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lundi 1 mars 2010

Nos magazines en lignes gratuits?

Voir le site en source?


On lance bien des opérations pour rendre la presse plus accessible aux jeunes : cf. opération « Mon journal offert » (www.monjournaloffert.fr) pour 200 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans qui reçoivent un quotidien gratuitement une fois par semaine pendant un an (note de la rédaction : ça sert à quoi de recevoir un quotidien une seule fois par semaine ???). Malheureusement, les magazines de surf ne font pas partie de l’offre de presse gratuite si l’on excepte les mags comme Beach BrotherSurf Time ou Free Surfing Mag
Le jour où l’on voudra vraiment donner un accès universel à la culture en général et à la presse écrite en particulier, tout sera consultable en ligne gratuitement. Nous avons déjà les vidéos gratuites grâce aux sites de partage comme You Tube ou Dailymotion et la musique en illimité grâce à un site de streaming commeDeezer. Pourquoi ne pas étendre le concept à la presse ?
Le concept serait simple. J’ai mon site Internet personnel sur lequel je décide de scanner tous mes journaux ou magazines. Au même titre que mes amis peuvent consulter librement mes magazines de surf quand ils viennent chez moi, mes amis (potentiellement tous les internautes du monde) peuvent consulter tous mes magazines quand ils visitent mon site Internet. Sur le plan légal, il ne devrait pas y avoir grand-chose à redire.
J’avais envisagé ce concept en imaginant un site du genre mysurfmag.com par exemple où l’on aurait pu consulter tous les magazines de surf du monde mais je constate que des petits malins m’ont devancé en développant des sites de partage de magazines comme www.Youkioske.com



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samedi 12 septembre 2009

Peut on prouver que dieu ne soit pas?


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« DIEU ET LES RELIGIONS À L’ÉPREUVE DES FAITS »

Est-il vrai qu'il est impossible de démontrer que Dieu n'existe pas?
Est-il vrai que Dieu est amour, qu'il aide les pauvres et les faibles, qu'il libère les opprimés?
Est-il vrai que Dieu donne la vie et décide de la mort, qu'il a crée l'homme et l'univers?
Est-il vrai que la Bible relate des faits historiques?
Est-il vrai que les religions ont contribué aux progrès de l'humanité?
Est-il vrai que les religions ont été opposées à l'esclavage et qu'elles ont été à l'origine des droits de l'homme?
Est-il vrai que les religions sont pour l'égalité des êtres humains et pour une justice au service des plus vulnérables?

L'objet de ce livre est de répondre à toutes ces questions avec précision et objectivité. Son but n'est pas de provoquer, mais de démontrer par l'exposé de faits et de documents incontestables et vérifiables, que l'essentiel de ce qui est dit sur Dieu et les religions ne correspond pas à la réalité. Il montre aussi comment les dernières recherches sur le cerveau permettent d'expliquer la permanence de la croyance de Dieu et pourquoi la contestation de certaines découvertes scientifiques est inquiétante pour l'avenir de l'humanité.
Que l'on croie ou non à Dieu, il faut lire ce livre qui révèle de nombreuses informations inédites incitant à un véritable débat.

"Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans sa vie se défaire de toutes les opinions qu'on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances." René Descartes

Ce livre sous format numérique peut être copié et imprimé sans aucune limitation, sous réserve que son contenu soit lu à titre privé ou dans le cadre de programmes d’enseignement. Il ne doit faire l’objet d’aucune modification, ni altération, et ne doit pas utilisé à des fins commerciales ou professionnelles.


Chaque lecteur est donc invité à le diffuser à tous ses amis et à toutes ses connaissances.



Il est possible d’acheter un exemplaire de ce livre sous la forme d’un livre papier classique sur le site amazon.fr au prix de 19 euros ou en envoyant un chèque de ce montant à l’ordre de la société OBC, 40 rue Madeleine Michelis 92200 Neuilly sur Seine.





Il est également possible de communiquer avec son auteur à l’adresse internet suivante : olivierbach@ymail.com



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mercredi 9 septembre 2009

Vince Mac Villard. Un recommencement.


©Eric Le Brun, dont vous pourrez découvrir tout le travail et la passion ici




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Alaï Taï Bokhr


Les Gardiens des Siècles.


Depuis qu’on l’avait récupéré in extremis au XXI°siècle, Alaï, le clone du Néanderthalien V80, créé par des généticiens peu scrupuleux à partir des recherches effectuées au Max Planck Institute de Leipzig, suivait une formation poussée pour faire partie des troupes d’élite de la base intertemporelle. La plupart des Néanderthaliens qui vivaient à la base en faisaient d’ailleurs partie, assurant une force défensive et de sécurité proprement invincible.
Mais ce qui passionnait le plus le jeune homme, anciennement connu comme Vince Mac Villard, c’était le pilotage de vaisseaux spatio-temporels ou de navettes spatiales qui pouvaient aller d’un monde à l’autre ou traverser la Galaxie à une vitesse inimaginable, en générant eux-mêmes leur trou de ver, leur mini trou noir, raccourcis dans l’espace-temps leur permettant de franchir des distances effroyables en un clin d’œil relatif et une vitesse largement supérieure à celle de la lumière sans pour autant violer les lois de la physique einsteinienne, mais jouant en se riant des lois de la physique quantique.
Pour la première fois, depuis le début de sa formation, on lui avait confié les commandes de l’une de ces navettes, à bord de laquelle il devait exécuter une mission de routine, seul à bord, avec des rations nutritives, de l’eau, quelques bons livres électroniques, de la musique et quelques marchandises à troquer, çà et là, sur quelques mondes de l’Empire Toïnkien, cet empire mythique dont il avait appris l’existence grâce aux explorateurs du temps, l’empire qui était la seconde chance des siens, seconde chance qu’ils avaient brillamment saisie.
Seul dans l’espace, entre Goraïna et Taïnia, il songeait, aux commandes de sa navette, émerveillé par ce qu’il vivait. Il avait l’impression d’être Han Solo aux commandes du Millénium Falcon, et eu égard son allure, d’être aussi Chewbacca, le Wookie, le compagnon velu et costaud du contrebandier galactique de Star Wars, la saga qu’il adorait, quand il avait grandi au XXI° siècle.
«- George Lucas n’a jamais rêvé un truc pareil ! Ce que c’est beau ! On est vraiment peu de choses, devant une telle immensité et les merveilles qui s’y trouvent ! Je comprends comment, face à de telles choses, l’homme ait eu le besoin d’avoir des dieux, d’en référer à une conscience supérieure… Mais moi, après ce qui m’est arrivé, suis-je encore une créature digne de prétendre être un enfant de ces dieux ou simplement le fruit d’une expérience monstrueuse, sans âme ? Suis-je seulement un être humain, au départ ? L’homme que j’ai été et que je suis redevenu croyait fermement que tout dans l’univers était lié et que les forces qui animaient ce tout étaient divines, qu’on pouvait les craindre ou les adorer, qu’elles pouvaient nous détruire ou nous aider… Est-ce que je suis finalement Vince Mac Villard, ou bien Alaï Taï Bokhr akhr Weren Rakhéïn akhr Hoïa Rinaïa ? Mon éducation d’homme moderne n’arrive pas vraiment à cadrer avec celle de l’homme préhistorique que j’étais autrefois… Et pourtant, ces deux êtres, c’est moi ! Ça fait six mois que je suis membre de cette base intertemporelle, six mois que je ne cesse de vivre des choses extraordinaires, mais c’est bien la première fois que j’ai un peu de répit pour réfléchir à tout ceci, seul.
Qui suis-je, au juste ? Et que sera ma vie désormais ? Serais-je un éternel déraciné ? Retrouverais –je jamais des gens que j’ai aimés et connus autrefois ? J’ai beau chercher dans les archives de l’empire, j’ai bien trouvé plusieurs clans de Weren Rakhéïn, mais tous venaient de secteurs temporels différents de celui d’où et de quand je suis originaire… Que m’était-il arrivé exactement dans cette autre vie ? Tout ce dont je me souviens sont ces maudits cannibales, ces types qui étaient probablement les ancêtres des modernes, à voir leurs allures de faucheux ! Il faudrait que j’aie le courage, un jour, de voir, depuis le QG du Taïgorin, ce qui m’est arrivé, exactement, en lançant une sonde temporelle à Vindija, vers trente-huit mille ans avant l’ère chrétienne ! ! !
J’ai vraiment peur de ce que je vais découvrir. Et en même temps, il FAUT que je sache ! Bon sang, tout ceci est effroyablement compliqué ! Mon petit Vince, le principal c’est que tu sois en vie, non ? En vie. Mouais. Mais à quel prix ! ! ! Dire que c’est parce que ces maudits cannibales m’avaient fait bien cuire que mes gènes ont traversé le temps et qu’on a pu décrypter mon génome, et que d’autres savants, de vrais malades, ceux-là, m’ont créé à partir de ce dernier ! ! ! Je me demande bien avec quels gènes ils ont pu combler les vides qui subsistaient dans le génome originel… Ils avaient probablement des séquenceurs génétiques, mais enfin, tout de même… Quand je pense qu’il y avait des fous qui voulaient me cloner, certes, mais que le clone soit porté par une guenon ! ! ! Comme si je n’avais pas été un être humain ! Quand je pense qu’il y a des préhistoriens pour lesquels les seuls humains sont les hommes modernes ! ! ! Bon sang, et je suis quoi, moi, alors ? Tant pis, il faut que j’en aie le cœur net ! ! !».

