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mardi 14 août 2012

Homo sapiens et Néanderthal ne se serait pas génétiquement mélangés;

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Voilà environ deux ans que plusieurs études avaient suggérées que l'Homo sapiens avait dû se reproduire occasionnellement et se métisser avec Neandertal. Fondées sur l'analyse d'ADN fossile, les populations modernes d'origine européenne et asiatique partagent en moyenne 1 % à 4 % de leur génome avec celui des Néandertaliens, il n'en faffut pas plus pour imaginer que les deux espèces purent à un moment donné s'accoupler et avoir des enfants.

Mais selon une nouvelle étude publiée par la revue de l'Académie des sciences américaine PNAS, deux scientifiques de l'Université britannique de Cambridge estiment que ces fragments d'ADN que nous partageons ne prouvent rien. Selon ces deux scientifiques, les gênes partagés aux deux espèces, ne serait que la résultante d'un ancêtre commun. 

 "Nos travaux montrent clairement que les structures découvertes dans le génome de Neandertal ne sont pas exceptionnelles, et qu'elles correspondent à ce qu'on s'attend à trouver sans hybridation", assure Andrea Manica dans un communiqué. "Donc, si hybridation il y a eu - il est difficile de prouver que cela n'est jamais arrivé -, le phénomène a été minime et bien moindre que ce qu'on affirme actuellement", ajoute le chercheur.

vendredi 6 juillet 2012

Histoire de Néandertal sur les bords de la Seine.

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http://www.inrap.fr



Un site préhistorique et paléontologique vieux de 200 000 ans a été mise au jour en Seine-Maritime. Cette fouille extensive renoue avec une longue tradition de recherches paléontologiques et préhistoriques menées au XIXe siècle dans les carrières du Nord de la France.

Intervenants

Jean-Philippe Faivre, archéologue responsable d'opération (Inrap)

jeudi 23 février 2012

Neandertal était-il artiste ?

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69146.htm
Des analyses effectuées sur des restes organiques situés à proximité des peintures rupestres de la grotte de Nerja (Malaga) découvertes en 1970 conduisent à dater ces prélèvements à environ 43.000 ans. Si les peintures situées à proximité devaient avoir le même âge (ce qui reste à établir), elles seraient les oeuvres d'art les plus anciennes de l'humanité, détrônant ainsi celles de la grotte de Chauvet en France dont l'ancienneté est estimée à 32.000 ans.

Une telle découverte, si elle était confirmée, ébranlerait en outre les fondements de la paléontologie puisque toutes les " oeuvres " connues de ce type sont attribuées à l'homo sapiens sapiens apparu il y a environ 35.000 ans. Celles de Nerja seraient donc plus anciennes et devraient être attribuées à l'homme de Neandertal (homo sapiens).

Faudra-t-il revoir la chronologie de l'humanité, accepter que l'homme de Neandertal était déjà capable de représentations symboliques, et ré-interroger la distinction entre l'homme de Neandertal et son successeur ? La polémique fait rage en Espagne : " révolution scientifique " ou " paroles en l'air " sur ce qui n'est encore qu'une hypothèse de travail, les fragments des peintures elles-mêmes n'ayant pas encore fait l'objet d'un travail de datation.

mardi 20 décembre 2011

Néandertal faisait de recyclage de sa chasse!

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http://www.sur-la-toile.com/

Plus on en apprend sur les Néandertaliens, plus on s'aperçoit qu'ils étaient bien proches de ce dont était capable notre espèce et donc pas si primitifs que dans l'imaginaire collectif. Une récente recherche montre qu'ils étaient de bons architectes et que leurs foyers étaient soutenus par des os de mammouths. Ces hominidés tuaient donc ces animaux pour la viande, mais récoltaient aussi les os de mammouths décédés d'autres causes pour bâtir la cuisine équipée de Madame de Néandertal.

Des archéologues français ont donc découvert des restes d'une construction qui a 44 000 années et qui était fondamentalement bâtie à l'aide d'os de ces animaux. Le bâtiment était circulaire, d'un peu plus de 7 mètres de diamètre. L'Homme de Néandertal a disparu depuis 30 000 ans. On a pensé pendant longtemps qu'il ne faisait rien d'autre que de vivre dans des grottes. D'après les chercheurs du Muséum de l'Histoire Naturelle à Paris ont remarqué que de nombreux os ont par ailleurs été gravés et décorés ou pigmentés avec de l'ocre. 

