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jeudi 5 avril 2018

UN OUTIL POUR EVALUER LES FRAIS DES CRYPTOMONNAIES

Imaginé par Antoine Ferron en novembre 2017, au moment où les frais nécessaires pour effectuer des transactions sur le réseau Bitcoin atteignaient des sommets, btc-fee.net est un nouvel outil, simple et pratique, d’estimation des « fees » : « Je me suis rendu compte à cette époque que beaucoup de wallets estimaient mal les frais, et souvent de façon très exagérée. Je suis donc parti des courbes de Jochen Hoenicke qui montrent les strates de transactions en attente dans la mempool en fonction des frais consentis et j’en ai extrait un algorithme.
J’ai ensuite monté le système complet avec un nœud bitcoin, un back-end qui calcule les frais à partir de la mempool et toute la partie front-end web. »
L’algorithme proposé par Antoine Ferron ne repose que sur les transactions en attente dans la mempool sans autre considération, comme le montant des frais précédents par exemple. Puisque les mineurs se servent de la mempool pour construire leurs blocs en privilégiant les transactions les plus lucratives, on peut donc estimer quels seront les frais dans les prochains blocs. Evidemment si un grand nombre de blocs ont par hasard été produits sur un intervalle court, épuisant la mempool, les frais auront tendance à être sous-estimés. A contrario si aucun bloc n’a été trouvé pendant une heure, ils seront surestimés. Mais cette limite n’est pas spécifique au mode de calcul de btc-fee.netAucun algorithme, même le plus complexe ne peut prévoir l’imprévisible et anticiper par exemple une hausse ou une baisse soudaine de la demande de transactions.
« btc-fee.net c‘est avant tout une nouvelle approche pour estimer les frais […], une nouvelle proposition, un nouvel angle d’attaque pour ce problème. L’autre qualité qui le différencie des autres, c’est sa facilité d’utilisation. Les autres services tels que estimatefee.combitcoinfees.earn.com et whatthefee.io sont presque incompréhensibles. Ils donnent des tableaux et des graphiques et le lecteur doit lui-même choisir certaines variables. »
btc-fee.net propose tout simplement trois niveaux de frais :
– Fast pour une validation dans les deux prochains blocs
– Medium pour un usage standard (4 à 8 blocs)
– Slow pour réaliser des économies si la transaction n’est pas urgente
Fonctionnement l’algorithme : « Les transactions dans la mempool sont classées par fees (satoshi/Byte), puis on calcule à quel moment on atteint 1 MB, puis 4MB puis 10 MB. Ça donne les valeurs des fees. C’est très simple. Mais ça fonctionne plutôt bien ».
Notons enfin que btc-fee.net est un logiciel open source GPLv3, la communauté peut donc contribuer à son amélioration.

En savoir plus : github.com/BitLogiK/btcfee – btc-fee.net



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LE GOUVERNEMENT VEUT REGULER LES ICO ! HA HA

elon Emilien Bernard-Alzias, qui participe à l’élaboration Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises qui sera présenté le 18 avril en conseil des ministres, la loi Pacte devrait comporter un volet sur la régulation des ICO. « Cette régulation ne sera pas une interdiction, une limitation ou une restriction », son objectif sera « de donner aux porteurs de projets d’ICO l’envie de venir en France ». A cette fin l’AMF [1] délivrera des agréments après examen des white papers des projets qui lui seront soumis.
Pour Maître Bernard-Alzias ces visas, purement optionnels, permettront aux porteurs de projet de convaincre davantage d’investisseurs de participer à ces ICO. Le détail des éléments requis seront décidés par l’AMF et l’ensemble du dispositif pourrait être opérationnel en septembre 2018.
Parallèlement à cela l’Autorité Nationale Comptable réfléchirait d’ores et déjà au traitement des fonds récoltés lors de ces ICO et « on peut espérer » qu’un régime fiscal favorable soit adopté à l’occasion de la loi de finances 2019 avec application de la « flat tax » [2] sur les gains issus de la vente de tokens.

Source : languedegeek.fr



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LES CRYPTO VONT CHANGER LE MONDE

Chronique Sous les pavés 2018 Présenté par Olivier de Lagarde sur Franceinfo. 4 minutes 50
PHILIPPE DESSERTINE : “MON PAVÉ 2018 C’EST LES CRYPTOMONNAIES”

Directeur de l’Institut de haute finance, l’économiste Philippe Dessertine aborde une nouvelle manière de financer l’économie avec les cryptomonnaies.