La folie de Vince.


Hanté par ses doutes effroyables, le jeune homme tapa les coordonnées spatio-temporelles de la Terre en pleine glaciation, trente-huit mille ans avant l’ère chrétienne… Il se matérialisa à bord de son vaisseau au-dessus de la planète Bleue, plus blanche que bleue, à cause de la glaciation, et il s’orienta vers la Croatie. Là, il allait demeurer en stationnaire pour observer un peu ce qui allait se passer.
Trente-huit mille ans. Plus ou moins deux mille ans. C’était la datation à laquelle étaient parvenus les savants. Cela lui faisait un secteur temporel de quatre millénaires à surveiller. Heureusement que son vaisseau furtif se nourrissait du feu des étoiles ! Et que son combustible était pour ainsi dire éternel !
Il avait à son bord des provisions pour de longs mois relatifs, et en attendant, toute son attention allait se focaliser sur le secteur de Vindija.
Pour le moment, les habitants de Vindija étaient des Néanderthaliens idéalement trapus et hirsutes, d’habiles chasseurs plutôt paisibles, qui exploitaient sagement leur territoire et toutes les ressources qu’il pouvait donner.
Il sauta cinq siècles. Toujours des Néanderthaliens. Il sauta encore cinq siècles, et là… La grotte était occupée par un clan de modernes ! Il n’y avait plus trace des anciens occupants, aussi, remonta-t-il, siècle par siècle…

La rencontre.


En l’an trente-neuf mille quatre cent dix-huit avant Jésus-Christ, le 27 août, exactement, ils étaient arrivés !
Le 27 août à six heures cinquante-deux du matin ! ! !
Les Rakhéïn se réveillaient à peine. Ils avaient bien chassé, la veille, et ils avaient célébré cette excellente chasse par un banquet à tout casser. Ils étaient donc un peu fatigués, et ils n’avaient pas pensé à surveiller leurs arrières, leur territoire était immense, et qui aurait pu songer à leur faire du mal ?
Tous les clans voisins étaient leurs amis !
Les étrangers, grands, maigres, dépenaillés et assez malpropres se dirigèrent vers le grand feu qui signalait l’entrée de la grotte d’un pas sûr. Le guetteur, qui était là plus à jouer un rôle symbolique qu’autre chose, se réveilla soudain en sursaut, en entendant des pas. Il n’eut pas le temps de se redresser tout à fait et de donner l’alerte, une fine sagaie se planta droit dans son cœur, lancée d’un propulseur habile par un type encore plus grand et dépenaillé que les autres ! Ils étaient noirauds, avec de longues faces plates aux yeux exorbités, noirs et féroces.
Le Rakh, lui, sortit de sa tente en s’étirant, bâillant et se grattant le dos, et il avisa les étrangers, surpris. Puis il vit son guetteur, mort ! Effaré, il expliqua vertement aux étrangers qu’on ne tuait pas les gens comme ça, mais les autres ne comprirent rien à son discours, et, ricanants, il lui envoyèrent la mort dessus, à lui aussi, grâce à une autre de ces petites armes si fragiles en apparences, si ridicules qu’elles prêtaient plutôt à rire qu’autre chose si elles n’avaient si sûrement porté la mort !
Vince, horrifié, assistait au massacre des siens… Bientôt, les étrangers pénétrèrent dans les tentes des Rakhéïn et firent sortir tous les habitants du camp, mal réveillés et stupéfaits, horrifiés quand ils virent leur guetteur et leur chef, morts !
Les brutes emmenèrent bientôt avec eux une jeune femme aux longs cheveux de soleil, qui se débattait comme une belle tigresse et réussit à assommer ses deux agresseurs sans difficulté apparente, qu’une pierre de fronde, habilement lancée, abattit d’un coup ! Les yeux de Vince s’emplirent de larmes.
Cette jeune femme, c’était sa sœur, Taïa ! Bon sang ! ! ! Les Rakhéïn, costauds comme ils étaient, ne se laissaient pas faire, et ils se défendaient hardiment, mais les armes de jet de quelques ennemis restés en retrait eurent tôt fait de massacrer les récalcitrants ! Et le pire, c’est qu’ils tuèrent aussi, sans pitié aucune, tous les Rakhéïn, du plus âgé, Taï, son propre père, au plus jeune, la petite Roïna qui avait à peine quelques lunes !
Aux commandes de son vaisseau furtif, Vince, via les écrans de contrôle de son appareil, voyait en direct le massacre, retransmis par les drones microscopiques qu’il avait envoyés dans le secteur… Épouvanté, il assistait, impuissant, au massacre de ceux qui furent les siens, il y avait si longtemps !
Le soir même, les étrangers avaient pris possession de la grotte, et de tout ce qu’elle contenait, sans aucune vergogne. Ils s’approprièrent les tentes, les objets, les peaux et fourrures, les provisions… Cependant que leurs anciens propriétaires, dûment démembrés et dépecés, cuisaient sur de larges pierres chauffées à blanc ou à l’étouffée !
C’était proprement insoutenable ! Vince aurait voulu fondre sur ces monstres, et les châtier, tel le Feu du Ciel, mais on ne devait pas changer l’histoire, c’était la loi implacable des Gardiens des Siècles.
Tard dans la nuit, il avisa dans l’ombre la silhouette râblée d’un jeune homme brun qui s’éloignait, furtivement, du camp dévasté, avant de prendre la fuite à la course, vers le nord. Malaï, son jeune frère, l’inique survivant du massacre, que les ennemis n’avaient pas vu !
Vince lança ses drones à la suite du garçon, et il découvrit bientôt le camp où il avait vécu avec sa douce et belle Maïaka aux cheveux et yeux d’or ! Les Traïnen Rakhéïn akhr Taïa Moïa, insouciants du danger qui les guettait, reçurent le jeune messager à bout de souffle, plus mort que vif, qui tomba près du grand feu sacré de leur camp, épuisé, avec stupeur. Ils le réveillèrent doucement, et quand il leur raconta ce qui était arrivé, les Traïnen-Rakhéïn décidèrent d’une expédition punitive pour venger le clan de leur ami Alaï qui était un chaman hors pair et que leur clan avait adopté, puisqu’il était devenu l’époux de leur Rakha, Maïaka, et le père d’un très mignon Alaïrin.
Les pauvres gens étaient effarés. Qu’étaient donc ces monstres sortis tout droit des méats putrides de Taïa-Araakh elle-même ?