Ils choisissaient donc exprès les plus grands os disponibles et avec la forme la plus adaptée pour construire des bâtiments. Avec le climat de l'époque, le bois se faisait plus rare aussi... Les os ont été trouvés sur un site de l'est de l'Ukraine. Il y en avait 116. Les plus vieilles constructions d'hominidés (Homo Erectus) ont plus de 500 000 années.

Pour aller plus loin: Laëtitia Demay, Stéphane Péan, Marylène Patou-Mathis. (2011) Mammoths used as food and building resources by Neanderthals: Zooarchaeological study applied to layer 4, Molodova I (Ukraine) (copie sur scribd) Quaternary International.

mercredi 2 novembre 2011

Néanderthal fut un Homme comme nous.

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http://www.sur-la-toile.com/

En raison de leur aspect pour le moins massif, on est tenté de penser que l'Homme de Néanderthal était une « espèce de brute » à l'intelligence évaporée ; dans ce cas, notre espèce ne pouvait que les supplanter. Pourtant, plus on creuse (au sens propre, comme au sens figuré), plus on les trouve « normaux » (selon notre point de vue anthropomorphique de Sapien Sapiens). Ainsi, des chercheurs viennent de découvrir qu'ils avaient une alimentation très variée. On a retrouvé des traces de consommation de poissons comme des plumes d'oiseaux. Cela suppose par conséquent des techniques tout aussi variées pour les chasser. 
Ce qu'il faut avant tout retenir de l'Homme de Néanderthal, c'est qu'avant de disparaître pour une raison encore peu claire, il a « régné » durant 200 000 ans...

samedi 15 octobre 2011

Néandertal avait un cerveau proche du singe

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De nombreux chercheurs ont précédemment supposé que les capacités cognitives parce que la taille des cerveaux des humains modernes et des Néandertaliens est similaire. Une étude dirigée par des paléoanthropologues de l’Institut Max Planck en Allemagne remet fortement en question cette hypothèse.
Basée sur des relevés détaillés des traces laissés par le cerveau sur la boite crânienne d’humains et de Néandertaliens à différentes étapes de la vie, elle  montre des différences dans les schémas de développement du cerveau des deux espèces , et ce, surtout et principalement durant la première année de vie.
Un des éléments clef de ces travaux et du fondement de cette théorie, publiés dans le Journal of Human Evolution, a été la reconstruction du crâne d’un nouveau-né de Neandertal, découvert en 1914 par une équipe d'archéologues français près de Moustier en Dordogne.
Il en ressort que le cerveau humain prend une forme plus arrondie, plus « globuleuse », tandis que celui de Neandertal reste plus allongé comme chez les autres ancêtres et cousins de l'homme dont le chimpanzé, plus simiesque,commentent les auteurs. Cela signifie sans doute que l’Homme de Neandertal avait un câblage neuronal différent du nôtre et qu’il ne devait probablement pas percevoir le monde comme nous.
« Nos résultats ont deux implications importantes », explique Philipp Gunz, de l’Institut Max Planck. « Nous avons découvert des différences dans les schémas de développement du cerveau qui pourraient contribuer à des différences cognitives entre les humains modernes et les Néandertaliens. Peut-être plus important, toutefois, cette découverte nous en dira plus sur notre propre espèce, nous espérons que nos conclusions aideront d'identifier la fonction de certains gènes qui présentent des signes de sélection récente chez l'homme moderne. »

lundi 26 septembre 2011

Neandertal puis Sapiens sur un site dans le Nord de la France!

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 Des fouilles archéologiques préventives menées au préalable du percement d’un canal dans le nord de la France révèlent une occupation néandertalienne, puis sapiens, entre 50.000 et 30.000 ans avant notre ère, un fait très rare pour la région.

