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mardi 9 février 2021

Il y a 10 ans un virus cousin du SARS-Cov-2 circulait au Cambodge

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Alexandre Hassanin

En novembre et décembre 2010, des chercheurs de l’ISYEB (Institut de systématique, évolution, biodiversité du Muséum national d’Histoire naturelle) ont exploré plusieurs sites au nord du Cambodge sur invitation de l’Unesco et des autorités cambodgiennes. L’objectif était de mieux caractériser la biodiversité des chauves-souris de la région du temple de Preah Vihear. Cette mission a permis de collecter des données sur un grand nombre d’espèces de chauve-souris incluant huit espèces du genre Rhinolophus.

Aujourd’hui, ce genre de chauve-souris intéresse au plus haut point les scientifiques, car il constitue le réservoir des Sarbecovirus, le groupe de la famille des coronavirus contenant les virus humains SARS-CoV et SARS-CoV-2, respectivement responsables de l’épidémie de SARS en 2002-2004 et de l’actuelle pandémie de Covid-19. Or, à l’époque, ces chercheurs avaient eu l’idée de contacter l’Institut Pasteur du Cambodge (IPC) afin de permettre des études virologiques sur les chauves-souris capturées.

Après avoir été conservés pendant 10 ans dans un congélateur à -80 °C, ces échantillons ont récemment été testés par les chercheurs de l’IPC dans le but de détecter des Sarbecovirus. Pari gagnant puisque deux échantillons trouvés positifs par PCR (Polymerase Chain Reaction, test similaire à ceux que nous connaissons bien aujourd’hui) ont ensuite été envoyés à l’Institut Pasteur de Paris pour séquençage de leur génome complet.



Photographies illustrant la chauve-souris Rhinolophus shameli, l’entrée de la grotte où nichait une importante colonie de cette espèce et la forêt-clairière à proximité du lieu de capture.
Photographies illustrant la chauve-souris Rhinolophus shameli, l’entrée de la grotte où nichait une importante colonie de cette espèce et la forêt-clairière à proximité du lieu de capture.

C’est ainsi que deux variants d’un nouveau virus proche du SARS-CoV-2 viennent d’être décrits chez deux chauves-souris de l’espèce Rhinolophus shameli capturées en 2010 dans une grotte de la province de Steung Treng.

Ils ont été nommés RshSTT182 et RshSTT200, « Rsh » faisant référence à l’espèce de chauve-souris et « STT » à la province d’origine. Les résultats sont en libre accès sur le site bioRxiv en attendant la revue par les pairs. Cette pratique est aujourd’hui très utilisée afin de transmettre rapidement de nouvelles connaissances à propos de la pandémie de Covid-19.

Chez les chauves-souris, les virus apparentés au SARS-CoV-2 sont présents au Yunnan et en Asie du Sud-Est continentale.

La découverte de ce nouveau virus au nord du Cambodge est importante, car il s’agit du premier virus proche du SARS-CoV-2 trouvé en dehors de la Chine (93 % d’identité génomique : 27 819 identiques sur les 29 913 bases alignées des deux génomes). En effet, tous les virus précédemment décrits avaient été détectés chez des animaux collectés en Chine. Ils comprennent deux virus découverts chez deux espèces de chauves-souris attrapées au sud de la Chine dans des grottes de la province du Yunnan : RaTG13 (96 % d’identité avec SARS-CoV-2) et RmYN02 (94 %) respectivement isolés à partir de Rhinolophus affinis et Rhinolophus malayanus. Par ailleurs, deux autres virus plus divergents (90 et 85 % d’identité avec SARS-CoV-2) ont été trouvés chez des pangolins de l’espèce Manis javanica saisis par les douanes chinoises dans les provinces de Guangdong et Guangxi.

Le nouveau virus du Cambodge a été détecté chez Rhinolophus shameli, une espèce de chauve-souris endémique de l’Asie du Sud-Est. Il est important de noter que la distribution géographique de cette espèce ne déborde pas sur la Chine et en particulier le Yunnan où ont été trouvés les virus RaTG13 et RmYN02.



Carte de distribution géographique des trois espèces de chauves-souris chez lesquelles des virus proches du SARS-CoV-2 ont été séquencés. Les points colorés indiquent les localités d’origine des virus RaTG13
Carte de distribution géographique des trois espèces de chauves-souris chez lesquelles des virus proches du SARS-CoV-2 ont été séquencés. Les points colorés indiquent les localités d’origine des virus RaTG13 (bleu), RmYN02 (vert), RshSTT182 et RshSTT200 (rouge).

Cela signifie que les virus apparentés au SARS-CoV-2 circulent depuis plusieurs décennies (d'après les datations moléculaires) dans toute l’Asie du Sud-Est et le Yunnan viaplusieurs espèces de Rhinolophus qui peuvent échanger ces virus dans les grottes où elles se côtoient régulièrement. Ainsi, ces nouvelles données valident l’hypothèse selon laquelle les virus proches du SARS-CoV-2 sont davantage diversifiés en Asie du Sud-Est, alors que ceux apparentés au SARS-CoV ont plutôt évolué en Chine. Rappelons ici que les chercheurs chinois prospectent depuis une quinzaine d’années dans toutes les provinces du pays pour découvrir de nouveaux Sarbecovirus. Ainsi, plus d’une centaine de virus du groupe SARS-CoV ont été découverts en Chine contre seulement deux virus du groupe SARS-CoV-2 (RaTG13 et RmYN02), tous deux originaires du Yunnan, la province la plus proche des pays d’Asie du Sud-Est.



Nombre de malades de la Covid-19 par million d’habitants
Nombre de malades de la Covid-19 par million d’habitants (en bleu) et de décès par million d’habitants (en rouge) pour les différents pays d’Asie du Sud-Est.

Les données représentées dans la figure ci-dessus soutiennent indirectement l’hypothèse d’une origine du groupe SARS-CoV-2 en Asie du Sud-Est continentale. En effet, les populations humaines du Cambodge, du Laos, de Thaïlande et du Vietnam semblent beaucoup moins impactées par la pandémie de Covid-19 que les autres pays de la région, tels que le Bangladesh, le Myanmar, la Malaisie, les Philippines et l’Indonésie. Cela suggère que les populations de ces quatre pays pourraient bénéficier d’une meilleure immunité collective vis-à-vis des Sarbecovirus.

Contamination des pangolins par des chauves-souris en Asie du Sud-Est

Les pangolins étaient autrefois présents dans toutes les forêts d’Asie du Sud-Est et du sud de la Chine. Ces dernières décennies, leurs effectifs ont diminué de façon drastique et inquiétante en grande partie à cause de la déforestation massive liée à l’intensification de l’agriculture. Parallèlement, cette déforestation a facilité la tâche des braconniers. Or, l’augmentation de la chasse des pangolins, due à leur trafic illégal très lucratif, a contribué à faire considérablement baisser les populations des différentes espèces de pangolins (y compris en Afrique !).

