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mardi 21 mai 2024

Comment survivre sur la planète MARS

La survie sur Mars représente un défi majeur en raison des conditions extrêmes qui y règnent. L'atmosphère ténue ne protège pas des radiations solaires et cosmiques dangereuses. Les températures glaciales et les tempêtes de poussière imposent des abris résistants. Le manque d'eau liquide et de ressources naturelles rend indispensable d'emporter tout le nécessaire depuis la Terre.

Une mission humaine devra compter sur des habitats pressurisés avec un système de support vie recyclant l'air, l'eau et les déchets. La production de nourriture locale sera cruciale, probablement en faisant pousser des plantes dans des serres à l'aide de sols artificiels. L'énergie solaire représentera la principale source d'électricité.

Au-delà des problèmes techniques, le plus grand enjeu sera psychologique. L'isolement extrême, l'ennui et le stress pourraient avoir un impact dévastateur sur le moral et la santé mentale des astronautes pendant des années. Une sélection méticuleuse et un entraînement intensif seront primordiaux pour réussir à créer la première colonie martienne durable.





mardi 12 juillet 2022

IMAGES du Télescope James Webb


L'image dévoilée par Joe Biden, la première d'une longue série, montre la révolution apportée par le James Webb Space Telescope et permet de comprendre l'engouement des astronomes.


Les agences spatiales américaine (NASA), européenne (ESA) et canadienne (ASC) ont dévoilé mardi les premières images prises par le plus grand des télescopes spatiaux, le James-Webb (JWST), lancé en décembre 2021 par une fusée Ariane-5.



Situé à environ 290 millions d'années-lumière dans la constellation de Pégase, c'est le premier groupe de galaxies compactes jamais découvert - observé pour la première fois par le Français Edouard Stéphan en 1878. Ces galaxies doivent entrer en collision et fusionner.

La région cible est également connue sous le nom de "nébuleuse des huit éclats". À environ 2 000 années-lumière de la Terre, il ressemble à un grand œil, de la taille d'une demi-année-lumière. Elle est le résultat de la détente d'un gaz ionisé et chaud après l'explosion d'une étoile en son centre. Formant comme une coquille, cette matière éjectée va se refroidir, se condenser, et peut-être donner naissance à une nouvelle étoile.

Image d’un spectrogramme montrant la présence d’eau sous forme gazeuse dans l’atmosphère d’une exoplanète.  
Space Telescope Science Institut/NASA, ESA, CSA, and STScI
La première photo prise par le télescope spatial James Webb

Les étoiles "polluent" l'image

Continuons à regarder cette photo. Les points très lumineux qui ont une forme d'étoile... sont les étoiles mêmes de notre galaxie. Ils sont très « proches » de nous par rapport à tout le reste.

Tout le reste est constitué de taches plus ou moins claires de différentes formes et couleurs. Ce sont des galaxies. Qui ont des centaines de millions d'étoiles. Autour de laquelle orbitent probablement des centaines de millions d'exoplanètes.

Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine

Certaines galaxies ne sont pas loin, d'autres extrêmement loin. L'un des principaux objectifs de James Webb est de donner vie à la célèbre phrase de Star Wars : "Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine". Les astronomes veulent pouvoir observer des galaxies à plus de 13 milliards d'années-lumière de la Terre.

Parce qu'il nous permet de voir l'univers tel qu'il était juste après le Big Bang. Pourquoi? Car si rien ne va plus vite que la lumière, sa vitesse est encore limitée. Lorsque nous disons qu'une galaxie est à 13 milliards d'années-lumière, cela signifie que la photo prise par James Webb nous montre la lumière qui a quitté cette galaxie il y a 13 milliards d'années.

