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vendredi 28 décembre 2012

Pourquoi et comment sommes différents des singes?

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Même si nous pouvons trouver pas mal de ressemblances, notre physique et physiologie ou susceptibilité aux maladies ne sont pas si proches que cela de nos cousins. En attendant, nous avons une base génétique extrêmement similaire et les biologistes ne se retiennent pas de nous le rappeler sans cesse pour nous faire descendre de notre piédestal anthropocentrique… 
Cette question ne nous concerne en réalité pas uniquement ! Les scientifiques se demandent depuis longtemps pourquoi les espèces vertébrées qui ne se ressemblent pas tant que cela et ne se comportent pas de la même manière partagent toutefois un répertoire si semblable de gènes. 





Une équipe de chercheurs a séquencé et a comparé la composition de centaines ou milliers messages génétiques dans des organes similaires entre espèces (cerveau, cœur, foie…), de la grenouille à l’humain. Ils ont trouvé quelque chose de très intéressant : la grosse différence se joue en réalité au moment d’une étape cruciale de la traduction de l’ADN afin de réaliser des protéines. Cette étape se nomme l’épissage alternatif. Par le biais de ce processus, l’épissage alternatif réalise des protéines multiples à partir d’un seul gène. Cela a modifié énormément la structure et la complexité des messages génétiques durant l’évolution des vertébrés. 

Le même processus jouerait un rôle considérable dans notre susceptibilité aux maladies. Une des découvertes surprenantes de l’étude est que ce processus d’épissage génétique est plus prévalent chez l’humain et les primates que les autres animaux étudiés (souris, poulet…). Nous (primates) serions bien… uniques ! (sur cet aspect)

samedi 24 novembre 2012

Les Hommes stupides de nos jours seront intelligents demain!

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L'humanité marche-t-elle, lentement mais sûrement, vers l'abêtissement ? Cette thèse iconoclaste, défendue par Gerald Crabtree, professeur de biologie du développement à l'université de Stanford (Californie), suscite des réactions contrastées dans le milieu scientifique. Dans un article en deux parties, intitulé "Notre intellect fragile", publié le 12 novembre dans la revue Trends in Genetics, le chercheur suggère que les performances de notre cerveau ont atteint leur apogée il y a quelques millénaires et sont désormais sur le déclin.



"Je parie que si un citoyen moyen de l''Athènes de 1000 avant JC apparaissait soudainement parmi nous, il ou elle serait parmi les plus brillants et les plus intelligents, avec une bonne mémoire, un large éventail d'idées et une vision claire sur les questions importantes", écrit le chercheur dans son introduction. De plus, je serais tenté de penser qu'il ou elle serait parmi les plus stables émotionnellement de nos amis et collègues." Il ajoute: "Je ferais le même pari pour les anciens habitants d'Afrique, d'Asie, d'Inde ou des Amérique d'il y a 2000 à 6000 ans", expliquant qu'il fonde son raisonnement sur les dernières données de génétique, anthoropologie et neurobiologie qui prédisent que nos capacités intellectuelles et émotionnelles sont "étonnamment fragiles".


L'homme, plus bête qu'hier, moins que demain ?


vendredi 16 novembre 2012

Les pointes de lance en pierre les plus anciennes au monde.

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Les plus vieilles pointes de lance en pierre datent de 500'000 ans


Des anthropologues ont découvert en Afrique du Sud les pointes de lance en pierre les plus anciennes connues à ce jour. Elles datent de 500'000 ans, soit 200'000 ans plus tôt que celles retrouvées jusqu'ici, selon une recherche publiée jeudi dans la revue américaine "Science".
Ces pointes de pierre travaillées pour pouvoir être attachées à l'extrémité d'une lance sont communes sur des sites archéologiques remontant jusqu'à 300'000 ans, relèvent ces chercheurs. On sait désormais qu'elles étaient déjà utilisées durant la période de l'Homo heidelbergensis - dernier ancêtre commun de l'homme moderne, l'Homo sapiens, et de son cousin aujourd'hui éteint, l'homme de Néandertal, expliquent-ils.
"Bien que les Néandertaliens et les Homo sapiens utilisaient des pointes de lance en pierre, cette découverte est la première indication que cette technologie remonte à la période où ces deux espèces ont divergé", note Jayne Wilkins, du département d'anthropologie de l'Université de Toronto au Canada, principal auteur de ces travaux.

dimanche 28 octobre 2012

Le Yéti existe pour de vrai selon des preuves scientifiques!

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En octobre de l'année dernière, au cours d'une expédition au mont Chorie, les scientifiques de cinq pays différents ont découvert dans la grotte Azasskaïa de grandes empreintes d'une créature inconnue .
Après une année d'études des traces de fourrure découvertes sur le lieu, les scientifiques des trois laboratoires (Moscou, Saint-Pétersbourg et Université de l'Idaho) en sont venus aux mêmes conclusions. Cette fourrure n'appartient pas à l'homme, mais à un mammifère inconnu de la science. Son ADN présente une différence de moins de 1% avec l'être humain.
Selon les scientifiques, l'ADN de la fourrure du yeti retrouvée auparavant dans l'Oural, près de Saint-Pétersbourg et aux États-Unis serait identique à celle qui a été découverte par les scientifiques il y a un an dans la grotte Azasskaïa.

jeudi 13 septembre 2012

Notre comportement sexuel change avec les magazines féminin.

