammoth. Terms of mammoth use between food and construction during the Middle Paleolithic : Zooarchaeology applied to the layer 4 of Molodova I (Ukraine)". DEMAY L., PÉAN S., PATOU-MATHIS M., 2012. Quaternary International, pp. 212-226.


D’où vient l’énergie nécessaire au transport dans les neurones ?



D'où vient l'énergie nécessaire au transport dans les neurones ?

Le transport des molécules dans les prolongements des neurones, appelés axones, est un processus capital pour la survie de ces cellules et le bon fonctionnement du système nerveux. Celui‐ci est  assuré par des vésicules qui se déplacent rapidement grâce à des moteurs moléculaires qui ont besoin d'énergie. Au laboratoire « Signalisation, neurobiologie et cancer » (Institut Curie/CNRS/Inserm) situé à l'Institut Curie, l'équipe de Frédéric Saudou1, directeur de recherche Inserm, montre que ces vésicules ont leur propre système de production d'énergie nécessaire à leur transport et ne dépendent pas des mitochondries, qui sont la source principale d'énergie pour les cellules. Ce mécanisme met en jeu la glycolyse, qui est la première étape de la transformation du glucose ainsi que la protéine huntingtine, mutée dans la maladie de Huntington, une pathologie neurodégénérative. Ces résultats sont publiés le 31 janvier 2013 dans la revue Cell.
À l'inverse des cancers où les cellules prolifèrent, les maladies neurodégénératives telles que les maladies d'Alzheimer, de Parkinson ou de Huntington sont dues à la mort accélérée de neurones. Au laboratoire « Signalisation, neurobiologie et cancer » (Institut Curie/CNRS/Inserm) situé à l'Institut Curie, l'équipe de chercheurs dirigée par Frédéric Saudou étudie la fonction de la protéine huntingtine, mutée dans la maladie de Huntington. « Quand elle est altérée, la huntingtine entraîne, par un mécanisme encore mal connu, la mort accélérée des neurones du striatum, région du cerveau où débute la maladie de Huntington » explique Frédéric Saudou.
Son équipe a notamment démontré le rôle essentiel de la huntingtine dans le transport rapide de vésicules le long des prolongements neuronaux ou axones. Ainsi, la huntingtine stimule le transport des vésicules en interagissant avec les moteurs moléculaires, permettant leur acheminement dans des régions précises du cerveau comme le striatum, structure cérébrale atteinte dans la pathologie de Huntington.

L'ATP, moteur essentiel au transport des vésicules

D'où provient l'énergie cellulaire nécessaire pour assurer le transport de ces vésicules dans les axones sur des longues distances, qui peuvent dans certains cas atteindre un mètre ? La molécule d'adénosine triphosphate (ATP) est la source d'énergie commune aux espèces animales et végétales. Chez l'homme, celle‐ci est produite majoritairement par des organites spécialisés de la cellule, les mitochondries. « Dans ce travail, nous montrons qu'un processus autre que les mitochondries est impliqué dans la fourniture d'énergie aux moteurs moléculaires2 responsables du transport dans les axones » explique Frédéric Saudou. En effet, l'inhibition de la fonction des mitochondries n'a pas d'incidence sur ce transport rapide. En revanche, l'inactivation génétique d'une enzyme essentielle à la glycolyse, première étape de la transformation du glucose en énergie réduit, elle, significativement ce transport.

Un mécanisme dépendant de la protéine huntingtine

« Des enzymes permettant la glycolyse sont localisées directement sur les vésicules et produisent l'énergie nécessaire à leur déplacement dans les axones. Nous nous sommes alors interrogés sur le mécanisme qui assure sa fixation à la membrane des vésicules. Nos recherches établissent que l'attachement aux vésicules est assuré par la protéine huntingtine. En revanche nous ne savons pas encore si cette fonction est perturbée dans la maladie de Huntington » souligne Frédéric Saudou. Néanmoins les chercheurs n'excluent pas l'existence d'autres mécanismes pour lier ces enzymes de la glycolyse à la membrane de la vésicule.

