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mardi 16 février 2021

Débat scientifique sur le déclin des insectes

Les hyménoptères figurent parmi les catégories d’insectes les plus touchées par les pesticides. Luc Durocher/Flickr, CC BY-NC-SA

Le recul de la biodiversité, le réchauffement climatique, l’origine de certaines pandémies : ces faits sont établis depuis des décennies, notamment par des panels internationaux de scientifiques qui font consensus, à l’image du GIEC ou de l’IPBES.

Dans ce contexte, et pour la première fois, L’Académie des sciences vient d’émettre un avis très clair sur le déclin des insectes et l’urgence d’agir.

Sur ces sujets subsistent encore des polémiques issues de sources diverses, le plus souvent sans fondement scientifique, voire au-delà de toute rationalité. Et il existe aussi des controverses entre scientifiques. Les médias s’y engouffrent, les réseaux sociaux s’en nourrissent, le public s’y perd.

L’exemple actuel de la pandémie de Covid-19 et de ses nombreux « scandales » vécus par tous – que ce soit à propos des masques, de la chloroquine ou des vaccins – rend tout cela très concret.

C’est qu’il y a souvent une confusion entre « la science en train de se faire » – où la controverse peut occuper une place de choix, habituellement restreinte aux échanges dans les revues spécialisées et les congrès – et la médiatisation immédiate de ce processus « immature » (car en cours et non abouti).

À lire aussi : De la controverse scientifique au débat de société

Les scientifiques peinent eux-mêmes parfois à s’y retrouver dans la masse de publications accessibles sur tel ou tel sujet non directement compris dans leur domaine d’expertise. Et il n’est pas rare non plus d’être démuni dans sa propre spécialité, lorsque certains confrères compliquent trop l’exercice de la science, voire font preuve de mauvaise foi.

Il faut alors revenir à un examen attentif, en vérifiant par exemple l’ensemble des publications pouvant servir de sources aux articles scientifiques. Le processus de peer reviewing (le fait pour une revue spécialisée de soumettre les articles à l’approbation de pairs qui servent d’arbitres) est censé jouer ce rôle en partie. Mais c’est aussi et avant tout le travail des auteurs de ces articles de vérifier leurs bases de données.
La nécessité de la vérification

C’est à ce lent et fastidieux travail de vérification que se sont attelés la chercheuse Marion Desquilbet (Inrae) et ses collègues au sujet d’une méta-analyse parue en avril 2020 dans la revue Science sur le déclin des insectes. Cette étude modulait les travaux précédents et se voulait rassurante. Pas si grave ni si rapide que cela, le déclin des insectes ?

Il a fallu regarder de plus près et le fruit des investigations de Marion Desquilbet et de ses collègues a été publié en décembre 2020, toujours dans la revue Science.

Des faiblesses ont ainsi été mises à jour sur environ les deux tiers des publications utilisées dans la méta-analyse d’avril 2020. Le plus dérangeant étant l’agrégation d’études sur des approches spatio-temporelles très différentes (du local au global, études sur 2 ans ou à plusieurs décennies) et un mélange d’expériences naturelles (observations dans des contextes non expérimentaux) et d’expériences de type « mésocosmes » (dans des milieux reconstitués)

On pouvait donc légitimement penser que le résultat d’un tel amalgame conduirait à une sorte de combinaison d’effets différents – positifs, négatifs, neutres – pouvant mener à un résultat global significatif, une sorte de tendance arithmétique.







Abeille à longue corne Eucera (France). Comme tous les hyménoptères, les pollinisateurs sauvages sont très sensibles aux pesticides. Romain Garrouste/MNHN, CC BY-NC-ND
Le rêve du big data

Mais revenons aux méta-analyses : elles se proposent d’étudier des données sur la base de connaissances établies, avec des objets parfois disparates pour lesquels on recherche des tendances générales, des corrélations originales, des associations discrètes, mais intéressantes.

Bref, c’est une sorte de big data des publications où l’on mettrait tout ensemble pour appuyer ensuite sur quelques boutons – ceux des logiciels d’analyses statistiques ou de modélisation qui permettraient de nous donner de « vrais » résultats non biaisés. C’est ici le grand rêve de ces big data, où la puissance de l’analyse permettrait de s’affranchir des erreurs initiales (mauvais protocoles, erreurs de saisies, statistiques inappropriées, etc.) et de méthodologie de constitution du corpus à analyser (la base de données de publications).

Reste que le plus important pour une information, c’est qu’elle soit exacte et vérifiée avant d’être incorporée dans les bases de données. Cette règle vaut évidemment pour les publications compilées dans ces méta-analyses.

Malgré les discussions autour de ces compilations – comme celle parue au printemps 2020 sur le recul des populations d’insectes – la tendance globale au déclin dans les milieux terrestres est bel et bien confirmée.
La question des états de référence

Cette controverse autour du recul des colonies d’insectes nous inspire plusieurs constats.

Rappelons en premier lieu que les insectes sont difficiles à étudier. Nous les connaissons mal en Europe – il y a de moins en moins d’enseignements naturalistes et taxonomiques – et ils souffrent d’un certain désintéressement. Pour eux, c’est la double peine : on a du mal à évaluer leur déclin, car ils ne nous ont jamais vraiment intéressés ; ils sont de fait trop nombreux et mal connus puisqu’ils ne nous intéressent pas beaucoup !




Prédation d’une mante religieuse sur un lézard Tarentola (France). Romain Garrouste/MNHN, CC BY-NC-ND

Second point, la disparition programmée des insectes, pourtant annoncée dès 1962 dans Le Printemps silencieux de Rachel Carlson, n’a jamais vraiment représenté une priorité pour la science. Autrement, les évaluations du danger des insecticides auraient reçu une tout autre attention. Quant aux études à long terme, elles auraient été lancées de longue date, s’appuyant sur des réseaux d’« observatoires » ou des sites ateliers comme on en trouve aujourd’hui.

Il n’existe donc, on le comprend, aucun protocole, aucune initiative à une échelle suffisamment large, et qui ai commencé suffisamment tôt, pour donner un état de référence de la situation des insectes.

