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vendredi 15 novembre 2024

L’impact des nouvelles technologies sur la gestion de l’obésité : vers une prise en charge numérique


L’obésité est devenue un défi majeur de santé publique dans de nombreuses régions du monde, et particulièrement en France où environ 17 % des adultes sont touchés par cette pathologie. La prise en charge de l’obésité repose sur une combinaison de traitements médicaux, de changements de mode de vie et de soutien psychologique. Cependant, avec l’émergence de la santé numérique et des technologies connectées, de nouvelles solutions pour traiter l'obésité ont vu le jour, permettant de suivre et d'accompagner les patients de manière plus personnalisée. Parmi les traitements médicamenteux utilisés dans la gestion de l’obésité, Saxenda, un médicament injectable à base de liraglutide, a gagné en popularité en raison de son efficacité. Mais avec l’essor des pharmacies en ligne, certaines personnes cherchent à acheter Saxenda sans ordonnance, ce qui peut présenter des risques importants.

Saxenda : Un médicament efficace pour la gestion du poids

Saxenda est un médicament destiné aux adultes souffrant d'obésité, ainsi qu'aux personnes en surpoids avec des comorbidités telles que le diabète de type 2. Son principe actif, le liraglutide, imite l'action de l'hormone GLP-1, qui joue un rôle important dans la régulation de l’appétit. En agissant sur les centres de la faim dans le cerveau, Saxenda aide à réduire la sensation de faim, ce qui permet aux patients de manger moins, de se sentir rassasiés plus rapidement et, par conséquent, de perdre du poids.

L’efficacité de Saxenda a été démontrée par plusieurs études cliniques, qui montrent qu’il peut entraîner une perte de poids significative lorsqu’il est utilisé en combinaison avec un régime alimentaire approprié et un programme d'exercices physiques. Cependant, son utilisation doit être encadrée par un professionnel de santé pour s’assurer qu’il est adapté à chaque patient, en fonction de son état de santé général et de ses besoins spécifiques.

La santé numérique au service de la gestion de l’obésité

Les technologies numériques ont radicalement transformé le domaine de la santé, notamment en facilitant l'accès à des traitements et en optimisant la gestion des maladies chroniques comme l’obésité. Les applications mobiles, les objets connectés et la télémédecine sont des outils qui permettent de suivre l’évolution de la perte de poids, d’adapter le traitement et d'apporter un soutien personnalisé aux patients.

Les applications mobiles de suivi de la santé, comme MyFitnessPal ou LoseIt, sont utilisées pour suivre la nutrition, enregistrer les repas et calculer les calories, ce qui permet aux patients de mieux gérer leur apport alimentaire. Associées à un dispositif de suivi de l’activité physique, comme une montre ou un bracelet connecté (par exemple, Fitbit ou Apple Watch), ces technologies offrent un suivi en temps réel de l’activité physique et des progrès réalisés.

En outre, la télémédecine permet aux patients de consulter des professionnels de santé sans avoir à se déplacer. Cela est particulièrement utile pour ceux qui vivent dans des zones rurales ou qui ont des horaires de travail chargés. Les consultations à distance permettent de prescrire des traitements comme Saxenda et de suivre l’évolution de la perte de poids.

Les risques de l'achat en ligne de médicaments

Avec l’essor des pharmacies en ligne, de nombreux patients cherchent à acheter Saxenda sans ordonnance, pensant que cela peut être une solution plus rapide et moins coûteuse. Cependant, cette pratique comporte des risques considérables pour la santé. L'achat de médicaments en ligne sans ordonnance est non seulement illégal en France, mais expose également les consommateurs à des dangers, tels que :

  • Médicaments contrefaits : Les sites non autorisés peuvent vendre des médicaments falsifiés, ce qui peut entraîner des effets secondaires graves ou un traitement inefficace.

  • Absence de suivi médical : Sans la supervision d'un professionnel de santé, il est difficile d'ajuster le traitement en fonction des besoins individuels et de surveiller les effets secondaires.

  • Interaction médicamenteuse non contrôlée : Si le patient prend d'autres médicaments, un médecin doit évaluer les risques d'interactions potentiellement dangereuses avec Saxenda.

  • Surconsommation de médicaments : L’achat sans ordonnance peut mener à une utilisation inappropriée, voire à une surconsommation de médicaments, augmentant ainsi les risques pour la santé.