En photographiant des galaxies lointaines, les télescopes permettent de remonter le temps pour comprendre comment les étoiles se comportaient lorsque l'Univers était très jeune, quelques centaines de millions d'années seulement après le Big Bang.
 

dimanche 28 février 2021

Des Aliens poulpes sur une lune de Jupiter





Une scientifique a fait part de ses convictions sur la possibilité qu’il existe une vie sur Europe,Crédit photo : Shutterstock / OceanicWanderer

Une spécialiste britannique de l’espace, le professeur Monica Grady, a récemment fait part de ses convictions sur la possibilité qu’il existe une vie sur Europe, l’une des lunes de Jupiter, et sur Mars, lors de son discours à l’Université Liverpool Hope, où elle venait d’être nommée chancelière.

En effet, ce professeur des sciences planétaires et spatiales a déclaré qu’Europe peut abriter une vie extraterrestre et Mars pourrait également cacher des micro-organismes primitifs, nous rapporte Phys.org.
Europe abrite peut-être des pieuvres ou des poulpes sous ses calottes glaciaires

Le professeur Grady explique en effet que l’idée que les mers glaciales sous les calottes glaciaires d’Europe peuvent cacher des créatures semblables à des poulpes ou une pieuvre et que Mars pourrait également abriter de petites bactéries sous sa surface.

La raison en est que, selon cette scientifique, c’est sous la glace que cette forme de vie extraterrestre est protégée du rayonnement solaire et cette glace pourrait également servir de source d’eau. De plus, la glace agirait également comme une barrière protectrice contre le rayonnement solaire et l’impact d’astéroïdes sans parler du fait que si Europe abrite des évents hydrothermaux et du chlorure de sodium au fond de son océan, cela augmenterait également les chances d’y trouver des formes de vie. D’ailleurs, la professeure penche pour l’hypothèse que les formes de vie sur Europe soient légèrement plus évoluées que sur Mars.
Statistiquement parlant, l’existence d’une vie sur d’autres planètes est possible

Le professeur Grady, qui a déjà travaillé avec l’Agence spatiale européenne (ESA), rappelle effectivement que l’on a aucune certitude que notre système planétaire soit spéciale d’autant plus que nous en savons encore très peu sur les étoiles dans la galaxie. Elle estime ainsi qu’il y a de fortes chances qu’il y ait de la vie ailleurs.



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Selon cette scientifique, c’est sous la glace que cette forme de vie extraterrestre est protégée du rayonnement solaire. Crédit photo : Shutterstock / mr.Timmi

Elle explique que « les humains ont évolué à partir de petits mammifères à fourrure qui ont eu l’opportunité d’évoluer parce que les dinosaures ont été tués par un impact d’astéroïdes. Cela ne se produira probablement pas sur toutes les planètes mais c’est au moins possible en se basant uniquement sur un argument statistique ».

Néanmoins, cette scientifique n’écarte pas l’hypothèse selon laquelle nous pourrions être « tout ce qu’il y a dans la galaxie ». Si c’est le cas, elle déclare que « nous avons le devoir de protéger la planète (…) Et même s’il y a des poulpes sur Europe, cela ne nous donne pas une raison de détruire notre planète ».
Les prochaines missions sur Mars nous en apprendront plus sur la planète

Par ailleurs, cette année promet de grandes avancées sur notre compréhension de la planète rouge. En effet, au moins trois missions distinctes sont prévues sur Mars cette année : L’ExoMars 2020, la mission Mars 2020 et la mission Hope Mars. La première est un projet conjoint de l’ESA et de l’agence spatiale russe Roscosmos qui sera lancée en juillet prochain. La deuxième a déjà atterri sur Mars ce mois-ci et a embarqué le nouveau rover de la NASA. Quant à la dernière mission, il s’agit d’une sonde d’exploration financée par les Emirats arabes unis qui sera lancée cet été.

Source Neozone


samedi 27 février 2021

Ingenuity sous Perseverance va bien







Sous le ventre du rover Perseverance, il y a un petit hélicoptère destiné à tenter le premier vol sur Mars. Après l'atterrissage de l'astromobile, Ingenuity a communiqué avec la Nasa. Ces données indiquent qu'il paraît fonctionner correctement.

