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dimanche 31 mars 2013

La science et la technologie vues par Stephen Hawking.



Le futur de la science et de la technologie présenté par le brillant savant S. Hawking, chaque experts nous dévoilent quelques facettes du monde de demain dans ce reportage.

vidéo Dailymotion:Par Dhyân Chohan
Si cette vidéo ne fonctionne pas cliquez ici
AREA51   

jeudi 13 septembre 2012

Quand la science fiction fait notre futur.

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De tous les auteurs de SF contemporains Neal Stephenson (Wikipedia@nealstephenson) est peut-être le plus apprécié des geeks. S’il n’a pas, comme William Gibson, inventé le concept decyberspace, il a popularisé celui de metavers, un univers virtuel où les visiteurs, dotés d’un avatar, peuvent vivre les aventures les plus folles. En fait, tandis que le “cyberespace” de Gibson reste un peu abstrait, Stephenson décrit avec son metavers les mondes virtuels tels que nous les connaissons aujourd’hui. Il est également l’auteur d’une épopée sur l’histoire de la cryptographie (Cryptonomicon) et d’une étrange “Trilogie baroque“, roman délirant mettant en scène (entre autres) Newton et Leibniz, et où les clins d’oeil à la culture techno contemporaine sont légion (il y mentionne par exemple la création d’un “Institut des arts mécaniques du Massachusetts “). Enfin son intérêt pour la technologie n’est pas exclusivement littéraire, puisqu’il a commis avec Greg Bearle premier roman associé à une encyclopédie collaborative, Mongoliaddont nous avons déjà parlé.
Mais, nous explique George Dvorsky dans un article sur Io9 (probablement le meilleur site du web sur les oeuvres d’anticipation et la culture geek en général), Stephenson s’est trouvé une nouvelle croisade. Créer une science-fiction optimiste, dégagée de la fascination pour la dystopie qui est aujourd’hui la norme. L’enjeu, ici encore, dépasse la littérature. Il s’agit de combattre ce qu’il nomme “la pénurie d’innovation“. Car bien qu’aujourd’hui le terme d’innovation soit suremployé pour désigner tout et n’importe quoi, notre société est terriblement en manque de projets radicaux. Où en sont les voyages civils sur une base lunaire, promis dans 2001 l’Odyssée de l’espace ?

Dépasser le pessimisme ambiant

Le pessimisme des auteurs de science-fiction serait en partie responsable de notre actuelle stagnation. Comme l’explique Annalee Newitz (par ailleurs rédactrice en chef d’Io9) dans un article pour Smithsonian.com, Stephenson s’en serait rendu compte “lors d’une conférence de prospective. Après s’être lamenté sur la lenteur de l’innovation technologique, il fut surpris d’entendre le public reporter le blâme sur les écrivains de SF. “C’est vous qui avez laissé tomber” a reproché Michael Crow, président de l’université d’Arizona cofondateur d’un think tank prospectif, le Consortium for Science, Policy and Outcomes.”
Mais un autre responsable de cet état de fait, opinion surprenante pour un auteur majeur de mouvance cyberpunk, serait… le numérique et l’internet, dont l’impact fut tel qu’il a “tout bloqué pendant une génération, tandis que la civilisation digérait l’internet et cherchait à comprendre à quoi il pouvait servir”.
La prise de conscience de Stephenson a débouché sur son nouveau projet, Hieroglyph, dont la première manifestation consistera à publier en 2014 une anthologie de science-fiction optimiste. Pour y figurer, les auteurs devront se conformer aux règles suivantes: “pas d’hyperespace, pas de hackers, pas d’holocaustes”. Autrement dit, ni pessimisme, ni technologie irréalisable, ni resucée de notre état présent. Mais Hieroglyph a une autre ambition. Associer auteurs et artistes à des ingénieurs pour l’élaboration de projets futuristes. Neal Stephenson s’est ainsi acoquiné avec Keith Hjelmstad de l’université d’Arizona, pour proposer la création d’une tour de 20 km de hauteur. Celle-ci permettrait aux avions de s’arrêter sans atterrir et servirait de rampe de lancement aux futurs vaisseaux spatiaux. La construction ne reposera sur aucune technologie inconnue ou balbutiante, comme la nanotechnologie, mais devrait pouvoir être bâtie avec les matériaux et les connaissances existantes.
Stephenson n’est pas le seul à passer de la fiction à la pratique. Un autre cas notable est celui du réalisateur James Cameron, qui s’est fait remarquer ces derniers temps par ses entreprises excentriques dans le monde réel. Non content d’avoir plongé seul au point le plus profond les abysses océaniques (une première mondiale), il s’est investi, en compagnie de gens comme Larry Page et Eric Schmidt, dans Planetary ressources, une startup dont le but est d’exploiter les astéroïdes à la recherche de minéraux (vidéo).

Vidéo : explication de la mission de Planetary Ressources.

Au-delà de la prédiction

On s’est souvent demandé quel impact avaient les auteurs de SF sur le développement des technologies. Un pouvoir simplement prédictif (qui ne fonctionne pas toujours, tant s’en faut) ou une capacité d’action réelle sur les recherches technologiques ou scientifiques ? Jusqu’à récemment, la distance temporelle entre l’imagination d’un projet et sa réalisation pouvait prendre très longtemps. On compte plus d’un siècle entre l’œuvre de Jules Verne et la mission Apollo 11.
Puis cette distance s’est raccourcie. Quelques années seulement séparent le roman “Sur l’onde de choc” de John Brunner (1975) et la popularisation de l’internet. A partir des années 80, la boucle se resserre singulièrement. L’interaction entre auteurs de fiction et chercheurs s’accroit et les frontières deviennent floues. Pour preuve, le cas d’un Bruce Sterling, qui a échangé sa casquette d’auteur d’anticipation avec celle de “gourou” des nouvelles technologies, du design et de l’internet des objets. Aussi ne faut-il pas s’étonner de l’attitude activiste d’un Stephenson ou d’un Cameron. Ainsi, lorsque face à une idée particulièrement radicale, quelqu’un s’écrira avec mépris “mais c’est de la science-fiction !” pourra-t-on (enfin !) lui répondre : “Oui, justement…”
Rémi Sussan

http://www.internetactu.net

mercredi 9 novembre 2011

Ce qui changerait sans pétrole!