Choc temporel.


Halluciné, Vince suivait les événements, incapable de détacher ses yeux des écrans qui retransmettaient le drame de son ancienne vie et de son ancienne mort…
Les membres du clan des Traïnen-Rakhéïn décidèrent d’aller se cacher dans les montagnes qui se trouvaient à quelques lunes de marche de là… Mais les plus solides et courageux décidèrent d’abord d’aller châtier ces assassins sans âme, et pendant que les uns partaient vers les monts salvateurs, les autres partirent par le chemin qu’avait suivi Malaï quelques jours plus tôt.
À quelques heures de marche de l’ancien camp d’Alaï, ils virent des empreintes longues et fines sur le sol, des traces de pas comme ils n’en avaient encore jamais vues, auxquelles s’attachait une odeur de graisse rance, de sueur, de gens et de cuir malpropres. L’odeur des étrangers si cruels et si longs !
Alaï, en tête du groupe, comme son jeune frère, regardait autour de lui, circonspect. Les empreintes étaient fraîches. Ils n’étaient pas loin ! Le reste des Rakhéïn les rejoignit, Malaï et lui, mais ils n’eurent pas beaucoup de temps pour décider d’un quelconque plan… Les autres leur tombèrent dessus comme la famine sur une meute de loups, l’hiver ! Ils se défendirent vaillamment, comme se souvenait Vince, mais ils succombèrent tous, sous les coups des armes de jet légères et mortelles, précises et cruelles, et Vince assista à la fin lamentable d’Alaï, à sa fin, il y avait si longtemps ! Les envahisseurs les avaient piégés, ils les avaient traqués et tués comme on traque et tue un gibier de choix ! Ils leur avaient volé leurs provisions, leur camp, leurs maigres biens, et, surtout, leurs vies ! Les deux derniers à survivre à l’agression étaient Maïaka et lui, dos à dos, qui défendaient chèrement leurs vies, et qui finirent lardés de sagaies aurignaciennes de la tête aux pieds !
Haletant, inondé de sueurs froides, Vince assista à l’effroyable scène de carnage qui s’ensuivit…
Et à ce moment-là, quelque chose d’étrange se produisit ! Sous le choc de l’horreur, il s’évanouit, et quand il revint à lui, il n’était plus tout à fait le même homme.
Il revint à lui, étrangement apaisé. On lui avait donné une seconde chance. Il allait aider à la sauvegarde de tous les Néanderthaliens dans d’autres mondes, et son sacrifice n’avait pas été vain, puisqu’il pouvait lutter contre la fatalité…
Pendant que les drones avaient retransmis touts ces événements, il avait aussi accumulé suffisamment de données pour qu’on pût sauver in extremis tous ces gens qu’il avait aimés autrefois. Les Gardiens des Siècles pouvaient le faire. C’était là même leur raison d’être ! Sauver les Néanderthaliens des exactions des modernes ou autres !
Nanti de données impressionnantes et effroyables, il regagna son secteur temporel initial, à la seconde même où il l’avait quitté, sans qu’aucun des satellites de surveillance de l’empire n’enregistrât quoi que ce fût d’anormal.
Retrouver Maïaka, Taïa, Malaï, tout ceux qu’il aimait ! On pouvait le faire. D’un autre côté, ce qui était arrivé là était dans la lignée historique connue, et on ne devait pas changer le passé.
On ne devait pas changer le passé, car cela modifierait l’avenir. Et cette ligne temporelle ne devait en aucun cas être modifiée. Mais une chose à présent était sûre. Il n’était pas fou, ce qu’il avait toujours eu dans la tête était réellement arrivé, mais une certitude s’était fait jour en lui. Les âmes des siens étaient libérées de cette vie rude, et elles faisaient à présent partie du Grand Tout, ce que les siens autrefois nommaient Moïa. Il avait la certitude que cette entité existait, à présent. Il avait en lui une force qu’il n’avait jamais sentie auparavant. Et il comprit.
En assistant à sa propre mort, il avait récupéré l’âme de celui qu’il avait été autrefois, et cette âme, au lieu de s’envoler vers ce Grand Tout, avait récupéré le corps qu’on avait recréé ! Le corps de celui qu’on avait appelé Vince et qui était lui, Alaï, ressuscité d’entre les morts, rescapé de l’horreur ! Les esprits lui avaient octroyé une nouvelle vie, d’une manière bien étrange, mais il devait à présent mener cette nouvelle vie avec sagesse, et en profiter pleinement pour faire le bien autour de lui. C’était ce qu’auraient voulu les siens. Il percevait leurs esprits sereins, qui le consolaient en lui disant de ne pas pleurer, que la mort n’était qu’un passage plus ou moins compliqué, mais qu’un esprit libéré de la matière avait une puissance infinie, et que cette puissance suffisait pour faire pousser les arbres, grandir les montagnes, faire souffler le vent et tomber la pluie ou la neige, qu’elle était le feu des étoiles, celui du foyer et celui de la vie… Son esprit, en état de choc, égaré par ce qu’il venait de revivre, refit un voyage, comme quand le vieil Homer Greyhawk de la réserve indienne qui jouxtait la ferme des Mac Villard, dans les Rocheuses, l’avait initié à ses secrets et il vit.
Il vit l’Univers de sa naissance à sa mort, et les milliards d’existences de toutes les étoiles et des créatures qui vivaient sur les mondes qui gravitaient autour d’elles. Il vit le chaos infini et l’ordre parfait des atomes des cristaux, le début et la fin de toute chose, il sentit la joie, l’amour, la douleur et la peur, et surtout, qu’il faisait partie de tout cela, qu’il avait sa place et qu’il était utile.
Épuisé, il sombra dans une léthargie sans rêves.
«- Alaï ? Alaï Taï Bokhr akhr Weren Rakhéïn akhr Hoïa Rinaïa ? Ici Anaïak Aïnak Bokhr akhr Soïren Marrakhéïn akhr Goran Altaïn ! Mais qu’est-ce que tu fous, mon vieux ? Tu dors ?
- Hein ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? fit Alaï, réveillé en sursaut !
- Ben mon vieux, réveille-toi ! On dirait que tu as vu un fantôme ! Si tu voyais ta tête ! riait la belle voix grave d’Anaïak, tout comme son inénarrable hologramme, dans la cabine de commandes du vaisseau d’Alaï.
- Mais, heu… fit le pauvre Alaï, confus.
- Toi, je sais ce que tu as. Nos détecteurs ont perçu un déplacement temporel très bref dans ton secteur… Tu as momentanément déserté ton poste pour aller voir ce qui t’était réellement arrivé dans le passé, pas vrai ? Normal. Tous les Gardiens des Siècles font ça, un jour. T’en fais pas, nous sommes les seuls, sur le Taïgorin, à l’avoir détecté… L’État-Major toïnkien n’en saura rien, va, tu ne te retrouveras donc pas dans un bataillon disciplinaire sur un monde pourri ! Mais enfin, tout de même, ce n’était pas très prudent, ça ! Tu aurais pu faire les mêmes observations depuis le Taïgorin ! dit Anaïak, un peu sévère.
- Oui, mais je n’ai pas osé vous en demander la permission… Je pensais que vous refuseriez ! dit Alaï, penaud.
- Ton passé te hantait. Ta première vie t’avait traumatisé. Il fallait que tu affrontes à nouveau tes démons pour exorciser tout cela ! C’est notre lot commun à tous, ici, tu sais ! C’est une catharsis terrible, mais quand on a le courage de l’affronter, on a plus de force pour recommencer autre chose, après. De toute façon, nous sommes là, si tu as besoin de réconfort, nous sommes tous tes amis, n’oublie jamais ça. Tu n’es plus seul, et tu ne le seras jamais plus ! Allez, file livrer ta cargaison à Moïa-Bokhra, toi, avant que les commanditaires ne te bottent le train ! ! !».
La communication s’interrompit. Alaï reprit les commandes de son engin, serein. Une nouvelle naissance. Une nouvelle vie. Oui. Et il était prêt à y faire face, désormais !