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Les débats font depuis longtemps rage pour savoir si le fait que les médias et les magazines féminins (vous savez, ceux dans lesquels il y a bien plus de publicités que de contenu) parlent très souvent de sexualité a une influence sur les comportements des femmes en la matière. Une nouvelle étude enfonce le clou : les femmes qui lisent ces contenus sont moins susceptibles de voir le sexe prémarital comme une conduite à risques et soutiennent le choix d'un comportement qui donne du pouvoir au genre sexuel et pour la recherche du plaisir. 
Une fois n'est pas coutume, l'étude a puisé dans le vivier des étudiantes universitaires pour réaliser des expériences. On leur demandait de lire des articles de journaux pour femmes bien connus (type Cosmopolitan). Le premier article traitait de divertissements classiques et l'autre des relations sexuelles. On vérifiait ensuite leur point de vue sur la sexualité et les différences entre les genres sexuels. 


C'est ainsi que l'on s'est rendu compte de l'effet de la lecture de ces articles sur la psyché de la femme.
http://www.sur-la-toile.com

dimanche 3 juin 2012

Les hommes non dominants domestiquent les Femmes.

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Une des caractéristiques modernes de notre espèce est que nous montrons une grande propension à l'attachement à une compagne ou un compagnon spécifique. Il se trouve que dans notre évolution, des femmes ont commencé à préférer le couple à un comportement plus ouvert (dit de promiscuité). Cela fait longtemps que les experts en biologie de l'évolution se demandent comment il se fait que nous vivions « en couples » (même si ce n’est parfois pas toujours le même couple du début à la fin de la vie...), assez stables. 

Ce n'est pas du tout le cas chez les autres grands primates ! Notre comportement est en fait plus similaire à celui de certains oiseaux (donc très loin des mammifères...). Ce fait est très étrange pour les biologistes et anthropologues. Par ailleurs, la compétition d'homme à homme se serait réduite en parallèle. Les hommes ont de plus en plus soutenu les femmes en s'investissant en tant que parent. 


Une étude s'est fondée sur des simulations mathématiques. On a donc « démontré » que certaines théories concernant la transition vers la famille dite « nucléaire » (quand mon coeur fait 'boum') ne tiennent pas la route. Un modèle montre par contre que cette transition vers la vie de couple peut se faire si l'on prend comme facteur de poids le choix de la femme et sa propre fidélité. À ce moment-là, l'énergie tend vers le soutien aux femmes plutôt qu'à la compétition entre mâles. 

Il faut comprendre surtout que les femmes se sont moins concentrées sur les mâles dominants. Les hommes non dominants ont tout intérêt à soutenir leurs femmes s'ils peuvent être davantage certains que l'élue de leur coeur (et du reste) sera fidèle ; le pire pour un homme étant de dépenser de l'énergie à entretenir l'enfant d'un autre. 

Cette stratégie est payante pour les deux. Il se serait produit une sorte de « révolution sexuelle » lorsque des hommes non dominants ont commencé à montrer leur intention de soutenir les femmes bien plus que les dominants si elles acceptaient leur « offre ». C'est une sorte d' « auto-domestication » qui s'est produite. Quand ? Mystère !

Pour aller plus loin: Gavrilets S. 2012. Human origins and the transition from promiscuity to pair-bonding. Proceedings of the National Academy of Sciences.

samedi 12 mai 2012

Les femmes sont plus jalouses que les hommes.

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Les femmes sont plus atteintes que les hommes par la jalousie lorsque la compétition sexuelle bat son plein dans un environnement de travail. Ce sont des chercheurs internationaux qui ont fait cette découverte. Les femmes qui sont soumises à un fort niveau de compétition intrasexuelle sont plus jalouses si la rivale est plus jolie et plus envieuses si elle est plus puissante et dominatrice. Les résultats n'ont rien amené d'intéressant concernant les hommes, car on n'a trouvé aucune caractéristique chez un rival qui provoque la jalousie ou l'envie et permettant de prédire la compétition sexuelle.


Cette compétition est qualifiée d' « intrasexuelle » par opposition de celle « intersexuelle » et définit celle qui se déroule dans le même genre sexuel pour avoir accès au genre sexuel opposé. Notons que les compétences sociales provoquent autant de jalousie chez les hommes que les femmes. L'objectif de cette étude réalisée à partir de questionnaires est de comprendre les effets négatifs au travail et de trouver les moyens de les éviter.

mardi 31 janvier 2012

La polygamie favorise la violence!

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Dans les cultures qui autorisent les hommes à prendre plusieurs femmes, vous avez, statistiques obligent, un accroissement de la compétition intra-sexuelle au sein de la gent masculine. On a vérifié que cela génère davantage de violence, plus de crimes, plus de pauvreté et d'inégalité des sexes par rapport aux sociétés dont les institutions se fondent sur la monogamie. Les auteurs des crimes sont souvent des hommes célibataires... Ces derniers sont en effet prêts à tout pour acquérir des ressources … et donc des femmes.
L'université de Colombie-Britannique (Canada) a exploré les effets de l'accroissement global des mariages monogames comme institution dominante culturelle. L'étude suggère tout simplement que le mariage monogame est préféré par les institutions car cela diminue les problèmes sociaux. La polygamie continue d'être prévalente dans certaines parties d'Afrique, d'Asie au Moyen Orient et en Amérique du Nord. La polygamie a été interdite toutefois en 1963 au Népal, en 1955 en Inde (partiellement), en 1953 en Chine et en 1880 au Japon.