Diffusé le 29 mars 2018, mis en ligne le 3 avril 2018
Extrait Philippe Dessertine est un universitaire et économiste, spécialisé dans les questions financière. À l’occasion des 50 ans de Mai 68, il lance son pavé sur les cryptomonnaies, au cœur des sujets du G20. Les cryptomonnaies regroupent les nouvelles monnaies alternatives et numériques, comme le bitcoin, qui nous obligent à questionner la manière de financer l’économie. Sur ce sujet, il publie un roman en Février 2018, Le Talent et les Assassins, aux éditions Anne Carrière (…).
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-action/philippe-dessertine-mon-pave-2018-c-est-les-cryptomonnaies_2656978.html

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dimanche 1 avril 2018

POURQUOI LE BITCOIN VA REMONTER ?

Jusqu'ici, la valeur des monnaies numériques était remontée presque immédiatement après chaque chute. De nombreux investisseurs étaient habitués à ce phénomène et attendaient donc la reprise quand, en janvier 2018, la capitalisation globale du marché avait été pratiquement divisée par deux.


De nombreux experts financiers s'accordent à dire que le Bitcoin doit s'établir au-dessus de 9.000 dollars, après quoi sa valeur franchira la barre des 12.000 dollars, commencera à croître à long terme et entraînera derrière lui tout le marché.

Jeudi 22 mars, les représentants de l'opérateur boursier de Toronto TMX Group ont annoncé le lancement d'une plateforme de courtage de cryptomonnaies pour vendre des Ethereum et des Bitcoin. Le nouveau service sera accessible au deuxième trimestre 2018.
D'après les experts de la publication Profit Confidential, le lancement de la plateforme pourrait constituer une véritable percée dans le secteur des cryptomonnaies, car ce sera la première fois de l'histoire que le Bitcoin sera vendu sur un pied d'égalité avec les actifs traditionnels.
Les spécialistes sont persuadés que cela pourrait avoir un impact positif sur la réputation du Bitcoin parce que la cryptomonnaie serait reconnue comme un instrument de circulation légal. Cela ouvrira le monde de l'argent numérique aux nouveaux investisseurs, et même les opérateurs qui évitaient le Bitcoin jusque là y prêteront attention.
Les experts pensent également que l'ouverture de la plateforme pourrait se refléter sur tout le marché nord-américain, ce qui provoquera une nouvelle hausse de la valeur de la plupart des cryptomonnaies dès que l'initiative fonctionnera. Selon Profit Confidential, en 2018 la valeur de la première cryptomonnaie atteindra 15.000 dollars.
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vendredi 30 mars 2018

TWITTER CONFIRME LA FIN DE PUBS POUR CRYPTOMONNAIES

Confirmant les rumeurs, Twitter a annoncé l’interdiction, à partir d’aujourd’hui, des publicités pour les cryptomonnaies : « Nous nous sommes engagés à assurer la sécurité de la communauté Twitter, à ce titre, nous avons ajouté une nouvelle règle sur les annonces Twitter liées aux cryptomonnaies. En vertu de cette nouvelle règle, la publicité pour les Initial Coin Offering (ICO) et la vente de tokens seront globalement interdites ».

Source : cnbc.com 


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jeudi 29 mars 2018

BITCOIN ET FISCAL ?

Interrogé sur les incohérences de la France qui se rêve terre d’accueil des Initial Coin Offering(rappelons qu’une ICO est une levée de fonds en cryptomonnaie) tout en appliquant au bitcoin la fiscalité la plus lourde d’Europe (du monde ?), Joël Giraud (LREM), rapporteur général de la Commission de finances, a déclaré : « Il est trop tôt pour les conclusions relatives au bitcoin […]. Les aspects fiscaux ne devraient pas être clarifiés avant la prochaine loi de finances », c’est-à dire pas avant 2019.