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http://poursavoir.com/
La plupart des objets qui nous entourent, sont fabriqués
à base de pétrole, or on nous annonce qu’entre 2030 et 2050
les ressources de cette énergie viendront à manquer.
Cette Vidéo nous montre ce qui disparaîtrait lorsque
le Pétrole va commencer à manquer, cela touche beaucoup
de nos produits quotidiens tel que :
les vêtements fait d’Acrylique, les brosses à dents,
les stylos mais aussi tout appareils électroniques
qui ont une base plastiques.
Cela nous montre à quel point nous sommes dépendant
du pétrole.
Pas de Panique d’autres énergies pourrons bien entendu
remplacer cet or noir.
Par exemple, Des scientifiques sud-coréens ont réussi à Fabriquer
les mêmes polymères que nos plastiques contiennent, grâce
à la bio-ingénierie, plutôt qu’en utilisant des matériaux
pétrochimiques.
Tout ne sera donc pas perdu !
Regardez :


mardi 25 octobre 2011

Le super frigo du futur

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http://www.sur-la-toile.com/
Un coup d'oeil sur la paroi extérieure du frigo et des renseignements sur les aliments qu'il contient nous parviennent grâce à une nouvelle technologie se situant sur la porte de cet appareil. Le réfrigérateur « In My Fridge », à l'avant-garde dans le domaine des électro-ménagers", renseigne l'usager sur la quantité et l'état de la nourriture ainsi que sur la date de péremption des denrées qu'il contient. Une aide pour les gens pressés ou soucieux de visualiser rapidement des données en lien avec la conservation de leurs aliments!


In MY Fridge from fabian kreuzer on Vimeo.

Ce frigo présente un écran tactile aussi large que sa porte et utilise un système RFID, ce qui permet de fournir diverses informations par l'intermédiaire de cet écran interactif. La quête de renseignements sur les aliments se fera grâce à des images 3D . Ce réfrigérateur aide-mémoire non encore sur le marché ne tardera pas à devenir la coqueluche des plus branchés.

lundi 24 octobre 2011

En vrai le holodeck de Star Trek

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http://korben.info/

L’holodeck de Star Trek est presque devenu une réalité dans les labos de Microsoft, qui a mis au point un système permettant de manipuler un hologramme. Baptisé Holodesk, ce dispositif est encore à l’état de proof of concept et utilise un Kinect ainsi qu’un miroir semi-réfléchissant pour suivre les mouvements de l’utilisateur et projeter la bonne image en temps réel.

Fenêtre externe
Je me demande si ce genre de chose trouvera un jour sa place dans nos foyers (sous la forme d’un jeu ou d’un outil de communication) mais même si pour le moment, j’en doute un peu, ça reste quand même une techno assez chouette !
[Source]

samedi 22 octobre 2011

Le Skate de Retour vers le Futur existe en France

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http://poursavoir.com/

Vous souvenez vous du Skateboard qui apparaissait dans
le film de Retour vers le futur, celui-ci volait !
Il en a d’ailleurs fait rêver plus d’un.
Et bien figurez vous qu’il a été inventé !

C’est grâce au principe que l’on appelle la supraconductivité
que l’invention du skate volant à pu voir le jour.
Le Skate est équipé d’un matériau qui a la propriété
de la supraconductivité, qui fait que le skate
repousse le champ magnétique, à partir du moment où
il est posé sur un aimant, il se met en lévitation.
Ce qui se pose en problème avec cette propriété,
c’est qu’il doit être sans cesse refroidi, on utilise
pour cela de l’azote liquide.
Regardez le Skate volant :


mercredi 5 octobre 2011

Le chocolat futur produit de luxe?

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Le chocolat est probablement une des « drogues » légales (et sans grand danger pour notre espèce) des plus appréciées et consommées (avec le café). Un rapport signale toutefois que l'approvisionnement en cacao subit aussi les effets du réchauffement climatique. La montée des températures pourrait gêner considérablement les efforts de production qui ont lieu en Afrique de l'Ouest (responsable de la moitié de la production mondiale). 
Si en 2050, la température monte de 2 degrés Celcius par rapport à aujourd'hui, des pays comme le Ghana seront devenus « trop chauds » pour cultiver le cacao. Cette chute de l'offre pourrait se faire sentir dès 2030. Bien entendu, on va essayer de faire pousser le cacao à de plus hautes altitudes ; manque de chance, l'Afrique de l'Ouest est plutôt un « plat pays ». De plus, déboiser pour cultiver n'est pas la meilleure solution en ce qui concerne le réchauffement climatique... 

Il faut aussi penser aux locaux, pour qui cette plante est le « gagne-pain » quotidien. On cherche actuellement des mesures préventives comme la diversification des cultures (pour les locaux) et de planter des arbres qui vont abriter de leurs feuillages les plants de cacao.


mardi 27 septembre 2011

La vie artificielle en 2011

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http://www.internetactu.net/


de 
On l’a vu dans l’article précédent
, les frontières de la vie artificielle sont assez difficiles à définir. Si, par bien de côtés, celle-ci se rapproche de la biologie théorique, une autre de ses tendances aborde l’ensemble des systèmes complexes autour de quelques principes de base. A commencer par la notion d’émergence, debottom up : l’idée que des systèmes complexes puissent être générés spontanément par l’interaction entre une multitude d’agents. Ce principe d’émergence peut s’appliquer à n’importe quel phénomène décentralisé et collectif. En premier lieu, à l’esprit humain et ses productions. Et bien sûr, aux sociétés.