Le pangolin malais (Manis javanica) est la seule espèce sauvage n’appartenant pas aux chiroptères chez laquelle ont été découverts des virus apparentés au SARS-CoV-2. Le problème est que ces découvertes ont été réalisées dans un contexte un peu particulier : plusieurs animaux malades ont été saisis par les douanes chinoises dans la province de Guangxi en 2017-2018 et dans la province de Guangdong en 2019.

Même si les virus séquencés chez ces pangolins ne sont pas très proches du SARS-CoV-2 (85 et 90 % d’identité), ils montrent qu’au moins deux Sarbecovirus ont pu être importés sur le territoire chinois bien avant l’épidémie de Covid-19. Il est important de rappeler ici que la plupart des pangolins saisis par les douanes chinoises étaient très malades, notamment en raison de la prolifération des Sarbecovirus dans leurs poumons. Ainsi, ces animaux présentaient une charge virale très importante et ils étaient hautement contagieux.

Il a été montré que des pangolins d’origines géographiques différentes en Asie du Sud-Est se sont contaminés entre eux sur le territoire chinois, évidemment à cause de leur captivité. Une des questions en suspens était de savoir si certains pangolins avaient pu être préalablement infectés par des chauves-souris dans leur milieu naturel.

La découverte d’un nouveau virus proche du SARS-CoV-2 chez des chauves-souris du Cambodge permet de corroborer cette hypothèse, car les rhinolophes et les pangolins peuvent se rencontrer dans les grottes d’Asie du Sud-Est. Cela renforce considérablement l’hypothèse selon laquelle le trafic des pangolins est responsable de multiples exportations vers la Chine de virus du groupe SARS-CoV-2.

Effet « boule de neige » de l’élevage des petits carnivores en Chine ?

On sait aujourd’hui que plusieurs espèces de petits carnivores sont aussi très sensibles au Sarbecovirus. En 2002-2004, plusieurs petits carnivores maintenus en cage dans des marchés ou des restaurants chinois avaient été trouvés positifs au SARS-CoV, tels que la civette masquée (Paguma larvata), le chien viverrin (Nyctereutes procyonoides) et le blaireau-furet (Melogale moschata).

Rappelons ici que ces petits carnivores sont des mammifères solitaires et nocturnes, tout comme les pangolins d’ailleurs. Dans la nature, la contamination occasionnelle d’un individu de ces espèces par un Sarbecovirus de chauves-souris a très peu de chance d’entraîner une épidémie. En revanche, un individu infecté placé dans un élevage intensif peut entraîner une rapide évolution incontrôlable de ce type de virus.

En 2020, des visons d’Amérique (espèce Neovison vison) élevés pour leur fourrure ont été contaminés par des SARS-CoV-2 d’origine humaine dans plusieurs pays : Danemark, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Italie, Pays-Bas et Suède. Ces exemples nous ont appris que maintenir des centaines voire des milliers de petits carnivores en captivité constituait un risque sanitaire majeur, car le virus est susceptible de diffuser très rapidement dans les élevages et d’y évoluer en produisant de nouveaux variants potentiellement plus contaminants ou plus dangereux pour l’être humain que la souche initiale.

Plusieurs pangolins infectés par des virus apparentés au SARS-CoV-2 ont été saisis sur le sol chinois entre 2017 et 2019. Il est fort probable que d’autres pangolins infectés par d’autres lignées virales ont circulé sur le territoire chinois ces dernières années en raison du grand nombre d'animaux importés illégalement, le plus souvent vivants. Comment alors ne pas envisager que certains d’entre eux, aient pu croiser la route (ou plutôt la cage !) de petits carnivores d’élevage ? Si cela est arrivé, le carnivore contaminé a pu très rapidement transmettre le virus à ses congénères dans les hangars utilisés pour l’élevage. Cet effet « boule de neige » pourrait être la dernière étape à l’origine de la pandémie de Covid-19. Est-il possible de tester cette hypothèse ? Cela ne semble pas impossible car les articles scientifiques publiés sur les visons (Neovison vison) et les chiens viverrins (Nyctereutes procyonoides) élevés en Chine pour leur fourrure révèlent des infections par plusieurs virus respiratoires au cours de ces dernières années, tels que celui de la maladie de carré (CDV) ou ceux des grippes aviaires (H5N1 et H9N2). Autrement dit, il y a eu de multiples campagnes de prélèvements biologiques (sang, organes et fèces). Il serait souhaitable que nos collègues chinois ressortent ces échantillons des congélateurs pour étudier une possible infection par des Sarbecovirus. Cela pourrait s’avérer très utile pour mieux comprendre pourquoi les épidémies émergent en Chine et pas ailleurs.


jeudi 22 mars 2018

VIDEO: LA NAISSANCE DE NOTRE UNIVERS

Le Big Bang ne serait-il pas à l'origine de l'Univers?
Le spot retrace tous les moments marquants de l'évolution de l'univers: de sa naissance pendant le Big bang jusqu'à la création des premières étoiles et galaxies.
Chaque seconde de la vidéo qui dure 10 minutes représente 22 millions d'année, soit 13,8 milliards d'années pour l'ensemble de la vidéo. Les images utilisées pendant le montage proviennent de sources différentes, dont la NASA, Voyage of Time, Cosmic Voyage, Wonders of the Universe.
«Il peut être difficile de comprendre combien c'est long 13,8 milliards d'années. Plus vous regardez cette vidéo, plus elle vous fait comprendre à quel point l'univers est incroyablement vieux, et à quel point nous, les humains, sommes magnifiquement petits dans le grand schéma», lit-on dans la légende de la vidéo.

samedi 10 février 2018

UN BIOREACTEUR SPATIAL

Des biologistes et des ingénieurs de Pennsylvanie ont mis au point le premier bioréacteur «spatial» destiné à transformer des déchets organiques humains en un mélange nutritif composé de protéines et de graisses, lit-on dans un article paru dans la revue Life Sciences in Space Research.
«Nous avons conçu et mis en place le concept permettant de procéder simultanément au recyclage de déchets organiques et leur transformation en une biomasse comestible. Bien que cette idée puisse paraître bizarre aux yeux d’un individu lambda, elle ne diffère au fond pas de la consommation de pâtes fabriquées à base d'extrait de levure ou de moût», confie Christopher House de l'Université de Pennsylvanie, aux USA.

Le problème de l’alimentation, les scientifiques cherchent à le résoudre soit par le biais de la mise en place d’un nouveau type de nourriture spatiale extrêmement riche en calories et qui puisse être conservée pendant longtemps, soit en développant des systèmes capables de permettre à l’équipage de produire de la nourriture par lui-même. Des expérimentations en ce sens sont régulièrement menées à bord de la Station spatiale internationale (ISS) par des cosmonautes russes et les astronautes américains.