Bruno Le Maire en a surpris plus d’un, le 19 mars, en déclarant qu’il entendait faire de la France une terre d’accueil pour les start-up désireuses de lever des fonds en cryptomonnaies (ICO). Deux mois plus tôt, il parlait encore du bitcoin comme un moyen privilégié pour financer le terrorisme. On mesure le changement… mais la crypto-révolution ne devrait pas se faire en un jour. Selon nos informations, la mission qui doit proposer au gouvernement une réglementation des cryptomonnaies ne préconisera aucune évolution fiscale.
Actuellement le bitcoin (et l’ensemble des cryptomonnaies) fait l’objet d’un vide juridique. Si une entreprise déclare des cryptomonnaies dans sa comptabilité, elle peut être imposée entre quelques centimes ou plusieurs millions d’euros selon l’interprétation du fisc. Du côté de l’épargnant c’est aussi le grand flou : il n’y a pas de case spécifique dans la déclaration de revenus et le contribuable doit choisir entre “bénéfices non commerciaux” ou “bénéfices industriels et commerciaux”. Il doit ensuite calculer s’il a intérêt à adopter un abattement forfaitaire (qui n’est pas toujours favorable). À la fin de cette démarche complexe, l'imposition peut, si l’on s’y prend mal, dépasser le montant de la plus-value. Pas vraiment idéal pour une future crypto-nation.

Source : capital.fr 



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mardi 27 mars 2018

Monopoly version cryptomonnaie

Cryptocoinopoly, le Monopoly version cryptomonnaie. Il s'agit d'un vrai jeu de plateau à imprimer disponible sur Github. Amusez-vous à acheter différentes cryptomonnaies ou plateformes d'échange.




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Nanopos : une nouvelle application pour le Lightning Network

Après Lightning PublisherFileBazaar, NanotipPaypercall et le plugin WooCommerce for LightningBlockstream a annoncé hier le développement de Nanopos, une nouvelle application expérimentale pour Lightning Charge, le système de traitement des micropaiements basé sur c-lightning [1]Nanopos fournit aux entreprises qui vendent des produits à prix fixe un système de vente simplifié et rapide (voir la vidéo de démonstration).

Sources : Streamlined Nanopos LApp Offers Point-of-Sale Simplicity




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vendredi 23 mars 2018

VERS UN BITCOIN ECOLOGIQUE ?

Dans une interview accordée à Sputnik, l'organisateur de l'action, Piotr Dvoriankine, membre du conseil d'experts de la Douma d'État sur le soutien législatif pour le développement des technologies financières et fondateur du réseau international d'investisseurs professionnels dans les actifs numériques de CryptoLife, a appelé les mineurs du monde entier à prendre part à cette campagne afin de réfléchir à la façon «d'écologiser» les technologies blockchain et de faire preuve d'engagement envers les idées visant à prendre soin de la planète.
«En général, l'action est positive, écologique: il ne s'agit pas d'éteindre l'électricité pendant une heure, mais de forcer à réfléchir dans la bonne direction. Nous avons pris ce principe comme base, car les technologies numériques sont au cœur de l'industrie du futur: l'intelligence artificielle, le Big Data et le blockchain sont des composantes de la future mosaïque numérique», a indiqué Piotr Dvoriankine.
Comme le note l'expert, le réseau Bitcoin (BTC) utilise déjà plus de 50 térawatt/heure d'énergie par an, ajoutant que si l'utilisation continue au rythme actuel, l'exploitation minière du BTC utilisera autant d'électricité que le reste du monde combiné d'ici 2020.

«Essayons de commuter l'équipement minier à des sources d'énergie renouvelables. Nous comprenons que ceux qui s'enrichissent de cette façon ne l'abandonneront jamais, mais nous leur proposons de penser à l'avenir. Nous voulons expliquer que si le problème n'est pas résolu dans les dix ans à venir, il pourrait devenir total», estime Piotr Dvoriankine.

Comme moyen de résoudre le problème, M. Dvoriankine a avancé l'idée de créer des cartes de «mines écologiques» qui pourraient montrer les endroits les plus écologiques pour l'extraction de cryptomonnaies en raison de leur proximité avec des sources d'énergie renouvelables dans des zones avec de bonnes températures.

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jeudi 22 mars 2018

EN SAVOIR PLUS SUR LES CRYPTO-MONNAIES ?