Jeux de langage

Le colloque Ecal s’est ainsi intéressé, pour une bonne part, à l’évolution du langage. Et ce, par un biais surprenant : la robotique.
Spécialisé dans cette étude, le Computer Science Laboratory, sous la houlette de Luc Steels, mène depuis plusieurs années des travaux sur l’évolution du langage au sein d’une population d’agents robotiques.
Luc Steels a commencé ses expériences par un travail nommé les “Talking Heads” ; pas le groupe de rock, mais un système par lequel deux robots inventent collaborativement un langage afin de communiquer à propos du monde extérieur. Le procédé a été appelé le “jeu de langage”.
D’après Steels et ses associés, les “jeux de langages” nous permettent d’observer la naissance de la grammaire. Une telle théorie va à l’encontre des idées de nombre de linguistes. La plupart d’entre eux pense en effet, sous l’influence de Noam Chomsky, que les structures linguistiques sont d’ores et déjà codées dans le cerveau, qu’il existe un organe de la parole déjà constitué. Les différentes “langues” parlées sur la planète ne seraient que des adaptations somme toute cosmétiques de ce langage cérébral fondamental.
De fait, les adeptes de la biolinguistique tiennent pour acquis que les structures du langage sont implantées dans notre cerveau. Pour eux, nous a expliqué Steels, l’essentiel du travail du linguiste va consister à étudier la transmission : comment le cerveau de l’enfant reçoit les signaux codés de ses parents (la “langue maternelle”) et les intègre via les structures innées qu’il possède. Mais comment le langage est-il né ? Par la sélection naturelle ? Pour certains linguistes, le langage est un système trop complexe pour être le produit de la sélection naturelle darwinienne.
Toutefois, précise Luc Steels, il existe un aspect du langage que la plupart des biolinguistes ignorent : pour que la parole naisse, il faut être deux. Avant d’étudier les structures du langage, il faut donc réfléchir à la nature d’une communication, et sur ce que peut être une communication réussie. Le langage n’est donc pas quelque chose qui se trouve à l’intérieur de chaque individu, mais une création collective qui s’opère lors de la communication.
Restait à le démontrer. C’est à cela que s’activent les “linguistes artificiels”.
Pour ce faire, ils vont élaborer des “jeux de langage”. Ces derniers sont très simples : deux robots, munis de capteurs et de caméras se trouvent dans le même environnement. L’un des deux montre un objet et le désigne en créant un mot de son cru. Le second peut alors le comprendre et utiliser le mot à son tour. Petit à petit, les deux machines s’entendront sur les termes à employer pour décrire leur environnement et les intégreront à leur vocabulaire commun. Évidemment, les choses se compliquent assez vite : va pour de simples mots, mais qu’en est-il des catégories ? Si le robot 1 dit “flub” en montrant une balle rouge, désigne-t-il l’objet “balle” ou la couleur rouge ? Après le vocabulaire, c’est la grammaire qu’il faut constituer. C’est à nombre de ces problèmes qu’a été consacré l’atelier d’Ecal du 8 août dernier : comment créer, par des jeux de langages, les différentes manières d’exprimer le temps, par exemple ? Ou comment des systèmes nerveux qui perçoivent différemment les choses, par exemple les couleurs, peuvent-ils s’entendre sur le mot “jaune”. Comment les mots peuvent-ils s’accorder entre eux ?
Pourquoi les expériences de jeux de langages du CSL font-elles partie du domaine de la “vie artificielle” et non du paysage de “l’intelligence artificielle” ? Une des raisons théoriques évidentes en est que le langage y est vu comme un système vivant, une création collective et décentralisée dans la grande lignée des systèmes émergents explorés par les tenants de la vie artificielle. L’autre raison est plus sociologique, comme l’a rappelé Steels lors de son introduction à l’atelier sur le langage : la communauté de la vie artificielle était simplement plus ouverte à ces idées nouvelles. On retrouve une caractéristique importante de la vie artificielle en tant que communauté : celle de constituer un pont entre diverses disciplines souvent trop fermées sur leurs méthodes et leur domaine d’étude.
Fenêtre externe
Vidéo : Extrait vidéo de la conférence inaugurale de Luc Steels à l’exposition Cultures del Canvi, à Santa Monica, le 10 décembre 2009, sur le thème de la création de leur propre langage par les robots.