Alternatives sécurisées pour la gestion du poids

Bien qu’il soit tentant de chercher à acheter des médicaments en ligne sans ordonnance, il existe plusieurs alternatives sûres et efficaces pour gérer l’obésité et perdre du poids de manière durable :

  • Consulter un médecin : La première étape dans le traitement de l’obésité est de consulter un professionnel de santé. Un médecin peut prescrire des médicaments comme Saxenda, si nécessaire, et offrir un suivi personnalisé pour garantir que le traitement est adapté et efficace.

  • Programmes de perte de poids encadrés : De nombreux hôpitaux et centres de santé proposent des programmes complets de gestion du poids, qui incluent des conseils nutritionnels, un suivi psychologique et des activités physiques adaptées.

  • Thérapies comportementales : La thérapie cognitivo-comportementale est souvent utilisée pour traiter les troubles alimentaires, en aidant les patients à modifier leurs habitudes alimentaires et à mieux gérer le stress lié à la nourriture.

  • Suivi avec des applications de santé : Utiliser des applications pour suivre l’alimentation, l’activité physique et les progrès réalisés permet de rester motivé et d’adopter des habitudes saines à long terme.

Les nouvelles technologies ont ouvert la voie à une gestion plus personnalisée de l’obésité, en permettant un suivi plus précis et en offrant des solutions de traitement adaptées aux besoins de chaque patient. Toutefois, il est essentiel de se rappeler que l'achat de médicaments comme Saxenda sans ordonnance peut avoir des conséquences graves. Pour une gestion optimale et sécurisée de l’obésité, il est impératif de consulter un professionnel de santé qui pourra prescrire les traitements appropriés, surveiller les progrès et assurer un suivi régulier. Adopter une approche intégrée, qui combine traitement médicamenteux, suivi médical et adoption de nouvelles habitudes de vie, reste la meilleure solution pour lutter efficacement contre l’obésité.





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mardi 31 mai 2022

Et maintenant la Grippe de la tomate. On vous dit tout


La grippe de la tomate est apparue en Inde ces dernières semaines. Les médias du pays ont rapporté plus de 80 cas ont été recensés depuis le 6 mai. "Ce n'est pas une maladie mortelle, mais elle est contagieuse et peut se propager d'une personne à l'autre, bien que les véritables modes de propagation soient toujours à l'étude", a expliqué le Dr. Subhash Chandra. 



La grippe de la tomate a été nommée ainsi pour les cloques rouges et irritantes qui apparaissent sur les mains, les pieds et la bouche des individus infectés. Ces éruptions cutanées ressemblent à celles provoquées par la variole du singe.

Comme l'explique The Indian Express, plusieurs effets secondaires sont d'ores et déjà identifiés. Les jambes et les mains peuvent aussi changer de couleur. L'apparition de fièvre, de nausées, de diarrhées, de toux, de douleurs articulaires ou de vomissements peuvent aussi être constatés.

Même si des cas de grippe de la tomate ont été repérés à tout âge, le virus est plus souvent constaté chez les enfants âgés de moins de 5 ans. Aucun décès n’a encore été recensé. Une maladie très embêtante par ses symptômes, mais qui ne semble pas a priori extrêmement grave, selon les premières constatations scientifiques. Un des hypothèses avance l'apparition d’une nouvelle forme de l’infection virale pieds-mains-bouche, répandue chez les jeunes enfants.

Un traitement existe-t-il ?

Pour l'instant il n’existe pas de traitement pour soigner le virus de la grippe de la tomate. Le seul moyen de soulager les malades est de traiter les effets secondaires.


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mardi 2 mars 2021

Une alimentation saine et sa production locale devraient faire partie de la réponse à la Covid-19 !

Lorsqu'une pandémie survient, parmi les questions qu'on se pose dès le départ il y a l'impact qu'elle aura sur la santé publique, l'économie et la société. D'autres questions clés touchent les priorités de réponse des gouvernements et des ménages.

L'alimentation est au cœur de ces deux séries de questions. D'une part, l'accès à une alimentation suffisante et nutritive est menacé. D'autre part, se concentrer sur la nourriture offre des options prometteuses de réponse à la pandémie.

Les rapports de divers pays soulignent les préoccupations concernant l'impact de la Covid-19 et des mesures de riposte à la pandémie sur les approvisionnements alimentaires, que ce soit en raison de pénuries, de hausse des prix ou d'un manque de fonds. Même dans les pays riches, l'inquiétude face à d'éventuelles pénuries a conduit à une accumulation de stocks, tandis que les pertes d'emplois à grande échelle laissent de nombreuses personnes inquiètes quant à leur capacité à se nourrir.