Vous avez toujours rêvé d’en savoir plus sur les crypto-monnaies ? Cet atelier autour du Bitcoin est fait pour vous !
Retrouvez La Maison du BitcoinLedgerLe Bitcoin BoulevardLe Cercle du Coin & Fubiz Media qui vous feront découvrir différentes facettes de cette nouvelle monnaie qui fascine.
Open food & drinks en partenariat avec Lemonaid


En savoir plus : thehoxton.com 



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mercredi 21 mars 2018

LES CRYPTO-ACTIFS VONT PERMETTRE D’AMÉLIORER L’INCLUSIVITÉ DU SYSTÈME FINANCIER

 Extra


it du communiqué des ministres des finances et des gouverneurs des Banques Centrales publié à l’issue du G20 Finance qui s’est achevé hier à Buenos Aires en Argentine :
« Nous reconnaissons que l’innovation technologique, y compris les crypto-actifs, a le potentiel d’améliorer l’efficacité et l’inclusivité du système financier et de l’économie de manière plus générale. Les crypto-actifs soulèvent cependant des problèmes en ce qui concerne la protection des consommateurs et des investisseurs, l’intégrité du marché, l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. En outre ces actifs ne possèdent pas les attributs clés des devises souveraines et ils pourraient un jour avoir des répercussions sur la stabilité financière. Nous nous engageons à mettre en œuvre les normes que le GAFI [1] appliquera aux crypto-actifs […]. Nous appelons les organismes internationaux de normalisation à poursuivre, selon leurs mandats, leur surveillance des crypto-actifs et de leurs risques, et à évaluer d’éventuelles réponses multilatérales si besoin. »
Texte original : We acknowledge that technological innovation, including that underlying crypto-assets, has the potential to improve the efficiency and inclusiveness of the financial system and the economy more broadly. Cryptoassets do, however, raise issues with respect to consumer and investor protection, market integrity, tax evasion, money laundering and terrorist financing. Crypto-assets lack the key attributes of sovereign currencies. At some point they could have financial stability implications. We commit to implement the FATF standards as they apply to crypto-assets, look forward to the FATF review of those standards, and call on the FATF to advance global implementation. We call on international standard-setting bodies (SSBs) to continue their monitoring of crypto-assets and their risks, according to their mandates, and assess multilateral responses as needed.

Source : g20.org 

RIEN NE PERMET UNE INTERDICTION DU MINING

 

La 9 mars dernier la Commission européenne, par l’intermédiaire de Mariya Gabriel, commissaire chargée de l’économie numérique, a répondu à une question écrite de la députée européenne Liisa Jaakonsaari sur la consommation électrique de Bitcoin.
Question de Liisa Jaakonsaari (31 janvier 2018) : « Le processus d’extraction des bitcoins est connu pour être très consommateur d’énergie. La consommation d’énergie des sociétés minières dédiées au bitcoin en particulier augmente de façon alarmante, ce qui suscite des inquiétudes dans le monde entier. Le Crédit Suisse estime que les coûts d’électricité représentent 80% des dépenses engagées par les mineurs de bitcoins. Au cours d’une année, les réseaux miniers dédiés au bitcoin utiliseraient plus d’électricité que l’ensemble de l’Irlande. Selon Digiconomist, une plateforme d’observation des cryptomonnaies, la consommation d’énergie estimée du réseau Bitcoin serait de 30,14 TWh par an, ce qui dépasse la consommation de 19 pays européens. Comme la demande de bitcoins continue de croître rapidement, la consommation d’énergie déjà énorme va continuer de croître avec elle, avec d’autres effets négatifs sur le climat et l’environnement.. La Commission est-elle au courant de cette question et compte-t-elle prendre des mesures pour enrayer cette consommation croissante d’énergie ? La Commission dispose-t-elle actuellement d’un moyen de suivre l’activité de ces sociétés “minières” dans l’UE ? »
Réponse de Mariya Gabriel (9 mars 2018) : « La Commission est en effet consciente des préoccupations suscitées par la consommation croissante d’électricité des cryptomonnaies et de la technologie blockchain en général. Ces systèmes, où l’exploitation minière [1] est nécessaire pour établir un consensus et établir la confiance entre les utilisateurs de la blockchain, nécessitent de plus en plus de puissance de calcul et consomment beaucoup d’électricité. Cette question est particulièrement aiguë pour Bitcoin, comme l’a souligné la Parlementaire. L’activité minière semble actuellement concentrée en Chine – les deux tiers selon certaines estimations [2]. Néanmoins, il ne peut être exclu qu’une partie de l’exploitation minière se fasse dans l’UE. Si tel est le cas, et si l’énergie consommée pour cette activité est produite conformément à la loi, il n’existe aucune base légale pour l’interdire ou même la limiter. Cependant, en tant qu’activité économique consommatrice d’électricité au sein de l’UE, elle est soumise aux règles et politiques de l’UE en matière d’efficacité énergétique et d’émission de gaz à effet de serre et d’échange de droits d’émission [3] […]. Étant donné que l’extraction de cryptomonnaie n’est pas une activité illégale, la Commission n’a, jusqu’à présent, déployé aucun dispositif de surveillance. Cependant, l’impact des cryptomonnaies sur la demande d’énergie est un phénomène nouveau qui sera suivi par la Commission. Il est important de noter que de nombreuses applications prometteuses de la technologie blockchain ne nécessitent pas une grande puissance de traitement. »

