http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66105.htm
En Californie, quand on parle de voitures de nos jours c'est avant tout des derniers véhicules électriques (VE), comme ceux de Tesla Motors ou bien Fisker Automotive. Mais il y a une autre révolution en marche, portée en partie par l'avènement de ces VEs : la convergence entre la voiture et les technologies de l'information. La sophistication des véhicules, combinée à l'intégration de plateformes pour communiquer avec eux et entre eux annonce l'arrivée d'un nombre grandissant d'applications innovantes dans le domaine des transports.
Que les données proviennent de l'électronique embarquée, des systèmes de navigation ou qu'elles soient accessibles sur les smart-phones, elles pourront être combinées à des informations externes (météo, trafic) de manière intelligente pour fournir toute une nouvelle catégorie de services innovants [1]. Cette révolution est une fois de plus au coeur de la Silicon Valley.
Des ordinateurs avec des roues
Il est vrai que les véhicules électriques qui viennent d'arriver sur le marché ont beaucoup de points communs avec nos ordinateurs portables: la Chevrolet Volt par exemple est composée de 40% de matériel électronique et ne comptabilise pas moins de 10 millions de lignes de code. Ce code a été en partie réalisé grâce à IBM qui a fourni les outils de développement, de test et de validation des logiciels embarqués [2]. Ces logiciels ont aussi permis de modéliser les interactions entre les différents composants embarqués et d'augmenter l'efficacité de la voiture, en optimisant le fonctionnement du train électrique, la vitesse, la puissance et le couple moteur.
On peut revenir brièvement sur le chiffre de 40%: c'est aussi selon IBM la part du prix de la voiture due à l'électronique et au logiciel. Alors que cette part était de 16% en 1990, et de 25% en 2001, l'introduction des moteurs hybrides la pousse à la hausse [3].
Elles se conduisent toutes seules
Cette sophistication des véhicules est accélérée par le développement de véhicules de plus en plus autonomes. Le Department of Defense (DoD) américain avait lancé une compétition sur ce sujet en 2004 pour favoriser l'émergence de véhicules autonomes pouvant être déployés en cas de conflit armé: le Darpa Grand Challenge consistait à fabriquer un véhicule autonome capable de s'autoguider dans le désert du Mojave. Alors qu'aucun véhicule ne sortit du désert en 2004, l'édition de 2005 vit 5 équipes réussir cette prouesse, et c'est l'équipe de Stanford qui émergea victorieuse avec le véhicule Stanley [4].
Tandis que cette première compétition mettait l'accent sur la robustesse des véhicules-robots qui devaient opérer en isolation les uns des autres la plupart du temps, une nouvelle épreuve fut proposée en 2007 pour mettre l'accent sur les interactions entre les véhicules et un environnement urbain plus complexe: le DARPA Urban Challenge. Dans ce cadre là, le logiciel embarqué était mis à rude épreuve pour concilier à la fois les interactions entre véhicules robots et les règles du trafic urbain, poussant à prendre des décisions intelligentes en temps réel en fonction d'un environnement en mouvement.
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