C'est à Havrincourt dans le Pas-de-Calais que deux chantiers de fouilles, l’un sur 1 500 mètres carrés, à 5 mètres de profondeur et l’autre sur plus de 4 500 mètres carrés, à 6 mètres de profondeur, ont déjà permis de découvrir les vestiges d’une occupation vieille de 50.000 ans par l’Homme de Néandertal, ainsi que celle d'une autre datant de 30.000 ans par l’Homme moderne. Des superficies et surtout une localisation géographiquement exceptionnelles pour le Paléolithique en France.
"L’ensemble des éléments de la chaîne opératoire (nucléus [blocs de pierre servant de matière première], éclats, outils) est présent sur place, associé à quelques restes animaux (…). L’ensemble du cortège de la steppe à mammouths a été retrouvé : rhinocéros laineux, bison, cheval, renne, mammouth", explique l’Inrap.
Des sites qui seront trés convoités dans un avenir proche.


samedi 17 septembre 2011

Néandertal mangeait déjà des fruits de mer

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C’est dans la grotte de Bajondillo, à Torremolinos au sud de l'Espagne, que des vestiges découverts d’outils néandertaliens mêlés à de très anciens débris de coquillages, de moules, notamment prouvant qu’il y a 150.000 ans, l’homme de Néandertal consommait déjà des fruits de mer. C'est une équipe dirigée par Miguel Cortes Sanchez, chercheur à l'université de Séville, a réussi à dater ces restes organiques grâce au radiocarbone.

À cette époque, Néandertal consommait donc déjà des fruits de mer. Soit 100.000 ans plus tôt que ce que de précédentes découvertes avaient établi. Homo sapiens, de son côté, faisait de même il y a 164.000 ans, comme l’attestent des travaux antérieurs réalisés sur le site de Pinnacle Point, en Afrique du Sud.
"De nombreux chercheurs estiment que la consommation de fruits de mer est l'un des comportements qui définissent l'homme [anatomiquement] moderne, [et qui auraient] facilité son expansion(…). Mais cette étude montre qu'au même moment, des Homo Sapiens (…) et des Néandertaliens (…) avaient cette même habitude", a déclaré Francisco Jimenez Espejo, chercheur au Conseil supérieur des recherches scientifiques (CSIC).

jeudi 28 juillet 2011

Néandertal vaincu par Homo-sapiens!

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Les hommes de Néandertal pourraient avoir été submergés par une vague de leurs cousins plus avancés, les hommes modernes, provoquant leur disparition il y a 40.000 ans. Selon une étude britannique de l'université de Cambridge effectuée sur un site archéologique du Périgord dans le sud de la France, ont découvert que le nombre de sites susceptibles d'avoir été occupés par les premiers hommes modernes, où ont été découverts des zones de campements, des outils, des restes d'animaux et de nourriture, était supérieur à celui des sites occupés par l'homme de Néandertal.
Les sites où se trouvaient les premiers hommes modernes présentaient aussi des objets caractéristiques de l'Homo sapiens, tels que des outils de pierre, des bijoux ou encore des oeuvres d'art, plus évolués que ce dont étaient  capables les hommes de Neandertal.
L'arrivée des premiers hommes modernes a probablement poussé ces derniers à quitter leurs habitats.
"Confrontés à cette concurrence, les hommes de Neandertal semblent s'être retirés dans des régions moins attrayantes et plus reculées du continent" européen, dit-il.
Néandertal dû alors se diriger pour des endroits où la nourriture et les abris étaient plus difficiles à trouver et ou la vie devenait survie, précipitant leur disparition, explique Paul Mellars, de l'université de Cambridge, principal auteur de l'étude.
Les dernières traces des Néandertaliens, qui ont vécu sur le continent pendant quelque 300.000 ans, ont été découvertes dans des cavernes en Espagne et à Gibraltar.
Selon le Pr Mellars, le coup de grâce pourrait avoir été donné par une vague de froid.

mardi 19 juillet 2011

La culture symbolique des Néandertaliens.

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Des nouvelles recherches archéologiques tentent de bouleverser les certitudes scientifiques sur les hommes de Néandertal avec l’étude  du matériel de la Grotte du Renne, à Arcy-sur-Cure dans l’Yonne, les résultats viennent affiner son image.
Fouillée par André Leroi-Gourhan (1911-1986), entre 1949 et 1963, on trouve dans cette grotte plusieurs ossements d’hominidés néandertaliens ainsi que des objets symboliques tels que des os décorés, des parures et des pigments rouge et noir. Cependant on avait émis l’hypothèse que les os ou les outils avaient pu être déplacés d’une couche archéologique à une autre imputant alors ces objets artistiques à de probables ancêtres plus "humain".
Après des recherches très approfondies sur les couches archéologiques, il apparaît qu’il est impossible qu’elles aient été mélangées permettant ainsi de  revenir sur ces hypothèses. Les datations au Carbone 14 avaient certainement été contaminées par d’autres éléments.
Les objets symboliques de la grotte du Renne sont donc bien des créations de l’homme de Néandertal, plusieurs grottes en Italie et en Espagne ont révélé des productions symboliques dans un contexte néandertalien.

dimanche 17 juillet 2011

Neandertal Code sur France 5.