Sources : Parliamentary questions : Bitcoin energy consumption – Answer given by Ms Gabriel on behalf of the Commission

LE RESEAU BITCOIN EST-IL STABLE ?



Fabrice Drouin, CTO d’ACINQ qui vient de sortir la version 0.2-alpha1 d’Eclair [1], répond aux questions d’Isabelle Pereira, animatrice du podcast The Trust Technology :
« Le problème de scalabilité de Bitcoin est lié au consensus global qu’il faut atteindre sur la blockchain Bitcoin. Tout le monde doit être d’accord avec la même blockchain et ça c’est très coûteux en termes de scalabilité. Ce qu’on veut faire sur Lightning c’est ramener du consensus local, faire en sorte qu’une transaction n’ait pas à être vue et approuvée par tout le monde mais seulement par les acteurs de cette transaction.
Le principe de Lightning c’est qu’on va ouvrir et fermer des canaux de paiement avec des transactions Bitcoin, on va les fermer avec des transactions Bitcoin – qui sont donc inscrites dans la blockchain – et tout ce qui se passe entre l’ouverture et la fermeture se déroule hors chaine, c’est-à-dire qu’on met à jour des transactions Bitcoin valides et publiables, mais on ne les publie pas. Et ça, ça permet d’avoir un flux de transaction quasiment illimité parce qu’on a plus de recherche de consensus global. »

[1] Eclair, C-lightning,et Lnd sont les trois implémentations actuelles du Lightning Network.

mardi 20 mars 2018

FIN DE PUB POUR CRYPTOMONNAIES SUR TWITTER ?

Selon la chaine britannique Sky NewsTwitter s’apprêterait à son tour, après Google et Facebook, à interdire les annonces en rapport avec les cryptomonnaies ou les ICO. Cette décision pourrait prendre effet d’ici quinze jours.
Source : news.sky.com 

LES CRYPTOMONNAIES SONT INDISPENSABLES EN EUROPE

Alors même que Christine Lagarde estimait il y a une semaine dans une tribune du FMI que les crypto-actifs constituaient une "menace émergente", le Conseil de Stabilité Financière, qui se réunit actuellement au G20, à Buenos Aires, déclare que "les crypto-actifs ne font pas courir de risque à la stabilité financière mondiale". Dans cette cacophonie, l’Europe ne doit pas se tromper. Elle a un rôle essentiel à jouer. 
Pendant que notre continent peine encore à rattraper son retard sur la transition numérique, les financements précoces, parfois dix fois supérieurs, octroyés aux start-up dans la Silicon Valley, permettent l’émergence de Gafa et sont en passe de pérenniser notre statut de colonie numérique des Etats-Unis.