Fin ?

Épisode précédent:


Le syndrome de Néanderthal




Le syndrome de Néanderthal 2



Le syndrome de Néanderthal Fin



Le journal de Vince MAC VILLARD





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mardi 8 septembre 2009

Le journal de Vince MAC VILLARD

VINCE MAC VILLARD. #1.

Le journal de Vince.

Premier septembre 2017.

« Maman est toute surprise par le fait que j’aie appris à lire et à écrire tout seul, et que je sache tant de choses à même pas quatre ans. Pourtant, ce n’est pas difficile ! J’écoute simplement ce que les précepteurs disent à mes frères et sœurs plus âgés, et c’est tout ! J’aime ce qu’ils apprennent, et je m’amuse bien avec eux. Ce qui serait bien, c’est si j’arrêtais de rêver des cannibales, la nuit ! Et quand c’est pas les cannibales, c’est des bêtes monstrueuses ! Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Je viens d’avoir quatre ans. Ici et maintenant, j’ai quatre ans. Mais je suis en réalité bien plus vieux que ça. Je le sais. Je m’en souviens.

C’était un monde de glaces et de neige, aux hivers qui n’en finissaient pas, très froids, mais bien plus souvent ensoleillés que ce qu’on pourrait penser. Le ciel était bien plus souvent bleu et sans nuages que caché par les tempêtes des blizzards glacés. Nous vivions très heureux, tranquilles, sur un vaste territoire, entouré de clans amis. Nous chassions, pour vivre, des bêtes énormes, dont des espèces d’éléphants poilus avec des grandes défenses recourbées très jolies. Papa, enfin, le papa que j’ai ici, dit que ça s’appelait des mammouths et qu’ils sont morts depuis très longtemps, maintenant. J’aimais les mammouths. Ils étaient beaux, ils ne faisaient de mal à personne, et presque personne ne leur faisait de mal. Sauf, de temps en temps, les hommes, pour faire des réserves d’hiver.

Il y avait aussi des ours énormes, encore plus grands que les Grizzlys des Rocheuses, où nous habitons. Papa m’a dit qu’on appelait ça des ours des cavernes, et que ça aussi, ça avait disparu il y a très longtemps. Dommage. J’aimais bien les ours des cavernes, moi ! Ils mangeaient plutôt des plantes que de la chair, et ils dormaient, l’hiver, dans leurs grottes, sans se soucier de quoi que ce soit. Et quand parfois, on en tuait un, sa chair était savoureuse, et sa peau donnait des pelisses et des couvertures très douces, confortables et chaudes.

Je suis content. Le cahier où j’écris pour la première fois aujourd’hui, c’est Maman qui me l’a offert, quand elle a vu que je savais écrire et lire et que je ne faisais pas trop de fautes. « C’est pour que tu racontes ce qui te passe par la tête », m’a-t-elle dit. « On appelle ça un journal ». Je sais que c’est le tout premier de mes cahiers et qu’il y en aura bien d’autres après. Parce que j’ai tant de choses à raconter, des choses tellement étranges !