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Le sujet

De Leipzig au Connecticut, le point sur les recherches génétiques concernant l'homme de Néandertal, menées grâce à un fragment d'os vieux de 38 000 ans.
Grotte de Vindija, Croatie : un anthropologue retrouve un fragment d'os provenant de la jambe d'un homme mort il y a 38 000 ans. Il contient une quantité dix fois plus importante d'ADN que n'importe quel autre échantillon aussi ancien. On l'appellera dorénavant le V 80. Cette source unique d'informations va permettre de décrypter le code génétique de l'homme de Néandertal. Cette découverte constitue une chance d'en savoir plus sur cette espèce humaine qui a régné sur le continent européen pendant 200 000 ans, puis a disparu mystérieusement. L'homme de Néandertal a-t-il été décimé par l'Homo sapiens venu d'Afrique il y a 40 000 ans ? Ou n'a-t-il pas su résister à la domination de cet être supérieur ?
Plume-gris

La critique

C'est l'histoire d'un mal-aimé, longtemps victime des préjugés culturels, qui a fi ni par conquérir le respect des scientifiques et le coeur des foules. Jadis stigmatisé comme une brute épaisse, l'homme de Neandertal est devenu la vedette de la paléontologie. Le documentaire réalisé par Tim Lambert rend hommage à l'Homo sapiens neanderthalensis en présentant, non sans quelques simplifications abusives, les dernières recherches basées sur l'analyse de l'ADN.
Jusqu'ici, ces méthodes n'ont pas permis de répondre à la question posée depuis la découverte, en 1856, du premier fossile humain identifié, près de Düsseldorf, dans la vallée de Neander. Ce nom signifie «homme nouveau». En fait, Neandertal est le plus ancienne- ment implanté en Europe, où il est présent depuis 200 000 ans. Il a coexisté pendant des dizaines de milliers d'années avec le Sapiens sapiens, l'homme moderne, venu d'Afrique, puis s'est éteint mystérieusement. Pourquoi ? S'il n'a pas été massacré par le nouveau venu, s'est-il métissé avec lui jusqu'à se fondre dans la masse des hommes modernes ? De récentes recherches concluent par la négative. Mais, selon une équipe de Chicago, on trouve chez 70% des humains actuels un gène qui pourrait être hérité de Neandertal, et qui serait lié au développement du langage. Après avoir incarné le primitif, Neandertal serait désormais associé au progrès de l'intelligence humaine !
Michel de Pracontal
20:35

NEANDERTAL CODE CE SOIR 20H35.

jeudi 7 juillet 2011

Disparition de Néandertal et champ magnétique de la Terre.

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Serait-il possible qu'il y ait un lien entre l'inversion du champ magnétique terrestre il y a environ 30 000 ans et la disparition de l'homme de Neandertal ? Pour répondre à cette question Jean-Pierre Valet, géophysicien à l'Institut de physique du globe de Paris.

mercredi 6 juillet 2011

Néandertal au pôle nord.

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Des vestiges retrouvés dans le site russe de Byzovaia, à proximité du cercle polaire arctique et caractéristiques de la culture moustérienne, viennent d'être datés d'il y a plus de 28 500 ans, soit plus de 8 000 ans après la disparition théorique de l'Homme de Néandertal. Cette découverte surprend et bouscule les théories car elle suggère que l'Homme de Néandertal aurait vécu plus longtemps que l'on ne croyait, ou bien Homo sapiens aurait-il déjà migré en Europe à cette période ?

vendredi 3 juin 2011

Néandertal aurait pu vivre dans le grand nord Russe.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66943.htm