Il est à ce titre intéressant de rappeler que c’est à une société savante d’amateurs que l’on doit les 27 années de données ayant permis à des chercheurs allemands de publier en 2017 dans la revue PLOS One un article sur le déclin global des insectes outre-Rhin qui a valeur d’exemple.

Dernier constat : si l’on a longtemps cru que les sciences participatives pourraient résoudre bien des problèmes de recherche sur la biodiversité – chaque citoyen pouvant potentiellement contribuer à la collecte de données –, elles ne peuvent toutefois régler les questions des états de référence dans lesquels s’engouffrent les contradicteurs, qu’ils soient de bonne ou de mauvaise foi.
Au-delà des controverses, un constat partagé

C’est donc bien de l’absence de programmes à long terme et des états de référence qui en découlerait pour comprendre la tendance et les changements d’état de la biodiversité dont nous souffrons et qui alimente les controverses.

Si des problèmes spécifiques à l’exercice de la science persistent de façon évidente, comme le souligne le débat autour de la méta-analyse évoquée plus haut, des milliers d’observateurs et des dizaines d’études locales ou nationales font sur le terrain le même constat d’un recul sans précédent du vivant.

Autrement dit : est-on toujours obligé d’avoir la preuve de cette action dans la nature quand on connaît les difficultés de ces expériences – dont celles liées répétons-le à l’absence d’état de référence –, et la pollution globale de nos écosystèmes

C’est un peu comme si nous avions la preuve d’une action délétère d’une molécule persistante sur des cultures cellulaires et que l’on doutait de son action sur l’organisme : on connaît le mode d’action de molécules comme les néonicotinoïdes, pour ne citer qu’elles ; on sait les mesurer partout dans l’environnement… Comment alors peut-on imaginer l’absence d’effet à l’échelle des biocénoses et des écosystèmes ?

Cette pollution généralisée (au demeurant tout à fait mesurable) réclamerait sans doute un ré-ensauvagement de la planète… A minima, une sérieuse réévaluation écotoxicologique des molécules que nous épandons par milliers de tonnes depuis des décennies. Sur les insectes, sur les biocénoses, sur les écosystèmes et sur nous-mêmes.

Une recherche de transition est nécessaire pour comprendre et corriger ce qui se passe dans nos écosystèmes. Elle passe par l’établissement d’états de références pour la science du futur ou de la recherche de compensation de leur absence en innovant, par exemple, dans l’étude de nos collections ; celles-ci constituent en effet des formes de références dans l’espace et le temps. Comme le souligne l’Académie des sciences dans son tout récent avis, il est désormais urgent d’agir.



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dimanche 31 janvier 2021

La masse des objets artificiels est désormais égale au vivant

Mathieu Bablet, Carbone et Silicium, Author provided (No reuse)

Des chercheurs du Weizmann Institute of Science (Israël) ont publié, le 9 décembre 2020, une étude scientifique dans la revue Nature intitulée « La masse mondiale produite par l’homme dépasse toute la biomasse vivante ». Dès le résumé, une phrase situe clairement le propos :


« Nous constatons que la Terre se trouve exactement à un point de croisement. En 2020, la masse anthropogénique, qui a récemment doublé tous les 20 ans environ, dépassera toute la biomasse vivante mondiale. »

La masse de l’ensemble des objets solides inanimés fabriqués par l’homme est désormais supérieure à celle du vivant. Ce résultat résonne comme une caractérisation quantitative et symbolique de l’Anthropocène.

Deux remarques arrivent immédiatement à la lecture. D’abord, en regardant l’environnement proche d’une bonne partie de la planète, ce constat n’est pas si surprenant. Il y a sur Terre plus de 1 milliard de véhicules, plusieurs milliards de smartphones, ordinateurs et tablettes, des constructions et des routes absolument partout, sans parler de la masse colossale de vêtements… 7 milliards d’humains, massivement équipés, contre 3000 milliards d’arbres sans aucune possession. Peu étonnant donc, mais l’avoir chiffré scientifiquement constitue un violent signal d’alarme.


Les auteurs le soulignent : « Cette quantification à partir de sa masse, de l’entreprise humaine donne une caractérisation quantitative et symbolique de l’époque de l’Anthropocène induite par l’homme ».

« Quantitative » car si la communauté scientifique ne semble pas heurtée par ce résultat, c’est un tour de force d’être parvenu à l’établir et à le rendre robuste après des années de recherche. « Symbolique » car peser la présence de l’homme sur la planète à travers ses traces, ses productions et ses déchets, a le même effet que de se peser soi-même : faire face à un chiffre précis et incontournable, sans négociation possible.

L’éducation scientifique consiste en partie à apprendre à gérer collectivement des réalités incontournables, construites sur des faits établis. « La grande tragédie de la science », écrivait le biologiste Thomas Huxley au XIXe siècle, c’est « le massacre d’une magnifique hypothèse par un fait minable ».
Sous nos yeux, un basculement

La comparaison entre ces deux masses, celle du vivant et celle de nos objets, alerte sur la domination grandissante des humains sur la planète. Mais analyser l’importance de la masse dans cette comparaison « artificiel inerte » et vivant n’est peut-être pas si simple. La masse n’est pas tout : au poids, l’ensemble de tous les virus de la Covid dans tous les corps humains de la planète, reste quantité négligeable. Le SARS-CoV-2 ne se caractérise ni par sa masse, ni d’ailleurs par son énergie, les deux sont ridicules : il a pourtant des conséquences majeures.

Cette étude vient néanmoins nous mettre sous le nez un basculement. Depuis des décennies, des ouvrages démontent la vision d’une planète Terre dont les ressources et les espaces infinis permettraient d’accueillir et de diluer sans dommage toutes les pollutions. Cette conception a sans doute connu son apogée avec l’explosion atmosphérique des mégabombes nucléaires au milieu du XXe siècle. Il n’y a encore que quelques décennies.


L’évolution décrite par cette étude vient s’ajouter à la liste des changements majeurs induits par les bouleversements environnementaux pour révéler que nous sommes entrés dans un autre monde, celui de l’Anthropocène.