Des fois, je me demande si je suis bien Vince Mac Villard, comme on me nomme ici et maintenant. Je sais que c’est le nom pour ce monde-ci. Mais avant j’étais Alaï. Et je faisais des choses étranges avec les Esprits de la nature. J’aidais les gens malades et j’éloignais le mal d’eux ! Et je sais qu’il m’est arrivé quelque chose d’horrible dont je rêve toutes les nuits… Ils sont affreux, ils nous entourent tout d’un coup, mes amis et moi, et ils nous tuent pour nous manger ! ! ! Ils sont sales et ils sentent mauvais ! Et le pire, c’est que je n’étais pas tout à fait mort quand ils m’ont lié mains et pieds, comme aux autres, pour me passer sur une perche, et me transporter comme ça jusqu’à leur camp crasseux ! Et j’ai vu ce qu’ils faisaient des autres malheureux qui étaient avec moi… Notamment de la pauvre Maïaka, que j’aimais tant… À chaque fois, je me réveille au moment où ils vont la découper comme ils le font avec les autres… Les autres qu’ils ont mis à cuire comme on le fait avec les biches et les rennes ! Ces étrangers grands et maigres avaient attaqué mon clan alors que je vivais depuis plusieurs années avec le clan de Maïaka que j’avais épousée et de qui j’avais eu un fils. Mon jeune frère était venu nous prévenir, et quand tous les jeunes du clan de Maïaka, elle et moi en tête, d’ailleurs, sommes allés à la rescousse, nous sommes tombés dans leur piège ! Je crois que je suis mort peu après qu’ils aient mis Maïaka à cuire sur de larges pierres plates chauffées à blanc sur les braises de leur foyer… J’étais Alaï Taï Bokhr akhr Weren Rakhéïn akhr Hoïa Rinaïa.

Je ne sais pas comment ni pourquoi, je revis. Mais je revis dans la peau que j’avais à l’époque où j’étais Alaï ! Je le sais parce que tous les Mac Villard sont Noirs, et que moi, moi, je suis Blanc. Mais un Blanc bien bizarre ! ! ! Car je sais que je ne serai jamais comme les autres Blancs que j’ai vu parfois dans le coin… Je serai comme étaient les Rakhéïn, mon peuple, autrefois. C’étaient des gens plus petits que les Américains, par contre, ils étaient bien plus costauds que les joueurs de football et les quarterbacks les plus réputés ! Ils étaient des chasseurs terribles, ils connaissaient les bêtes et leur mode de vie, savaient leurs traces et ils avaient des plantes un savoir extraordinaire pour distinguer celles qui soignaient et tuaient parmi toutes celles qu’on pouvait manger ou non. Ils ne connaissaient pas les métaux. Ne savaient pas cultiver la terre, mais ils étaient sages et généralement pacifiques et bons, généreux et hospitaliers, aussi.

Jamais les miens n’avaient levé la main contre d’autres hommes, sauf peut-être très longtemps auparavant, du temps des pères de nos pères, et encore…

Je suis Alaï Taï Bokhr et je revis dans un monde qui n’est pas le mien et qui n’est pas fait pour moi. Et j’ai peur. Parce que je suis le seul à être comme ça. Le seul de ma sorte. Ce qu’ils appellent un Néanderthalien.

J’ai pris le grand dictionnaire de Papa, et j’ai cherché ce que pouvait être un Néanderthalien. Ce que j’ai lu m’a épouvanté. Dans l’article, il était dit que les Néanderthaliens étaient des hommes avec toutes les qualités qui faisaient les êtres humains, mais qu’ils n’étaient pas des Homo sapiens. Ils racontaient aussi comment, à partir d’un morceau de tibia d’un homme cannibalisé il y avait trente-huit mille ans, ils avaient pu apprendre plein de choses sur les Néanderthaliens. Qu’ils étaient clairs de teint et souvent de cheveux, qu’ils pouvaient être blonds, roux, ou entre les deux, comme moi, qu’ils pouvaient parler avec autant de facilité que les hommes modernes. Et ça c’est vrai. Papa dit que j’ai été vacciné à l’aiguille de phonographe ! Ça non plus, je ne sais pas ce que c’est. Je verrai demain dans le grand dictionnaire. J’aime bien le dictionnaire. On y apprend plein de choses.

Tout ça pour dire qu’ils avaient fini par connaître tous les secrets de l’homme de Néanderthal en 2012. À partir de ce bout d’os cuit et fossilisé qui conservait un peu d’ADN. Moi, il paraît que je suis né le premier septembre 2013. Mais qui a été la femme qui m’avait en elle avant que je naisse ? Et comment ont-ils pu prendre l’ADN de ce pauvre nomme mort il y a si longtemps, trouvé à Vindija en Croatie, en 1980, dénommé V80… Est-ce que, par hasard, c’est moi ? Qu’on m’a fabriqué avec les restes de V80 ? Et que c’est sa vie que je revois toutes les nuits, que c’est sa vie, tous ces souvenirs bizarres que j’ai ? Alors… Je suis LUI ? Il faudra que je demande ça à Tonton Wilford. Il sait tant de choses ! Et il m’aime beaucoup !».

Prudence Mac Villard ferma le vieux cahier à la couverture cornée et maculée de taches d’herbe et tamponna ses yeux. Son drôle de petit ange blond mort dans les flammes d’un volcan avait laissé toutes ses pensées, tous ses rêves dans ces cahiers qu’il remplissait consciencieusement presque tous les jours depuis l’anniversaire de ses quatre ans. Et il s’y trouvait toujours l’histoire d’Alaï, le gentil chaman Néanderthalien tué par des ennemis mystérieux qui semblaient, d’après les descriptions écrites soigneusement par Vince, les tous premiers hommes modernes venus en Europe…

Il s’y trouvait aussi les questionnements, les angoisses d’un être totalement déraciné et désespérément seul, malgré l’amitié et l’amour qu’on pouvait lui vouer. Il était si proche et si différent en même temps. Et pourtant, ses rêves, ses aspirations, ses peurs, ses angoisses, ses questionnements étaient les mêmes que ceux que les hommes modernes ressentaient eux aussi, parfois. Dès sa plus tendre enfance, Vince avait fait montre d’une maturité, d’une intelligence hors du commun, mais s’il était mort à l’âge de quinze ou seize ans, selon ses souvenirs, il était alors tout juste adulte, pour un Néanderthalien, et doté de la maturité nécessaire pour comprendre bien des choses.

Base Intertemporelle γ, 10 mars 3009.

Les Gardiens des Siècles surveillaient étroitement le Max Planck Institute de Leipzig depuis qu’on avait décrypté totalement le génome néanderthalien.

Ils avaient donc assisté aux méfaits d’un trust international qui vola les gènes précieux de V80, et à la folie qu’ils commirent en le clonant à partir de ces gènes… Ils surent ce que ce trust voulait en faire, aussi surveillèrent-ils soigneusement et la famille Mac Villard, et les gens du trust. Ainsi purent-ils être à pied d’œuvre pour récupérer in extremis le jeune homme perdu et désespéré qui allait découvrir de drôles de bipèdes, ses semblables, qui s’avéraient tout aussi aimables et sympathiques que lui-même.

L’hélicoptère de la Genetics Devilvalley Corporated plongeait droit dans le cratère en fusion d’un des volcans des Rocheuses septentrionales, au Canada.

