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mardi 19 mars 2013

Un monstre aquatique avec des dents de 4 cm découverts en Australie !


Publiant leur découverte sur PLoS ONE, des chercheurs australiens ont mis au jour le crâne fossilisé d’une espèce ancienne de poisson jusqu’alors inconnue : un grand prédateur aux dents de 4 cm !

Près d’Eden, en Australie, les paléontologues de l’Université nationale australienne étaient occupés à dégager de la roche le squelette d’un poisson cuirassé vieux de 360 Ma (Dévonien) quand ils ont eu la surprise de tomber sur unfossile encore bien plus précieux : le plus grand crâne fossilisé de poisson à nageoires lobées jamais trouvé dans des roches de cette époque. Qui plus est, une nouvelle espèce, et même un nouveau genre !

« Quand nous avons soulevé le bloc, nous avons remarqué un très grand croc, d’au moins 4 cm de long, Comme les poissons cuirassés n’ont pas de dents, nous avons compris qu’il devait y avoir un prédateur beaucoup plus grand conservé sur ce site. Nous avons découvert le crâne presque complet et la ceinture scapulaire d’un énorme poisson à nageoires lobées, ayant des mâchoires d’environ 48 cm de long« , a déclaré le Dr Gavin Young cité par Sci-News.

« Nous avons comparé la forme et la structure de ces restes avec celles d’environ 100 espèces de poissons fossiles provenant d’ailleurs dans le monde. Il s’avère que nous avons là non seulement une espèce nouvelle pour la science, mais aussi un nouveau genre de poisson à nageoires lobées, que nous avons nommé Edenopteron, d’après la ville d’Eden« , a-t-il ajouté. L’espèce a ainsi été baptisée Edenopteron keithcrooki.

Un poisson de 2 à 3 mètres de long

L’animal possédait des dents supplémentaires sur le palais, d’étranges ornements sur ses écailles et différait de ses cousins de l’hémisphère nord, disent les auteurs. Et sa taille ? Tenter de trouver le reste du squelette nécessitera « une fouille de grande ampleur, parce qu’il devrait faire 2 à 3 m de long ; mais ce sera très certainement une trouvaille absolument spectaculaire« , a précisé Gavin Young.

Durant le Dévonien, ce poisson hantait les eaux du Gondwana, le supercontinent austral de l’époque. « Il est assez clair que nous avions un groupe de poissons à nageoires pédonculées [ou lobées] endémique dans cette partie du monde, ce qui a des conséquences très intéressantes sur les hypothèses concernant l’endroit où les premiers animaux terrestres ont évolué« , a conclu le Dr Young.

jeudi 7 mars 2013

Un chameau géant découvert en Arctique !


Un chameau géant découvert en Arctique !

Trente éclats d'os d'un tibia ayant vraisemblablement appartenu à un chameau furent repérés dans le Grand Nord canadien, sur l'ile d'Ellesmere. Cette région se situe non loin du Groenland et du Pôle Nord, à 750 miles plus au nord que le lieu où antérieurement fut trouvée cette espèce. Les paléontologues en viennent à la conclusion que des chameaux peuplaient ce territoire il y a de cela 3,5 millions d'années, bénéficiant alors d'un climat plus doux. 



Du collagène fut extrait de ces fragments de fossiles afin de pouvoir établir la comparaison avec celui de trente-sept espèces modernes. Une similarité fut identifiée entre cet animal et les chameaux et dromadaires connus de nos jours. Les chercheurs purent alors préciser que ce mammifère ancien appartenait à la famille des camélidés géants. 

Originaires d'Amérique du Nord, ces animaux se seraient dispersés au cours des ans vers l'Asie ainsi qu'en direction de l'Amérique du Sud, où les vigognes, lamas et alpagas s'y rencontrent toujours. Les données recueillies grâce à l'analyse de ces fossiles assureront une meilleure compréhension de la façon dont évoluèrent ces chameaux au cours des temps. 

 La toile   



lundi 25 février 2013

Découverte d'un micro-continent préhistorique: un monde perdu.





Découverte d'un micro-continent préhistorique: un monde perdu.

Les géologues ont découvert les restes d'un micro-continent préhistorique baptisé Mauritia sous une épaisse couche de lave à plusieurs milliers de mètres sous l'Océan indien et l'île Maurice.
Ce fragment de continent s'est détaché voici quelque 60 millions d'années de l'actuelle Madagascar, au moment où cette grande île dérivait en s'éloignant de l'Inde. Il a été recouvert depuis lors par d'énormes quantités de lave remontée du coeur de la Terre, suggère cette étude publiée dans la revue scientifique britannique Nature Geoscience.