Selon M.House, dans des conditions optimales, il serait possible de recycler en près de 24 heures plus de la moitié des déchets organiques d’un équipage composé de cinq ou six personnes.
«Chaque composante de notre réacteur biologique est stable et décompose rapidement les déchets organiques. Comme nous l’estimons, ceci donne de solides chances pour partir dans l’espace. Ainsi, on pourra obtenir de la nourriture plus rapidement que si on cultivait des tomates ou des pommes de terre dans des serres», conclut-il.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201801261034898494-mars-vol-alimentation/

samedi 31 décembre 2016

A QUAND UN ASCENSEUR SPATIAL ?

Le développement du tourisme spatial est plus que jamais d’actualité. Le projet de l’ascenseur spatial est loin d’être abandonnée, et ce serait désormais une entreprise japonaise qui tiendrait la barre pour réaliser ce projet fou !

L’idée de l’ascenseur spatial date de plus d’un siècle lorsque Constantin Tsiolkovski, un scientifique russe à qui l’on attribue les fondements de l’astronautique moderne, imaginait une tour de 35 790 km partant de la Terre. Celle-ci permettrait d’amener par un ascenseur des charges en orbite géostationnaire. Plusieurs théories se sont ensuite développées durant le siècle sans qu’un projet viable ne puisse voir le jour.

Plusieurs projets d’ascenseur spatial sont nés depuis 2010, et si le laboratoire Google X a tenté d’en mettre un sur pied, ce dernier a renoncé pour des raisons de viabilité économique. En 2012, la société américaine LifePort a réuni 100.000 dollars sur Kickstarter afin de tester sa technologie à une échelle réduite et s’est donné la mission de construire un ascenseur spatial digne de ce nom à moyen terme, mais les nouvelles tardent à arriver.

« Il sera aussi facile d’embarquer dans une navette spatiale que de prendre un avion de ligne. »

Ces mots sont ceux de le directrice de la start-up canadienne Toth Technology, qui en 2014 a dévoilé son projet de construire une tour d’une vingtaine de kilomètres de haut, baptisée ThothX Tower, fabriquée en pneumatique renforcé et équipée d’une piste d’atterrissage au sommet afin de permettre aux pilotes de véhicules spatiaux de se poser et ainsi faire le plein de carburant, dans le but de réapprovisionner les équipages en marchandises. Cependant, aucune date n’a été avancée pour le début d’éventuels travaux et aucun lieu n’a été mentionné.

Un ascenseur de 100 000 km ?
Et si c’était une société japonaise qui raflait la mise ? L’entreprise en question serait le géant de la construction Obayashi, à qui l’ont doit de nombreux édifices tels que la tour Skytree à Tokyo, plusieurs stades ou encore le métro de Dubaï. L’ascenseur spatial, la firme nippone indique pouvoir le construire d’ici à 2050.

L’idée est de fabriquer des câbles à l’aide de nano-tubes bien plus résistants que ceux existant en acier, une invention récente donnant de nouveaux espoirs. Selon Obayashi, il sera possible de hisser, sur une distance d’environ 100.000 kilomètres, un genre de navettes propulsées par des moteurs magnétiques. Celles-ci seraient alors chargées de transporter des marchandises et des passagers vers une station spatiale internationale adaptée en fonction.

Une semaine entière sera requise pour faire le trajet entre la Terre et cette fameuse station, tandis que le coût d’une telle construction sera tout simplement faramineux. Cependant, selon la firme japonaise, les coûts ne devraient pas dépasser ceux d’une navette classique. Au Japon, les universités planchent sur de nombreux éléments pouvant entrer dans le cadre de ce projet incroyable, comme différents type de tractions, de cabines d’ascenseur ou de navettes robotiques.

Yoji Ishikawa, chef du département de recherche et développement de la firme Obayashi estime que ce ne sera pas seulement un état ou une société qui pourra construire l’ascenseur spatial, mais une alliance coopérative internationale. À suivre !

L'article ici :
http://sciencepost.fr/2016/12/pourra-t-on-prendre-ascenseur-se-rendre-lespace-30-ans/

 

mercredi 21 décembre 2016

DILATER LE TEMPS POUR PREVOIR LES EVENEMENTS FUTURS

 

Paris, 19 décembre 2016

Les instabilités et le chaos dans les systèmes physiques sont des phénomènes aléatoires naturels, généralement très sensibles aux fluctuations des conditions initiales, si petites soient-elles. Pour comprendre ces phénomènes complexes et omniprésents dans la nature, les chercheurs ont récemment eu recours à des expériences impliquant la propagation d'ondes lumineuses et menant à la formation d'impulsions de durée extrêmement brève, de l'ordre de la picoseconde (un millionième de millionième de seconde). En effet, l'étude de ces phénomènes en optique présente l'avantage de se faire sur des échelles de temps très courtes, permettant ainsi de mesurer un échantillon représentatif d'évènements et de caractériser de manière fiable ses propriétés statistiques. Cependant, bien qu'ayant permis des progrès sur la compréhension des dynamiques liées aux événements extrêmes, ces études ont été faites jusqu'à présent de manière indirecte, en raison du temps de réponse des détecteurs actuels, trop lents pour capturer ces évènements rares.

Des expériences récentes menées à l'Institut Femto-ST à Besançon ont permis de dépasser cette limite. Basée sur le principe d'une lentille temporelle2 qui dilate l'échelle de temps d'un facteur 100 tout en augmentant la résolution, cette nouvelle méthode a permis aux chercheurs d'observer en temps réel des impulsions géantes de lumière, avec une intensité plus de 1000 fois supérieure à celle des fluctuations initiales de la source lumineuse, un laser. Ils ont utilisé pour cela un effet papillon connu en optique sous le nom d'instabilité modulationnelle qui amplifie, dans une fibre optique de télécommunications, le faible bruit intrinsèquement présent dans le faisceau laser. 

Ces résultats ont une portée qui va bien au-delà du domaine de la photonique, puisque ce type de bruit de fond est généralement considéré comme l'un des mécanismes qui pourrait être à l'origine des vagues scélérates destructrices qui  apparaissent de manière soudaine à la surface des océans, mais également de bien d'autres systèmes comme la dynamique du plasma dans l'univers primitif. La capacité à dilater les échelles de temps en optique ouvre donc une nouvelle voie pour l'exploration et la compréhension des nombreux systèmes de la nature pour lesquels il est encore très difficile d'étudier les instabilités de manière directe et ainsi d'obtenir des échantillons statistiques fiables.

 

 

Télécharger le communiqué de presse : CP vagues lumineuses
 

Notes : 

1 Les vagues scélérates sont des vagues océaniques très hautes, soudaines, qui sont considérées comme très rares. Elles existent également en optique sous forme d'impulsions lumineuses brèves et intenses.
2 Une lentille temporelle fonctionne de façon analogue à un objectif d'appareil photographique en grossissant la dimension temporelle d'un évènement. Une autre technique, un microscope temporel, existe également et a été utilisé par le laboratoire Physique des lasers, atomes et molécules (CNRS/Université de Lille) pour étudier des instabilités similaires à celles observées dans les turbulences de fluides - voir Nature Communications 7, Article 13136 (2016).