Vince, aux commandes, qui savait parfaitement piloter ce type d’engin, il l’avait appris de Wilford Priest, le P.D.G. de la Genetics Devilvalley Corporated, faisait sciemment plonger l’engin dans le brasier. Il ne fallait plus qu’aucun savant fou ne le ressuscite à nouveau… Il avait appris, malgré le fait que « Tonton » Wilford ne le mentionnât jamais, ce que voulait faire sa société multinationale de lui, au départ, tout comme les visées de la C.I.A. et de la N.S.A.. Et cette idée était profondément inique et abominable. On voulait utiliser ses gènes pour créer des surhommes qui en même temps seraient de parfaits esclaves ! C’était intolérable ! Wilford Priest avait réussi à éviter le pire jusqu’à présent, mais le jour où il mourrait, il était certain que son destin, à lui, le Néanderthalien cloné, changerait du tout au tout, et que sa famille d’adoption courrait un grand danger ! Comme ses amis, les Indiens de la réserve voisine de l’endroit isolé des Rocheuses où il avait grandi, avec sa famille adoptive, entouré d’amour et d’amitié, et isolé des vicissitudes du monde et de la société modernes. Il ne voulait pas mourir, malgré tout, tout en le désirant ardemment, lui qui était unique en son genre dans ce monde où ses semblables avaient disparu depuis trente-mille ans ! Il avait tant à découvrir et à apprendre encore, il aurait peut-être même pu trouver une fille qui aurait pu l’aimer, en dépit de ce qu’il était au départ… Seulement, les margoulins des agences gouvernementales ou non, les actionnaires du trust, le guettaient, dans l’ombre, comme une hyène sa proie.

Sa chute semblait ne jamais devoir se terminer… Et au moment où l’hélicoptère explosait en touchant la lave, à l’ultime seconde, le décor changea soudain !

La nouvelle recrue.

Il était à présent dans un endroit étincelant de propreté, sur le seuil d’une étrange porte lumineuse branchée à des câbles impressionnants, dans une immense salle pleine d’ordinateurs auxquels étaient installées plusieurs personnes vêtues d’espèces d’uniformes immaculés, dont certaines se payaient des tronches pas possibles, des tronches comme la sienne !

Sidéré, il regarda venir à lui les deux quidams qui venaient de quitter ce qui semblait être, de toute évidence, la console principale du lieu. D’ailleurs, ces deux-là semblaient les gradés de l’équipe, leur uniforme blanc, sans manches, était orné d’un liseré d’or sur tous les ourlets. Malgré leur tenue, ils étaient pieds nus, et c’était plutôt comique. Ils n’étaient pas plus grands que lui, bâtis en force, et les bras qui sortaient des casaques de leurs uniformes étaient tout aussi musclés, sinon davantage encore, que les siens ! Lesdites casaques moulaient des torses impressionnants, bosselés de muscles, et les têtes des deux gars n’avaient rien à envier à la sienne !

«- Eh bien alors, Vince Mac Villard, alias V80, alias Alaï Taï Bokhr, finir cuit une fois ne t’a pas suffi ? Et en plus, par Maïa, tu allais rôtir tout vif, cette fois ! Non mais quelle idée ! De très mauvais goût, ceci dit ! riait le Néanderthalien brun, donnant une bourrade à son pote blond qui riait tout autant !

- Et finir bouffé par les ancêtres de cette espèce de moderne Marseillais-là ! rit à son tour le blond, désignant un moderne de taille moyenne et un peu replet, chevelu et barbu comme un beatnik, Alors que celui-là, il serait un peu végétarien ! Pas tout à fait, parce qu’on le rééduque un peu, mais il aurait une nette tendance à ne bouffer que de l’herbe, si on le laissait faire ! ! ! riait à son tour le blond, presque son sosie à lui, Vince.

- Mais… Mais où suis-je ? Et qui êtes-vous ? s’entendit-il dire, médusé.

- Ben, des espèces d’anges gardiens ! rit le brun. Les anges gardiens de la gent néanderthalienne, en fait !

- Et même des anges gardiens des siècles ! renchérit le blond, tout aussi amusé.

- Anaïak, Maïn, ce pauvre petit est passé par des épreuves terribles, et vous, tout ce que vous trouvez à faire, c’est de raconter des vannes, au lieu de l’accueillir dans les formes et un peu plus calmement que ça ! Mais vous êtes vraiment une paire de sales gosses ! reprocha le moderne d’un ton aimable mais néanmoins amusé. Monsieur Mac Villard, vous êtes ici dans la base intertemporelle γ où nous avons recueilli nombre de vos semblables, qui, eux, pour la plupart, sont nés et ont vécu en pleine préhistoire, et n’ont pas été clonés, contrairement à vous, à partir des restes d’un malheureux mort d’une façon bien terrible ! Mais parfois, ils ont vraiment un humour qui n’engage vraiment qu’eux ! expliqua, aimablement, le moderne.

- Mais… Je ne suis pas entre les mains de la C.I.A. et de la N.S.A. ? s’enquit enfin le pauvre Vince, frissonnant, et des sueurs froides s’écoulant de son échine.

- La C.I.A. ? La N.S.A. ? Késako ? fit le Néanderthalien blond, Maïn, amusé. Le Centre des Incapables Associés ? La Nullité Suprême Absolue ? Ici, ceux-là, eh bien, ils vont trouver à qui causer s’ils te cherchent des poux dans la tête, à toi ! déclara le Néanderthalien blond, dans l’anglais familier des rappeurs américains, à sa grande stupeur.

- Je ne sais pas où vous avez appris l’anglais, vous, mais on croirait entendre Eminem ou Snoop Dogg ! rit Vince. Des Néanderthaliens qui parlent gangsta ! On aura tout vu ! À croire qu’il t’est arrivé la même chose qu’à moi, mais que toi, tu serais tombé dans les quartiers de Los Angeles ! rit Vince. Et à croire que tu es un autre clone de V80 ! fit-il. Tu me ressembles ! Où je te ressemble, d’ailleurs.

- Bah, je suis peut-être l’ancêtre de ce pauvre V80, parce que moi, tout comme l’espèce de noiraud, là, dit Maïn, désignant son brun copain Anaïak, je sors, comme la plupart des Néanderthaliens qui sont ici, du centième millénaire avant Jésus-Christ ! Toi, tu es un jeunot, par rapport à nous autres ! Et encore plus depuis qu’on t’a cloné, mon pauvre vieux ! Quant à parler gangsta, disons que j’ai vécu une aventure assez tordue moi aussi, sauf que je sors vraiment d’un campement préhistorique, au départ, moi ! Allez, viens, on ne te mangera pas… Euh, désolé ! ! ! Moi et ma grande gueule ! s’interrompit Maïn, voyant l’énorme bourde qu’il venait de commettre, ce qui lui valut d’ailleurs, un regard très noir de son copain, et du moderne, ainsi que des regards sidérés des autres personnes réunies là, dont une Néanderthalienne absolument magnifique qui semblait toute d’argent et d’améthystes, lumineuse et souriante. Subjugué, Vince la regardait, sans oser en détacher son regard !

«- Ah non, non, et non ! rit-elle, finalement. Moi, j’ai déjà un blondinet à la maison, Maïn La Gaffe, ici présent rit-elle, taquine, venant tirer les trois poils fauves qui dépassaient de l’encolure de la tunique de son mari qui poussa un vrai glapissement !

- Aïe, mais ça fait mal, ça, Nouka ! reprocha-t-il.