Pour aller plus loin: Henrich, J., Boyd, R., & Richerson, P. J., (2012) The Puzzle of Monogamous Marriage. Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, 367 (1589), 657-669

dimanche 16 octobre 2011

Les humains sont naturellement unioniste!

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de La toile
On a présenté à des enfants une tâche qu'ils pouvaient réaliser individuellement ou en coopération avec un partenaire. Ces enfants ont largement préféré la réaliser à plusieurs. Des études récentes ont montré que les chimpanzés ont les mêmes capacités potentielles de coopération que les humains. Il ne s'agirait pas que de « capacités » mais de volonté à coopérer.
Des chercheurs allemands ont découvert grâce à des expériences sur des enfants de trois ans et des chimpanzés que ces derniers avaient peu envie de collaborer sur une tâche donnée. Les sociétés humaines se sont bâties essentiellement sur la collaboration (parfois pour taper sur les voisins, certes...). Les chimpanzés sont capables de coopérer, pour patrouiller par exemple, ou pour chasser. On a vérifié toutefois que les humains ont une volonté innée de coopérer bien davantage.

Ainsi, lors d'un jeu qui impliquait de tirer sur un ou deux bouts de corde, les humains coopéraient 78 % du temps contre 58 % pour les chimpanzés (ces derniers choisissant plutôt au hasard a priori). Il faudrait tester à nouveau sur d'autres primates comme les bonobos.

samedi 1 octobre 2011

Pourquoi les femmes sont belles?