Références :

Real-time measurements of spontaneous breathers and rogue wave events in optical fibre modulation instability. M. Narhi, B. Wetzel, C. Billet, S.Toenger, T. Sylvestre, J.-M. Merolla, R. Morandotti, F. Dias, G. Genty, J. M. Dudley. Nature Communications 7, 19 décembre 2016. DOI :10.1038/NCOMMS13675
Consulter le site web

 

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4825.htm

vendredi 18 novembre 2016

LA propulsion EM Drive fonctionne

L’EM Drive est un mystère. Cet énigmatique système de propulsion qui défie les lois de la physique pourrait bien nous mener sur Mars en seulement 70 jours. Fait étrange : l’EM Drive défie la troisième loi de Newton, qui dit que pour qu’un objet se déplace dans un sens, il faut pousser en prenant appui de l’autre côté. Ainsi, selon Newton et notre compréhension actuelle du monde qui nous entoure, pour qu’un système puisse être propulsé dans l’espace, il doit être « poussé » par quelque chose dans l’autre sens (en l’occurrence, du carburant de fusée). L’EM Drive lui, fonctionnerait sans carburant.

 

Le principe se base sur une physique inconnue. Des micro-ondes sont mises en résonance dans une cavité fermée de forme conique, se réfléchissant sur deux faces opposées, une petite et une grande. Il apparaîtrait alors une faible poussée du côté de la petite surface. Pourquoi ? Il ne semble pas y avoir d’explication claire. Cependant, le fonctionnement est révolutionnaire : dans le vide de l’espace, une boîte fermée alimentée en électricité se déplacerait sans éjecter de matière, comme poussée de l’intérieur. 

Malgré les épreuves et les débats, la controverse demeure. En bref, selon les lois connues de la physique, «sur papier», le système ne doit pas fonctionner. Cependant, les tests montrent que l’EM Drive fonctionne réellement. Si un tel système de propulsion voyait le jour,  il sera alors possible de visiter le Système solaire en peu de temps et sans carburant. Nous pourrions rejoindre Mars en 70 jours, ou encore la Lune en seulement quatre heures. Et nous ne parlons ici que de notre voisinage cosmique.

Source

 

samedi 24 septembre 2016

TEST SPATIAL DU EM DRIVE MOTEUR ULTRA TECHNIQUE

TEST SPATIAL DU EM DRIVE MOTEUR ULTRA TECHNIQUE

Le moteur à propulsion électromagnétique est un moteur qui produit une propulsion de nulle part. Il contredit ainsi les lois de la physique que nous connaissons. Son fonctionnement est décrit ainsi : des micro-ondes rebondissent à l’intérieur d’un cône. Aux extrémités de ce cône se trouvent des surfaces réfléchissantes (il y en a donc une plus grande et une plus petite). Et cela générerait une minuscule poussée égale au poids d’un moustique du côté de la petite surface. Pourquoi ? Comment ? C’est pas clair du tout.

Si ça fonctionne, cela veut dire que dans le vide de l’espace, ce moteur fermé pourrait propulser un vaisseau sans éjecter de matière. Le vaisseau serait poussé de l’intérieur. Et dis comme ça, c’est impossible. Cela va à l’encontre des lois de la physique.

Avec ce moteur, c’est la fête ! Plus besoin de carburant. Il faut juste de l’électricité. Et le vaisseau pourrait alors accélérer sans fin et à volonté. Mais c’est aussi assez absurde. C’est comme si on disait qu’un avion pouvait avancer si tous les passagers poussaient sur le fauteuil devant eux, ou si un paquebot pouvait avancer simplement en poussant sur les murs intérieurs, ou un conducteur de voiture en appuyant sur le pare-brise. Vous avez saisi l’idée.

Pour l’instant aucune date n’a été communiquée pour le lancement du moteur Cannae, mais il devrait avoir lieu en 2017.

http://fr.ubergizmo.com/2016/09/12/limpossible-moteur-digne-films-de-sf-va-etre-teste-lespace.html

mercredi 17 août 2016

DES TROUS NOIRS PAS SI NOIRS ?

En 1974, le brillant Stephen Hawking émettait la théorie selon laquelle les trous noirslaisseraient, à leur horizon, échapper des rayonnements. Et donc, qu'ils ne seraient pas aussi noirs que cela. C'est-à-dire qu'ils n'engloutiraient pas tout. trou-noir-espace-2-660x372 A l'Institut israélien de technologie, Jeff Steinhauer a donc "fabriqué" un trou noir, mais celui-ci attrapait les sons, et non, fort heureusement, la matière ou la lumière. Dans la revue Nature Physics, on apprend qu'il a refroidi 1 million d’atomes de rubidium, qu'il a ensuite séparé en deux groupes : dans le premier, le son se déplace de manière normale. Dans le second, les ondes "sont comme un nageur essayant de remonter un courant plus fort que lui". Le son ne peut alors prendre la poudre d'escampette. La suite, c'est Le Monde qui l'explique : "Pour augmenter fortement la vitesse du courant d’un côté, le chercheur envoie un coup de laser bleu au milieu du canal, comme si soudain il créait une chute d’eau, accélérant le fluide : la marche devient trop haute pour les 'saumons' acoustiques qui voudraient la franchir. Le trou noir et sa terrible frontière, appelée horizon, sont bien là".

Stephen Hawking avait raison

Cette récente découverte est de taille puisqu'elle permet de démontrer qu'en effet, un trou noir certes avale tout, mais "recrache" un peu. http://www.24matins.fr/univers-trous-noirs-vraiment-noirs-381656

mardi 26 juillet 2016

LA NASA RECHERCHE SUR LA PROTECTION DES ASTRONAUTES

L’Agence spatiale américaine a noué un partenariat avec le Baylor College of Medicine de Houston. Ils créeront un nouvel institut dédié au développement des moyens destinés à protéger la santé des astronautes lorsque les missions durent longtemps. Les recherches commenceront le 1er octobre prochain.

D’après les précisions fournies par la NASA, l'Institut de recherche translationnelle (NTRI) développera un test point-of-care et une application de performance adaptée aux astronautes.

Les risques liés à un long séjour dans l’espace

Notre organisme est conçu pour vivre sur Terre. De longues missions spatiales constituent une grande épreuve pour les astronautes. Les suivis médicaux effectués sur l’équipage de la Station spatiale internationale démontrent les effets de la microgravité sur le corps humain. En plus de la détérioration des os et des muscles, on peut aussi citer les problèmes oculaires causés par une grande pression intracrânienne. Ainsi, après 340 jours passés sur l’ISS, la santé de Scott Kelly, un astronaute américain, sera suivie régulièrement.

http://www.tomsguide.fr/actualite/nasa-protection-sante-astronaute,52427.html

dimanche 10 juillet 2016

Voyager dans le temps est et sera toujours impossible

Le voyage dans le temps est et restera à jamais impossible, et l’explication tient à la nature même de la matière. Des scientifiques ont en effet découvert une nouvelle forme de noyau atomique dissymétrique. Et cette forme donnerait au temps sa direction immuable.