La prestigieuse revue américaine Science vient de publier un article d'une équipe de paléontologues composée de trois Français du CNRS (Toulouse, Bordeaux et Nanterre), de trois Norvégiens (Bergen) et d'un Russe (Syktyvkar), rapportant la présence possible de l'homme de Néandertal sur le site de Byzovaya, proche du cercle polaire arctique au niveau des contreforts occidentaux de l'Oural septentrional (dans la République des Komis). Jusqu'à présent on pensait que de tels peuplements se situaient environ 1.000 km plus au sud et que ceux plus au nord étaient le fait de l'homme moderne. De plus, cette présence est estimée relativement récente, entre -34.000 et -31.000 ans (http://www.sciencemag.org/content/332/6031/845.abstract article payant).

La préhistoire est la discipline qui a pour but de reconstituer l'histoire et la vie des humains depuis leur apparition jusqu'à l'apparition de l'écriture, au cours de la période chronologique du même nom. Elle se fonde essentiellement sur l'examen et l'interprétation des témoignages de la présence humaine tels que les vestiges archéologiques découverts lors de fouilles ou les oeuvres de l'art préhistorique. Les méthodes physiques de datation de plus en plus précises, combinées à la présence d'ADN fossile et aux méthodes de datation paléontologiques permettent de retracer l'histoire de l'Homme de façon de plus en plus certaine. Ceci n'empêche pourtant pas les polémiques.

1- Les faits scientifiques

Les scientifiques basent leur argumentation sur l'analyse de la "technologie lithique" à partir des outils (plus de 300) retrouvés sur le site de Byzovaya, techniquement et typologiquement homogènes et présentant des caractéristiques appartenant à des traditions du Paléolithique moyen, retrouvées en Europe centrale et de l'est et exclusivement attribuées aux populations  néandertaliennes.

Les méthodes de datation des os, de mammouths principalement, ou de grains de sable confirment l'époque moustérienne (de -100.000 à - 30.0000 ans environ, du nom du lieu Le Moustier en Dordogne, où furent réalisées les premières découvertes en 1860). Les implications de ces observations sont très importantes dans la mesure où elles tendraient à prouver qu'il y a eu coexistence entre l'homme de Néandertal et l'homme moderne sur une période plus longue que ce que l'on pensait jusqu'ici.

2- La polémique

Elle est rapportée dans une analyse qui accompagne l'article référencé ci-dessus, publiée dans le même numéro de Science (http://www.sciencemag.org/content/332/6031/778.summary article payant). En résumé, même si la technologie lithique mise en évidence à Byzovaya peut très fortement suggérer la présence de l'homme de Néandertal, un certain doute peut subsister jusqu'à la découverte d'ossements et d'ADN néandertaliens, comme le reconnaissent les auteurs eux-mêmes en vrais scientifiques.

La publication de cet article évalué par des pairs a néanmoins été jugée prioritaire par le comité de rédaction de Science. Le Département devrait se féliciter de la mention du soutien du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes et de celui du Centre Franco-Russe de Recherche en Sciences Humaines et Sociales de Moscou, ce dernier sous tutelle du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et du Centre National de la Recherche Scientifique.

Une étude d'un tel impact reflète l'importance des collaborations bilatérales en matière scientifique, surtout dans le cas présent pour la poursuite de l'exploitation de la richesse préhistorique du site de Byzovaya.



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mercredi 16 mars 2011

Néandertal utilisait le feu avant les Hominidés.

Publiée lundi 14 mars dans Proceedings of the National Academy of Sciences, une étude américano-néerlandaise passant en revue de nombreux sites archéologiques, montre chez l'homme de Néandertal une utilisation soutenue et habile du feu, que ne pratiquaient pas les espèces humaines qui l'ont précédé en Europe. 


Paola Villa, conservatrice au Muséum d'histoire naturelle de l'Université du Colorado, et le Pr Wil Roebroeks, de l'Université de Leiden, aux Pays-Bas, ont visité des dizaines de sites néandertaliens, écumé les bibliothèques d'Europe et des États-Unis et pris contact avec d'autres chercheurs pour mener une enquête sur la domestication du feu chez les anciens hommes préhistoriques du Vieux continent.

Ils ont répertorié 141 sites de l'Europe d'il y a 1,2 million d'années à 35.000 ans, présentant potentiellement des traces de foyer, et les ont ensuite classés selon leur pertinence, s'appuyant sur des indices comme la présence de charbon de bois, d'objets en pierre chauffée ou d'os brûlés, ainsi que sur de multiples méthodes de datation.