Comme le soulignent les chercheurs britanniques Jan Zalasiewicz et Mark Williams, dans leur article publié sur le sujet en décembre dernier sur The Conversation, « le scénario de science-fiction d’une planète artificielle est déjà là ».

Courante dans le cinéma et la littérature de science-fiction, cette vision d’une planète dévorée par l’humain sous-tend en effet de nombreux chefs-d’œuvre. Elle prend la forme de Trantor dans Fondation de Isaac Asimov, l’Étoile de la mort dans Star Wars, Alpha dans l’adaptation de L’Empire des mille planètes chez Luc Besson. Dans une analyse vidéo glaçante du film Soleil vert de Richard Fleischer pour Arte en 2017, l’artiste Dominique Gonzalez-Foerster nous disait sa souffrance devant cette idée.




« Soleil vert » par Dominique Gonzalez-Foerster dans l’émission « Blow up ». (ARTE/Youtube, 2015)
L’humanité, indissociable de la biosphère

Le monde de nos constructions et de nos productions ne génère pas de vie. Il est hors de la biosphère. À l’inverse, les arbres se nourrissent eux d’énergie lumineuse, d’eau et de minéraux. Le végétal produit du vivant à partir de l’inerte, et est à l’origine des chaînes alimentaires dont nous dépendons. À ce jour, nous mangeons encore du vivant pour rester vivants et avoir des enfants, nous plantons dans le sol et nous élevons du bétail.

Pour le reste, bien des productions artificielles nourrissent d’abord notre désir infini, comme le souligne l’économiste Daniel Cohen dans son ouvrage Le Monde est clos et le désir infini.

Le philosophe Baptiste Morizot considère quant à lui dans Manières d’être vivantque, parmi les 10 millions d’espèces vivantes, la nôtre a fait sécession et s’est prise à considérer les autres comme une ressource. Malgré nos efforts dans ce sens, nous ne parvenons pourtant pas à nous émanciper du vivant. La Covid en est la preuve. Nous appartiendrons toujours à la biosphère, qui continuera de s’inviter sans notre permission dans notre monde artificiel.




Baptiste Morizot à l’émission « 28 minutes ». (Arte/Youtube, février 2020).
Donald Trump et la Covid, effet boomerang

Les bactéries et les virus à l’origine des pandémies évoluent rapidement au niveau moléculaire, et nous scrutons impuissants leurs mutations, incapables de contrôler l’immense complexité du vivant.

Nous nous sommes efforcés de contrôler massivement le vivant dans des situations simplifiées, dans le cadre de l’agriculture et de l’élevage intensifs et industriels, construits sur la chimie et la technologie. Mais dans le même temps, nous savons que les pollinisateurs indispensables sont détruits par notre activité même. Certains rêvent pourtant toujours de ce contrôle du vivant comme futur de l’humanité : manipuler le vivant à grande échelle et dans tous ces détails, donc jusqu’à l’échelle moléculaire, pour en faire véritablement une ressource, ce qui rendrait de facto la biosphère cosmétique…

Le retour au réel forcé par le vivant fut probablement la plus grande surprise de Donald Trump, qui fait partie de ces rêveurs. Il n’avait probablement jamais vécu une opposition d’une telle violence à sa volonté. Bien sûr, il n’y a aucune intention chez un virus. Seulement des réactions chimiques entre le virus et le corps de Donald Trump. Ce dernier fait partie des hommes qui ont l’accès le plus facile à la puissance humaine matérielle, caractérisée aussi par une consommation mondiale d’énergies essentiellement fossiles inouïe, de plus de 150 000 TWh par an.

Cela n’a pas suffi face à ce virus, au contraire. Donald Trump n’ayant pas cru les scientifiques, l’épidémie l’a laissé désemparé. L’attitude imperturbable d’Anthony Fauci – le conseiller de la présidence américaine sur la pandémie de Covid-19 – en scientifique impeccable l’a souligné : des jeux de pouvoir et d’influence dans le monde humain n’ont pas suffi car la partie se jouait dans la biosphère.
Accélération exponentielle

Nous disposons désormais de l’essentiel de la connaissance établie et nécessaire pour envisager l’avenir. Reprenant l’étude israélienne publiée dans Nature, Jan Zalasiewicz et Mark Williams soulignent encore dans leur article :


« Au cours des vingt dernières années, la masse anthropogénique a encore doublé pour être équivalente, cette année, à la masse de tous les êtres vivants. Dans les années à venir, le monde vivant sera largement dépassé – cette masse sera multipliée par trois d’ici 2040 si les tendances actuelles se maintiennent. »_

Cette publication dans la prestigieuse revue Nature, tout comme les études sur le climat et l’évolution de la biosphère, le montrent bien : cet emballement artificiel ira assez vite à l’échelle des générations humaines. Il n’y aura a priori pas de grande surprise, en tout cas du côté des bonnes nouvelles. Les travaux scientifiques vont certainement s’intensifier encore sous la pression croissante des conséquences : toujours plus de canicules devenant insupportables, de tempêtes toujours plus violentes, de pandémies tueuses, de mégafeux dévastateurs, de pénuries d’eau, et d’appauvrissement dramatique du vivant…

La Covid nous a confrontés à la brutalité des croissances exponentielles. Celle de la masse anthropogénique en est une autre. Les matériels produits presque à l’infini ont commencé à croître violemment après la Seconde Guerre mondiale, avec les premiers « boomers », la génération de mes parents.

Voitures, avions, machines domestiques, outils numériques ont envahi le monde à une vitesse incroyable. Et cette progression se poursuit, à un rythme proprement insoutenable pour les générations futures.

Source

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lundi 4 février 2013

Les chats sont de terribles tueurs.


Le chat, un prédateur de l'écologie

Biologie Le chat est sans conteste le roi de l'Internet et de bien des foyers. Le souci est que cet animal que nous trouvons adorable reste sur le plan biologique un prédateur redoutable. On vient de faire le compte. Aux États-Unis, le chat tue annuellement 3.7 milliards d'oiseaux, 20.7 milliards de souris et autres petits mammifères. Il s'agit du plus grand tueur de ces espèces : même nos voitures ou nos autres actions humaines (chasse, perte d'habitat par ex) n'arrivent pas à la hauteur ! Un vrai et inquiétant massacre !