On ne pouvait jusqu’à il y a quelques années pas observer directement la forme des noyaux atomiques avec suffisamment de précision. Les physiciens avaient calculé plusieurs formes possibles pour l’arrangement de neutrons et de protons au coeur de l’atome. Mais tous étaient forcément symétriques.

Alors forcément quand les chercheurs ont découvert en 2013 que la forme de ce noyau de Radium 224 était allongée, ils ont dû d’abord confirmer la découverte. Ce qu’ont fait cette année les chercheurs écossais avec un autre atome dont le noyau a une forme allongée encore plus prononcée : le Barium 144.

Voyager dans le passé est tout simplement impossible. Au mieux, on pourrait accélérer le cours du temps, mais il sera à jamais impossible de revenir au point d’origine. Le voyage dans le temps façon Retour vers le futur est donc complètement impossible. L’un des chercheurs à l’origine de la découverte, Markus Scheck, de l’Université d’Ecosse de l’Ouest, l’explique :

Nous avons découvert que ces noyaux pointent littéralement dans une direction dans l’espace. Et cette direction est liée à une direction dans le temps, ce qui prouve que la direction du temps est bien définie, de telle sorte que nous voyagerons toujours du passé vers le futur.

L’autre conséquence, c’est que la matière noire n’existe pas. Les phénomènes que l’on observe à de grandes échelles dans l’univers, tiendraient donc en réalité aux propriétés physique de la matière. Et non à une forme exotique de matière qui serait en abondance autour de nous, mais qui n’interagirait jamais avec la matière qui nous constitue.

http://www.papergeek.fr/pourquoi-voyager-dans-le-temps-est-et-sera-toujours-impossible-5311

samedi 18 juin 2016

SIMULER un incendie SPATIAL

La NASA compte en effet étudier la manière dont les flammes se propagent dans une capsule, qui présente un environnement confiné et des réserves conséquentes d’oxygène hautement inflammable. Le but est donc bien de lutter contre l’éventuelle propagation d’un feu dans une capsule. La mission, baptisée « Saffire », conduira donc à la perte de la capsule Cygnus, mais permettra d’obtenir nombre d’informations en échange.

Cette capsule doit quitter l’ISS suite à un largage par le bras robotisé de la Station. Elle transportera principalement des déchets provenant de la station, et naviguera durant quelques heures.

INcendie que plusieurs capteurs vont filmer et suivre durant deux heures et demie.

samedi 11 juin 2016

TRANSFORMER DES ASTÉROÏDES EN VAISSEAUX SPATIAUX

a NASA veut transformer des astéroïdes en vaisseaux spatiaux !

Un petit astéroïde d’1 km contiendrait assez de minerais de fer et de nickel pour subvenir aux besoins de la planète entière pendant 2 ans. Et un astéroïde de 250 km permettrait de subvenir aux besoins en fer de l’humanité pendant des millions d’années.

Vous imaginez donc un peu les milliards de bénéfice que cela représenterait. Surtout qu’il est fort probable que certains astéroïdes contiennent également des métaux précieux.

Le problème, c’est que les astéroïdes se baladent librement dans l’espace sans aucun contrôle. Et nous, les humains, on n’aime pas trop qu’on nous agite des billets sous le nez. Alors, on a envisagé plusieurs scénarios pour dompter l’astéroïde non collaboratif.

Dans les années 2030, une fusée enverra dans l’espace le RAMA Seed Craft (RAMA SC), un vaisseau qui utilisera une propulsion électrique et la gravité pour accélérer et foncer vers un astéroïde cible.

Une fois le rendez-vous spatial réussi, c’est à dire que le RAMA SC s’est posé à la surface du gros caillou métallique, il va commencer à collecter de la matière première directement sur l’astéroïde. Il s’agit d’utiliser une technologie en développement à la NASA qui s’appelle ISRU (utilisation des ressources in situ).

Avec cette matière première, l’engin va fabriquer des composants mécaniques qui s’intégreront dans un design complexe et bien plus grand qui permettra de créer des sous-systèmes entièrement mécaniques : propulsion, stockage d’énergie, navigation autonome…

L’astéroïde deviendra alors un vaisseau spatial autonome et mécanique qui s’appellera RAMA-1. Il sera alors programmé pour modifier sa trajectoire et dirigé vers un point d’équilibre entre la Lune et la Terre où il pourra être exploité à loisirs.

Une fois que RAMA-1 est opérationnel, le RAMA-SC pourra partir se poser sur un nouvel astéroïde.

Ici toute l’originalité repose sur la prise de contrôle de l’astéroïde grâce à des composants analogiques et mécaniques plutôt primitifs. Made in Space a déjà de bonnes connaissances dans l’impression 3D puisque ce sont eux qui ont fabriqué les 2 imprimantes 3D qui se trouvent à bord de la Station spatiale internationale.

Pour la propulsion de l’astéroïde, Made in Space a pensé utiliser une sorte de catapulte qui lancera des cailloux ou d’autres matériaux loin de l’astéroïde, ce qui aura pour effet de pousser l’astéroïde dans l’autre direction.

Pour la navigation, ils comptent adapter la machine d’Anticythère inventée par les grecques pour appréhender les mouvements des corps célestes. Et l’ordinateur lui-même sera entièrement analogique et composé d’engrenages, de cordes et de poulies qui conserveront ainsi le programme de la mission et contrôleront les autres systèmes de l’astéroide/vaisseau spatial.

Bref, Made in Space propose un vaisseau spatial steampunk entièrement mécanique qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction ! Cette manière de faire un pas de côté pour répondre à des problèmes très compliqués est incroyablement rafraîchissante.

lundi 6 juin 2016

LE POULPE SERAIT UN EXTRATERRESTRE

LE POULPE SERAIT UN EXTRATERRESTRE

Les extra-terrestres existent-ils ? Cette question passionne les scientifiques et les amateurs des théories du complot depuis des décennies, si ce n'est plus. Finalement, la science a une réponse : oui, les aliens existent. Mais ces "aliens" ne sont pas des civilisations vivant sur des planètes à des centaines d'années-lumière de la Terre. Non, ce sont... les poulpes. La différence entre les poulpes et les autres animaux est gigantesque…

Lire la suite - http://www.zone-ufo.com/2016/06/scientifiques-concluent-poulpe-nest-dorigine-terrestre/

lundi 2 mai 2016

Un organisme vivant unicellulaire QUI SAIT APPRENDRE

Un organisme vivant unicellulaire QUI SAIT APPRENDRE

Les expériences menées avec le Physarum polycephalum démontrent qu’un organisme unicellulaire, qui ne possède pas un réseau de neurones, peut aussi apprendre. La présence de cet élément sur Terre remonte à près de 500 millions d’années avant l’apparition de l’Homme.