- Oui, mais ça t’apprendra à tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler ! Mais enfin, Maïn, tu pourrais rebrancher ton cerveau, de temps en temps ? Est-ce que tu te rends compte de ce que tu viens de dire ? Et pourtant, toi, niveau cannibales, tu as été servi aussi, s’il m’en souvient ! Ce pauvre petit gars rêve toutes les nuits depuis qu’il est tout petit de sa mort précédente, le pauvre petit ! dit « Nouka », apitoyée.

- Comme moi je revoyais sans cesse la mort des miens ! Et c’est toi, qui finalement m’en a guéri ! Je suis désolé, Nou ! dit Maïn, sincèrement contrit.

- Oui, ben le principal concerné, c’est tout de même ce jeune homme, là ! dit la Néanderthalienne argentée et irisée.

- C’est vrai que celle-là, quand même, elle était velue ! rit à son tour une Néanderthalienne rouquine aux yeux d’un vert presque semblable aux siens et à ceux de Maïn. Ta femme a raison ! Tu ne serais pas le président des C.P.F., parfois ? riait-elle, franchement amusée.

- Mais, Wang-Ka, je l’ai pas fait exprès ! fit Maïn, plus qu’écarlate !

- Oui, ben encore heureux ! Allez, suis-nous, Vince ! On va te montrer où tu vas pouvoir commencer ta nouvelle vie, et plus désespérément tout seul, cette fois ! », dit la petite femme rousse, d’un ton sans réplique. Celle-là aussi, Vince la trouvait diantrement jolie. Il ne pensait pas que les femmes de Néanderthal pouvaient être jolies, d’après ce qu’il avait lu dans les livres, et pourtant, Maïaka, la femme qu’il avait aimée dans sa première vie pouvait rivaliser sans craintes avec ces deux femmes d’argent et de feu ! Mais c’est vrai qu’elles étaient franchement attirantes, surtout la rousse !

«- Ah oui, mais celle-là, c’est MA femme ! rit Anaïak.

- Pardon ? fit Vince, fasciné et perdu dans ses pensées.

- Wang-Ka, c’est ma femme ! Calme-toi, petit, les jolies filles, ici, et célibataires, ça ne manque pas, dans le coin ! Toi, tes hormones te travaillent ! Mais à mon avis, tu ne vas pas tarder à faire des rencontres intéressantes ! expliqua Anaïak, aimablement, amusé, au pauvre jeune homme médusé.

- Mais… Comment… demanda-t-il, confus.

- Tu crois que ta télépathie est une exclusivité ? Eh bien non ! Tous les Néanderthaliens sont télépathes, au départ ! Et ton esprit criait à tous vents ton admiration sincère pour Délian-Ka et Wang-Ka, qui, il est vrai, sont superbes, pour ne pas dire absolument magnifiques, ce qui me rassure quant à mon bon goût, tout de même ! expliqua Anaïak, d’un ton plaisant.

- Allez, arrête de chambrer ce garçon, il a besoin de se remettre de ses émotions ! Voilà ! Ceci est ton nouvel univers ! Tu es ici dans tes quartiers, et si tu as quelque chose à demander, un truc que tu ne comprendrais pas, mais ça m’étonnerait, nous ne sommes pas loin ! Installe-toi, repose-toi un peu. Nous viendrons te récupérer tout à l’heure. Tu vas faire la connaissance de toute l’équipe rétro de la base intertemporelle et de quelques modernes sympas et fréquentables aussi ! expliqua gentiment Délian-Ka, dite Kanou ou Nouka.

- Mais… Et mes parents adoptifs ? Ils doivent être au désespoir, les pauvres ! dit Vince, au bord des larmes.

- Tu pourras leur envoyer un message tout à l’heure, ne t’en fais pas, d’autant que nous les récupèrerons eux aussi le moment venu ! Repose-toi bien en attendant, tu es passé par de sacrés moments, là ! À plus tard, Vince, ou plutôt, Alaï, d’ailleurs ! dit aimablement Wang-Ka.

- À bientôt ! Et merci de m’avoir sorti de ce pétrin ! dit-il, perplexe.

- Pas de quoi ! À tout à l’heure !».

Et le quatuor de Néanderthaliens, toujours flanqué du moderne qui semblait être le directeur de la base, s’éloigna.

Début d’une nouvelle vie.

Vince fit le tour de son nouveau domaine, perplexe. C’était une vaste chambre au décor épuré, blanc, au sol noir, dotée d’une grande baie vitrée qui donnait sur une grande véranda. Il y avait un large lit, des meubles très design, et, au-dessus, une trappe qu’il pouvait ouvrir en tirant une sorte de manette, ce qu’il fit. Un escalier d’écoutille se déplia.

Il découvrit une sorte de petit salon, qui pouvait servir de chambre d’appoint, une vaste salle de bains, et une kitchenette. Il y avait aussi deux portes et une petite fenêtre. La première porte donnait sur un corridor, et la seconde, qu’il tenta d’ouvrir, était fermée. Mais on déverrouilla de l’autre côté, et la tête chevelue et hirsute d’un Néanderthalien aussi brun qu’Anaïak apparut :

«- Ah, c’est toi qu’ils ont récupéré tout à l’heure ! Sois le bienvenu ici ! Je suis Niya Aïak Bokhr ! dit le gars.

- Ben moi, Vince Mac Villard, et j’étais, dans ma première vie, un dénomme Alaï Taï Bokhr, à croire que je sortais de votre tribu, tiens ! fit-il, perplexe.

- Oh, ça, il y a de fortes chances. Tu dois êtres un Rakhéï, comme Maïn, toi. Moi, je suis un Marrakhéï, un peuple apparenté aux Rakhéïn.

- Je voudrais savoir quelque chose… fit Vince, pensif.

- Oui ? fit Niya, intrigué.

- Où est-ce que je peux trouver à manger ? Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une de ces faims ! ! ! dit-il.

- Ah mais, les émotions, ça creuse ! Allez, viens voir par ici, j’ai de quoi te calmer ton creux, par là ! rit Niya.

- Mais… Je te dérange, là ! fit Vince, confus.

- Bah, nous étions, justement, ma femme et moi, en train de nous faire un bon goûter ! Un five o’clock tea, même ! rit Niya.

- Oh, mais je ne voudrais pas abuser ! fit Vince, un peu gêné.

- Bah, plus on est de fous, et plus on rit ! dit une joyeuse voix féminine. À la menthe ou la bergamote, le thé ?

- Bergamote, s’il vous plaît ! sourit Vince, pénétrant enfin dans l’antre de son voisin. Il y découvrit une très jolie femme blonde aux yeux de ce même bleu vert que ceux de Maïn à qui elle ressemblait, d’ailleurs.

- Je suis Kaïra, la jumelle du Gaffeur du Moustérien ! rit-elle, l’invitant gentiment à prendre place sur le canapé qui se trouvait là.

- Moi, je suis Vince Mac Villard, mais j’étais Alaï, autrefois ! dit-il.