Résultats : aucune trace d'utilisation du feu chez les premiers hominidés.


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samedi 12 mars 2011

Néandertal recette.

jeudi 24 février 2011

Néandertal soucieux de son apparence.


On vient de découvrir que l'Homme de Néandertal était assez « coquet » ; c'est un peu une boutade évidemment, mais ,plus concrètement, il utilisait a priori des artifices qui devaient avoir des valeurs symboliques. Ainsi, des chercheurs ont pu démontrer que les Néandertaliens se paraient de plumes de faucons et de vautours. Cela donne des preuves supplémentaires que notre cousin disparu était capable de créer de l'art. 


La découverte fut réalisée en Italie du Nord dans la « Grotta di Fumane », un site archéologique où l'on retrouve de nombreux ossements de Néandertaliens. On a aussi curieusement retrouvé plus de 600 os d'oiseaux divers.






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mercredi 16 février 2011

Pas de Neandertal en nous!



Notre espèce, Homo sapiens, serait apparue il y a 100 000 à 200 000 ans. C'est du moins l'âge attribué à la femme qui portait le plus récent ancêtre commun des mitochondries de nos cellules (organites d'origine uniquement maternelle, qui contiennent de l'ADN), et à l'homme qui portait le plus récent ancêtre de nos chromosomes Y. L'homme moderne aurait ensuite entamé un voyage hors de son Afrique natale pour peupler les autres continents, supplantant les populations humaines préexistantes.
Toutefois, la présence de lignées beaucoup plus anciennes de gènes, cette fois sur le chromosome X et les chromosomes non sexuels, a conduit certains scientifiques à invoquer une hybridation entre Homo sapiens et des populations locales « archaïques », tel l'homme de Neandertal, en Europe et en Asie. Seule une telle hybridation était à même, pensait-on, de rendre compte de la présence de ces gènes anciens dans notre génome.


Michael Blum, chercheur du CNRS à Grenoble, et Mattias Jakobsson, de l'Université d'Uppsala, en Suède, réfutent aujourd'hui ce scénario et proposent deux autres explications. Ils invoquent d'une part un morcèlement de la population africaine initiale en groupes isolés génétiquement, et d'autre part la pression exercée par l'environnement sur les populations africaines il y a environ 150 000 ans.
Ces deux bio-informaticiens ont cherché à identifier, grâce à des simulations numériques, les modèles d'évolution humaine compatibles avec les âges des ancêtres communs des différentes parties de notre génome. Leur étude confirme les estimations antérieures de l'âge des plus récents ancêtres communs pour le chromosome X et les chromosomes non sexuels à 1 à 1,5 million d'années.

Surtout, les chercheurs ont montré que l'hypothèse du métissage ne pouvait, à elle seule, expliquer les données génétiques. Dès lors, comment rendre compte de l'écart considérable entre l'âge de 1 à 1,5 millions d'années et celui déterminé à partir de l'ADN mitochondrial et le chromosome Y ? Les chercheurs avancent deux hypothèses.

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samedi 5 février 2011

Homo-sapiens meilleur que Néandertal en course à pied.



A force de vouloir mieux le connaitre on en sait toujours plus sur notre ami Néandertal et nous en savons plus sur ses capacités physiques qui en ce qui concerne la course n'était pas et de loin à son avantage. Il semble d'ailleurs que cela ait une réponse des plus logiques liées à son environnement totalement différent, au tout début, avant le partage des territoires entre Homo-sapiens et Néandertal.

Selon des chercheurs américains de l'université d'Arizona à Tucson ce qui ferait de Néandertal un piètre coureur viendrait de leur tendon d'Achille aux différences notables entre le squelette de l'Homme de Néandertal et le nôtre. Cela s'expliquerait par le fait d'un environnement plus froid qui facilite l'embuscade et les cachettes pour se nourrir et se protéger alors que Homo-sapiens qui lui vivait dans une brousse devait pour les mêmes raisons devoir courir pour attraper sa nourriture et aussi pour sauver sa vie des prédateurs.


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dimanche 30 janvier 2011

Neandertal en nous sur SCIencextrA.