Outre les bactéries et les champignons, cet organisme est aussi friand d’avoines et cet appétit a donné des idées aux chercheurs. Ils ont créé trois groupes de test. Pour les deux premiers, deux substances amères, mais sans dangers, la caféine et la quinine, ont été placées respectivement entre leurs nourritures et les Physarum. De leur côté, les membres du troisième groupe ont eu le privilège de ne rien traverser. L’expérience a duré neuf jours.

Au premier jour, les membres des deux premiers groupes ont mis plusieurs heures pour atteindre leurs flocons d’avoine. Au fur et à mesure, ils ont trouvé que les deux produits ne représentaient aucun danger si bien qu’au sixième jour, ils étaient aussi rapides que le troisième groupe.

Lorsqu’on a remis les substances après un retrait de deux jours, les Physarum étaient à nouveau extrêmement prudents. Les chercheurs ont aussi noté que le groupe habitué à la quinine déteste la caféine, il en va de même pour l’autre. L’habituation est généralement observée chez les animaux, c’est la première fois qu’on le constate chez un organisme à cellule unique.

http://www.tomsguide.fr/actualite/habituation-physarum-polycephalum,51215.html

vendredi 22 avril 2016

LA FRANCE VA TESTER LA THEORIE DE EINSTEIN

Le centre national d'études spatiales va envoyer vendredi un satellite qui aura pour mission de vérifier un aspect de la théorie de la relativité à un niveau de précision jamais atteint.

Pour vérifier la pertinence du principe d’équivalence à une échelle aussi minuscule, le Cnes procédera de la façon suivante : deux cylindres, l’un mêlant platine et rhodium, l’autre en titane, se trouveront à bord du satellite. Ils seront soumis à une chute libre permanente, qui est provoquée par le mouvement du satellite en orbite, circulaire héliosynchrone, à l’intérieur d’un double accéléromètre électrostatique différentiel.

S’ils ne chutent pas de la même manière, cela serait un événement majeur de la recherche en physique

« S’ils ne chutent pas de la même manière, comme prédit par certaines théories, cela serait un événement majeur de la recherche en physique ! », s’enthousiasme le Cnes. L’agence spatiale française note en effet que le principe d’équivalence est « mis à l’épreuve car les nouvelles théories – qui cherchent à concilier la gravitation avec les autres interactions fondamentales (nucléaire et électromagnétique) – prédisent qu’il pourrait être violé à un niveau très faible ».

D’où la nécessité de descendre encore plus bas dans les mesures et surtout d’effectuer ces expérimentations en dehors de toute influence. Dans l’espace, il est possible d’étudier le mouvement relatif de deux corps en réalisant une chute libre la plus parfaite possible, à l’abri des perturbations dues à la Terre (notamment sismiques), explique le Cnes.

http://www.numerama.com/sciences/165301-un-satellite-francais-va-tester-la-relativite-generale-dalbert-einstein.html

jeudi 14 avril 2016

Starchip veut atteindre Alpha Centauri en 20 ans

Afin de franchir le gouffre de l'espace, le projet Breakthrough Starshot propose de mettre au point un vaisseau doté d'une voile poussée par un puissant laser. Avec ce système, il serait possible de voyager à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres par seconde, permettant de rejoindre la plus proche étoile du Soleil en à peine vingt ans.

L’étoile est située à 4,22 années-lumière du système solaire. Avec un vaisseau circulant à 49 kilomètres par seconde, comme la vitesse à laquelle la sonde américaine New Horizons a atteint Pluton l’an dernier, il faudrait pas moins de 24 000 ans pour achever ce voyage.

STARCHIP consisterait à envoyer un vaisseau minuscule, sans aucun membre d’équipage à bord, en direction de Proxima du Centaure à un cinquième de la vitesse de la lumière, soit 60 000 kilomètres par seconde. Avec une telle vitesse, le trajet vers l’étoile la plus proche du système solaire ne prendrait plus que 20 ans.

Comment une telle prouesse serait-elle possible ? Il faudrait doter le « vaisseau » StarChip, en fait une puce qui ne pèserait que quelques grammes, d’une voile de quelques mètres carrés poussée par des photons émis depuis un laser situé sur Terre. StarChip pourrait ainsi rejoindre Proxima dans un délai « raisonnable », 1000 fois plus rapidement que ne le feraient les sondes actuelles.

StarChip est en fait en une puce (d’où son nom) qui contient des capteurs miniaturisés, y compris pour prendre des images des systèmes explorés, et les renvoyer vers la Terre.

http://www.numerama.com/sciences/163017-comment-starchip-veut-atteindre-alpha-centauri-en-20-ans-seulement.html

mardi 22 mars 2016

QUAND ON ARRIVE A CHARGER DU SAVOIR DANS LE CERVEAU

Des chercheurs ont réussi à télécharger des connaissances dans le cerveau





Les chercheurs affirment avoir mis au point un simulateur qui peut alimenter les informations directement dans le cerveau d'une personne et lui enseigner de nouvelles compétences dans un court laps de temps. Ils pensent que ça pourrait être les premières étapes dans le développement de logiciels de pointe qui feront de l'apprentissage instantané de style Matrix une réalité.

Les chercheurs de HRL Laboratories, (qui appartient à The Boeing Company et General Motors) basé en Californie, disent qu'ils ont trouvé un moyen d'amplifier l'apprentissage, seulement sur une échelle beaucoup plus petite que dans le film.

Ils ont étudié les signaux électriques dans le cerveau d'un pilote qualifié pour ensuite introduire les données sur des sujets novices, puisqu'ils avaient appris à piloter un avion sur un simulateur de vol.

D'après l'étude, publiée dans la revue Frontiers in Human Neuroscience, on a constaté que les sujets ayant reçu la stimulation cérébrale par l'intermédiaire d'électrodes intégrées (stimulation transcrânienne à courant direct tDCS), ont amélioré leurs aptitudes de pilotage avec un taux de 33% qu'un groupe placebo.

Source - http://iatranshumanisme.com/tag/neurostimulation/

vendredi 18 mars 2016

INTELLIGENCE EXTRATERRESTRE

Cet article a été rédigé à partir d’un échange entre Sylvie Joubert et Michel Ribardière.

