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Très attendu, et un peu redouté, le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité est remis officiellement lundi 5 novembre à Jean-Marc Ayrault, proposant entre autres une baisse du coût du travail et des coups de pouce à l'innovation. Les premières mesures sont attendues mardi.
L'ancien patron d'EADS et de la SNCF, aujourd'hui commissaire général à l'investissement, qui avait parlé d'un nécessaire "choc de compétitivité" quelques jours avant d'être missionné, remettra au premier ministre ce rapport commandé en juillet, attendu mi-octobre et repoussé à novembre. Il détaillera ses propositions lundi soir à 20 heures sur France 2.
Mais ce n'est que mardi, à l'issue d'un séminaire, que le gouvernement annoncera les premières mesures retenues et celles mises à l'étude. A son tour, Jean-Marc Ayrault s'en expliquera mardi au journal de 20 heures de TF1.
La phase de prise de décisions pourrait courir jusqu'à début 2013 après la remise d'un autre rapport, celui du Haut Conseil du financement de la protection sociale. Mais une fois prises, les mesures seront appliquées sur toute la durée du quinquennat, a assuré François Hollande.
Maintes fois menacé d'être enterré, objet de fuites, et abondamment commenté depuis des semaines, le rapport est connu dans ses grandes lignes. Selon les informations du "Monde", confirmant celles parues lundi sur le site Internet desEchos, Louis Gallois préconise de réduire de 30 milliards d'euros les charges sociales des entreprises.
Cette baisse du coût du travail pourrait être l'un des leviers du gouvernement pourenrayer la dégringolade du déficit commercial de la France. Le second levier, appelé "hors-coût" et privilégié par plusieurs ténors du gouvernement, consiste en une palette d'initiatives soutenant l'exportation, l'innovation, la recherche et la qualité des produits, mais aussi des simplifications administratives.
PRINCIPE D'UNE BAISSE DU COÛT DU TRAVAIL ACQUIS
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