Civilisations artificielles

L’évolution du langage n’est pas la seule incursion de la vie artificielle dans l’univers de la culture. Nombreuses sont les expériences qui se sont succédé dans le domaine des “sociétés artificielles” ou dans celui de l’intelligence collective.
Au colloque Ecal, Ziad Kobti a ainsi présenté un système multi-agents permettant de modéliser la division du travail au sein d’un groupe. Différents agents logiciels aux compétences diverses entrent en compétition/coopération dans un environnement au sein duquel ils effectuent différents travaux. Selon leurs niveaux de capacités, ils se spécialiseront peu à peu dans une tâche donnée, quoique (c’est encore une de ces découvertes contre-intuitives propres aux systèmes multi-agents), pas forcément dans la tâche où ils sont le meilleur.
La grande question avec ces sociétés artificielles est celle de la “vie artificielle” : de même qu’il est finalement difficile de déduire d’une boucle de Langton ou d’un jeu de la vie des phénomènes propres à des systèmes biologiques précis, quelles conclusions peut-on tirer de ces systèmes formels quant à la vie de sociétés réelles ?
repastVillageIl faut alors que les auteurs de ces modèles se confrontent aux “big data’” issues des données réelles. Kobti est ainsi partie prenante du “Village Ecodynamics Project”. Ce projet “d’archéologie computationnelle” cherche à comprendre le déclin brutal de la population indienne du Mesa Verde aux alentours de 1200. Les raisons de cette dépopulation restent en effet assez mystérieuses. Apparemment, les autochtones possédaient assez de maïs pour subsister, ce qui évacue les explications simplistes de type famine.
On pourrait penser qu’il s’agit d’une application marginale, mais ce genre de chose est typique de l’histoire des civilisations : la mystérieuse disparition de la première civilisation Maya en est un cas d’école, ainsi que le brusque effondrement de l’Ancien Empire égyptien. En biologie on trouve aussi des extinctions de masse. Cette sorte d’évènement critique est une des caractéristiques des “systèmes émergents” étudiés par les chercheurs en vie artificielle. L’exemple classique en est ce tas de sable où l’on rajoute délicatement un grain après l’autre; jusqu’au moment où, pouf, tout s’écroule !
Les chercheurs du Village Ecodynamics Project ont créé une application (aller vers le milieu de la page pour trouver l’adresse de téléchargement) pour permettre à tout un chacun de jouer avec les paramètres de cette société indienne virtuelle. Mais il s’agit d’un programme un peu ancien qui n’intègre pas les modèles présentés au colloque de Paris.
L’abstract d’un article sur le sujet, – malheureusement indisponible aux non-abonnés – mentionne également que “Les archéologues affirment que les mondes virtuels constituent le meilleur moyen de tester des hypothèses complexes. Le domaine est également poussé par l’industrie des loisirs, car la technologie employée est la même que celle utilisée dans les jeux vidéos et les effets spéciaux, et de nombreuses universités ont récemment adopté des programmes de modélisation 3D”.
La vie artificielle aurait donc un impact sur les technologies actuelles ? Jusqu’ici, les travaux dont nous avons parlé appartenaient à la recherche fondamentale, ou concernaient des technologies dont la maturation apparaît comme encore lointaine. Mais peut-être qu’elle pourrait servir aujourd’hui… Reste à voir à quoi !

dimanche 31 juillet 2011

Un chien fluorescent contre Alzheimer et Parkinson.

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Des scientifiques de Corée du Sud étaient fiers d'annoncer cette semaine qu'ils ont créé un chien fluorescent grâce à une technique de clonage. Il s'agit de faire de la recherche sur des remèdes contre les maladies d'Alzheimer et de Parkinson. La jeune chienne née en 2009,Tegon est donc capable de briller dans le noir si on l'éclaire aux ultraviolets et si on lui donne au préalable un antibiotique, le doxycycline. Les humains et les chiens partagent 268 maladies.





mardi 14 juin 2011

Un iPhone en 1947.





Un reportage surprenant que celui remonté à la surface par l'INA. Daté de 1947, ce reportage anticipait magnifiquement ce qui allait devenir le quotidien des Français soixante ans plus tard, avec les smartphones et autres tablettes tactiles. "Des postes de poche, grands comme une lampe électrique. Plus besoin d'acheter un journal, on se branchera sur l'émission d'information, ou sur l'éditorial politique, ou sur la chronique de mode, ou sur le compte rendu sportif... Voire même sur un problème de mots croisés", explique le journaliste. Illustré avec ce qui ressemble fort à un téléphone mobile. "Et la rue présentera un singulier spectacle", ajoute-t-il, voyant des passants qui regardent tous leur appareil, tête baissée. Époustouflant.

La satire, criante de vérité. "Les ministres de demain, au lieu d'être choisis pour leur valeur, leur intelligence, leur dévouement à la cause publique, seront choisis pour la séduction de leur sourire, et le velouté de leurs yeux". Combien de fois a-t-on reproché à Nicolas Sarkozy d'avoir composé un gouvernement de casting TV?

Ce document provient de "La télévision, oeil de demain", conçue par l'écrivain René Barjavel. "Annonçant ainsi l'omniprésence des écrans, l'internet nomade, la prédominance de la forme sur le fond et les images en trois dimensions. Ce sens troublant de l'anticipation, où l'on sent l'influence de Barjavel, est masqué par un commentaire caustique et une profusion d'images assez loufoques", commente l'INA. Une belle trouvaille, issue de son dossier sur le futur vu dans le passé.











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lundi 30 mai 2011

Produire son énergie avec le Gulf stream!

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66881.htm
C'est officiel : la première demande d'autorisation pour une installation de production d'énergie hydrocinétique a été déposée en début de semaine auprès du Département de l'Intérieur. L'université de Floride Atlantique entend installer un dispositif expérimental au large des côtes de Floride. "C'est la première demande d'autorisation pour des essais sur des installations hydrocinétiques [...] que le Bureau de Gestion et de Réglementation des Energies Océaniques (BOEMRE) ait reçu" déclare Michael Bromwich, directeur du BOEMRE.

L'énergie hydrocinétique est obtenue par la transformation de l'énergie cinétique des courants marins en courant électrique. Plusieurs technologies existent, la plus courante étant l'utilisation des turbines sous-marines, à la façon des éoliennes (on parle alors d' "hydroliennes"). A l'instar d'autres énergies marines - comme l'Energie Thermique des Mers [1], son principal intérêt est de pouvoir fournir de l'énergie renouvelable de manière continue, à la différence de l'éolien ou le solaire, qui fonctionnent par intermittence. Les courants marins sont très prévisibles, ce qui contribue aussi à faire de l'énergie hydrocinétique une énergie fiable. On estime que d'ici 2025, 13.000 MW d'énergie hydrocinétique pourraient être produits aux Etats-Unis, soit l'équivalent de la production de 22 centrales à charbon - ce qui éviterait l'émission de près de 86 millions de tonnes de dioxyde de carbone.