En savoir plus sur la maladie de Huntington

Affection neurologique rare, la maladie de Huntington touche 1 personne sur 10 000 et se manifeste à l'âge adulte. Les symptômes les plus caractéristiques sont des troubles mentaux (anxiété, irritabilité, dépression), une détérioration intellectuelle qui progresse jusqu'à la démence, auxquels sont associés des mouvements anormaux involontaires et saccadés des membres, de la tête et du cou.
L'anomalie génétique qui provoque la maladie de Huntington est une augmentation anormale de la répétition de trois acides nucléiques (C, A et G – appelé triplet CAG) dans le gène codant pour la protéine huntingtine. Il en résulte une expansion anormale d'une répétition d'un acide aminé (répétition polyglutamine ou polyQ) dans la protéine huntingtine. Les mécanismes qui conduisent à la pathologie sont encore mal connus et il n'existe pour l'instant aucun traitement pour prévenir l'apparition des symptômes chez les patients. La meilleure compréhension des processus cellulaires survenant au niveau des neurones devrait permettre l'identification de nouvelles stratégies thérapeutiques pour cette maladie neurodégénérative. La compréhension de ces mécanismes pourrait également avoir un intérêt pour d'autres pathologies comme les cancers.

Notes

1 Frédéric Saudou est chef de l'équipe « Signalisation cellulaire et neurobiologie» dans l'unité Signalisation, neurobiologie et cancer Institut Curie/CNRS UMR 3306/Inserm U1005
2 Les moteurs moléculaires responsables du transport de molécules ou de structures cellulaires le long du squelette de la cellule sont les protéines kinésine et dynéine.



Image prise en microscopie révélant la localisation au niveau des vésicules d'une enzyme de la glycolyse, la protéine GAPDH (en rouge), avec la huntingtine (en vert) dans un neurone  issu de cortex de rat. Les vésicules sont marquées spécifiquement en bleu.© Diana Zala/Institut Curie



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COMMENT SAUVER DES VIES EN PRÉLEVANT DES BACTÉRIES DANS LA GUEULE DES REQUINS ?


COMMENT SAUVER DES VIES EN PRÉLEVANT DES BACTÉRIES DANS LA GUEULE DES REQUINS?

Des chercheurs, désireux de découvrir un traitement médical approprié aux victimes de blessures causées par les requins, tenteront de recueillir des bactéries logées dans la gueule de ces squales et de procéder à leur identification. Ils profiteront du tournoi « Défi Blacktip » de pêche aux requins d'une durée de soixante-douze heures organisé ces jours-ci en Floride, aux États-Unis, afin d'effectuer la collecte de ces micro-organismes. 

Les scientifiques espèrent que cette recherche menée pour une toute première fois aux États-Unis s'avèrera prometteuse et que des traitements médicaux adéquats, découverts consécutivement à l'approfondissement de la connaissance de ces bactéries, pourront sauver la vie des personnes agressées par ces seigneurs des mers. 
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Cette quête de données revêt une importance capitale. Chaque année, une centaine d'agressions occasionnent des morsures chez les nageurs dans les eaux côtières de cette région, qui, depuis dix ans, se situe parmi les endroits où se produisent le plus d'attaques de requins sur les humains.

La toile

mardi 4 décembre 2012

Biocarburants et algues marines.

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71628.htm
L'Agence Américaine de Protection de l'Environnement a réparti la production de biocarburants en quatre catégories :
=> le biocarburant cellulosique (cellulosic biofuel) produit à partir cellulose, hémicellulose ou de lignine ;
=> le biodiesel (biomass based diesel) qui est un substitut du diesel lorsqu'il est produit à partir de graisses et d'huiles non traitées avec du pétrole ;
=> les biocarburants dits "avancés" (advanced biofuel) qui représentent tous types de biocarburants à l'exception de l'éthanol produit à base d'amidon de maïs. Cette catégorie inclut les biocarburants cellulosiques et le biodiesel ;
=> les autres sources de biocarburant (renewable fuel) qui représentent la quantité totale de biocarburant utilisable dans les transports venant de sources dites "renouvelables" telles que l'éthanol de maïs.