« Mais je suis mignooooon »

On estime à 84 millions le nombre de chats avec propriétaires. Un bon deux millions de chats n'ont pas souvent accès à l'extérieur, mais c'est trop peu. Ajoutez à cela entre 30 et 80 millions de chats errants et « mendiants ». Ce sont surtout ces derniers qui tuent le plus de mammifères évidemment. En Nouvelle-Zélande, un débat fait actuellement rage, car un philanthrope pense qu'il faut d'urgence éliminer le chat pour sauver la vie sauvage unique de l'île, en particulier son emblématique Kiwi.

mardi 25 décembre 2012

Un Cable électrique vivant découvert au fond des mers!

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Les chercheurs dannois ayant découvert il y a trois ans des courants électriques mystérieux au fond de l'océan ont déterminé leur source.
Il s'est avéré que le fond de la mer était littéralement recouvert d'un filet électrique vivant : il s'agit de bactéries formant un long câble très fin dont la structure ressemble à un fil entouré d'une gaine isolante, écrit le Daily Mail.
La découverte peut donner une forte impulsion à l'essor des technologies, notamment dans le domaine médical. Des instuments peuvent être créés qui « nettoyeraient » des zones atteintes de l'organisme par l'électricité « vivante ». T

samedi 15 décembre 2012

De la neige noire tombe en Sibérie!

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La neige noire est tombée pour la deuxième fois en une semaine sur la ville russe d’Omsk, en Sibérie.

Selon les données préliminaires, les précipitations ne représentent aucun danger pour la santé.
Une analyse des échantillons permettra de déterminer la nature de cette substance inconnue rejetée probablement par des entreprises chimiques locales.
En été, de la poudre blanche s'est déposée sur Omsk. L’analyse a montré qu’il s’agissait d’un catalyseur utilisé par l’usine locale de Gazpromneft.
la Voix de la Russie          

Non aux zoophiles en Allemagne!

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C'est officiel, tout acte sexuel envers un animal est désormais puni en Allemagne. Dans la nuit du 14 décembre, le Parlement allemand a adopté une loi rendant passible de 25 000 euros d'amende les pratiques zoophiles.
Afin de protéger plus explicitement les animaux, et de mettre le pays en conformité avec une directive européenne, cette loi "interdit de soumettre un animal à des actes sexuels ou de mettre un animal à disposition de tiers en vue de le forcer à de tels actes".


Une association proteste
Si la nécessité de cette initiative peut paraître surprenante aux yeux du monde, elle ne l'est pas en Allemagne : la zoophilie a été dépénalisée en 1969. Reste que la loi, qui a été entérinée par la chambre basse (Bundestag), doit encore être examinée par la chambre haute (Bundesrat).
Son adoption se fera néanmoins dans la controverse : l'association allemande de défense des Droits des zoophiles (Zeta), qui estime à 100.000 le nombre de personnes attirées sexuellement par des animaux dans le pays, a annoncé son intention de porter plainte contre cette loi devant la Cour constitutionnelle.
La suite

dimanche 9 décembre 2012

Les oiseaux utilisent les mégots de cigarettes pour leurs petits.

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Lors de la fabrication de leur nid, les oiseaux recueillent des brindilles, des branches et divers matériaux leur semblant propices à la construction d'un abri. Les restes de cigarettes laissés à l'abandon par des gens peu soucieux du respect de l'environnement figurent également dans cette liste en tant qu'objets recyclés. Certains qualifient ce geste d'écologique puisqu'agissant ainsi, ils s'opposent à leur insu à ce que ces bouts de cigarettes entamées ne se retrouvent en décomposition dans les égouts ou ne polluent l'eau. 

Selon une étude mexicaine, l'utilisation de ces mégots par les oiseaux favoriserait leur protection et celles de leurs rejetons, la nicotine tenant lieu de répulsif naturel contre les insectes parasites tels que les puces et les tiques susceptibles d'aspirer le sang de ces volatiles. Les moineaux et les roselins familiers du Mexique furent sujets de cette recherche. On n'y employa cependant que des cigarettes fumées à l'aide de machines et non de véritables mégots jonchant les endroits publics, articles que l'on espère en voie de disparition.

Pour aller plus loin: Monserrat Suárez-Rodríguez, Isabel López-Rull, Constantino Macías Garcia Incorporation of cigarette butts into nests reduces nest ectoparasite load in urban birds: new ingredients for an old recipe? Biol. Lett. February 23, 2013 9 1 20120931; doi:10.1098/rsbl.2012.0931 1744-957X 

http://www.sur-la-toile.com

samedi 8 décembre 2012

Des poissons chats qui chassent et mangent des pigeons!

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Certains poissons en auraient-ils assez de subir les attaques des oiseaux au point que les rôles s'en trouvent aujourd'hui inversés, les chasseurs devenant les proies ? Assiste-t-on aujourd'hui à la revanche du poisson-chat ? 



Des observateurs rapportent avoir remarqué dans le Tarn, en France, un phénomène hors du commun. Des poissons d'eau douce se nourrissant à 80 % de volatiles capturés lors de leurs brèves sorties effectuées en se propulsant hors de l'eau. Agissement inhabituel que cette chasse étrange menée par des poissons convoitant des pigeons pour se rassasier ! 

Le cycle d'activité des silures, les plus grands poissons d'eau douce sur le continent européen, s'en trouve perturbé. Eux qui chassaient en somme après le coucher du soleil, traquent désormais majoritairement les pigeons le jour quand ils se présentent. Ces derniers, peu méfiants envers leurs nouveaux prédateurs, ne réagissent pas à leur approche puisque non encore adaptés à cette nouvelle réalité.

vendredi 7 décembre 2012

Nouvelles photos du monstre du Loch Ness

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Une nouvelle image sonar montre une étrange forme inconnue dans le lac écossais du Loch Ness.

Pour le détenteur de l’image, il  s’agit bel et bien du monstre.