Dans certains pays en développement, le spectre de la faim se profile. En juillet 2020, Oxfam a rapporté que la Covid-19 aggravait la faim dans les zones à risque actuelles, tout en créant de nouveaux « hotspots ». Le rapport a également suggéré que la pandémie pourrait porter le « coup de grâce » à beaucoup de gens. Ceux engagés dans l'économie informelle sont parmi les plus touchés, en particulier les personnes vivant dans les zones urbaines qui consacrent la majeure partie de leur revenu quotidien à l'achat de nourriture.

Un rapport récent du Programme alimentaire mondial (PAM) a suggéré que la Covid-19 aggrave l'insécurité alimentaire mondiale, car l'impact économique de la pandémie s'ajoute aux problèmes de sécurité alimentaire préexistants. Selon les estimations, 272 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire en raison des effets aggravants de la pandémie. Dans un entretien ultérieur, le directeur du PAM a fait part de ses craintes que des millions de personnes « marchent vers la famine » citant la pandémie comme une cause clé.

Au cours de ces dernières années, nous avons mené des recherches dans les pays du sud sur la sécurité alimentaire, l'agriculture, la santé publique et l'environnement. Cette expérience nous amène à croire que se concentrer sur l'alimentation permettrait de réduire les risques encourus par les ménages et les pays, même dans une situation de pandémie où l'accès à la nourriture est clairement menacé.

Changement alimentaire comme option de réponse

Les changements alimentaires pourraient offrir des possibilités d'améliorer la capacité des gens à faire face à la Covid-19, car le potentiel de la nutrition à renforcer la résistance immunitaire aux virus est bien établi. Une revue d'essais cliniques a souligné le potentiel de la nutrition pour prévenir ou gérer les infections virales et a conseillé de l'utiliser pour limiter l'impact de la Covid-19. Un autre nouvel article de synthèse a fait écho à cet appel.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a cherché à exploiter ce potentiel en publiant des directives diététiques pour la pandémie de Covid-19. Celles-ci soulignent l'importance de manger certains aliments, tels que fruits et légumes frais, céréales complètes, haricots, poissons et graisses insaturées. Elles recommandent également de réduire la consommation d'autres aliments, tels que les aliments transformés, le sel, le sucre, et les graisses saturées comme celles que l'on trouve dans les viandes grasses ou le beurre.

Il y a deux ans, la Commission Lancet– un groupe d'experts de haut niveau venant de 16 pays – a recommandé un régime similaire qu'elle a appelé le « régime sain de référence ».

Ce régime a été conçu sur la base d'une analyse rigoureuse des preuves disponibles et comme moyen de résoudre les problèmes actuels de mauvaise nutrition et de production agricole non durable. Cette analyse a suggéré que des changements dans le régime alimentaire et la production pourraient créer des résultats « gagnant-gagnant » pour la santé humaine et planétaire.

Les changements alimentaires suggérés par l'OMS et la Commission Lancetexigeraient des changements majeurs dans les habitudes alimentaires dans la plupart des pays, soulevant la question de l'accessibilité de leurs aliments cibles. Fait inquiétant, une étude sur cette question suggère qu'un tel régime pourrait être inabordable pour une grande partie de la population pauvre du monde. Une solution potentielle serait d'améliorer l'accès à une alimentation saine en favorisant la production locale des aliments cibles.

Repenser les systèmes agricoles

Covid-19 crée une occasion de repenser les systèmes agricoles pour fournir à la fois une gamme d'aliments sains et une production résiliente et durable. La pandémie laisse place à de tels changements, entre les dépenses d'urgence qu'elle nécessite et la reconnaissance qu'elle apporte au besoin de changement.

Les changements susceptibles de contribuer à la fois à la santé et à la durabilité comprennent des systèmes agricoles diversifiés et intégrés aussi bien qu’ une utilisation réduite des produits agrochimiques. Les gouvernements pourraient encourager un tel changement à travers des subventions intelligentes pour orienter la production vers des pratiques durables et des aliments sains. Cela pourrait également aider à garantir que ces aliments soient disponibles et abordables.

Une approche prometteuse est la tendance croissante de production alimentaire dans les zones urbaines et semi-urbaines en tant que stratégie d'adaptation. Cela s'est avéré avoir d'énormes avantages potentiels en tant que source de nourriture pour les communautés touchées par la pandémie, tout en apportant également d'autres avantages importants tels que la création d'emplois pour les pauvres et la réduction des kilomètres alimentaires.