L'île Maurice quant à elle s'est formée récemment, il y a 8 millions d'années suite à une activité volcanique. /L
la Voix de la Russie     

vendredi 15 février 2013

Des hommes et des dinosaures : des messages venus de l'au-delà !




Des hommes et des dinosaures : des messages venus de l'au-delà!

Cette année, des fossiles étranges ont été découverts au Kamtchatka. On aurait pu les prendre pour des restes d'animaux anciens. Seul un fait laissait les spécialistes perplexes : ces créatures avaient des formes très précises. Les fossiles ressemblaient à des parties d'un mécanisme, comme s'il s'agissait des roues dentées de tailles différentes. A en juger par la couche où on a trouvé ces éléments, ils devraient avoir environ 400 millions d'années. L'archéologue de Saint-Pétersbourg Iouri Goloubev qui a retrouvé ces éléments, tout comme ses collègues américains, a confirmé que les fossiles ressemblent à des éléments d'une machine.
La science a ignoré cette découverte du Kamchatka. Et les journalistes se sont rappelés des autres découvertes qui ont fait sensation. Il s'agit notamment des objets sphériques étranges dont la taille varie entre 2,5 et 10 centimètres, que les mineurs de la ville de Klerksdorp en Afrique du Sud retrouvaient parfois. L'âge approximatif de la roche dans laquelle ces sphères ont été retrouvées atteint 3 milliards d'années. Les archéologues ne sont pas d'accord quant à l'origine de ces objets anciens. Ceux qui défendent leur origine artificielle font valoir que ces sphères portent des signes évidents de traitement technologique, notamment des incisions longitudinales. Quant aux géologues, ils estiment que les sphères sont d'origine naturelle et ces incisions sont le résultat de l'oxydation et l'exposition à l'air.