Ingenuity et le boîtier qui le relie au rover Perseverance fonctionnent comme prévu sur Mars. La Nasa a confirmé le 19 février 2021 que, peu après l’atterrissage de la mission Mars 2020, le petit hélicoptère martien avait pu entrer en contact avec les équipes du Jet Propulsion Laboratory (JPL) en Californie.

La liaison a pu être établie à l’aide d’un des orbiteurs martiens actuellement actifs, Mars Reconnaissance Orbiter (MRO). L’atterrissage du rover a eu lieu le soir du 18 février, aux alentours de 22h. Le JPL a ensuite pu s’assurer que l’hélicoptère Ingenuity ainsi que le boîtier électrique posé sur le rover (qui sert à établir les communications entre le drone et la Terre) fonctionnaient comme escompté.

Plus précisément, les équipes devaient s’assurer de deux aspects : l’état de charge des batteries de l’hélicoptère, et le fait que la station de base — le boîtier — gère correctement les systèmes de chauffage (ils servent à maintenir les composants électroniques d’Ingenuity dans de bonnes conditions pour fonctionner). Le succès de la mission de l’hélicoptère en dépend. Il faut qu’Ingenuity ait suffisamment d’énergie stockée à son bord pour maintenir son système de chauffage et sa batterie en bon état.

UN DÉFI ATTEND L’HÉLICO : LE PREMIER VOL SUR UNE AUTRE PLANÈTE

En quoi consiste, justement, la mission d’Ingenuity ? Avec ce petit hélicoptère, la Nasa compte relever un défi : réussir le premier vol effectué sur une autre planète dans l’histoire de l’exploration spatiale. Sur le plan technologique, c’est une tâche complexe, car les conditions de vol sur Mars diffèrent beaucoup de celles sur la Terre. L’engin doit pouvoir monter seul dans l’atmosphère ténue de la planète rouge, survivre la nuit lorsque les températures sont très basses (environ -100°C) et disposer évidemment d’une autonomie suffisante.





Pour l’instant, les batteries qui équipent l’hélicoptère sont alimentées et chargées par Perseverance. Une fois qu’Ingenuity sera déposé sur le sol martien, l’hélicoptère ne pourra plus compter sur le rover pour disposer d’énergie : il ne pourra être rechargé qu’à l’aide de son propre panneau solaire. À partir du moment où Ingenuity touchera la surface de Mars, une fenêtre de 30 sols (le nom du jour sur Mars) s’ouvrira pour le vol. S’il survit à ses premières nuits très fraiches, l’hélicoptère pourra tenter de s’élever. Lors de ce vol, l’appareil devra décoller et planer : tout cela représente 90 % des objectifs du projet. À supposer qu’il atterrisse correctement ensuite et continue de fonctionner, l’hélicoptère pourrait tenter jusqu’à quatre autres vols.

La perspective de parvenir à faire voler un appareil sur Mars est prometteuse. Les rovers, en dépit de leurs nombreux avantages, ne peuvent pas accéder à certains terrains trop dangereux. Des robots volants aideraient à explorer ces zones, fournissant des images inédites de Mars, que ni les rovers ni les orbiteurs ne sont en mesure d’obtenir.



jeudi 25 février 2021

Curiosity vs Perseverance. Les incroyables différences des vidéos

Perseverance n'est pas le premier rover de la Nasa dont la descente sur Mars a été filmée. En 2012, l'atterrissage de Curiosity sur la planète rouge a été immortalisé par une caméra de descente. 9 ans plus tard, le progrès est cependant colossal.

La Nasa a ménagé le suspense, et le résultat était à la hauteur des attentes. Le soir du 22 février 2021, l’agence spatiale a présenté la vidéo de la descente de son rover Perseverance sur Mars. Avant cela, personne n’avait jamais pu assister à l’atterrissage d’un rover martien avec un tel niveau de détail.