Le célèbre monstre du Loch Ness, ou plutôt sa légende, refait surface en Ecosse. Une image granuleuse ressemblant à « un long serpent comme la créature » sème à nouveau le doute sur l’existence de Nessie, rapporte le site anglais du Dailymail.


L’image sonar, qui montre un objet non identifié dans les profondeurs du lac, a été enregistrée par un bateau skipper. L’étrange forme a été vue à une profondeur de 75 pieds (environ 23 mètres) et mesure près de 5 pieds de large (environ 1,5 mètre).

M. Atkinson, 43 ans, habitué du lac et qui a pris la photo raconte : « Il n’y a  rien de si grand dans le Loch. J’étais sous le choc car il ressemblait à un gros serpent, c’est incroyable. Vous ne pouvez pas truquer une image sonar. Je n’ai jamais rien vu de tel ».

Si les experts restent encore sceptiques, et pencheraient plutôt pour un amas d’algues, le marin et de nombreux autres navigateurs du lac, croient dur comme fer à cette nouvelle découverte…



Photo 2011

Le Loch Ness est un lac écossais. C’est l’une des étendues d’eau les plus importantes de Grande Bretagne. Selon la légende, un monstre y vivrait. Chaque lac en Ecosse serait habité par un « kelpie », un monstre lacustre. Ils sont assimilés à des esprits démoniaques qui tueraient les voyageurs en les noyant.
Le monstre du Loch Ness est une légende qui a débuté en 565. Le premier témoin de la créature fut un moine irlandais, Saint Colomban. Depuis, beaucoup ont cherché à prouver l’existence du monstre par des photographies et des vidéos dont l’authenticité est difficile à prouver.


mercredi 28 novembre 2012

Quand on trouve de la vie dans un lac en Antarctique.

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Une équipe de scientifiques de l’Université du Nevada a découvert des populations de bactéries dans un lac endoréique au large des côtes antarctiques, a annoncé l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis.
Les experts ont réussi à découvrir la vie d’une communauté de bactéries après avoir versé dans l’eau une substance colorant les cellules vivantes.
Les membres de cette communauté de bactéries âgée de près de 3 000 ans sont capables d’exister dans l’eau dont la température est moins 13,5 C.
Le lac se trouve à 18 mètres de profondeur et cumule les conditions rendant l’existence de tout être vivant a priori impossible.

vendredi 16 novembre 2012

Les éléphants parlent comme nous dans la savane.

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71420.htm
Les éléphants peuvent se comprendre dans la savane, même séparés de plusieurs kilomètres ce qui leur offre un canal de communication de communication "privé" jouant un rôle important dans leur vie sociale complexe. Quoiqu'ils soient connus pour leur trompette bruyante, à l'état sauvage et sur de longues distances, ils communiquent surtout par des sons de la gamme des infrasons [1]. Avec une fréquence d'à peine 20 Hertz, ils sont si graves qu'ils ne peuvent qu'à peine être perçus par l'être humain.


Vocalisations de basse fréquence typiques d'un groupe d'éléphants d'Afrique, enregistré à l' "Addo Elephant National Park" en Afrique du SudCrédits : Christian T. Herbst - Université de Vienne



Vocalisations de basse fréquence typiques d'un éléphant mâle âgé de trois ans enregistré au zoo de VienneCrédits : Christian T. Herbst - Université de Vienne

Bien que les sons eux même aient été étudiés depuis plusieurs années, la façon dont les éléphants produisent ces sons était peu claire jusqu'alors.

On ne savait pas si ceux-ci étaient produits par vibrations des cordes vocales [2], dû un écoulement d'air provenant des poumons sur celles-ci (et ne nécessitant pas d'activité périodique de contraction-décontraction des muscles laryngiens), comme chez les êtres humains et beaucoup d'autres mammifères ou par vibration au niveau des muscles, pareillement aux ronronnements des chats (les éléphants dans ce cas de figure tendraient et relâcheraient les muscles dans leur larynx pour chaque poussée de son). Ce mécanisme permet de produire des tons aussi bas que possible, mais les sons alors produits sont très peu puissants. Dans le cas d'un processus similaire à celui des êtres humains, ce serait grâce à la grandeur significative du larynx que d'extrêmement basses séquences peuvent être atteintes par un claquage des cordes vocales l'une contre l'autre à un faible rythme.

Le chercheur en sciences vocales Christian Herbst du département de biologie cognitive à l'université de Vienne a désormais réussi, en collaboration avec une équipe internationale, à extraire des sons du larynx d'un éléphant mort, semblables à ceux des éléphants vivants et a ainsi pu constater que les éléphants s'entretiennent comme les hommes, par des écoulements d'air sur les cordes vocales.


Reconstruction animé (os et cartilage) d'un larynx d'éléphant d'Afrique excisé obtenu par tomodensitométrie (CT) [2]Crédits : Christian T. Herbst - Université de Vienne



Reconstruction animé et animé (coupe sagittale médiane, tissu mou) d'un larynx d'éléphant d'Afrique excisé obtenu par tomodensitométrie (CT)Crédits : Christian T. Herbst - Université de Vienne

Le larynx en question appartenait à une éléphante africaine de 25 ans, décédée l'automne dernier au zoo de Berlin de façon naturelle. Le larynx a été mis dans un tube dans lequel un air réchauffé et humidifié était soufflé par un poumon simulé en laboratoire à travers les cordes vocales (remplaçant l'air des poumons de l'éléphant) et les scientifiques plaçaient manuellement les cordes vocales en "position vocale".


Phonation en laboratoire d'un larynx d'éléphant d'Afrique excisé : de l'air chaud humidifié est soufflé à travers la trachée dans le larynx, ce qui entraîne vibration passive et autonome des cordes vocales (aucune entrée neuronale n'est requise)Crédits : Christian T. Herbst - Université de Vienne

Le résultat de ce protocole expérimental : les vibrations périodiques et de basses fréquences opérées sur les cordes vocales correspondent aux infrasons en tout point.