Il est plus difficile d'expliquer par des causes naturelles la découverte faite en 1934 par Emma Khan, originaire de la petite ville de London dans l'état américain du Texas. Dans un morceau de roche, elle a trouvé un marteau en métal. Sa poignée, étant à l'origine en bois, s'est solidifiée avec le temps. Mais le marteau s'est bien conservé car il est fait en métal de bonne qualité que les hommes ont réussi à fabriquer il y a seulement 10 000 années. Le paradoxe, c'est que ce marteau « s'est enraciné » dans la roche pétrifiée, dont l'âge est estimé à au moins 65 millions d'années. Autrement dit, tout cela est arrivé à l'époque des dinosaures.
Toutefois, les archéologues estiment que les hommes capables de fabriquer des marteaux de cette qualité ne sont apparus sur Terre que plusieurs millions d'années après l'extinction des dinosaures. Ils ne pouvaient donc pas voir des dinosaures vivants. D'ou viennent alors les dessins sur les pierres dans la province péruvienne d'Ica?
Ces dessins représentent de vrais dinosaures des espèces différentes : des triceratops, des stégosaures, des tyrannosaures et des brontosaures. Des hommes sont également présents sur certains dessins. Ils font soit la chasse aux dinosaures, soit les utilisent comme un moyen de transport, voyageant sur le dos des tricératops ou volant avec les ptérodactyles. Sur certaines pierres d'Ica on peut voir des images des mammifères qui sont caractéristiques uniquement pour le continent américain. Sur d'autres pierres sont représentées des scènes de transplantations du cœur, et même du cerveau, ainsi que des dessins des systèmes stellaires et des appareils volants. En voyant ces dessins d'Ica pour la première fois, on a tendance à penser qu'il s'agit de fausses pierres, fabriquées exprès pour des touristes crédules.
Pour la première fois ces pierres aux animaux étranges sont mentionnées en 1570 dans la chronique de l'historien indien Juan de Santa Cruz Pachacuti qui s'appelle Relation de dades antique d'este Reyno del Peru (légendes anciennes du royaume du Pérou). Au début des années 1960, les pierres d'Ica ont été vendues à bas prix sur le marché noir des antiquités au Pérou. Elles sont devenues célèbres grâce au professeur de médecine de l'Université de Lima Javier Cabrera (1924-2001). Ayant reçu sa première pierre pour son anniversaire en 1961, il a passé les 40 années suivantes à étudier des pierres et des roches. Il a même créé un musée, qui abrite actuellement une collection de plus de 11 000 pierres d'une taille de 30 cm à 1,5 m, gravés ou couverts de motifs différents. En 1976, Cabrera a publié un livre intitulé The message of the Engraved Stones of Ica (le Message des pierres gravées d'Ica), dans lequel il avance l'hypothèse qu'une civilisation développée qui existait sur Terre aurait enregistré sur ces pierres l'histoire de l'Humanité et les a laissées sur la planète avant de la quitter à cause d'une catastrophe mondiale. Cela aurait pu être le cas, par exemple, avant le déluge biblique. Les pierres ont été choisies comme un matériau qui peut survivre à tout bouleversement. Quant aux dessins, notamment ceux qui représentent des scènes avec des opérations chirurgicales, ils auraient été conçus pour faire passer des messages à l'Humanité survivante à la catastrophe.
Cabrera a remporté le titre de « Fils adoré de la ville » à Ica et une médaille d'or. Mais nombreux étaient ceux qui trouvaient le professeur fou et falsificateur. Les pierres d'Ica étaient considérées comme une falsification moderne, et plus personne n'y prêtait attention. Ce verdict a été fondé, notamment sur le témoignage de chercheurs péruviens qui avaient admis avoir gravé les pierres eux-mêmes.
Toutefois, selon l'historien russe Andreï Joukov, les arguments des opposants de Cabrera qui visent à discréditer ses conclusions et déclarer sa collection avec des gravures de contrefaçon ne tient pas la route :
« Tout d'abord, la vente illégale d'antiquités au Pérou est considérée comme un crime. Par conséquent, les personnes qui ont fourni ces pierres à Cabrera, devaient indiquer qu'ils ont fabriqué les pierres pour éviter des poursuites pénales. D'autre part, les différentes techniques de falsification diffèrent des véritables gravures sur pierre. Troisièmement, l'examen de dizaines de pierres, avec des images de dinosaures, réalisé à la demande de Cabrera par Mauricio Hochshild Mining Co., a confirmé leur authenticité. Des résultats similaires ont été présentés lors de l'expertise à l'Université de Bonn, l'Université de Lima et le laboratoire de l'Ecole d'Ingénierie de Lima ».
Joukov souligne que les images de certains dinosaures sont bien la preuve de l'authenticité de la collection d'Ica, dont les restes de dinosaures ont été découverts par des paléontologues au début des années 1990, beaucoup plus tard que l'année au cours de laquelle ces objets ont fait parties de la collection de Cabrera ! Il s'agit d'une image de diplodocus avec des plaques sur sa colonne vertébrale, semblables à ceux que possédaient les stégosaures. Il est peu probable que les paysans péruviens illettrés, qui s'occupaient de la fabrication de fausses pierres, aient pu imaginer cet animal rare avec autant de détails. L'hypothèse que des chimistes expérimentés, puissent faire « vieillir » ces pierres pour tromper l'oeil des experts n'a pas l'air très réaliste. Enfin, il serait difficile de cacher l'existence de ces laboratoires qui ont produit des dizaines de milliers de pierres gravées.
La collection de Cabrera a de fortes chances d'être vraie. Mais si l'on est d'accord avec cette affirmation, la conception actuelle de l'histoire de la Terre pourrait alors être remise en question. Et il a de nombreuses preuves pour appuyer cette hypothèse. /L

mardi 12 février 2013

Mort des dinosaures ! Confirmation de la comète tueuse.


Mort des dinosaures ! Confirmation de la comète tueuse.

La théorie qui prévaut concernant la disparition des dinosaures est qu'un gros astéroïde (ou un astéroïde binaire...) soit tombé sur leur tête il y a 65 millions d'années de cela. On a repéré depuis longtemps les traces d'un énorme cratère dans le golfe du Mexique. L'explosion a dû être l'équivalent de deux millions de fois la plus grande bombe thermonucléaire existante !

SCIencextrA Dinosaures

Le souci est que certains indices avaient montré que l'impact serait intervenu 300 000 années plus tôt que leur disparition. On s'était alors demandé si autre chose n'avait pas représenté le coup de grâce. Il s'avère que non. Des scientifiques européens et américains viennent de trouver que la « fenêtre » entre l'impact et la disparition pouvait être réduite à un peu plus de 10 000 ans. Sur le plan géologique, c'est extrêmement faible. On peut donc affirmer à nouveau sans réserve que c'est bien cet impact qui a eu raison des dinosaures.

Références: Paul R. Renne, Alan L. Deino, Frederik J. Hilgen, Klaudia F. Kuiper, Darren F. Mark, William S. Mitchell III, Leah E. Morgan, Roland Mundil,and Jan Smit; Time Scales of Critical Events Around the Cretaceous-Paleogene Boundary; Science 8 February 2013: 339 (6120), 684-687. DOI:10.1126/science.1230492 

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mercredi 6 février 2013

Ce n'est pas une comète qui a fait disparaitre la culture Clovis.