Le projet est à l'initiative du Southeast National Marine Renewable Energy Center [2], un centre de recherche affilié à l'université de Floride Atlantique et l'un des trois centres du Département de l'Energie dédiés à la recherche sur les énergies marines. Il s'agit d'installer un dispositif expérimental permettant d'étudier le potentiel en terme de production d'énergie du Gulf Stream. Ce puissant courant océanique remonte vers le nord le long des côtes de Floride avant de bifurquer vers l'Europe au niveau de la Caroline du Nord. "Le rôle de ces centres est de mettre en place des installations de tests pour les industriels" déclare Howard Hanson, directeur scientifique au Southeast National Marine Renewable Energy Center. Avant de les mettre à disposition, "nous devons d'abord les essayer nous-mêmes".

L'hydrolienne devrait être montée sur une bouée ancrée à 27 kilomètres au large de la ville de Fort Lauderdale. A l'heure actuelle, le dispositif est testé en étant tiré depuis un bateau [3]. A terme, l'idée est de faire de cette installation permanente un "centre" de test de l'énergie hydrocinétique ainsi qu'une station d'observation scientifique en temps réel des conditions océaniques.

La demande d'autorisation limite le dispositif à une puissance de 100 kilowatts et un rotor de 7 mètres de diamètre. Si celle-ci est acceptée, l'université pourra opérer pour 5 ans mais n'aura pas le droit de vendre l'énergie produite. Avant de prendre sa décision, le BOEMRE réalise une étude d'impact environnemental afin de déterminer comment la faune et la flore locale pourraient être affectées par l'installation et l'utilisation de ce dispositif. Il considère en particulier l'impact sur les sédiments, les mammifères marins, les tortues de mer, les poissons de haute mer et les activités humaines. D'après Hansen, le dispositif est similaire à une bouée d'observation météorologique ou océanographique, le procédé devrait donc se dérouler sans encombre. Le dossier est à l'instruction, mais la date de la réponse du BOEMRE reste indéterminée...

mardi 24 mai 2011

Un avion personnel pour tout le monde?

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66830.htm

Les 30 mars et 1 avril dernier, à Madrid, étaient réunis tous les acteurs de l'aéronautique à l'occasion des Aerodays 2011. Rappelons qu'il s'agit là d'un rendez-vous majeur organisé par la Commission Européenne. L'opportunité pour le centre français de recherche aéronautique et spatiale qu'est l'Onera de faire un point d'étape concernant "Personnal Plane" (PPlane), un projet européen qu'il coordonne depuis octobre 2009 et dont la durée est de 30 mois. Regroupant 13 partenaires au sein d'un consortium, ce projet a pour ambition d'évaluer la viabilité d'un système de transport aérien personnel à l'horizon 2030 et d'identifier les pistes de recherche à suivre.
S'inscrivant dans le 7ème Programme cadre (PCRD) de la Commission Européenne, PPlane apparaît comme l'un des projets les plus prospectifs en matière d'aéronautique puisqu'il étudie la faisabilité et la pertinence d'un ensemble de véhicules gérés par un pilote au sol et en contact avec le contrôle aérien, via des liaisons de données. Pour ce faire, différents paramètres ont été pris en compte : la sécurité, l'impact sur l'environnement, l'acceptabilité sociale et les facteurs humains, enfin les technologies d'automatisation et de contrôle. Pour confirmer leur pertinence et étudier le poids de chacun d'eux, le consortium a donc mené une enquête auprès des futurs clients potentiels (grand public) de PPlane tout en recueillant aussi les avis de différents experts de domaines variés (aéronautique, réglementation, sécurité, pilotes, acceptabilité sociale).
Les résultats de cette enquête ont montré qu'il existait des attentes fortes en matière de sécurité, de responsabilité vis-à-vis de de l'environnement, de rentabilité, d'accessibilité ou encore de performance, et que l'acceptabilité d'une telle évolution par la société apparaissait comme un véritable challenge. Les différents paramètres étudiés ont permis d'aboutir à différents concepts d'aéronefs parmi lesquels : un bi-turbo propulseur, un engin biplace doté de 6 moteurs électriques, un engin prévu pour un décollage vertical, enfin un bimoteur à piston diesel.

mardi 12 avril 2011

Un exosquelette fait marcher les paraplégiques.

Les gens n'ayant plus l'usage de leurs jambes doivent se résoudre à utiliser un fauteuil roulant pour se déplacer. Lors d'une expo-science au Royaume-Uni, le ReWalk, une innovation en matière de robotique, fut présenté dans l'espoir que ce type d'appareil puisse venir en aide aux paraplégiques et, notamment, aux vétérans blessés à la guerre, afin d'améliorer leur condition de vie. 

Ce robot, mis au point par la compagnie Argo Medical Technologies Ltd d'Israël, se met en marche grâce à des moteurs informatisés. La personne utilisatrice se maintiendra en position verticale sans une aide extérieure. Elle pourra éventuellement s'engager dans les escaliers seule. Une version de ce robot, qui s'utilisera plus aisément à domicile, sera mise sur le marché en cours d'année. Une montre insérée au poignet permettra de sélectionner une des différentes options tel que demeurer en position verticale, assise, s'activer pour monter un escalier ou simplement prendre une marche. 