Puisqu'il ne peut y avoir de mouvement périodique de tension-décontraction des muscles des cordes vocales sans connexion au cerveau de l'éléphant, les vibrations de basses fréquences dans le larynx étudié démontrent clairement que le mécanisme de ronronnement n'est pas nécessaire à l'explication de la production d'infrasons.


Prises de vue vidéo réalisées à haute vitesse, en laboratoire, de vibrations périodiques et irrégulières des cordes vocales d'un larynx d'éléphant d'Afrique exciséCrédits : Christian T. Herbst - Université de Vienne

Les scientifiques ont aussi pu observer un type de vibration très particulier nommé "phénomène non linéaire" ; dans ce cas de figure, les cordes vocales vibrent d'une façon irrégulière, le son correspondant aux cris de bébé ou des chanteurs d'heavy metal, est très désagréable pour notre oreille. Les jeunes éléphants crient en utilisant des mécanismes identiques à ceux employés chez l'homme.

Selon Herbst, il est tout aussi important de voir comment se produit le mouvement au niveau des cordes vocales et du pharynx que d'apprendre le résultat de l'expérience. Dans ce but, les chercheurs ont filmé les vibrations des cordes vocales au moyen de l'imagerie à haute vitesse. En outre, ils ont fixé deux électrodes au niveau du larynx. Celles-ci couplées à un électroglottographe [4], permettent d'enregistrer quand la glotte s'ouvre et se ferme et donc d'en apprendre indirectement beaucoup au sujet des vibrations des cordes vocales.


Anatomie de larynx du cou - Université de GrenobleCrédits : Prince Platanus

Les vidéos sont disponibles en bas de page de cet article.

L'électroglottographie et l'imagerie à haute vitesse ont confirmé que les cordes vocales sont amenées à vibrer par l'unique action de l'écoulement d'air. Il n'a cependant pas pu être exclu que les éléphants puissent aussi produire des sons supplémentaires au moyen des muscles du larynx.

En moyenne, la fréquence à laquelle la corde vocale de l'éléphant, longue de quelques dix centimètres vibre, se situe à environ 16 Hertz, ce qui correspond bien aux prévisions. En comparaison, les hommes parlent à environ 100 Hertz et les femmes à environ 200 Hertz. Un chanteur d'opéra "basse" peut atteindre des tons graves à 70/80 Hertz. A des fréquences encore plus basses que celles d'un chanteur d'opéra ou d'un éléphant, on trouve certaines baleines avec neuf Hertz. Leur capacité d'espace de résonnance joue beaucoup dans ce record. En revanche, la façon dont les baleines produisent leur ton très grave reste à déterminer.

Cette recherche montre que les principes physiques sous-jacents au fonctionnement de la voix humaine s'étendent des chauves-souris dont les tons sont trop hauts pour nos oreilles jusqu'aux infrasons des éléphants. L'étude a été publiée dans la revue science.

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[1] "Un infrason est un son dont la fréquence est inférieure à 20 Hz. Il est donc trop grave pour être perçu par l'oreille humaine (sa fréquence est trop basse)."http://fr.wikipedia.org/wiki/Infrason

[2] "Les cordes vocales, ou plutôt "les plis vocaux", sont essentiel(le)s dans la phonation. Il s'agit de replis des membranes muqueuses du larynx dont la mise en vibration produit les sons vocaux - cri, langage, chant."http://fr.wikipedia.org/wiki/Corde_vocale

[3] "La tomodensitométrie (TDM), dite aussi scanographie, tomographie axiale calculée par ordinateur (TACO), CT-scan (CT : computed tomography), CAT-scan (CAT : computer-assisted tomography), ou simplement scanner pour l'appareil, est une technique d'imagerie médicale qui consiste à mesurer l'absorption des rayons X par les tissus puis, par traitement informatique, à numériser et enfin reconstruire des images 2D ou 3D des structures anatomiques."http://fr.wikipedia.org/wiki/Tomodensitom%C3%A9trie

[4] "L'électroglottographe ou EGG est un dispositif qui permet d'obtenir une image de l'accolement et de l'ouverture des cordes vocales au moyen de la mesure de l'impédance électrique entre deux électrodes placées de part et d'autre du larynx. Bien qu'il ne donne pas une information réelle de la surface d'ouverture de la glotte, il permet par contre une très bonne représentation du cycle d'oscillation des cordes vocales, et permet une bonne mesure de sa fréquence car il est dénué de bruits aérodynamiques." http://aune.lpl.univ-aix.fr/~ghio/pedago-EggFR.htm

vendredi 26 octobre 2012

Consommer son urine comme source d'énergie.

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71222.htm
Des chercheurs du CSIC espagnol ont participé à un travail qui a mis en évidence que des archées dégradent l'urée pour incorporer le carbone et utiliser le nitrate pour produire de l'énergie. Cette découverte s'est faite à partir de l'étude poussée du milieu naturel d'une espèce d'archée : l'océan arctique. Cette découverte confirme le rôle joué par les micro-organismes marins dans les cycles biochimiques de l'océan.

Les archées, des être unicellulaires ne disposant pas d'un noyau (procaryotes), constitue avec les bactéries et les eucaryotes (plantes et animaux) le troisième domaine du vivant. Ces micro-organismes sont souvent familiers des situations extrêmes : sources chaudes, grand fonds marins, arctique. Dans ces situations, ils ont développé des mécanismes physico-chimique originaux pour parvenir à extraire de l'énergie et proliférer.

Lors d'une expédition scientifique dans le cadre de l'année polaire internationale (2007-2008), des chercheurs ont constaté qu'une espèce d'archée non seulement survivait très bien sous une couche de glace de presque deux mètres d'épaisseur mais que sa population triplait pendant l'hiver avant de se réduire à l'arrivée du printemps. En plus elle parvenait à obtenir cette croissance sans utiliser de CO2 ni aucune matière organique présente dans le milieu.

En étudiant toutes les données métagénomiques et biogéochimiques obtenues pendant la compagne de mesure dans la mer de Beaufort au nord du Canada, les chercheurs ont découvert que ces archées utilisaient l'urée provenant des déchets des autres espèces animales vivant dans le milieu [1]. Par un mécanisme biochimique original, les archées récupèrent de l'urée le carbone pour leur croissance et l'ammonium comme source d'énergie. Ces archées ne sont ainsi pas les premières à être capable de dégrader l'urée, mais les premières à utiliser les produits de cette dégradation comme source d'énergie.