Depuis des décennies et probablement depuis toujours, des intelligences extérieures semblent se manifester par les manœuvres de certains ovnis (Objets Volants Non Identifiés) ainsi qu’à l’occasion de rencontres rapprochées. Après quoi courent-elles ? Que projettent-elles ? Sommes-nous capables de les comprendre ? Et l’une des interrogations parmi les plus importantes : leurs comportements, leur conduite de nos relations s’appuient-ils sur une morale, ou bien, sur une compréhension du sens de notre existence ? Nos visiteurs possèdent-ils une connaissance ou une vision plus profonde pour ce qui concerne le sens et le destin de la Vie en général et de la nôtre en particulier ? Sur quoi notre monde pourrait-il s’appuyer pour comprendre le point de vue de nos visiteurs ? Sur quoi pourra-t-il s’appuyer pour garantir des relations harmonieuses avec eux ?
Cette analyse pourrait aider nos contemporains à évaluer la situation ainsi que la conduite des opérations de nos visiteurs dans notre monde. Des opérations, dont il est faux de déclarer que nous ne savons absolument rien. Leurs efforts pour que nous comprenions un peu plus que ce qui se situe au bout de notre nez ne se révèlent pas stériles.

Il existe deux pièges à éviter si on veut tenter de poser convenablement ces interrogations. Le premier piège consiste à croire qu’en parlant d’intelligence extérieure (extra ou intra terrestre) il y aurait un modèle type de « bonnes » questions, pour la simple raison qu’il n’existe peut être pas un modèle homogène d’intelligence non terrestre, tout au contraire. Les êtres humains sont par exemple pleins de paradoxes et bigarrés et il n’aura échappé à personne que leurs idées ainsi que leurs morales le sont tout autant, sans évoquer leurs comportements, allant du pire au meilleur en passant par une indifférence parfois surprenante. Ce pire, ce meilleur, cette indifférence & Co, sont des traits récurrents de notre humanité. C’est aussi ce qui la rend difficilement gérable et imprévisible.

Imaginons cette même diversité comportementale, non pas à l’échelle terrestre, mais à l’échelle de l’univers. Nous observerons alors des projections éparses et différentes, en aussi grand nombre que les grains de sable sur cette Terre, au moins ! Si nous faisons définitivement le deuil de l’idée que l’intelligence extraterrestre (ou intra) peuplant le cosmos est bonne, profonde et fraternelle, ou au contraire mauvaise et agressive, s’il n’y a pas de comportement homogène venant du cosmos et que l’univers les contient tous, alors il y aura des comportements de leur part reposant sur une morale acceptable pour nous, et d’autres qui le seront moins. Autrement dit, il existe mille et une façons de penser le contact et de glisser la clé dans la serrure ouvrant la porte entre nous et des intelligences « Autres ». Ainsi, certaines formes de vie pourraient être éminemment subtiles et avancées en esprit, d’autres relativement proches de notre propre expérience terrestre, de notre entendement aussi, telle autre plus subtile sur un plan et moins sur un autre, etc. Comprendre l’intelligence des « Autres », suppose que l’on envisage de multiples niveaux de contacts parce qu’il pourrait y avoir de multiples projections de leur part, de multiples façons de comprendre ce qui les fait courir.
La question du contact est donc nécessairement plurielle, relative. C’est parce que nous ne comprenons pas suffisamment cela, que nous avons du mal à entrevoir que le contact est possiblement en cours, peut-être même qu’il n’a jamais cessé d’une certaine façon, même si nous n’avons pas encore vu de nos yeux un vaisseau atterrir au cœur de nos cités. Il faut se déprogrammer de l’idée qu’il y aurait une bonne façon de les comprendre ou d’initier un lien.

image source:
site web du FEA

Si, par contre, nous attendons de savoir ce que donnerait un contact physique et officiel avec un vaisseau atterrissant sur le toit de l’ONU ou ailleurs, avec une délégation supposément humanitaire… cela effectivement est à venir… encore que si on suppose que le passé, le présent et l’avenir coexistent comme le disent certains physiciens, cela a déjà eu lieu. Compte tenu de cet éclatement des valeurs appelant une polymorphie des intentions et des attentions, rien ne dit non plus que l’univers intelligent est « moral » ou « profond » au sens où nous l’entendons généralement. Mais, rien ne dit l’inverse non plus! Si on peut penser que certaines valeurs éthiques sont partagées, et pourquoi pas une certaine forme d’amour entre les formes d’intelligences, il n’y a pas lieu de valoriser une chose plutôt qu’une autre, au moins d’un point de vue sociologique.
Cependant, selon son propre cœur et en fonction de son choix de vie, c’est autre chose !
Le second piège est l’inverse du précédent qui poussait à la vision homogène : ce second piège consiste au contraire à penser que toutes ces formes de vie sont différentes de nous dans leurs motivations intérieures, dans leur excitant vital pour ainsi dire. Si on envisage une logique d’auto-similarité (l’auto-similarité suppose qu’une forme se maintient, quelle que soit l’échelle à laquelle on l’observe), on peut émettre l’hypothèse que les formes intelligentes humanoïdes (ou pas)sont mues par des élans assez similaires aux nôtres, mais sur la base d’une autre échelle de réalité matérielle et spirituelle.
Une intelligence se situant en barreau 3 et une autre en 6 projetteraient la même chose, seule la gestion de cette chose différerait en fonction du niveau technologique, de la culture en question, de ses acquis en terme de connaissance, de sa spiritualité, et cetera. Ici, sur Terre, notons que deux êtres de continents différents ont au fond les mêmes nécessités existentielles et ontologiques, bien que ne mangeant pas les mêmes aliments, ne se comportant pas de la même façon et ne croyant pas aux mêmes dieux ou savoirs. Pourquoi ?
Parce qu’il y a, ce qu’on pourrait appeler des besoins, des archétypes, des schémas, des schèmes, des récurrences, des idéaux types, etc. ( peu importe le mot), qui sont communs bien au-delà des dissemblances. Ceci montre que la vie en général résonne en auto-similarités, que le similaire revient même s’il s’habille de vêtements différents, et qu’il n’est pas impensable que cette auto-similarité structure toute forme de vie, humanoïde ou pas. Pour exemple, à notre niveau terrestre, ne retrouvons-nous pas les mêmes impératifs chez un végétal, un animal ou un humain (appel à la subsistance, appel à l’interaction, la perception, mais aussi à l’amour ou l’affection, etc.) ? Par contre, il est évident que le mode d’expression de ces «appels-leitmotivs» se fait de façon tout à fait différente chez l’une ou l’autre des espèces, un peu comme s’il y avait au fond un «langage» commun que le végétal, l’animal, et l’humain mettaient en scène chacun en fonction de son niveau de réalité.
Mais, fondamentalement, ces appels vitaux sont-ils si différents que cela ? Cela n’est pas certain. C’est un peu comme s’il existait un alphabet commun à toute espèce, humanoïde ou pas, et dont il serait intéressant de voir si ce dernier prend racine dans la partie commune d’ADN reliant tout ce qui vit dans l’univers. Ainsi, les intelligences extra-intra-terrestres pourraient bien «courir» après les mêmes choses que nous-mêmes, mais avec des moyens différents et selon le stade évolutif qui leur est propre. Il semble y avoir des quêtes auto-similaires (donc fractales) où la question que tout un chacun se pose n’est que l’écho d’une question posée en toute dimension, tout espace-temps, et dont la réponse s’actualise via ces formes par lesquelles nous existons.

suite

mercredi 24 février 2016

A QUOI SERVENT LES ONDES GRAVITATIONNELLES ?