LA SUITE

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vendredi 8 avril 2011

Nouvelle exceptionnelles sur les Cellules souches embryonnaires humaines!


http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66409.htm
Au sein de l'Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques ou I-STEM, des chercheurs de l'INSERM, utilisant des cellules souches embryonnaires humaines (hES) issues du diagnostic pré-implantatoire, sont parvenus à identifier des mécanismes jusqu'alors inconnus impliqués dans la dystrophie myotonique de Steinert. Les résultats de ces travaux, financés notamment grâce aux dons du Téléthon, viennent d'être publié dans le numéro daté du 31 mars 2011 de la revue Cell Stem Cell. Rappelons que la dystrophie myotonique de Steinert est la plus fréquente des dystrophies musculaires de l'adulte, sa prévalence étant estimée à 1/8.000, soit entre 7000 et 8000 malades en France. Ne bénéficiant à ce jour d'aucun traitement curatif, celle-ci se caractérise à la fois par une lenteur anormale de la décontraction musculaire qui désorganise tous les mouvements et par une atteinte de très nombreux autres organes. Ainsi on observe chez ces malades notamment des troubles du rythme cardiaque, une cataracte, des anomalies endocriniennes multiples, des troubles cognitifs et du sommeil.

Jusqu'à aujourd'hui, les chercheurs n'avaient accès qu'à deux types de cellules pour développer les approches expérimentales nécessaires à l'identification de nouvelles stratégies thérapeutiques contre les maladies génétiques comme la dystrophie myotonique de Steinert, celles obtenues par prélèvement chez des patients et celles créées par manipulation génétique en laboratoire. Toutefois, si ces deux types de cellules ont permis de progresser, elles présentent chacune des limitations importantes. Or de leur côté, les cellules souches embryonnaires humaines, capables à la fois de se diviser à l'infini en laboratoire et, une fois mises dans les conditions requises, de se spécialiser dans tous les types cellulaires de l'organisme, permettent de surmonter les obstacles rencontrés par les chercheurs qui utilisent les deux autres types de cellules. Qui plus est, le diagnostic pré-implantatoire ouvre l'accès à des cellules souches embryonnaires humaines porteuses d'une lésion du génome responsable de maladies génétiques.


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mardi 1 février 2011

Recharger intelligemment les batteries.


http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65754.htm
Premier producteur français d'énergie 100% renouvelable et experte en gestion des énergies dites "aléatoires" - hydroélectricité, éolien, photovoltaïque - la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), filiale du groupe GDF Suez a présenté en décembre dernier "MOVE IN PURE". Ce concept qu'elle a imaginé présente la particularité d'utiliser la partie aléatoire de sa production exclusivement renouvelable pour la stocker dans les batteries des véhicules électriques à travers un système embarqué, pilotable à distance. La recharge des batteries devient ainsi une recharge intelligente.

Le concept Move In Pure de la Compagnie Nationale du Rhône
Crédits : RedacLYonenFrance

Le fonctionnement de celle-ci s'effectue grâce à un boîtier installé dans la voiture et commandé par un smart phone. Ainsi le conducteur peut communiquer ses besoins de charge à la CNR, ce qui lui apporte une totale liberté quant aux choix du moment et du lieu de charge. Via son smart phone, il peut également consulter l'historique de ses consommations au travers d'une interface spécifique. Précisons par ailleurs que si les productions éoliennes et photovoltaïques ne sont pas suffisantes, les centrales hydroélectriques de la CNR assurent, quelles que soient les conditions météorologiques, l'énergie nécessaire à la recharge des batteries.

Au-delà des avantages qu'elle apporte en termes d'utilisation aux conducteurs de véhicule électriques, cette innovation, en faisant correspondre les moments de charge avec les surplus de production de la CNR permet à cette dernière d'optimiser une part aléatoire de sa production tout en permettant au consommateur de bénéficier d'un tarif préférentiel. Si son développement est envisagé dans un premier temps au travers d'un partenariat avec les collectivités locales ou des industriels gérant des flottes de véhicules électriques, cette innovation pourrait ensuite être proposé directement lors de la vente ou de la location des véhicules, y compris aux particuliers.







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lundi 31 janvier 2011

Un kit de diagnostic in vitro de l'hépatite.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65752.htm
Créé en 2003 et basée à Paris, Ariana (R) Pharma est une entreprise qui fournit des logiciels et des services d'aide à la décision pour l'optimisation de la recherche et du développement de médicaments. Récemment, celle-ci avait annoncé l'adoption de sa technologie KEM (R) (Knowledge Extraction and Management) par la FDA (Food and Drug Administration) américaine. Aujourd'hui, elle confirme sa participation au projet Hepachronix, en collaboration avec le centre d'excellence sur l'hépatite virale de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP) de l'hopital Beaujon et de l'Inserm, ainsi qu'avec l'entreprise Bio-Rad France.

Rappelons que Hepachronix vise à approfondir la compréhension des processus par lesquels la fibrose hépatique, chez les patients infectés par le VHC, évolue depuis un stade précoce et modéré vers des maladies graves du foie comme la cirrhose ou le carcinome hépatique. Le diagnostic des patients à un stade précoce de la fibrose est en effet essentiel pour pouvoir les traiter le plus tôt possible. Cependant, près de 40% des patients infectés par le VHC ne répondent pas au traitement antiviral standard. Hepachronix vise donc à développer des biomarqueurs supplémentaires pour caractériser le statut de répondeur des patients et adapter le traitement en conséquence. A terme, un kit de diagnostic in vitro de l'hépatite chronique virale devrait donc être commercialisé.

Précisons que ce projet a obtenu la labellisation du pôle de compétitivité Medicen Paris Région, mais aussi un financement du Fonds Unique Interministériel (FUI) et de la région Ile-de-France, et qu'Ariana (R) Pharma et ses partenaires se partageront les royalties issues des ventes des réactifs de diagnostic in vitro qui seront commercialisés par les laboratoires Bio-Rad. La participation d'Ariana (R) Pharma à ce projet confirme sa position croissante dans l'identification de biomarqueurs et démontre la puissance de sa plate-forme KEM (R) appliquée au diagnostic des maladies.


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vendredi 17 décembre 2010

Google et les technologies propres!