Le vrai risque auquel l’Europe s’expose est celui de ne pas encourager le virage de l’économie mondiale vers les cryptomonnaies.
Maîtriser le réseau bitcoin : un impératif concurrentiel dans un monde gouverné par la data
Les entreprises qui centralisent le plus de données détiennent un avantage concurrentiel déterminant à l’aube d’une économie contrôlée par les algorithmes. Avec la décentralisation et la mise en œuvre de la “preuve de calcul” sur le réseau bitcoin, on oppose une barrière physique, à savoir une dépense d’énergie, à la manipulation de la base de données des transactions (la “blockchain”). Aucune organisation, fut-ce un Etat ou un Gafa, ne réunit les moyens financiers, opérationnels et juridiques qui lui permettraient de perturber durablement ce réseau. La valeur d’un bitcoin ne peut tomber à zéro que si l’utilité du réseau disparaît. Or, tant que les terriens trouveront utile de passer des transactions sans contrainte, il y aura des utilisateurs, des développeurs et des mineurs pour maintenir le réseau bitcoin. Neutre et ouvert à tous les utilisateurs, il ne contraint personne à divulguer ses données personnelles, comme c’est le cas quand un administrateur central gère le réseau. Cette ouverture favorise l’inclusion financière, l’innovation et positionne bitcoin comme une valeur de réserve mondiale, au même titre que l’or, rivalisant avec les 5 devises “mondiales” répertoriées par le FMI.
https://www.journaldunet.com/patrimoine/expert/68709/pourquoi-les-cryptomonnaies-sont-indispensables-a-l-europe.shtml

LE G20 EN DESACCORD SUR LA CRTPTOMONNAIE

La question était complexe et les membres du G20 ne sont pas arrivés à s'entendre pour conclure un accord régulant les cryptomonnaies. En effet, réunis depuis deux jours, ces derniers devaient sur pencher sur des normes communes afin de cadrer la volatilité du prix des monnaies virtuelles (notamment du bitcoin), les affaires de vols ou encore les risques de blanchiment d'argent ou le financement du terrorisme. Selon Reutersaucune mesure concrète n’est à attendre du sommet de Buenos Aires, une entente étant d'autant plus difficile à réaliser avec l’opposition de principe des États-Unis (et ce n'est pas la polémique liée à la réforme fiscale qui aidera en ce sens). Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales devraient toutefois établir des chartes de conduites appelant à la prudence. Rappelons que le la France -via Bruno Le Maire- avait demandé des mesures concrètes pour commencer à réguler ce marché. [Source]


dimanche 18 mars 2018

LES ILES MARSHALL ADOPTERONS UNE CRYPTO-MONNAIE

Le parlement de ce groupe de plus de 1.200 îles, dont la population est d'environ 50.000 habitants, a adopté mercredi une loi déclarant sa monnaie numérique, appelée Sovereign (SOV), comme sa nouvelle monnaie officielle. Elle devrait entrer en circulation plus tard cette année.
Neema, une start-up basée en Israël qui facilite les transferts d'argent internationaux via une application, développera la technologie sous-jacente de la nouvelle crypto-monnaie. "SOV est un gros enjeu car, jusqu'à présent, tous les crypto-monnaies étaient dans les limbes réglementaires" a déclaré à Bitcoin Magazine Barak Ben-Ezer, co-fondateur de Neema.

Le gouvernement des Îles Marshall organisera une initial coin offering (ICO), dont le produit servira à remplir ses coffres avant la fin des paiements en dollar des États-Unis.

Une tentative de se passer du dollar US

Car les Iles Marshall utilisent actuellement le dollar américain comme monnaie. Les principales sources de revenus de la république sont les subventions américaines substantielles dans le cadre d'un contrat de libre association et la location de terrains pour l'essai de missiles américains sur Kwajalein, une formation de corail dans la chaîne occidentale de la République des Îles Marshall.
Cette initiative intervient à un moment où les régulateurs financiers du monde entier deviennent de plus en plus hostiles aux devises numériques. La Securities and Exchange Commission des États-Unis a émis des douzaines de citations à comparaître et de demandes d'information aux sociétés technologiques et aux conseillers impliqués dans les cryptomonnaies


ILS VEULENT REGULER LE BITCOIN ? BON COURAGE

Jacques Favier

#Régulation des #cryptomonnaies ? Oui, mais dans quel sens ? 

Après chaque crise financière, on prie le capitalisme de vouloir bien s’autoréguler. Des rapports sont commandés à des banquiers et ce sont des banquiers qui sont nommés régulateurs. Alors même que le bitcoin n’a pas provoqué la moindre crise, quelque bruit que l’on fasse autour des variations de son taux de change, il n’est pourtant question que de le réguler. Mais pour le coup en demandant, en France, le moins possible l’avis des insiders.