- Oh, ça, on le sait ! On a fait partie de ceux qui te surveillions quand tu étais au vingt-et-unième siècle ! On connaît toute ton histoire. Et quelle histoire ! dit-elle, songeuse.

- Oh, Kaïra, mais quelle merveille ! s’exclama Niya, d’un ton ravi, avisant ce que contenait une sorte d’écuelle en bois sculptée.

- Qu’est-ce que c’est ? s’enquit Vince, intrigué.

- Goûte, tu m’en diras des nouvelles ! Viande d’aurochs séchée et baies diverses ! Un régal ! Et avec ce moderne thé assez anachronique, l’illustration parfaite de ce qu’est la base intertemporelle γ où époques et peuples se télescopent un peu dans la plus parfaite harmonie malgré tout ! sourit Kaïra.

- En fait, tu fais une nouvelle recrue tout à fait remarquable pour les Gardiens des siècles, toi ! ajouta Niya.

- Mais, et si vous m’en disiez plus ? demanda Vince.

- Eh bien, c’est une sacrée histoire que celle des Gardiens des Siècles, et pour tout te raconter, on en y mettrait, des siècles, justement ! rit Niya.

- Mais ici, on a des méthodes d’enseignement rapides dans le sommeil, et c’est incroyable tout ce qu’on peut apprendre en un rien de temps, un vrai bonheur ! renchérit Kaïra.

- Ça alors ! Mais qui a conçu cet endroit incroyable ? s’enquit Vince.

- Des modernes du trentième siècle. En fait les bases intertemporelles ont été créées pour contrer leurs projets insensés ! dit Niya. Mais tu sauras tout en détail pendant ton enseignement dans le sommeil, ce qu’on appelle une hypnopédie, ici ! sourit-il.

- Tu as tant de choses à apprendre et à découvrir, ici ! ajouta gentiment Kaïra.

- Mais, et vous autres, ça n’a pas été trop difficile, pour vous, de vous habituer à cette nouvelle vie ? s’enquit Vince, intrigué.

- Toi, ta phase d’adaptation au monde moderne, tu l’as eue en te retrouvant cloné et élevé par des modernes… Pour nous autres, ça a été plus ou moins difficile ! dit Niya. Moi, j’avoue que j’avais du mal à me sortir de mes superstitions, et j’ai pourri la vie de Délian-Ka, ma première femme, avec ça… expliqua-t-il, un peu confus.

- Oh mais moi, je lui remets de temps en temps le silex à sa place ! rit Kaïra. C’est qu’il n’est pas méchant, mais alors, les traditions des Rakhéïn et autres, à notre époque, c’était pas vraiment le féminisme à tout crins ! Alors, je fête la non-journée de la femme tous les jours, histoire de le faire descendre de son arbre ! acheva-t-elle, espiègle.

- Et en plus, franchement, tu te paies une de ces allures, dans ces nippes modernes ! fit Niya, le regardant d’un œil critique.

- Ben oui, peut-être, mais je n’allais tout de même pas me balader à poil ! fit Vince, se regardant d’un air dubitatif.

- Oui, ben j’en connais qui vont te faire une garde-robe un peu plus adaptée, tout de même ! C’est vrai qu’un Néanderthalien nippé comme un red neck, tout de même, c’est ridicule… dit Kaïra.

- Ben oui, mais j’aurais eu l’air de quoi, nippé comme vous, au sein de la famille Mac Villard ? Non que vous soyez mal vêtus, mais votre style est quand même assez décapant ! Et ces tatouages ! À l’époque d’Alaï, ils n’étaient plus tatoués, même s’ils continuaient à dessiner des spirales sur leurs vêtements ! On racontait une histoire terrible, d’Esprits volants qui enlevaient les Rakhéïn tatoués pour prendre leurs peaux et du coup, Moïa leur avait suggéré de décorer leurs vêtements, pas de se taguer eux-mêmes ! Mais c’est vrai que vos vêtements sont beaux. Amusant de voir que la mode du trentième siècle ne vous a pas vraiment traumatisés, à vous autres, mais c’est vrai que je me suis trouvé toujours affreux, nippé comme le reste de la famille Mac Villard, et que peut-être me trouverais-je enfin pas trop moche une fois arrangé à votre sauce… Mais pas de tatouages, hein, j’ai toujours eu horreur des piqûres, et j’ai eu plus que mon lot de ces saloperies, gamin, parce qu’on me prenait des cellules-souche dans les os, mais bon sang de bois, qu’on ne me tatoue ni ne me fasse quoi que ce soit comme ça, sinon je ne réponds plus de rien, pour aussi content que je sois d’avoir retrouvé des gens comme moi ! ! ! dit le jeune homme, visiblement très paniqué.

- Les chercheurs du trust qui t’a cloné t’ont traité comme un cobaye, c’est ça ? Et les Mac Villard n’en ont jamais rien su, parce que tu ne connaissais rien d’autre, et ils t’ont littéralement martyrisé, ces monstres ! Et après c’est nous qu’on traite de sauvages ! On croit rêver ! fit Niya, horrifié.

- Mais… Je n’en ai jamais rien dit ! fit Vince, effaré.

- Ton esprit a hurlé cette souffrance cachée. Tu l’oublies encore, que nous sommes télépathes et que nous ressentons tout ce que les autres ressentent ! sourit Kaïra.

- Oui, et ici, c’est étonnant, mais je me sens tranquille, heureux, et même chez moi, comme chez les Mac Villard, mais encore plus que ça ! J’ai vraiment l’impression de revivre, et pas seulement au sens littéral du terme ! En tout cas, merci de m’avoir sorti de la situation inextricable où je me suis retrouvé !».

Le jeune homme réintégra ensuite son nouveau domaine, et s’allongea sur le grand lit confortable, idéalement ferme. et il s’endormit. Pour la première fois de sa vie, il ne fit pas de cauchemar.




Épisode précédent:

Le syndrome de Néanderthal



Le syndrome de Néanderthal 2



Le syndrome de Néanderthal Fin


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samedi 2 mai 2009

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samedi 25 avril 2009

Mme la Contesse de Segur

Titre: Nouveaux contes de fées pour les petits enfants / par Mme la Ctesse de Ségur,... ; illustrés... par Gustave Doré et Jules Didier

Date: 1896

Createur: Ségur, Sophie de (1799-1874) separator Didier, Jules (1831-1892). Illustrateur; Doré, Gustave (1832-1883). Illustrateur

Langue: fr

Format: application/pdf

Source: Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Y2-17653

Droits: domaine public; public domain

Fournisseur: Bibliothèque nationale de France ; france




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lundi 13 avril 2009

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Voici mon dossier public, tout ce qui s'y trouve m'appartient et/ou du domaine public, je le partage avec vous, alors SERVEZ VOUS.





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jeudi 2 avril 2009

Monsieur Coumbes Alexandre Dumas livre gratuit

Marie-Antoinette d'Autriche, reine de France, à la nation livre gratuit