La politique peut créer un environnement propice à la diffusion de telles pratiques.

Certaines questions pertinentes sur la manière dont les aliments sont produits ne sont pas abordées dans les conseils de l'OMS ou de la Commission Lancet. Celles-ci incluent :

(a) Les aliments produits à l'aide de technologies telles que les organismes génétiquement modifiés et les hormones de croissance présentent-ils des risquespour la santé ?

(b) Les aliments biologiques offrent-ils des alternatives plus saines ?

(&#99) Des pratiques de production plus naturelles promettent-elles plus de durabilité et une plus grande résilience au changement climatique ?

Ces questions méritent une plus grande attention, surtout à la lumière des preuves croissantes des effets néfastes de l'agriculture conventionnelle intensive, par exemple sur les populations d'insectes.



La nourriture et la résilience aux pandémies

L'autorisation formelle de plusieurs vaccins a fait naître l'espoir que la pandémie de Covid-19 puisse être arrêtée. Pourtant, le processus de vaccination prendra du temps. Notamment, le chef de l'agence humanitaire des Nations unies a préditque divers pays pauvres ne feraient pas de progrès majeurs en matière de vaccination avant l'an 2022. Parallèlement, l'émergence récente de variants mutants soulève des questions difficiles, notamment de savoir si l'efficacité des vaccins pourrait être compromise.

Compte tenu de cette réalité, un bon fonctionnement du système immunitaire est essentiel. Les politiques favorisant une alimentation saine sont donc une priorité. Pour l'instant, cependant, l'insécurité alimentaire reste tragiquement un problème pour beaucoup, et l'accès à des aliments sains est un problème particulier. Des programmes visant à favoriser la production locale d'aliments nutritifs sont donc également nécessaires. Toute initiative sur l'alimentation ou la production locale pourrait avoir une pertinence au-delà de la pandémie de Covid-19 en renforçant la santé et la résilience des communautés.

De telles mesures seraient particulièrement pertinentes pour l'Afrique subsaharienne, où l'insécurité alimentaire reste une menace majeure, les cas de Covid-19 continuent d'augmenter et l'accès aux soins de santé est limité.

L'amélioration de l'alimentation et la production locale représentent des options de réponses prometteuses à la pandémie de Covid-19. Les données disponibles suggèrent que ces mesures pourraient améliorer la santé et le bien-être des populations tout en renforçant leur résilience aux pandémies. Ces mesures, qui méritent plus d'attention, pourraient donc compléter les mesures de santé publique telles que la distanciation sociale et les mesures médicales comme la vaccination.

mercredi 28 décembre 2011

Retirer ses implants mammaires?

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http://www.docteurjd.com/
On a l’habitude de dire que la santé publique est constituée d’un dixième de médecine et de neuf dixièmes d’autres choses. La décision officielle concernant l’explantation des prothèses mammaires PIP en est la parfaite illustration.
 
Alea jacta est. Les porteuses de prothèses PIP pourront donc faire enlever ces prothèses et l’Assurance maladie couvrira les frais inhérents à ces interventions.
C’est la décision prise ce 23 décembre 2011 par le ministre de la santé, Xavier Bertrand.
Le ministre avait souhaité que, sous l’égide de l’Institut national du cancer, l’INCa, se réunisse une commission d’experts afin d’évaluer les divers risques de ces prothèses défectueuses dans un nombre de cas anormalement élevé.
Le moins qu’on puisse dire c’est que le groupe d’experts n’a pas travaillé dans une totale sérénité ! A peine convoqué, il découvrait dans Libération un article évoquant la prise de décision de retrait pour cette fin de semaine, citant, en particulier, la directrice générale de l’INCa qui se mit aux ‘abonnées absentes’ par la suite.
Puis on apprit que ce rappel unique dans l’histoire, avec 30 000 femmes potentiellement concernées, avait été budgété !
Il aura fallu beaucoup de persuasion à l’INCa pour garder ses experts auxquels on demandait d’évaluer en deux jours un certain nombre de risques alors qu’il aurait fallu raisonnablement leur donner bien plus de temps.
Les experts ont donc rendu leurs conclusions et, dans leur avis, ils rappellent des points importants. Ils n’ont pas constaté un risque majoré de cancer du sein de type adénocarcinome chez les femmes porteuses de prothèses PIP. C’est la forme histologique la plus fréquente des cancers du sein. Il parait utile, d’ailleurs, de rappeler que la chirurgie destinée à augmenter le volume des seins respecte le tissu glandulaire. Le risque d’adénocarcinome du sein chez une porteuse de prothèse est donc identique à celui d’une autre femme.
Ils n’ont pas non plus retrouvé de risque excédentaire de lymphome anaplasique à grandes cellules, un cancer du système immunitaire associé dans de rares cas à la présence de prothèses mammaires, dont nous avons parlé  ICI.