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Plaire aux hommes

On critique beaucoup les femmes car elles passent souvent un temps fou à s'occuper de leur apparence. C'est pourtant normal qu'elles y consacrent tant d'attention. Car depuis toujours, on leur fait comprendre que leur beauté est la qualité la plus importante qu'elles puissent avoir. Car peu importe qu'elles soient gentilles, courageuses, intelligentes, etc., si elles ne sont pas belles, aucun homme ne voudra d'elles. Et c'est là la sanction maximale, ma fille. Une femme sans homme n'est pas une femme accomplie, dit la sagesse populaire (ah, ah). Même si elle a réalisé tous ses projets, même si elle est épanouie, même si elle dit clairement n'avoir besoin de personne, les gens vont la plaindre dans son dos, dire qu'elle fait semblant d'être heureuse, mais qu'elle doit se sentir terriblement seule, car une femme sans homme, "une femme sans Amour", finalement elle n'est même pas tout à fait vivante. Quel temps perdu. Pourtant elle est plutôt jolie, elle n'aurait aucun mal à s'en mettre un dans la poche si seulement elle faisait un effort. Si elle savait ce qu'elle rate. Elle le cherche un peu en même temps, elle est trop indépendante, elle a l'air trop épanouie, elle fait peur aux hommes (les pauvres).
Vous ne voudriez tout de même pas mourir seule, n'est-ce pas ? Comme une vieille fille (bouffée par ses chats, dit la légende). Non, il vous faut un homme. Vous ne pouvez pas être véritablement heureuse sans un homme dans votre vie. Même s'il vous surveille jalousement, même s'il ne vous laisse pas vous habiller comme vous voulez, même si vous devez abandonner vos amis de sexe masculin pour lui, même si vous vous retrouvez à faire la lessive pendant qu'il ne sait même pas comment allumer la machine qui est là depuis 15 ans, même si vous ne pouvez plus partir en week-end sans lui, même si il fait sa vie sans vous et vous empêche de faire de même, même s'il vous frappe... non, je ne dis pas que c'est forcément ce qui va se passer... Même si vous étiez plus heureuse avant de vous "caser". Il vous le faut. C'est le seul moyen de ne pas "passer à côté de votre vie", d'être socialement reconnue.
Bref donc, il vous faut un homme. Comment avoir un homme ? En étant jeune et belle, principalement. Comme dit plus tôt, la beauté est le seul atout qui permet de gagner à tous les coups. Tout le monde rêvera de vous avoir dans son lit, aura envie de vous exhiber comme un trophée. Vous avez vu ma belle prise ! C'est la mienne ! Les gens féliciteront votre petit ami pour s'être trouvé une si jolie fille, il se sentira ainsi flatté, et le pire, c'est que vous aussi, ne vous rendant qu'à peine compte qu'ils parlent de vous comme si vous étiez sa nouvelle Porsche Cayenne (ou une Giulietta...). Vous avez l'approbation des hommes, tout va bien, vous êtes en sécurité, vous êtes dans la bonne direction, vous ne ratez pas votre vie.
C'est pour ça que beaucoup de femmes tiennent tant à ce fameux "mademoiselle" : il montre qu'elles ont la caution des hommes, "vous êtes jeune et belle ! vous êtes baisable !", font-ils savoir par ce biais (mais pour faire plus poli, on préfère dire qu'ils leur "rendent hommage" avec une expression "au charme désuet"). Et c'est pour ça aussi qu'elles sont frustrées la première fois, et toutes les suivantes, qu'on leur dit "madame" : ça y est, elles sont sorties du stade de la bonnassité. On ne les mettrait plus dans son lit. Une ride en trop, sans doute. Ca y est, c'est trop tard, elles sont devenues vieilles, et ne peuvent plus revenir en arrière. Les hommes ne les aiment plus pour leur physique, alors il faut qu'elles fassent bien attention à ne pas perdre l'actuel, qui sait si elles seraient capables d'en retrouver un par la suite, avec leur physique désormais ingrat ? Autre solution : la chirurgie esthétique.
Revenons-en à nos moutons. Soyez belle, selon les critères que la société a bien pensé à vous repasser en long, en large et en travers. C'est à dire : ayez la peau lisse, ayez les cheveux longs, ayez la taille marquée, ayez de beaux seins ronds, rendez toutes vos formes bien visibles par des vêtements serrés et qui ont coûté cher, ayez des sous-vêtements assortis (noirs ou rouges, en tout cas chers), ayez des jambes longues et des fesses rebondies en mettant des chaussures à talon (chères), maquillez-vous. Mais pas trop hein, sinon ça fait pute. (Ne vous étonnez pas de vous faire violer après, vous l'aurez bien cherché à faire vos salopes).
Entendu à peu près trente six mille neuf cent quatre-vingt douze fois : "mais non, n'importe quoi, si je m'habille sexy, c'est pour me faire plaisir, pour me plaire à moi !". J'ai toujours envie de dire : "mais non, n'importe quoi, si je mets des talons de douze centimètres que je retire une heure après le début de la soirée (heure que j'ai passée à gémir que j'ai mal aux pieds) parce que j'ai les pieds en sang, c'est pour me faire plaisir à moi !". Ah pardon, suis-je bête. Ou bien : "mais non voyons, si je passe des heures à m'arracher les poils alors que ça sert à rien, c'est pour prendre soin de mon corps !". Je dis lol ou pas ?
Mais bon, répondons sérieusement. Bien sûr. C'est pour soi. Comme par hasard, ça rentre exactement dans les critères prônés par la société/la télévision/la publicité/la pornographie (ça revient à peu près au même de nos jours), et comme par hasard toutes les femmes ont exactement la même façon de se sentir belles, qui passetoujours par les mêmes artifices, ou plutôt contraintes, mais ce n'est que pur hasard, ce n'est pas du tout pour coller à la norme, ce n'est pas du tout dû à un conditionnement, pour les autres peut-être, mais moi sûrement pas !
Mais que voulez-vous, on a été élevées comme ça. Forcées à se dire en permanence "je ne suis pas assez belle, je dois être belle sinon à quoi bon ?". À regarder les autres et se dire "si seulement j'étais aussi belle qu'elle, personne ne peut s'intéresser à moi, je suis trop moche". Un homme laid, on dira de lui "c'est vrai, il n'est pas vraiment beau, mais..." ... mais il a du charme, il est tellement drôle, il est vraiment intelligent, etc. Il a quand même ses chances. Une femme laide, "bah... c'est un boudin quoi".
Alors comme nous nous sentons obligées de plaire aux hommes, nous nous sentons obligées d'être belles en permanence.
Et si nous n'essayons pas de leur plaire nous ne sommes pas des vraies femmes. Il nous manque quelque chose, on n'assume pas notre féminité, on est des mal-baisées, tout ça. Vouloir plaire aux hommes c'est ce qui fait de nous des femmes aux yeux de la société.
Alors pour plaire aux hommes nous sommes obligées de rester plus petites et plus faibles qu'eux physiquement, de gagner moins d'argent qu'eux, de ne pas avoir l'air plus intelligente qu'eux en public, etc. Car sinon ils se sentent dévalorisés, les pauvres. Être fragiles, pauvres et bêtes (mais belles), c'est comme ça qu'on nous aime. Comme ça ils peuvent nous protéger, subvenir à nos besoins, et ainsi se sentir forts et utiles (un vrai film de Disney, dis-donc). Ce qui nous laisse à nous une belle somme d'atouts pour avancer dans la vie, n'est-ce pas ?
Alors n'oubliez pas, "une femme sans homme est comme un poisson sans bicyclette".

jeudi 29 septembre 2011

9 milliards de bouches

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67794.htm
C'est sans doute pour l'humanité le défi majeur de ces 40 prochaines années. D'ici 2050, alors que la Terre comptera environ 9 milliards d'êtres humains, iil faudra en effet réussir à produire en quantité croissante une nourriture répondant à des normes de qualité exigeantes, ceci en respectant mieux l'environnement. D'où le titre de l'ouvrage co-écrit par Marion Guillou, Présidente de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), et Gérard Matheron, Président du Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), et publié par François Bourin Editeur. Confronté à cet extraordinaire défi, l'homme peut éviter un cataclysme selon les auteurs de cet ouvrage, "mais cela nécessitera de profonds changements, notamment dans nos habitudes de consommation et de production ici en Europe", concluent-ils dans la quatrième de couverture.