On comprend donc que le jeune écosystème des monnaies cryptographiques, qui vit dans le cyberespace, soit peu enclin à accepter sans examen l’intervention de la puissance publique du vieux monde et éprouve à l’idée d’une régulation de Bitcoin toujours évoquée de manière coercitive un mélange d’allergie et de scepticisme. Peu sensible à la légitimité des autorités élues ou non, il doute de leur objectivité et se méfie de leur faible compétence technique.


Tout dépend cependant de ce que régulation veut dire. La racine latine peut mener aussi bien à la correction qui punit qu’à la règle qui permet de travailler. 

Pour l’instant, sauf la notable exception du FMI, on n’a entendu des Autorités (ABE, AEMF, ACPR), des banquiers (BRI, BCE, BdF) et des gens de Bruxelles ou de Bercy qu’un discours à charge. Les mises en garde s’empilent, reprenant des éléments de langage contradictoires selon que Bitcoin monte ou baisse. La Banque de France s’est illustrée en publiant un Focus qui ne souligne que des risques et en avançant devant les missions parlementaires des approximations désinvoltes ou des chiffres fantaisistes. L’accumulation de défauts ou de vices prêtés à Bitcoin ne permettant pas d’en comprendre l’appréciation spectaculaire depuis 10 ans, on dénonce une amorale spéculation qu’une lourde taxation doit sanctionner. 

A ce niveau, l’incompréhension est totale et réciproque. Ergoter que Bitcoin n’est pas une monnaie ne permet de comprendre ni ce que c’est, ni comment on s’en sert, ni comment les mésusages peuvent en être punis. On ne peut, au prétexte que ce ne serait qu’un actif spéculatif, astreindre celui qui s’en sert de monnaie à produire un P&L complet sur un logiciel complexe puis à acquitter un BNC sur la plus-value. Les Allemands qui sont pragmatiques et respectent les arrêts de la CJUE y ont renoncé. On ne peut laver l’or avec une taxe de 11,5%, taxer les bénéfices sur hedge funds à 30% et le bitcoin à plus du double. Des pays voisins membres de l’Union bénéficieront d’une telle stupidité et il est peu probable que l’Union les en empêche. Et le monde est vaste, et ouvert.

Bitcoin ne fait guère courir de risques qu’aux bitcoineurs.
http://communautes.agefi.fr/status/15011

VIVRE AU QUOTIDIEN AVEC LE BITCOIN

« Si le bitcoin n’a pas encore bouleversé nos usages, il a cependant réussi avec brio à nous démontrer qu’un autre modèle de gestion de la valeur est possible : un modèle plus horizontal, un modèle sans Etat, sans banque, un modèle où la censure est inexistante, un modèle où la valeur devient programmable, un modèle où la confiance et le pouvoir sont décentralisés, où les registres, ou blockchains, sont transparents et distribués. Que nous promet concrètement ce nouveau paradigme ? Comment nos vies vont-elles changer ? Sommes-nous à l’aube d’une révolution ?
Pour comprendre ce futur, il convient de se tourner vers le passé du bitcoin. La création de ce chef-d’oeuvre conceptuel et pratique repose sur une culture politique crypto-anarchiste. Le bitcoin est dès lors avant tout un projet politique et sociétal. C’est à travers ce prisme qu’il est possible de s’essayer à une projection, une parmi tant d’autres, le futur se révélant souvent bien plus insaisissable que prévu ! »

> Article d’Adli Takkal Bataille à lire sur capital.fr 


samedi 17 mars 2018

PREMIERE LISTE NOIRE DES SITES POUR INVESTISSEMENTS DE CRYPTOMONNAIES

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) vient de publier le 15 mars dernier sa première liste noire des sites proposant des investissements en crypto-actifs.