Les experts ont souligné le risque de fuites et de rupture plus fréquent avec ces prothèses et ont donc proposé une surveillance échographique bisannuelle chez les femmes porteuses de PIP, avec de »s modalités spécifiques d’examen, notamment sur les aires ganglionnaires.
Quelle décision a pris le ministère de la santé ?   Proposer aux femmes de retirer leurs prothèses même non rompues. Il n’a donc pas suivi la recommandation des experts. Mais on s’y attendait.
Petite précision importante à ce stade, le rappel du rôle de chacun.
Les experts ont pour but d’apporter leurs connaissances afin de réduire le degré d’incertitude dans lequel se situe le monde du vivant. Car le 100 % n’existe pas dans ce monde, pas plus que le 0 % ! Il existe en permanence des variations, entre individus mais aussi chez un même individu, qui empêchent d’avoir des certitudes définitives et absolues.
La chose importante c’est que les experts restent dans leur rôle et ne deviennent pas des décideurs. Ils doivent limiter leur action à l’aide à la décision.
Et la décision, dans le cas des prothèses, c’est le ministère de la santé qui l’a prise. C’est donc, au sens littéral une décision politique.
Nouvelle incise : il faut saluer l’honnêteté et la transparence des services de Xavier Bertrand qui ont envoyé aux rédactions l’avis des experts et la position officielle dans un même message.
Revenons sur le contexte : depuis des jours on entend parler de femmes porteuses de prothèses et atteintes de cancer. Comme si le lien de causalité était établi. Alors que la FDA a établi en janvier 2011 une excellente revue de la littérature concernant prothèses et lymphomes, quasiment aucun media ne s’est donné la peine de rechercher un tant soit peu ce qui avait été déjà étudié.
Là-dessus, des chirurgiens en ajoutent une couche. Tout va exploser, la silicone va se répandre, opérons ! Opérons : En six mois c’est réglé etc.
Enfin arrive le truc qui tue, LE ‘scandale sanitaire’ UNE nouvelle affaire du ‘sang contaminé’, avec les avocats qui sont dans les starting-blocks.
 Et dans un pays qui a l’obsession du risque ‘zéro’ et des politiques qui craignent la mise en examen par les juges du pôle ‘santé’ la décision ne peut pas être très surprenante.
D’autant que nous sommes à quelques mois d’une échéance électorale, ce qui ne simplifie pas les choses !
La France est, pour l’instant, le seul pays ayant décidé de prendre en charge les coûts liés à l’intervention d’explantation des prothèses défectueuses.
En Grande-Bretagne, par exemple, la Directrice générale de la santé demande aux femmes de consulter leur chirurgien mais ne préconise aucun retrait. Il en est de même en Hollande ou en Espagne.
Cela correspond sans doute à une approche très différente de la notre de la notion de bénéfice-risque. Cette notion est généralement bien ancrée dans les opinions d’Europe du Nord. Ainsi, en Angleterre, le National Institute for Clinical Excellence, le NICE décide de donner ou non une autorisation de mise sur le marché d’un médicament en fonction de ces études bénéfice-risque.
Car, enlever une prothèse en pensant ainsi ne plus courir aucun risque c’est oublier quelques éléments essentiels ! Il y a le risque anesthésique, aussi minime soit-il. Il y a aussi un risque de mauvaise cicatrisation, un risque de ne pas avoir une satisfaction au plan esthétique. Sans oublier le désagrément que peut constituer une demande de dépassement d’honoraires de la part du chirurgien et de l’anesthésiste !
Et ce point n’est pas anecdotique d’autant que la Société française de chirurgie esthétique et reconstructive, la SOFCEP, a demandé à ses membres de modérer leurs éventuelles demandes de dépassement. Et l’Ordre national des médecins a également rappelé la nécessité de prendre des honoraires avec ‘tact et mesure’ !
On pouvait donc décider de faire autrement, de mettre en place une surveillance échographique soigneuse. Cette décision, les pouvoirs publics ont choisi de ne pas la prendre.
Ils peuvent arguer du fait qu’elle aurait été mal comprise, considérée comme une mise en danger des femmes.
Cela fait des années que la pédagogie du risque a disparu de notre culture citoyenne, je le rappelais, nous n’avons toujours pas fini de prendre comme mètre-étalon l’affaire du sang contaminé.