L'ouvrage de Marion Guillou et Gérard Matheron
Crédits : Francois Bourin Editeur

"Combien de civilisations se sont-elles effondrées, faute de sécurité alimentaire, ou plus précisément par incapacité de leur agriculture à satisfaire les besoins de la population dans un contexte de surexploitation des ressources naturelles ou de dégâts environnementaux irréversibles", s'interrogent les auteurs en introduction de leur ouvrage. Une question qui mérite d'être posée alors que l'humanité comptera officiellement 7 milliards d'êtres humains en novembre prochain et 9 milliards d'ici 2050, c'est-à-dire demain, dans moins de 40 ans. Se pose alors évidemment une autre question, majeure, celle de nourrir une telle population. "C'est une question que tout le monde se pose mais qui est abordée le plus souvent par le petit bout de la lorgnette en évoquant les récentes émeutes de la faim ou l'achat de terre en Afrique par tel ou tel spéculateur", explique Marion Guillou. Or les deux auteurs, du fait des fonctions qu'ils occupent et de leur parcours professionnel, observent depuis longtemps se qui se passe dans l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, au nord comme au sud. Qui plus est, ils se connaissent bien, d'où l'envie de "donner à voir" à un large public ce que la science a produit durant ces dernières années autour de ces sujets afin de faire partager à chaque lecteur leur compréhension de ce paysage, même s'il n'est pas simple.

Nécessité de ne pas prolonger les tendances actuelles

Leur diagnostic est sans appel : "Oui nous allons nourrir les 9 milliards d'être humains que comptera la Terre en 2050 mais ... à la seule condition de ne pas prolonger les tendances actuelles", déclarent-ils. Pour Marion Guillou et Gérard Matheron, il est urgent de réagir en tant qu'individu, en tant que citoyen, l'INRA et le CIRAD, les organismes qu'ils président, devant également réagir, "parce que le temps de la recherche se mesure en dizaines d'années". Sélectionner une plante résistante à la sécheresse, cela demande en effet une quinzaine d'années de travail. "Au cours de ces trente dernières années, l'agriculture a été très mal traitée dans l'agenda international, notamment par les bailleurs de fonds et une certaine vision politique. Aussi avons-nous décidé d'écrire ce livre pour que l'agriculture revienne sur le devant de la scène", explique Gérard Matheron.

Une chose est sûre : il va falloir inverser les tendances, sinon nous courrons à la catastrophe. Un exemple, celui du gaspillage où des évolutions importantes sont impératives, évolutions qui dépendent, certes, des connaissances scientifiques mais également du comportement de chacun et de la politique. Autre constat des auteurs de l'ouvrage, il ne sera pas possible dans chaque endroit de la planète de nourrir la population qui y habite à partir de ce qu'elle produit. Avec le changement climatique, les pays du sud vont être frappés en effet de la double peine. D'un côté, la production de leurs terres cultivées va diminuer, de l'autre ils disposeront de moins de terres pour l'agriculture. Aussi devront-ils accroître leurs échanges avec les pays du nord. "Pour autant, les pays du sud doivent remettre l'accent sur le développement de l'agriculture paysanne et investir dans les cultures vivrières et des céréales, c'est capital pour s'en sortir", déclare Gérard Matheron. "Vous ne sortirez pas les populations rurales de la pauvreté si vous ne redéveloppez pas l'agriculture locale", confirme Marion Guillou.

Innover et changer notre manière de consommer

S'appuyant sur 43 années de données rétrospectives collectées dans tous les pays du monde, les auteurs de cet ouvrage ont essayé de se projeter sur les 40 prochaines années et de proposer deux scénarios. Le premier d'entre eux montre la poursuite de la tendance actuelle, avec des disparités alimentaires qui s'échelonnent selon les différentes régions du monde entre 2 500 et 4.000 kcalories par jour. Le second, est un scénario de rupture, avec 3.000 kcalories par personne, dont 500 kcalories d'origine animale, pour l'ensemble de la population du globe. "Il s'agissait de montrer quel serait l'impact de cette consommation de viande dans les régimes sur les besoins nécessaires en termes de surfaces agricoles pour produire cette viande", précisent-ils. Ni pessimiste, ni optimiste, Marion Guillou et Gérard Matheron, en scientifiques qu'ils restent avant tout, se veulent objectifs et réalistes. "Il est possible d'éviter le cataclysme qu'envisagent certains. Cela suppose évidemment d'innover considérablement, à tous les niveaux, mais surtout nécessite de changer profondément nos comportements alimentaires et, plus généralement, notre manière de consommer".

jeudi 22 septembre 2011

Pourquoi baillons nous?

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Certes, on sait que le bâillement est contagieux et certains croient que bâiller permet de réaliser un processus empathique avec les autres du groupe ou encore à se tenir en éveil. D'autres chercheurs ont remarqué quelque chose de curieux : nous bâillons bien davantage en hiver qu'en été. Or, en hiver, il fait froid. Est-ce que bâiller pourrait servir à refroidir le cerveau ? 


L'idée testée est donc que bâiller en été ne sert pas à grand-chose en termes de régulation de température de notre cerveau en ébullition. L'hiver, par contre, cela provoque un échange thermique intéressant. En étirant sa mâchoire, on accroît déjà le flux sanguin dans la région concernée (proche du cerveau donc). En plus, en général, on inhale fortement l'air ambiant lors d'un bâillement.

L'étude a bien montré que l'on réalise davantage cette action lorsque les températures ambiantes sont basses (après avoir contrôlé tous les autres paramètres comme l'humidité, le temps passé à l'extérieur et, bien entendu, la qualité du sommeil de la nuit précédente). La moitié des gens suivis ont bâillé un jour donné en hiver contre un quart en été. Il existe aussi une relation avec le temps passé à l'extérieur en effet, surtout l'été.