L'originalité de ces processus chimiques confirment que les archées sont des organismes essentiels à prendre en compte pour comprendre les processus biochimiques ayant lieu dans les océans. "Les micro-organismes marins abondants, divers et mal connus sont responsables de la plus grande partie de la respiration et de la moitié de la production primaire de la planète. Dans les plans de conservation des régions polaires, il serait bon de considérer ces micro-organismes en plus des ours polaires et des phoques", conclut Carlos Pedrós-Alió, chercheur à l'Instituto de Ciencias del Mar.

lundi 24 septembre 2012

Un poisson fait des OVNI sous-marins.

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Un cercle dessiné par un poisson dans la mer du sud au sud Japon
La découverte faite par le photographe japonais Yoji Ookata est stupéfiante. Passionné par la vie aquatique, cet homme a passé les cinquante dernières années à explorer les mystères que renferment les eaux profondes. Récemment, il a pu observer un phénomène qu’il n’avait jamais vu auparavant: des cercles de sable aux formes onduleuses dessinés de façon très précise.
Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), agence américaine responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère, 95% du « territoire » marin n’ont pas été explorés par les humains, laissant ainsi une part de mystère importante. Une réalité que le photographe Yoji Ookata connaît mieux que personne. Alors que ce dernier a passé sa vie à observer la vie sous-marine, ce n’est que récemment qu’il a mis le doigt sur une découverte invraisemblable.
Vidéo youtube
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Dans le sud du Japon, dans la mer de la Chine orientale qui borde l’île de Amani Oshima, à 80 mètres sous l’eau, Yoji Ookata a observé des cercles aux formes géométriques faits de sable. Afin de percer le mystère de ce qu’il a lui même baptisé, « les cercles mystérieux », il y retourne avec des collègues et une équipe de télévision.
L’équipe a ainsi découvert qui se cachait derrière ces cercles aux formes onduleuses. Il s’agit d’un poisson, particulièrement petit, qui nage sans relâche matin et soir afin de créer ces vastes sculptures et ce, à l’aide d’une seule de ses nageoires. Mais le poisson n’agit pas ainsi sans raison.
Après de longues observations, le photographe a compris que ces cercles, uniquement bâtis par les mâles, servaient à attirer les femelles en leur centre. Selon ses analyses, les poissons de sexe féminins sont attirés par les « collines » que forment le sable, qu’elles montent et traversent. C’est une fois au milieu de la structure, que les poissons copulent pouvant ainsi garder leurs bébés à l’abri des courants. Les scientifiques ont également appris que plus les bosses de sable étaient élevées, plus les poissons avaient des chances de pouvoir donner naissance.
Après cette découverte, on peut se demander ce que les eaux profondes gardent encore comme mystères. Plus que 95% du territoires océanique à parcourir.
Article source:http://kebecleak.over-blog.com/
http://investigationsoanisetoceanographiee.wordpress.com

mardi 11 septembre 2012

Un mollusque Alien!

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Glaucus Atlanticus tout droit sorti d’un film de science-fiction.

mercredi 22 août 2012

Des mouches qui noient leur chagrin dans l'alcool.

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C'est une vision classique au cinéma : un homme se prend un « râteau » auprès de sa belle et finit la soirée en noyant son chagrin dans l'alcool. Vous savez quoi ? Les mouches font pareil ! (si on donne le choix à ces insectes) 

Les chercheurs ont en effet proposé le même type de nourriture à des mouches mâles, sauf qu'une des nourritures était imbibée d'alcool. On a remarqué que le choix de la mouche dépendait de si cette dernière s'était accouplé juste avant ou avait été rejeté par la femelle. Il est important pour les chercheurs de comprendre ce qui se passe dans le cerveau pour cette recherche de gratification et comment le cerveau gère les comportements complexes. 


Les scientifiques savent depuis longtemps que les mouches apprécient souvent l'alcool et que les relations sociales sont importantes également. Les chercheurs ont réalisé cette étude sans a priori (il s'agit de mouches) et ont été très surpris par les résultats : la différence est d'un facteur 4 ! (hic !)

Pour aller plus loin: Shohat-Ophir, G, KR Kaun & R Azanchi (2012). Sexual Deprivation Increases Ethanol Intake in Drosophila. Science 335: 1351-1355.
http://www.sur-la-toile.com

lundi 11 juin 2012

Calamar gigantesque en Australie!

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http://investigationsoanisetoceanographiee.wordpress.com/
Source:http://jack35.wordpress.com/
Al McGlashan est un habitué des grosses prises. Mais vendredi dernier, ce pêcheur australien a fait une rencontre qu’il n’imaginait probablement jamais faire: celle d’un calamar géant.
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Ces spécimens sont très rares et se font généralement très discrets, restant au plus profond des océans, suscitant depuis toujours divers mythes et légendes. On peut imaginer le choc qu’a dû ressentir McGlashan en découvrant la carcasse de ce monstre des mers flottant à la surface de l’eau à 50 km au large de Jervies dans le New South Wales !
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“Depuis que je fais ce métier -et j’ai passé plus de 200 jours à cet endroit de la mer- je n’ai jamais vu quelque chose comme ça !” a-t-il expliqué au Daily Telegraph. Glissant une caméra sous l’eau, les pêcheurs ont eu une autre surprise, celle d’un requin en train de manger la carcasse du calamar ! Le pêcheur, plus habitué à attraper le thon et l’espadon, a précisé que le calamar devait être mort depuis peu: “car quand nous l’avons trouvé, il ne sentait pas du tout fort et ses couleurs étaient encore vives. D’habitudes les calamars échoués sentent mauvais et deviennent tout blanc”.
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Un calamar géant peut atteindre une taille de 15 mètres de long mais celui-ci n’était probablement pas un adulte, il ne mesurait que 4 mètres sans ses tentacules, rapporte GrindTV. Les spécialistes supposent que ce calamar est mort suite à une attaque d’un cachalot, qui est son seul prédateur dans les mers car il est rare que les calamars remportent la partie face à ces autres géants des profondeurs. “Les cachalots sont beaucoup plus imposants, lourds et plus rapides dans l’eau, alors que les calamars sont lents”, affirme Mandy Reid de l’Australian Museum.
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La dernière fois qu’un calamar géant a été saisi, c’était en 2004, au sud de Tokyo, il mesurait 8 mètres de long ! Al McGlashan et ses amis n’ont pas pu ramener le calamar entier, mais ont prélevé des échantillons de sa carcasse et sa tête, afin de l’exposer dans un musée.
(Source : Libération)
vidéo reportage France 3 sur:  YOUTUBE
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lundi 7 mai 2012

Les fleurs bourgeonnent plus vite.