Ce n’est cependant pas la première fois que l’arrivée d’un rover sur Mars est filmée. Il y a 9 ans, une caméra de descente avait immortalisé l’atterrissage du rover Curiosity sur Mars. Le 6 août 2012, il s’était posé dans le cratère Gale. À son bord, la caméra MARDI (pour Mars Descent Imager) a capturé la descente de l’astromobile. Ceci avait permis d’obtenir une brève vidéo d’environ 1 minute, avec une cadence de 4 images par seconde. Cette vidéo avait aidé les équipes responsables de la mission à choisir le meilleur itinéraire possible lorsque Curiosity avait entamé l’exploration du cratère Gale.





1 caméra de descente pour Curiosity, 6 pour Perseverance

La vidéo de l’atterrissage de Perseverance montre le chemin parcouru depuis. Curiosity n’était équipé que d’une seule caméra de descente pour filmer son atterrissage — qui était par ailleurs en de nombreux points semblable à celui qui a eu lieu avec Perseverance.




Néanmoins, pour le rover de la mission Mars 2020, ce sont six caméras qui ont été installées pour obtenir une vidéo de sa descente. Une première image, dévoilée par la Nasa le lendemain de l’atterrissage, montrait déjà le rover suspendu au bout de ses câbles par le « Sky Crane » (la « grue volante », l’étage de descente) alors que Perseverance se trouvait à quelques mètres au-dessus de la surface de Mars.
Ce panorama a été pris à la surface de Mars par Curiosity entre le 24 novembre et le 1er décembre 2019 // Source : NASA/JPL-Caltech/MSSS


Panorama obtenu par Perseverance sur Mars. // Source : Nasa

Ce n’était qu’un préambule : les diverses caméras de descente de Perseverance ont permis non seulement de voir cette phase propulsée en détail, mais aussi d’autres moments de l’atterrissage, comme l’étape à haut risque du déploiement du parachute. Cela a été rendu possible par le fait que les caméras ont été positionnées sur la capsule, sur l’étage de descente (le fameux « Sky Crane ») ainsi que sur le rover lui-même.





vendredi 19 février 2021

Perseverance est sur la planète rouge - vidéo

Le rover Perseverance de la mission Mars 2020, pilotée par la NASA, effectue son atterrissage sur la planète rouge ce 18 février.

L’étape finale du périple du rover Perseverance. Ce 18 février, l’appareil qui fait partie de la mission de la NASA visant à l’exploration de Mars plonge dans la mince atmosphère de la planète rouge.


Les « 7 minutes de terreur » sont passées. Le rover Perseverance s’est correctement posé sur la surface martienne, dans le cratère Jezero, a confirmé la Nasa sur Twitter. « Je suis sauf sur Mars », a tweeté l’agence spatiale en prêtant une voix imaginaire au rover.


Selon la NASA, lors de l’atterrissage, la vitesse du rover sera d’abord d'environ 20.000 km/h. La tâche principale de l'engin est de chercher des signes de vie ancienne et de collecter des échantillons de roche et de régolithe.

Au terme d’un voyage interplanétaire de 7 mois et 480 millions de kilomètres, l’astromobile a atteint la planète rouge, tandis que les équipes responsables de la mission et le public retenaient leur souffle. La phase de l’atterrissage était pressentie comme un moment intense et plutôt angoissant, d’où l’expression de « 7 minutes de terreur » forgée par le Jet Propulsion Laboratory. Peu après son arrivée sur Mars, le rover a pu envoyer une première image.




UN DEUXIÈME ROVER SUR MARS

Avec l’arrivée de Perseverance, l’agence spatiale américaine dispose désormais d’un deuxième rover actif sur Mars — l’autre astromobile étant Curiosity. Le nouveau venu va avoir un principal objectif : rechercher les signes d’une possible vie microbienne passée sur la planète rouge. Dans ce but, Perseverance est équipé d’une instrumentation scientifique qui va notamment lui permettre de collecter des échantillons du sol de Mars, destinés à revenir un jour sur Terre. Ainsi, le rover pourrait aider à répondre à une question essentielle : Mars a-t-elle été habitable ? Cette dimension microbiologique est inédite : jamais des échantillons n’ont encore été ramenés de l’espace avec l’objectif d’étudier les traces de la vie.




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