Tout processus de décision en santé publique est alimenté en ayant cette référence en arrière-plan et pas seulement pour les prothèses PIP.
La question est de savoir qui osera faire sauter ce verrou, car ce jour là, il aura quasiment tous les médias contre lui !
J’en veux pour preuve une anecdote très personnelle. En 1995, je participais à l’émission ‘Geopolis’ que dirigeait Claude Serillon. Nous évoquions la difficulté de maintenir l’activité de petites maternités en raison des risques encourus lorsqu’on ne fait pas suffisamment souvent certains gestes techniques.
Dans ce magazine j’expliquai que certains choix s’imposaient donc, tout en sachant que le risque zéro n’existait pas et qu’il fallait en informer les femmes. Cela me valut dans les colonnes du ‘Nouvel Observateur’ de la part d’un journaliste soi-disant ‘scientifique’ un article disant qu’en disant que le risque zéro n’était pas possible  je justifiais (sic) la transmission du virus VIH aux hémophiles !
Que retirera t-on au total de cette affaire PIP ? Tout d’abord la question des dispositifs médicaux et de la réglementation qui les concerne. Ces produits, prothèses, sondes de stimulateurs cardiaques etc., sont implantés dans le corps humain. Mais, pour autant, ils sont moins bien surveillés que les médicaments et ce du début à la fin de leur conception et utilisation.
Dans l’industrie pharmaceutique, il y a un pharmacien responsable, garant du respect des bonnes pratiques de fabrication. Rien de tel pour les dispositifs médicaux.
La traçabilité est un autre point noir, comme la matériovigilance.
Prenons l’exemple de PIP. En 2000, cette société a été inspectée par la FDA, l’administration américaine, car ses prothèses étaient considérées comme défectueuses. Il ne s’agissait pas d’un problème de silicone puisqu’à l’époque on utilisait des solutions salines.
Un moment numéro trois mondiale dans le domaine des implants mammaires, cette société aura pu continuer pendant dix ans à vendre un produit visiblement peu satisfaisant et c’est un euphémisme.
Ensuite, la nécessité de mettre en place des systèmes plus réactifs d’information. Pourquoi avoir laissé croire, pendant des jours, que la causalité entre cancer et prothèses était évidente. Pourquoi cette absence de pédagogie,
Pourquoi également ne pas laisser les agences sanitaires aider à diffuser une information de qualité plutôt que de vouloir toujours faire contrôler tout par l’Administration ?
Mark Twain disait qu’un mensonge avait le temps de faire le tour du monde avant que la vérité ait mis ses chaussures. En matière de crise sanitaire, on entend tout et n’importe quoi. Un désordre dont certains savent parfaitement profiter pour se faire une image, se donner une stature ou, pire, une compétence qu’ils n’ont pas.
Avec le temps, j’ose espérer qu’on ne fera pas sempiternellement le même constat après chaque événement concernant la santé publique.


lundi 3 janvier 2011

Mangez des carottes.



Il semble que les adultes qui ont le plus de alpha carotène dans leur sang vivrait plus longtemps.

Les chercheurs ont relevé que les caroténoïdes tels que carotène et lycopène avait jusqu'à présent peu d'effets sur la lutte contre le cancer, les maladies cardiovasculaires ou encore le diabète de type 2. Cette étude tendrait à prouver l'effet protecteur des carottes contre les décès par le diabète, les maladies respiratoires et les cancers du système digestif. 


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mercredi 15 décembre 2010

Buvez du vinaigre pour maigrir.



C'est le secret de Megan Fox et bon nombre de personnes disent que ce n'est que foutaises. Et pourtant une  dernière recherche a regardé ce que cela donnait chez 175 obèses. Les résultats sont édifiants. 

Un groupe prenait chaque jour une cuillère à soupe de vinaigre de pomme et un autre 2 cuillères à soupe et le dernier, un placebo. Au bout de deux mois la graisse abdominale avait diminué ainsi que le poids et les niveaux de triglycérides chez ceux qui prenaient du vinaigre tout les jours. Aucun effet secondaire ainsi que plus on en consomme plus cela fonctionne. 


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