C'est la première étude qui montre en tout cas qu'il existe un effet saisonnier sur le bâillement. Cette étude n'est pas si inutile que cela. Les personnes atteintes de sclérose en plaques ou épileptiques ont souvent des problèmes de bâillements trop fréquents ou de régulation de la température.

mercredi 21 septembre 2011

Pourquoi les Hommes sont des singes sans poils?

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Pourquoi l'Homme est-il un « singe nu » ?

SciencesQue cela vous dérange ou non, l'Homme est un primate. Une des différences essentielles qui caractérise l'homme par rapport aux autres espèces de primates est qu'il est « nu ». C'est même le titre et thème central d'un best-seller de Desmond Morris. Ce n'est pas qu'il a réellement « perdu ses poils » par rapport aux autres mammifères qui vivaient dans le même environnement (on exclue les taupes par exemple...), mais qu'ils se sont atrophiés un peu partout sur le corps, laissant sa peau très visible.Pourquoi l'Homme est-il un « singe nu » ?
La question que les spécialistes débattent depuis longtemps est la raison qui a poussé notre espèce à devenir un « singe nu ». L'hypothèse la plus communément admise est que les poils ont un inconvénient : ils cachent des parasites (pensez aux tiques ou aux poux). Par sélection sexuelle, les hommes moins parasités (potentiellement) auraient été préférés par les femmes (et réciproquement ?).
Un scientifique a réalisé des simulations par ordinateur et il a conclu que c'était plutôt un problème de température qui aurait joué comme paramètre évolutif. L'avantage des poils est qu'ils permettent de conserver de la chaleur. C'est bien quand on a froid, mais moins bien quand on court pour chasser le gibier. L'Homme serait donc devenu progressivement « sans poils » afin de courir plus longtemps et ainsi chasser plus efficacement sous un climat chaud.
Est-ce que la tendance peut s'inverser maintenant que nous ne chassons plus ? La sélection naturelle ne s'applique plus autant qu'avant sur l'Homme qui n'a plus d'autre prédateur que lui-même (sauf dans le cas des actions parasites, certainement non négligeables). Si, pour une raison ou une autre, les femmes dans le monde venaient à préférer les hommes poilus, par le pur mécanisme de la sélection sexuelle, toute l'espèce redeviendrait couverte de poils apparents. Il faut donc leur poser la question.

mercredi 14 septembre 2011

Pourquoi les femmes ont un orgasme?

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La question est sur toutes les lèvres depuis longtemps, mais on n’arrive pas à mettre la main sur la réponse : l'origine de l'orgasme féminin devient de plus en plus obscure au fur et à mesure que les recherches avancent. Les biologistes et psychologues évolutionnistes n'arrivent donc pas à savoir si l'orgasme est un « outil » (s'il est utile, quoi) ou s'il s'agit du pendant féminin de celui masculin (qui, lui, est très lié à l'éjaculation et donc à la fécondation).
Mais à quoi diable sert l'orgasme féminin ?
Certains croient donc que cet orgasme féminin est un peu comme les tétons des hommes qui ne sont là que parce que les femmes allaitent (et d'ailleurs, les hommes peuvent très bien émettre du lait si l'on donne un coup de pouce à certaines hormones). D'autres pensent que l'orgasme féminin est bien le résultat d'une adaptation : influence du choix du partenaire, renforcement du lien et peut-être même « aspiration » du sperme du vagin vers l'utérus (lors des contractions).
Des chercheurs ont récemment effectué une étude à partir de questionnaires sur de vrais et faux jumeaux ainsi que sur des frères et sœurs. Ils ont conclu que les gènes semblent jouer un rôle dans la fonction orgasmique. On dirait (d'après eux) aussi que les gènes qui gouvernent la fonction orgasmique ne sont pas les mêmes chez les deux sexes : l'évolution n'aurait donc pas suivi le même chemin. Reste que les méthodes et résultats sont déjà contestés par d'autres spécialistes. La question reste ouverte.


vendredi 2 septembre 2011

Il y avait plusieurs techniques de taille des pierres chez nos ancêtres

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Une équipe franco-américaine a mis au jour sur le site de Kokiselei des outils de pierre taillée vieux de 1,76 million d’années comportant des bifaces qui seraient les plus anciens connus de l’Acheuléen, une période qui s’étend environ de -1,7 million d’années à -200.000 ans. Ces outils taillés sur les deux faces avec une partie ronde et un bout pointu, étaient manipulés à la main pour racler, gratter, couper et sont typiques de cette période et leur fabrication est généralement associée à Homo erectus, qui aurait ensuite emporté son savoir-faire avec lui dans sa quête du monde.

Toutefois une surprise attendait Christopher Lepre du Columbia University aux États-Unis et ses collègues du CNRS puisque dans la même couche sédimentaire, se côtoyaient des bifaces et des outils quelque peu plus rudimentaires aux caractéristiques de la période antérieure, celle de l’Oldowayen. Leurs fabricants étaient notamment Homo habilis et Homo ergaster. Cette découverte, publiée aujourd’hui dans la revue Nature, pourrait signifier que deux techniques différentes ont coexisté.

jeudi 25 août 2011

Homo erectus faisait cuir ses aliments

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Nos ancêtres qui vivaient il y a 1,9 million d'années cuisaient déjà leurs aliments, selon une recherche dans laquelle les experts avaient découvert que l'Homo erectus, éteint il y a 550.000 ans, n'avait jamais cohabité avec l'Homo sapiens, l'homme moderne.