Evoquons les biocarburants dits "avancés" et plus particulièrement, la production de biocarburants à partir d'algues. L'objectif de production pour les biocarburants à base d'algues, défini par l'Agence Américaine de Protection de l'Environnement (EPA), est de près de 3,7 milliards de litres par an d'ici 2022, sur les 79 milliards de litres prévus pour les biocarburants dits "avancés". La production totale de biocarburants en 2022 est fixée à 136 milliards de litres.

La production de biocarburants à partir d'algues marines
Selon une étude menée par l'Académie Nationale des Sciences et publiée le mois dernier dans le rapport "Développement durable des biocarburants à base d'algues" [2], les algues cultivées en eau douce, telles que les espèces Botryococcus brauniiou Chlamydomonas rheinhardii, étaient, jusqu'à aujourd'hui, les seules utilisées pour la production de biocarburants. Les contraintes associées à la culture des algues en eau douce sont autant de facteurs limitants pour l'optimisation de la production de biocarburants. On peut citer notamment l'utilisation d'une quantité importante d'eau, la nécessité de cultiver dans des milieux spécifiques (teneur élevée en nutriments et CO2, et faible teneur en sodium), ou encore la condition d'une forte luminosité.

De nombreux travaux de recherche ont été et sont menés pour optimiser les propriétés des algues pour la production de biocarburants. Comme cela a été évoqué dans deux précédents bulletins électroniques, ces projets concernent, d'une part, les procédés de culture des algues et l'optimisation de leur croissance (culture d'algues sur du fumier de porc, compréhension de la physiologie cellulaire, ... [3]). D'autre part, de nombreuses études de biologie moléculaire qui sont menées pour augmenter la teneur en huile extraite afin d'obtenir un meilleur rendement de transformation en biocarburant. On peut évoquer notamment les travaux menés par l'université de Nebraska-Lincoln ou ceux conduits par la société Solazyme en Californie [4].

Comme nouveau développement, une étude vient d'être publiée ce mois-ci par l'université de San Diego, Californie, dans la revue Algal Research [5], montrant que les algues marines cultivées en eau salée (Saltwater Algae) peuvent également être transformées en biocarburant. Cette étude, intitulée "Production of recombinant enzymes in the marine alga Dunaliella tertiolecta", a été menée par une équipe de biologistes universitaires [6], appartenant au Centre de Biotechnologie des Algues de San Diego, en collaboration avec la société Sapphire Energy, Inc. - société qui a mis au point une installation de démonstration de culture et de transformation en huile d'algues marines à Columbus, dans le Nouveau Mexique. Cette étude a été financée par le Bureau de Recherche Scientifique de la Force Aérienne (Air Force Office of Scientific Research) et le Bureau de l'Energie de l'état de Californie (State of California Energy Commission).

L'espèce d'algue marine étudiée est la Dunaliella tertiolecta qui peut accumuler une teneur importante en huile (jusqu'à 37% de son poids) et présente une capacité de croissance élevée dans des conditions d'acidité et de salinité optimales.

Les travaux aujourd'hui ne concernent plus uniquement le taux d'huile dans les cellules mais également la capacité de production d'enzymes hydrolytiques par celles-ci. Pour la réalisation de cette étude, les scientifiques ont introduit cinq gènes dans les chloroplastes des cellules des algues afin de produire cinq types d'enzymes différentes (xylanase, α-galactosidase, phytase, phosphate anhydrolase, et β-mannanase). Ces dernières pourront être utilisées au niveau industriel lors de la conversion de la biomasse en biocarburant. Ces enzymes pourront aussi permettre de faciliter la dégradation des constituants des matières premières utilisées (plantes,...) en sucres simples.