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http://www.sur-la-toile.com/
Les scientifiques avaient prédit que les plantes modifieraient leur « agenda » en raison du changement climatique. En réalité, on vient de vérifier par une analyse extensive (publiée sur le site de la revue Nature) qu'on avait sous-estimé la réponse : les plantes bourgeonnent et fleurissent encore plus tôt que prévu. 

Le CO2 plus important dans l'atmosphère affecte la photosynthèse, et les températures ainsi que les changements dans les cycles de précipitations modifient le comportement des plantes. Nous dépendons entièrement des plantes : toutes ces modifications peuvent avoir des répercussions sur les cycles, l'alimentation en eau et donc, en ce qui nous concerne, toute la chaîne de production de nourriture, d'où l'importance de comprendre et maitriser ces phénomènes qui peuvent s'avérer positifs ou négatifs selon les cas. Les chercheurs ont mis en évidence que les méthodes expérimentales pour prévoir l'effet du changement climatique tendent à sous-estimer le résultat, et recommandent que les travaux précédents soient réévalués.

Pour aller plus loin: E. M. Wolkovich, B. I. Cook, J. M. Allen, T. M. Crimmins, J. L. Betancourt, S. E. Travers, S. Pau, J. Regetz, T. J. Davies, N. J. B. Kraft, T. R. Ault, K. Bolmgren, S. J. Mazer, G. J. McCabe, B. J. McGill, C. Parmesan, N. Salamin, M. D. Schwartz, E. E. Cleland. Warming experiments underpredict plant phenological responses to climate change.Nature, 2012; DOI: 10.1038/nature11014

lundi 9 avril 2012

Un nouveau crabe en Australie.

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Source:http://www.maxisciences.com/

Publiée dans Raffles Bulletin of Zoology, la description d’une nouvelle espèce de crabe, de couleur bleue, sur l’île Christmas, en Australie, confirme cette dernière comme terre privilégiée pour ces crustacés.
L’île Christmas, dans l’Océan Indien, au large de l’Australie, est déjà connue pour ses spectaculaires migrations annuelles d’environ 44 millions de crabes terrestres rouges (Gecarcoidea natalis), la plus remarquable des 14 espèces de crabes terrestres vivant sur cette île. Un nouveau venu vient désormais s’ajouter à ce patrimoine naturel : Discoplax celeste, un autre crabe terrestre, tout bleu, celui-ci.
Il vient d’être décrit en tant que nouvelle espèce par une équipe internationale de biologistes dirigée par le docteur Peter Ng, de l’Université nationale de Singapour, et le Dr Peter Davie, du Musée du Queensland. Déjà connus, ces crustacés bleus étaient jusqu’à présent considérés comme une simple variété d’une espèce déjà décrite et largement répandue, Discoplax hirtipes.
“Le crabe bleu est moins abondant que le crabe rouge terrestre et a des habitudes plus aquatiques. Il est donc limité à des parties de l’île où il y a de l’eau douce de surface. Il a également souffert plus directement des activités humaines, et en particulier a été largement exploité par les populations locales pour l’alimentation durant les années 1950. En conséquence, il a été entièrement protégé depuis 1980“, ont expliqué les auteurs de l’étude cités par Sci-news.

jeudi 29 mars 2012

Premier film du record de James Cameron.

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http://braindamaged.fr
National Geographic a diffusé les toutes premières images de la plongée historique de James Cameron dans la Fosse des Mariannes.
Le Cerveau vous en parlait lundi, James Cameron a accompli un exploit historique : être le premier homme seul à explorer avec ses caméras la Fosse des Mariannes, en plein Océan Pacifique, à plus de dix kilomètres de profondeur dans le cadre du Deep Sea Challenge, organisé avec National Geographic. En attendant de voir le ou les film(s) documentaire(s) qu’il prépare en 3D, la société de recherche a dévoilé dans une vidéo les toutes premières images de l’exploration avec le témoignage du réalisateur.
Une aventure passionnante qui enthousiasme déjà le Cerveau !


Crédits photo ©National Geographic

vendredi 16 mars 2012

Une nouvelle sorte de grenouille dans New-york!

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http://www.sur-la-toile.com/


Les scientifiques en quête de nouvelles espèces effectuent habituellement leurs recherches en des régions sauvages. Des chercheurs ont cependant repéré accidentellement à New-York une espèce totalement inconnue près de leur lieu de travail, à Staten Island, près du New-Jersey. Un croassement différent des sons émis par les amphibiens répertoriés se fit entendre, ce qui attira l'attention de biologistes travaillant à proximité, dans cette ville. Grâce à ce cri répétitif distinctif, ces hommes de science purent distinguer cette petite grenouille léopard à découvert, là où ils n'auraient pensé entrevoir une nouvelle espèce. 

Ces biologistes s'avouent étonnés que personne n'ait encore à ce jour croisé sur son chemin cette grenouille pourtant bien visible, dans une agglomération urbaine si populeuse. L'analyse génétique révéla des différences entre cette grenouille léopard et d'autres amphibiens qui lui sont en apparence identiques ce qui permit de la considérer en tant que nouvelle espèce. A ce jour, plus de douze espèces de grenouilles léopard furent identifiées sur des territoires situés entre l'Amérique centrale et le Canada.