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65408.htm
C'est la question que beaucoup de gens se posent à l'heure actuelle. Malgré la bataille qui fait rage entre Google et Facebook sur le front du contrôle d'internet, il ne se passe pas une semaine sans que l'on entende le nom de la célèbre société de Mountain View associé à une initiative ou un investissement dans le domaine des technologies propres ou du réseau intelligent. Cela peut se comprendre lorsque le sujet est celui des centres de données qui est le corps de métier de la société. Mais d'autres sujets peuvent surprendre, de part leur absence totale de modèle d'affaire associé.

Quand la nouvelle s'est répandue que Google avait créé une filiale appelée "Google Energy", qui cherchait à acheter et vendre de l'électricité sur les marchés de gros, les acteurs de l'Internet et de l'énergie ont été pris par surprise [1]. Si Google était autorisé à acheter et vendre de l'énergie, que ferait exactement le moteur de recherche? La question ne s'est pas posée longtemps car l'autorisation de le faire lui fut délivrée rapidement par la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) [2].

Alors Google veut-il sauver la planète ou est-ce une simple stratégie de diversification? Commençons par le point de vue du Google "Green Energy Czar", Bill Weihl.

Les Centres de données, grands consommateurs d'énergie

L'approvisionnement en énergie renouvelable

La réponse est assez simple selon Bill Weihl [3]: tout d'abord Google dépense énormément d'énergie à travers ses centres de données, et ses immeubles de bureaux qui abritent ses 22.000 employés dans le monde entier. Il s'agit donc de donner la flexibilité à Google de se procurer de l'énergie renouvelable pour ses installations. Google passe des contrats avec les fournisseurs d'énergie sur plusieurs années mais veut garder la possibilité de s'engager avec des fournisseurs d'énergies renouvelables comme par exemple un développeur de parc éolien qui s'installerait à proximité d'un de ses centres de données. Ainsi Google voudrait pouvoir modifier son approvisionnement et revendre l'électricité du contrat initial afin de ne pas perdre d'argent. Cette stratégie est d'autant plus compréhensible que le rival Facebook a été la cible de nombreuses critiques de la part de GreenPeace à propos de l'approvisionnement énergétique de ses centres de données dans l'Oregon ou l'énergie provient de centrales très polluantes [4]. De ce point de vue Google a gagné la bataille de l'image.

Des centres de données peu gourmands en énergie

Par ailleurs, les travaux de Google pour ses centres de données ne s'arrêtent pas à l'approvisionnement énergétique. Google se targue d'avoir réduit de moitié la consommation énergétique de ses centres et d'avoir atteint un Power Usage Effectiveness (PUE) de 1,2 qui est une mesure de l'efficacité avec laquelle un centre de données utilise son énergie, plus précisément, la part de l'énergie réellement utilisée par le matériel informatique (à la différence du refroidissement et autres frais généraux). Le PUE est égal au montant total d'électricité utilisé divisé par la puissance délivrée à l'équipement informatique. L'objectif est bien sûr d'atteindre un PUE de 1.

Voici comment faire pour réduire ce nombre, selon Weihl.
1. Compartimenter chaud et froid - Google confine la chaleur dans les allées entre les serveurs.
2. Augmenter la chaleur - Google maintient une température élevée à 26 degrés, en gardant un oeil sur les points chauds à travers la mesure de la température.
3. Minimiser la climatisation en utilisant des tours de refroidissement, l'air frais etc...

Des algorithmes pour accéder optimalement à l'information

D'un autre coté ce sont des stratégies algorithmiques qui vont être mises en place pour maximiser l'utilisation des données se trouvant sur les serveurs de données. Pour ce faire les ingénieurs de Google s'intéressent à plusieurs aspects [5]:
1. maximiser l'organisation de l'information sur les serveurs en fonction des besoins des utilisateurs à un moment donné. Ceci est fait grâce au Google File System (GFS) [6] qui permet de stocker les données sur un grand nombre de serveurs, BigTable [7] qui organise cette information et MapReduce [8] l'algorithme qui permet d'accélérer l'accès à l'information.
2. déceler les tendances d'utilisation (géographiquement et temporellement) afin de mieux prévoir les besoins associés en capacité au niveau des serveurs et ainsi minimiser le nombre de serveurs non utilisés dans chacun des centres.

Des serveurs efficaces

Enfin un dernier point important est le serveur en lui-même [9]: Google est un des plus grands fabricants de serveurs au monde et ses ingénieurs ont eu une idée intéressante: chaque serveur possède sa propre batterie de 12 volts pour s'auto-alimenter en cas de problème avec l'approvisionnement en électricité. En quoi cela améliore-t-il l'efficacité énergétique des centres de données? C'est que l'approvisionnement des centres repose en partie sur des machines centralisée appelées Uninterruptible Power Supplies (UPS), des batteries gigantesques qui peuvent démarrer rapidement lors de coupures (comme les piles à combustible de BloomEnergy [10]). Le problème des UPS est leur rendement qui est aux alentours de 92-95% alors que les batteries sur les serveurs permettent de faire remonter ce rendement à 99,99%.

Donc sur le corps de métier de Google, on comprend tout à fait les efforts qui sont déployés par cette société dont l'ambition est de mettre le maximum d'information entre les mains de gens.

Comment cela se traduit-il dans le monde de l'énergie?

Des projets et des investissements dans l'énergie

=> Google PowerMeter

"Si on peut pas mesurer, on ne peut pas améliorer", c'est le constat à la base du développement de cette application. Le PowerMeter est un outil gratuit qui permet - lorsque le fournisseur d'électricité et Google ont passé un accord de partage des données - d'accéder à la consommation en temps réel telle que mesurée par un compteur intelligent. C'est une chose qui est par exemple impossible actuellement sur le territoire Californien controlé par PG&E, mais c'est possible avec SDG&E.

L'interface est relativement simple et permet de voir l'évolution au cours d'une période donnée de la consommation totale, sans désagrégation - reconnaissance automatique des différents éléments branchés sur le réseau électrique - de l'information comme peut le faire Watteco.