Ces nouveaux travaux vont permettre de développer la culture des algues dans de nouveaux milieux de culture, et par conséquent la production de biocarburant, en utilisant de l'eau provenant des océans. Il n'y aurait donc plus de contrainte de culture liée à l'utilisation d'eau douce. Par ailleurs, selon le Dr. Stephen Mayfield, professeur de biologie à l'université de San Diego en Californie, près de 40 millions de kilomètres carré de terres, qui ne peuvent être utilisées pour les semences actuelles car elles présentent une teneur en sel trop importante, pourraient servir de terres de culture pour les algues marines.

D'autre part, la transformation d'algues en biocarburant engendre des coproduits d'algues (biomasse de l'algue ou huile restante après l'extraction). Les auteurs de cette étude souhaitent, par la suite, étudier l'utilisation de ces coproduits pour nourrir ou enrichir l'alimentation des animaux d'élevages, comme c'est déjà le cas avec les coproduits des algues transformées actuellement.

Ces travaux s'inscrivent dans le cadre des programmes soutenus par le gouvernement américain depuis les années 1980. Ainsi, dans le cadre du dernier appel à projets du "programme de subventions pour les biocarburants avancés en vue de développer le système rural" (Rural Development's Advanced Biofuel Payment Program [7]) du Département Américain de l'Agriculture (USDA), 189 sociétés ont obtenu une subvention afin de soutenir la production et le développement de ces biocarburants. Le montant total de ces subventions s'élèvera à 15,7 millions de dollars qui seront attribués principalement en fonction de la quantité de biocarburants produite, par l'exploitant, à partir d'une source de biomasse renouvelable. Ainsi, dans le Midwest, la société Louis Dreyfus Agricultural Industries, LLC, basée dans l'Indiana et qui produit des biocarburants à partir de déchets de tous types, recevra une subvention d'un montant de 1.050.672 dollars, et la société Kansas Ethanol, LLC, basée dans le Kansas, percevra 243.938 dollars pour la production d'éthanol.

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[6] D. Ryan Georgianna, Michael Hannon, Marina Marcuschi, Alex Lewis, James Hyun

lundi 22 octobre 2012

Vitamines efficaces contre certains cancers.

