source.
Les traces de ces différentes espèces ont suivi en gros la même piste. Celle qui partait d'Afrique de l'Est pour rejoindre le Proche-Orient et, de là, la longue plaine sédimentaire lovée entre les Cévennes et les bords de la Méditerranée. Cette région que l'on appellerait un jour le Languedoc-Roussillon.
La découverte en 2001 du crâne déformé de Toumaï - Sahelanthropus tchadensis - a modifié ce parcours un peu trop linéaire, sans toutefois en modifier la direction. Découvrir un
A bien y regarder, l'arbre généalogique du genre Homo fait plus penser à un buisson qu'à une lignée ininterrompue. L'aventure des australopithèques, comme la célèbre Lucy, s'est interrompue brusquement - du moins dans l'état actuel de nos connaissances - il y a entre 1,5 et 1,3 million d'années. La découverte récente de traces de pas, au Kenya (1) , montre que des Homo erectus - ou homme debout - déambulaient à la même époque à quelques centaines de kilomètres des descendants de Lucy.
Fascinante perspective, car cela revient à suggérer que des espèces différentes d'hominidés ont coexisté - ne parlons pas de cohabitation... -, comme l'ont fait d'ailleurs bien plus tard les hommes (et femmes, bien sûr) dits de Néandertal et les premiers groupes de sapiens , qui deviendront alors les Cro-Magnon, nos ancêtres les plus directs.
A cet égard, une récente étude conduite par le CEA (2) tend à montrer que la disparition des néanderthaliens ressort d'une compétition avec les Homo sapiens . Neandertalensis a-t-il été l'Indien de sapiens ? Rien ne permet de l'affirmer ou de l'infirmer. La loi de l'évolution, dont on fête les 100 ans, explique peut-être ce hiatus, dans cette longue marche humaine qui s'arrête à la porte des étoiles. Du moins pour l'instant.
(2) : www.cea.fr/le_cea/actualites /extinction_de_l_homme_de_neanderthal-15321
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