Ce n'est pas une comète qui a fait disparaitre la culture Clovis.

Précisons tout de go que cette culture n'a rien à voir avec l'histoire française. Il s'agit du nom d'un site en Amérique du Nord (près d'une ville nommée Clovis au Nouveau-Mexique). Des traces archéologiques avaient permis de déceler qu'une peuplade a habité là-bas vers -16 000 à - 13 000 ans avant Jésus-Christ environ. 


Certains chercheurs avaient pensé que cette culture humaine préhistorique avait disparu en raison de la chute d'une comète dans le coin. D'autres chercheurs ont eu beau chercher un peu partout en Amérique et en Europe, mais n'ont trouvé aucune preuve qu'une comète ou même un changement climatique puisse avoir décimé cette culture à cette époque. D'autres explications doivent être trouvées concernant l'hypothèse de cette disparition soudaine. 

D'après les chercheurs, cette théorie de la comète est devenue une sorte de « zombi ». On a beau trouver des preuves que cela ne se peut pas, cette théorie refait surface avec d'autres arguments aussi peu solides qu'avant.

La toile


Références: Boslough, M., et al. (2012), Arguments and evidence against a Younger Dryas impact event, in Climates, Landscapes, and Civilizations, Geophys. Monogr. Ser., vol. 198, edited by L. Giosan et al. 13–26, AGU, Washington, D. C., doi:10.1029/2012GM001209. 



mardi 5 février 2013

Néandertal seraient donc les plus anciens Hominidés à avoir utilisé des ossements de mammouth pour construire des structures d’habitations.




Nouvelle découverte sur l'habitat de Néandertal

La chasse aux mammouths par l'homme moderne (homo sapiens), ainsi que l'utilisation de leurs ossements pour la construction d'habitat (principalement en Russie et en Ukraine) est avérée pour le Paléolithique supérieur. Se pourrait-il que ce type de construction ait été inventé par des hommes avant Homo Sapiens ? Pourquoi pas ! Et bien depuis peu nous pensons que l'Hommes de Néandertal a pu être le premier à réaliser ces constructions.



neandertal-angleterreEn effet l'homme de Néandertal a longtemps été considéré comme un être archaïque comparé à Homo Sapiens mais de plus en plus d'études récentes viennent contredire cette réputation. Une nouvelle étude franco-ukrainienne va dans ce sens en tentant de prouver que non seulement l'Homme de Neandertal se nourrissait de mammouths mais qu'en plus il se servait de leurs os pour fabriquer des habitations. Les résultats de cette étude, réalisée par Laëtitia Demay et Stéphane Péan, et coordonnée par Marylène Patou-Mathis et Larissa Koulakovska1 viennent d'être publiés dans la revue Quaternary International. Sur le site de Moldova I situé dans la vallée du Dniestr en Ukraine de nombreux vestiges ont été découverts et étudiés. Cette étude se base sur un niveau datant du Paléolithique moyen (-300 000 à env. -35 000 ans) qui a livré 3 000 ossements de mammifères, en particulier de mammouth laineux et 40 000 vestiges lithiques moustériens. Les différents vestiges découverts permettent d'établir des zones d'activités distinctes telles qu'une zone de boucherie et une zone de production d'outils. 25 foyers et une accumulation circulaire composée d'ossements de mammouths pouvant être une structure d'habitat ont également été mis au jour sur le site. Autour de cette région, les habitats sont réalisés en os car le bois manque. Après une étude archéozoologique des ossements de cette structure, on peut affirmer que le nombre de mammouths utilisé est d'environ 15 individus. On peut également dire que d'après les stries présentes sur les ossements, les Néandertaliens ont récupérés la viande pour se nourrir.

La structure circulaire en ossements de mammouth semble correspondre à un abri coupe-vent. Il ne s'agit pas d'une habitation couverte comme celles du Paléolithique supérieur faites par les hommes moderne. A l'intérieur nous sommes en présence d'une quinzaine de foyers, d'outils lithiques ainsi que des déchets de boucherie, caractéristiques d'un espace domestique.
Les Néandertaliens seraient donc les plus anciens Hominidés à avoir utilisé des ossements de mammouth pour construire des structures d'habitations. La présence d'ocre sur un certain nombre d'ossements laisse même supposer une certaine recherche de l'esthétique (et/ou du symbolique ?) chez Néandertal.

"Neanderthal and mammoth. Terms of mammoth use between food and construction during the Middle Paleolithic : Zooarchaeology applied to the layer 4 of Molodova I (Ukraine)". DEMAY L., PÉAN S., PATOU-MATHIS M., 2012. Quaternary International, pp. 212-226.