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L’utilisation de comprimés  contenant des multivitamines est très répandue aux Etats- Unis.  Cette mode pourrait avoir un très léger effet bénéfique dans la prévention de la survenue de cancers si on en croit une nouvelle étude faite sur des médecins pendant plus de dix ans.
 Jusqu’à présent, aucune étude et aucune recommandation officielle n’ont permis de dire que la prise de pilules multivitaminées permettait de réduire le risque de survenue d’un cancer. Pourtant le rituel du petit-déjeuner américain, mais aussi chez certaines personnes en Europe, est d’ingurgiter ces comprimés riches en vitamines du groupe B, de la vitamine C, E, PP etc.
Par le passé, des études épidémiologiques avaient même montré, paradoxalement, que des doses trop élevées de vitamine E pouvaient favoriser des hémorragies.
Une nouvelle pièce est à verser au dossier depuis ce mercredi 17 octobre 2012 avec la parution en ligne et en accès libre d’un article du Il s’agit de la publication de l’étude randomisée  en double insu de complexes vitaminiques versus placebo dans le ‘JAMA’
Cette étude, appelée Physicians’ Health Study II (PHS II) a été menée par les chercheurs de Harvard qui ont suivi  pendant 11 ,2 ans  des médecins de sexe masculin.
Ces médecins recevaient soit un placebo soit des complexes multivitaminiques composés de
Vitamine C : 500 mg d’acide ascorbique
Vitamine E : 400UI d’alpha-tocophérol
Beta-carotène 50 mg
Ces produits étaient donnés au début de la première étude sur les médecins  avec, en plus de l’aspirine, afin d’étudier les effets de cette supplémentation sur le risque de maladies cardiovasculaires, d’affections rétiniennes, de déclin cognitif et de prévention du risque de cancer.
Le beta –carotène a été interrompu en 2003 et les médecins inclus dans PHS II ont donc pris un jour sur deux de la vitamine C et E ou un placebo.
Ce sont donc 14641 médecins qui sont entrés dans l’étude, 1371 recevant les vitamines et 7324 le placebo. L’âge moyen était de 64,3 ans (± 9,2 ans)
Dans chacun des groupes, 9% des volontaires étaient concernés par un cancer autre qu’une tumeur de la peau autre qu’un mélanome.
Pour l’analyse finale, seuls les nouveaux cancers étaient pris en compte.
Après 11 ans de suivi il y a eu 2669 cas de cancers constatés, dont 1373 tumeurs prostatiques et 210 localisations au colon.
Durant le suivi il y a eu 2757 décès dont 859  liés à un cancer.
Quand on regarde les chiffres des résultats on constate  que la prise de multivitamines a permis une très modeste réduction du risque de survenue d’un cancer, mais statistiquement significative néanmoins.
Pour les habitués des essais cliniques les données statistiques sont les suivantes :
HR : 0 ; 92  ( IC95% :0,86-0,998. p=0,04)
Pour celles et ceux moins familiers avec ce jargon, le risque de cancer est réduit de 8 % chez ceux qui prenaient les multivitamines. Mais le résultat est assez ‘fragile’ et il n’aurait pas fallu grand-chose pour que la conclusion soit une absence d’effet significatif.
Que montrent les analyses plus poussées ?
La prise de ces vitamines n’a pas abaissé  la survenue d’un type particulier de cancers mais a joué  sur le nombre total de cancers
Elles montrent que ceux qui ont le plus bénéficié de cette supplémentation sont ceux qui avaient déjà un cancer à l’entrée dans l’étude et pour lesquels ces complexes vitaminiques ont réduit le risque d’un nouveau cancer.
 C’est ce qu’on dénomme une prévention secondaire
Faut-il alors se jeter sur les complexes vitaminiques quand on est un homme d’âge moyen, voire proche de la soixantaine,  Rien, à ce jour, ne justifiait ce choix.
Cette étude peut évidemment amener à revoir la position mais, répétons-le, le bénéfice est surtout en terme de prévention secondaire et non primaire.
De plus, l’étude ne montre aucun effet protecteur sur la survenue du cancer de la prostate, la tumeur la plus fréquemment diagnostiquée dans cette étude.
Et cette prise de vitamines n’a pas été sans désagrément : démangeaisons, saignements minimes.
La question reste donc ouverte. Les doses utilisées dans cette étude sont des doses  assez élevées, puisqu’il s’agit de 500 mg de vitamine C et 270 mg environ de vitamine E (400 UI, un mg=2/3 d’UI)
A ces dosages on recherche un effet antioxydant bien supérieur aux doses nutritionnelles nécessaires qui sont de 110 mg environ pour la vitamine C et de 70 UI pour la vitamine E.
Les dosages de l’étude ne doivent surtout pas être dépassés. Les surcharges vitaminiques n’ont rien d’anodin. Il y a eu des hémorragies cérébrales liées à de hautes doses de vitamine E.
Il semble donc que l’effet modeste ne permette pas de conclure définitivement, sauf, peut-être chez les hommes ayant déjà eu un cancer et pour lesquels cette supplémentation peut avoir un léger bénéfice en prévention d’une récidive ou de l’apparition d’une autre tumeur.
Référence de l’étude:
J. Michael Gaziano et al
Multivitamins in the Prevention of Cancer in Men
The Physicians’ Health Study II Randomized Controlled Trial
JAMA. 2012;():1-10. doi:10.1001/jama.2012.14641


http://www.docteurjd.com