I – Contexte

Rappelons que si la très forte hausse des cybermonnaies qu’a connu l’année 2017 a attiré un certain nombre de nouveaux investisseurs prêts à tout pour faire de gros profits, elle a aussi attiré un certain nombre d’acteurs douteux, n’hésitant pas à prétendre à forts taux de rentabilité, pour mieux soutirer des fonds à des victimes crédules.
Si certains membres de la communauté s’étaient insurgés contre ces dérives qui dévoient le système et donnent une image négative des crypto-actifs, ils étaient en général peu entendus du grand public.
L’annonce faite par l’AMF est donc une bonne chose car elle va aura pour conséquence de séparer le bon grain de l’ivraie aux yeux du grand public et il faut l’espérer à terme de nettoyer l’écosystème d’un certain nombre d’acteurs peu scrupuleux.
Le communiqué de presse de l’AMF précise que la loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (dite loi « Sapin II ») a modifié la législation sur le régime de l’intermédiation en biens divers.
En 2017, l’AMF a créé une liste noire d’intermédiaires en biens divers (diamants, vins, terres rares) ne remplissant pas leurs obligations légales. Aujourd’hui, c’est le tour des investisseurs en crypto-actifs : désormais, des sociétés proposant d’investir dans des crypto-actifs (dont certains sont présentés comme des crypto-monnaies) figureront également à ce titre sur la liste noire.
Les sociétés qui proposent sur le territoire français d’acquérir des droits sur des biens en mettant en avant la possibilité d’un rendement ou son équivalent économique sont soumises au régime de l’intermédiation en biens divers et à ce titre, leur offre doit disposer d’un numéro d’enregistrement délivré par l’AMF.

II – La Liste noire :

La mise en garde de l’AMF vise les sites internet suivants :
http://akj-crypto .com/
http://bank-crypto .com/
https://bcoin-bank .com/
https://bit-crypto .net/
https://boursebitcoin .com/
https://www.crypteo .io/
https://cryptobankweb .com/
http://crypto-major .com/
https://cryptopartnersinvest .com/
http://crypto2.bnd-group .com/
http://crypto.private-finances .com/
http://ecs-solutions .net
http://ether-invest .com/
https://krakenaccess .com/
http://www.minedecrypto .com
Il s’agit d’une liste donnée à titre de mise en garde à destination des épargnants français. Elle ne peut constituer un inventaire totalement exhaustif des acteurs qui ne se conforment pas à la règlementation en vigueur.
Il est intéressant de noter que la particularité des sites listés dans cette première liste noire est que, s’ils ont tous une page de présentation de leur service en français, ils se trouvent pour la majorité à l’étranger : au Royaume-Uni en règle générale mais aussi en Suisse ou à Singapour.
Le communiqué implique que l’AMF a procédé en deux temps pour établir cette liste noire. Elle a d’abord étudié un certain nombre de sites. Puis elle a alerté les sites qui ne remplissaient pas les critères légaux français des nouvelles règles qui leur étaient à présent applicables et notamment la nécessité de s’enregistrer auprès des services de l’AMF.
Bien qu’alertées par l’AMF des nouvelles obligations, ces sociétés ont continué à communiquer et/ou démarcher le public en France par le biais de leur site sans que leur offre ne soit enregistrée auprès de l’AMF. Ces sites ont donc été répertoriés sur la liste noire.

III – Rappel de vigilance de l’AMF

L’AMF invite pour finir les épargnants à appliquer des règles de vigilance avant tout investissement :
–  Aucun discours commercial ne doit faire oublier qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé ;
– Obtenez un socle minimal d’informations sur les sociétés ou intermédiaires qui vous proposent le produit (identité sociale, pays d’établissement, responsabilité civile, règles d’organisation, etc.) ;
– N’investissez que dans ce que vous comprenez ;
– Posez-vous la question de savoir comment est réalisée la valorisation du produit proposé (prix d’achat ou prix de vente), renseignez-vous précisément sur les modalités de revente du produit et les délais liés, notamment dans le cas où le produit investit sur une classe d’actifs peu liquide.
Rappelons par ailleurs, que depuis des années, les membres de la communauté préviennent que Bitcoin [et les cryptomonnaies en général] est une expérience inédite et imprédictible et qu’il ne faut donc pas y investir plus que ce qu’on peut se permettre de perdre.

Voir également : 

– La liste noire de 270 sites dressée par CryptoFR 

– La liste noire de Badbitcoin.org


A propos de l’auteur

Avocat d’affaires au Barreau de Paris, Michelle Abraham est une ancienne collaboratrice de la Délégation des Barreaux de France à Bruxelles. Elle travaille actuellement sur les crypto-monnaies, les blockchains et le défi réglementaire que leur développement implique. Michelle Abraham est notamment membre de l’Association ChainTech et du Cercle du Coin et participe en tant que co-coordinatrice du comité Terminologie de la commission Blockchain de l’AFNOR.