Les travaux de l'académie nationale américaine des sciences ont établi que l'Homo erectus occupait une place particulière parmi les mammifères grâce à son régime alimentaire composé d'aliments cuits. Il absorbait davantage de calories, il disposait donc de plus d'énergie et d'une espérance de vie plus longue.
"Nous avons déterminé que l'homme moderne consacre moins de temps à se nourrir, à savoir 4,7% de ses activités quotidiennes, que les autres primates avec 48%", explique Chris Organ, biologiste de Harvard.
C'est au moment de la séparation avec les chimpanzés il y a six millions d'années que le changement d'habitudes alimentaires s'est produit, "Nos résultats indiquent ainsi que la réduction des molaires résulte surtout de l'adaptation à la nourriture cuite et cuisinée qui a réduit considérablement le temps passé à manger et ce processus a commencé avec l'Homo erectus il y a 1,9 million d'années", conclut Organ.

mercredi 20 juillet 2011

Les revues pornos des hommes des cavernes!

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Une grotte en Allemagne avec des dessins de femmes nues datant du paléolithique, qui auraient pu servir à des rites de fécondité, a été découverte par des responsables bavarois mercredi.
Des dessins retrouvés dans une grotte près de Bamberg en Bavière, dateraient de quelque 12.000 années, selon porte-parole de l'Office régional pour la protection des monuments historiques. Ces dessins sont notamment "des représentations féminines schématiques et des symboles non-identifiés". Les auteurs de ces dessins se seraient inspirés de formes rocheuses évoquant des seins ou des pénis pour réaliser leurs dessins.
Selon l'archéologue et géologue Bernhard Häck, interrogé par Die Zeit, la grotte aurait pu servir à des rituels de fécondité. C'est "un lieu plein de magie", a-t-il confié au magazine qui paraîtra jeudi.

mardi 10 mai 2011

Un nouvel Hominidé?


D'après Mirjana Roksandic, auteur de la recherche et professeur associé d'anthropologie à l'Université de Winnipeg, le spécimen est primitif et ne montre pas de traits de type Néandertal. "Cela pourrait être un simple cas d'un membre non-représentatif d'une population plus large qui est morphologiquement primitive, ou d'un membre représentant une population plus primitive restée dans les Balkans, alors que l'homme de Néandertal se développait dans le reste de l'Europe."
Il semble que l'Europe fut le foyer de plusieurs espèces au cours des 1,7 million dernières années, dont l'Homo georgicus, l'Homo antecessor, l'Homo heidelbergensis et l'Homo neanderthalensis.
Les chercheurs ont effectué un scanner et d'autres analyses de la mâchoire et des dents qui ont été découvertes à Mala Balanica Cave en Serbie. Dusan Mihailovic, co-auteur de l'étude explique qu'une multitude d'outils ont été trouvés sur le site. Des fouilles supplémentaires devraient mettre à jour d'autres outils selon lui.
"La richesse de la biodiversité est une des caractéristiques de la région des Balkans : les biogéographes s'accordent pour dire que la plupart des espèces végétales et animales qui ont repeuplé le continent après les glaciations sont venues des Balkans", ajoute Roksandic, "dans le nord du continent, toutes les espèces de l'Est, et un bon nombre de l'Ouest, proviennent en partie des Balkans."
Mais est-ce une nouvelle espèce humaine originaire des Balkans. Cette région n'a jamais été très isolée, et sa partie sud est restée ouverte tout au long du Pléistocène. Tout ce que nous pouvons dire aujourd'hui est qu'il avait une grande mâchoire et des dents petites par rapport à d'autres fossiles humains connus. Les marques musculaires associées à la mâchoire ne sont pas proéminentes, cette découverte laisse donc un sentiment de stupéfaction et de curiosité.
La question de la possibilité de se trouver en face d'une nouvelle espèce, doit aussi prendre en compte le fait qu'il existe un large éventail de variation à l'intérieur même de la branche des Néandertaliens; il n'est donc pas impossible que la mandibule Mala Balanica fasse partie de cette variation. Mais peut-être sommes nous tout simplement face au squelette d'un hominidé ayant eu des problèmes lors de sa constitution et ainsi présentant un squelette déformé par la maladie ou la malnutrition de la mère.
Par ces temps difficile, les effets d'annonce sont courants afin de trouver des financements pour de prochaines expéditions.


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samedi 7 mai 2011

Qui est notre ancêtre commun Néandertal-Homo sapiens.

Un des défis de la paléoanthropologie consiste à déterminer le plus récent ancêtre commun à l'homme moderne et à l'homme de Néandertal. Publiée dans PLoS ONE, une étude franco-italienne menée par deux chercheurs de l’équipe Paléontologie et Bioarchéologie de l'UMR 6578 (Anthropologie bioculturelle, CNRS-Université de la Méditerranée-EFS) et un chercheur de l’Université de Rome (Sapienza, Dipartamento di Biologia Ambientale) suggère, à partir de la comparaison de nombreux crânes fossiles dont celui de Ceprano, découvert en Italie en 1994, qu'Homo heidelbergensis pourrait être cette espèce ancestrale.