Mais la stratégie de Google avec ce produit ne semble pas claire pour la plupart des observateurs. Ed Lu qui s'occupait jusqu'à récemment de PowerMeter avait la lourde tâche de proclamer sans cesse que Google ne souhaitait pas créer de modèle d'affaire autour de ce produit qui était ainsi mis charitablement à la disposition des gens pour les aider à réduire leur consommation. Certains commentateurs continuent d'émettre de nombreux doutes à ce propos [11].

=> Quels débouchés pour PowerMeter?

Il ne nous reste donc qu'à imaginer quels pourraient être les débouchés à leur place. Un exemple à regarder pourrait être Google Flu Trends - qui n'a pas par ailleurs donné lieu à un développement commercial. Google a constaté que certains termes de recherche sont de bons indicateurs de l'activité grippale. Google Flu Trends utilise ainsi des données agrégées de recherche Google pour estimer l'activité grippale. Les corrélations avec l'avancement de l'épidémie sont intéressantes.

De la même manière on peut se demander si l'aggrégation de grandes quantités de données de consommation énergétique va créer naturellement de la valeur.

Un autre exemple à regarder est Google Health - service qui permet de stocker toute l'information médicale d'une personne et les services associés - dont l'utilisation et donc la valeur n'ont jamais décollé malgré les spéculations à ce sujet lors de son lancement.

=> En attendant les utilisateurs

Il se pourrait donc que Google PowerMeter s'inspire de ces modèles qui attendent patiemment de trouver - ou pas - leur audience. Mais si à l'heure actuelle PowerMeter reste une initiative sans modèle d'affaire associé [12] il se pourrait qu'il y ait de l'or dans les données du réseau intelligent [13] - seulement $356 millions d'aujourd'hui, mais potentiellement $4,2 milliards de dollars à l'horizon 2015. C'est la prédiction audacieuse de Pike Research [14] pour le marché mondial de l'analyse des données de réseaux intelligents, et des logiciels et services qui peuvent analyser ces données et fournir des renseignements pour les fournisseurs de réseaux intelligents, les services publics et les consommateurs.

Si PowerMeter devient l'interface de choix pour les consommateurs désireux de consulter leur consommation, Google pourrait alors développer une base d'outils de désagrégation de la consommation totale et fournir ainsi des indications aux utilisateurs sur comment diminuer leur consommation. Cela pourrait passer par l'achat d'un nouveau réfrigérateur dont la publicité s'affiche en marge de la page des résultats comme c'est le cas avec les emails et les requêtes.

=> Des investissements en R&D pas du tout philantropiques

Selon Steve Coleman en charge de PowerMeter chez Google.org - la branche philanthropique de Google - les investissements dans l'énergie doivent répondre à deux impératifs:
1. stimuler le progrès technique, pour favoriser l'émergence de sources d'énergie renouvelable
2. que Google s'y retrouve financièrement.

Donc ces investissements pourraient à leur tour financer de nouveaux projets, mais pour certains ce n'est que le débuté d'un repositionnement de Google sur ce marché [15].

L'initiative RE<C (Renewable Energy Cheaper than Coal)

C'est ce pragmatisme que l'on retrouve dans le portfolio de l'investisseur Google dans le cadre de sa politique RE<C:
- Dans le solaire, ce sont ESolar et BrightSource, 2 acteurs du solaire thermodynamique qui ont reçu $10 millions chacunes pour développer des centrales de production d'énergie moins cher que le charbon.
- Dans la géothermie, AltaRock Energy et Potter Drilling ont bénéficié de $6 et $4 millions respectivement pour le développement d'Enhanced Geothermal Systems (EGS).
- Makani Power a reçu $15 millions de la part de Google pour développer des systèmes éoliens d'altitude

L'initiative RechargeIT

RechargeIT est une initiative au sein de Google.org, qui vise à réduire les émissions de CO2, réduire la consommation de pétrole, et de stabiliser le réseau électrique par l'accélération de l'adoption de véhicules électriques. Il y a notamment chez Google une flotte de démonstration de plug-ins, la GFleet, à Mountain View et cette initiative rend public les statistiques sur les performances de ces voitures.

Par ailleurs dans le cadre de cette initiative Aptera Motors, une autre entreprise d'Idealab qui fabrique des véhicules électriques au CX faible, et ActaCell qui developpe des batteries Lithium-Ion ont reçu des financements pour favoriser l'émergence de véhicules électriques.

Quel débouchés à terme?

Alors Google est-elle une entreprise qui veut avant tout faire avancer la technologie pour lutter contre le changement climatique? On peut déjà répondre par l'affirmative au vu de l'implication personnelle de ses dirigeants dans les récentes élections californiennes où on a vu son CEO, Eric Schmidt, donner $500.000 à la campagne pour maintenir les réformes d'Arnold Schwarzenegger contre le changement climatique [16]. Google sait aussi mettre ses outils à contribution comme on peut le voir avec Google Earth et les cartes climatiques de Californie [17]. Un des gourous de l'énergie de Google vient d'ailleurs de prendre la direction d'un institut de politique et financement de l'énergie à Stanford [17].

Mais pour Google il faut que les investissements aient du sens et on peut parier que son implication dans le projet d'une ligne de transmission sous-marine de $5 milliards sur la Cote Est des USA soit basée sur le calcul d'un retour sur investissement très favorable [19].

C'est vrai que malgré tout il est plus facile de comprendre lorsque Google décide d'utiliser les compétences en intelligence artificielle de ses ingénieurs pour développer une voiture qui se conduit toute seule [20]. Pourtant encore une fois cela a un rapport avec l'énergie car une voiture qui se conduit toute seule fait potentiellement des économies d'énergie.


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