Lorsqu’un événement violent se produit, cela provoque des vibrations qui se déplacent à travers tout l’espace.

Les ondes détectées en septembre dernier proviennent de la collision et de la fusion de deux trous noirs situés à des millions d’années-lumière de notre position.

Les ondes gravitationnelles vont permettre aux astronomes et aux chercheurs d’écouter l’univers

Grâce aux ondes, ils devraient aussi être en mesure de mieux comprendre le fonctionnement d’une étoile et la formation des trous noirs.

Certains d’entre vous le savent sans doute mais il arrive parfois qu’une étoile explose pour former une supernova. Lorsque cela arrive, alors toutes ses couches supérieures sont expulsées et son centre s’effondre sur lui-même.

C’est à ce moment précis que le trou noir se forme. Le problème, bien sûr, c’est que personne ne sait ce qui provoque l’explosion des étoiles et ces ondes nous permettront sans doute de répondre à pas mal de questions.

Et puis, bien sûr, il y a le Big Bang, cette formidable explosion qui a créé l’univers. Si l’on en croit les dernières études en date, alors le phénomène aurait provoqué une expansion accélérée du cosmos mais il ne s’agit malheureusement que d’une simple théorie et personne n’a été en mesure de la prouver.

En théorie, pourtant, les ondes gravitationnelles provoquées par l’explosion devraient emplir tout l’univers et la découverte faite par le LIGO pourrait donner vie à de nouveaux outils de mesure capables de capter ces infimes variations.

Mais en réalité, ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres. La vérité, c’est que les astronomes eux-mêmes ne savent pas ce qu’ils vont pouvoir découvrir grâce à ces ondes. La seule chose dont ils sont sûrs et certains, c’est qu’elles ouvrent un tout nouveau chapitre dans l’histoire de l’astronomie.

http://www.fredzone.org/a-quoi-vont-servir-les-ondes-gravitationnelles-788

samedi 20 février 2016

Les ondes gravitationnelles découvertes grâce à deux trous noirs

Les ondes gravitationnelles découvertes grâce à deux trous noirs

Le 14 septembre 2015, à 11 h 51, pour la première fois, les deux interféromètres LIGO situés aux Etats-Unis ont enregistré le passage d'une onde gravitationnelle.

Cette infime déformation de l'espace-temps a été détectée avec 7 millisecondes d'écart par les deux instruments séparés par 3000 kilomètres. De sorte que sa réalité ne fait aucun doute. Le signal est d'ailleurs parfaitement en accord avec ce que les théoriciens attendaient dans le cas de la fusion de deux trous noirs. Ceux qui ont été observés avaient des masses respectives de 29 et 36 fois la masse du Soleil.

La forme du signal complexe détecté par LIGO montre que les deux objets finissent pas n'être plus qu'à quelques centaines de kilomètres l'un de l'autre. Or seuls des trous noirs permettent d'expliquer une telle masse confinée dans une si petite zone de l'espace.

Les scientifiques désignent ces trous noirs sous l'appellation GW150914. Le résultat de la fusion des deux trous noirs est un nouveau trou noir d'une masse de 62 masses solaires et non pas 65 comme on pourrait s'y attendre. Les 3 masses solaires manquantes sont précisément celles qui ont été dissipées sous la forme d'énergie gravitationnelle. La quantité d'énerige libérée est collossale, elle répond à la fameuse loi d'Einstein E=MC² (l'énergie vaut la masse multipliée par le carré de la vitesse de la lumière).

Pas de contrepartie visible

La direction dans laquelle se situe le trou noir n'est pas connue précisément, la zone d'incertitude fait la taille d'une grande constellation(600 degrés carré), soit un peu plus de 1% de la taille de la voute céleste.

Le programme de détection a alerté les chercheurs quelques minutes après le passage de l'onde. Sous quelques heures, les chercheurs ont partagé entre eux l'alerte par mail.

C'est seulement deux jours plus tard, ils ont lancé l'alerte à une vingtaine d'observatoires suceptibles d'identifier la source dans différents domaines de longueur d'onde, des rayons X, aux rayons gamma.

Hélas, rien n'a été identifié. "En fait, nous ne savons pas à quoi nous attendre, il est possible que dans le cas de trous noirs il n'y ait aucune contrepartie visible, car ils ont fait le ménage autour d'eux, il n'y a plus de disque de matière autour d'eux", nous a précisé Eric Chassande-Mottin du laboratoire AstroParticules et Cosmologie de Paris 7. En revanche les chercheurs s'attendent à pouvoir observer des contreparties lorsqu'il s'agit d'une collision impliquant une naine blanche. Celles-ci pourraient expliquer les sursauts gamme très brefs.

A terme lorsque VIRGO sera opérationel à la fin de l'année, la localisation dans le ciel sera plus précise. Mais les chercheurs devrons aussi être plus réactifs pour lancer l'alerte. Là ils ont clairement été pris de court. En fait, le début officiel des opérations de LIGO avait lieu le 18 septembre. La détection a donc eu lieu 4 jours avant ! "Heureusement l'instrument avait une stabilité nominale depuis le 12 septembre", rassure Nicolas Leroy de l'IN2P3.

Un effet infime
Sur son passage l'onde gravitationnelle générée par ce cataclysme cosmique a déformé l'espace-temps. Ainsi, la Terre a de manière très éphémère été légèrement distordue. C'est cette distorsion que LIGO a détecté. Mais sur la longueur de l'instrument (deux bras de 4 km), la déformation n'a pas excédé la moitié du diamètre d'un proton. "Nous sommes capables de mesurer des déplacements de l'ordre d'un milliards de fois plus petits que la taille d'un atome", a souligné Benoit Mours du laboratoire de physique des particules d'Annecy.

Compte tenue de la précision de l'interféromètre, le signal enregistré ne fait aucun doute.
Cent ans après la théorie de la relativité générale publiée par Einstein, l'une de ses prédictions a donc été vérifiée. Cette observation ouvre la voie à une nouvelle astronomie qui va étudier les trous noirs et les astres compacts comme les étoiles à neutrons par un autre biais que celui des rayonnements électromagnétiques. Les chercheurs n'hésitent pas à parler d'une révolution dans le domaine de l'observation comparable à la première utilisation d'une lunette par Galilée, il y a 400 ans. C'est véritablement une nouvelle fenètre sur l'univers, et maintenant que les instruments sont au point, les découvertes devraient s'enchainer.


http://www.cieletespace.fr/node/20841