Quelle est l'espèce ancestrale à Homo sapiens – l'homme moderne, qui a émergé en Afrique il y a environ 200 000 ans– et à Homo neanderthalensis – l'homme de Néandertal, qui s'est différencié en Europe quelques dizaines de milliers d'années plus tôt ? L'étude franco-italienne publiée dans PLoS ONE propose d’aborder cette question cruciale de la paléoanthropologie à partir d’un célèbre fossile découvert dans le Latium, le crâne de Ceprano, dont l'âge a récemment été réestimé à environ 400 000 ans. Les auteurs de ce travail ont réanalysé les caractéristiques morphologiques de ce fossile et l'ont comparé avec plusieurs dizaines d'autres spécimens, plus ou moins récents, appartenant à des espèces du genre Homo : Homo erectus, Homo ergaster, Homo heidelbergensis, Homo neanderthalensis et notre espèce, Homo sapiens.
Les résultats de cette comparaison à grande échelle montrent deux choses : d'une part que le crâne de Ceprano, en se plaçant comme le fossile le plus archaïque de l'espèce Homo heidelbergensis, pourrait représenter un pont entre les fossiles du Pléistocène inférieur (de - 1,8 million d'années à - 780 000 ans) et ceux du Pléistocène moyen (de -780 000 à -130 000 ans) ; d'autre part qu'Homo heidelbergensis se serait répandu en Afrique et en Eurasie aux alentours de la limite entre le Pléistocène inférieur et moyen et serait le dernier ancêtre commun des hommes modernes et des Néandertaliens.
voir sur cnrs



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vendredi 22 avril 2011

Découper le bison comme Néandertal.


Des spécialistes de la préhistoire débitent au silex, à la façon des Néandertaliens, un bison fraîchement tué. But de cette expérience inédite: mieux comprendre les outils et les méthodes de boucherie employés voici 50.000 ans par les hommes des cavernes.
Une vingtaine de chercheurs d'un programme collectif baptisé "Des traces et des hommes" se pressent depuis jeudi et jusqu'à vendredi autour de la carcasse d'un bison de 300 kg allongé sur une bâche en plastique, dans le jardin de l'un d'eux à Villemur-sur-Tarn, au nord de Toulouse.
Des archéozoologues, technologues et tracéologues, spécialisés respectivement dans l'étude des ossements d'animaux, des outils de pierre et des traces d'usure laissées sur ces mêmes silex participent à l'opération.
"Après des dépeçages de cerfs, c'est la première fois qu'on mène en Europe ce genre d'expérience avec un animal aussi gros", dit Vincent Mourre, préhistorien de l'Inrap (archéologie préventive), partie prenante à l'opération aux côtés du CNRS et des universités de Toulouse et Bordeaux.
Des expériences similaires ont été menées aux Etats-Unis sur des bisons mais avec les outils en obsidienne privilégiés par les Indiens du Nouveau Monde, explique-t-il.
Ici, il s'agit de mieux comprendre la vie des Néandertaliens qui habitaient la région il y a 40.000 ou 50.000 ans, renchérit Céline Thiébaut, à l'initiative du programme. Quels outils, quelles méthodes de boucherie étaient utilisés par ces chasseurs-cueilleurs, qui se déplaçaient dans le sillage des troupeaux ?
S'il est difficile de savoir si les hommes des cavernes préféraient leur steak dans la bavette ou dans la hampe, "on peut retrouver des traces de désarticulation, de décharnement ou d'exploitation de la moelle", raconte Sebastian Chong, qui prépare un mémoire sur la caractérisation des stries de boucherie.
Sous un soleil radieux, au milieu des effluves écoeurantes émanant de la carcasse, les chercheurs dépècent, débitent et désarticulent un bison d'Amérique issu d'un élevage des Cévennes. L'animal, une femelle âgée vouée à l'euthanasie, a été tué et éviscéré en abattoir.
Les chercheurs utilisent des répliques d'outils en silex ou en quartzite, consignant soigneusement le moment où les bifaces (pierres taillées sur deux côtés), pointes et autres hachereaux rencontrent l'os avant de ranger les instruments après chaque opération spécifique.
"Ce sont de bons outils, affûtés comme des lames" même s'ils s'émoussent très vite, commente Sandrine Costamagno, une archéozoologue. "Avec un silex, on peut opérer quelqu'un".
Stéphane Brenet, boucher professionnel, venu assister à l'opération par curiosité, est admiratif. "Je trouve qu'ils se débrouillent très bien".
Le but est de mettre au point un système de références qui servira à confronter les observations faites au cours de l'expérience et les outils et ossements retrouvés sur les sites archéologiques.
Dans la région, de grandes quantités d'ossements correspondant aux restes de centaines de bisons mêlés à des outils ont été retrouvés à Coudoulous (Lot) ou à Mauran (Haute-Garonne). A Mauran, il semble qu'une falaise ait servi de piège naturel, où un grand nombre de bêtes ont été abattues avec "énormément de gâchis": des os articulés ont été retrouvés sur place, laissant supposer que les chasseurs n'emportaient que les meilleurs morceaux.
Contrairement aux ethnologues, les préhistoriens n'ont "presque plus rien. On fait notre petite enquête. Chaque élément est l'élément d'un puzzle qu'on essaye de reconstituer", dit Céline Thiébaut.
voir sur la dépêche

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