mercredi 31 août 2011

Katy Perry cocue

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Plusieurs témoins le clament dans la presse people américaine. Selon eux, Russel Brand aurait été vu embrassant une autre femme que la sienne. Selon cette rumeur, il ne s'agirait pas d'un cas isolé puisque Russel aurait été vu en compagnie de cette jeune femme à de nombreuses reprises depuis que Katy s'est envolée pour sa tournée mondiale. Elle a le dos tourné et les souris dance?

Russel serait donc mal et ne pourrait supporter cette solitude, aussi il aurait rapidement trouvé une remplaçante à celle qu'il a épousée il n'y a même pas un an.
La nouvelle n'a pas été confirmée par l'entourage de la chanteuse américaine qui défend son chéri becs et ongles depuis le premier jour de leur relation. Il ne reste plus qu'à attendre pour savoir le fin mot de tout cela, encore un divorce?

Lady Gaga se touche en regardant Britney Spears en poster

Rejoignez la communauté SCIencextrA Aux MTV VMAGaga est arrivée habillée en garçon style Gainsbourg. En fait, il s'agit de Jo Calderone, son alter ego masculin qui apparait aussi dans le clip You And I. Mais la chanteuse de Born This Way a choqué tout l'auditoire avec ses propos sur Britney Spears. "Elle est une légende de la pop et l'industrie du disque ne serait pas la même chose sans elle. Plus jeune, j'accrochais des posters d'elle sur mes murs et je me touchais en pensant à elle dans mon lit", a-t-elle affirmé au moment de remettre un des deux trophées remportés de Britney Spears. La chanteuse de Till The World Ends ne l'a pas du tout mal pris, au contraire.

Zap on rigole

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Un robot qui reproduit les expressions humaines, Un chien qui se prend pour un chien, Un chat malin, Un jeune qui joue avec les trains, Des balles qui sortent du terrain, Un bateau russe qui a un drôle de moteur… Voici le Zapping du net du 31 août 2011 !

Un documentaire en 3D sur la grotte de Chauvet

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Bande Annonce du documentaire la Grotte des Rêves Perdus, réalisé par Werner Herzog. Partez à la découverte de la grotte Chauvet, vieille de 32.000 ans, dans un documentaire époustouflant en 3D.
Sortie en salle aujourd'hui.

Ovnis sur Ambleteuse dans le Pas-de-Calais

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Après un peu de retard, (activités professionnelles obligent), voici les photos qu’Athmos85 m’a envoyées.

hier soir,ma femme,sa soeur,et moi,avons vu 4 ovnis,dont 1 et passé juste au dessus de nous,une boule jaune pâle,lorsque nous l’avons prise en photos,les 2 premières on voit bien la boule et une trainé derrière que l’on ne voyais pas a l’oeil nu ,et quand aux autres,cela fait 2 point bleue,et on distingue une ombre,elle a commencé à s’éteindre doucement et à la fin il ne restez plus qu’un petit point qui a continué sa route,cela c’est passé à Ambleteuse au alentour de 23heures l’observation a duré plus de 3/4 d’heures,j’ai 8 photographies,mais je n’ai pas la puce pour les mettre sur l’ordinateur,je demandrais à un potes,sachez,que je ne suis là pour discrédité en rien les ufologues,ni pour me moquer de qui que ce soit,je relate simplement les faits,et mon coin est un coin très fréquenté par les ufos,la grande bretagne est à 30km,séparé comme tout le monde sait par la manche,donc un bon coin à ovni,qui n’est d’ailleurs pas le premier que je croise,mais je n’ai pas de portable,sauf que hier j’étais avec ma femme donc photos,sinon je ne vous aurais même pas prévenu,reste plus qu’à trouver un moyen pour les mettre,cordialement.
Ah,j’ai oublié de préciser que l’ufo allez de l’ouest vers l’est,donc de la mer,vers la terre.Quand aux 3 autres ont aurais dit qu’ils attendais et puis ils allaient super vite et s’arrétaient,nous les avons filmé,mais rien,voilà,maintenant tout est dit.

Agrandissement

Agrandissement

La Station Spatiale internationale abandonnée?

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Le blog d’Astropleiades > La Station Spatiale est menacée!

Le 31/08/2011 à 18:44
Les accidents successifs des fusées Soyouz et Proton il y a quelques jours ont des conséquences non-négligeables: la flotte spatiale russe ne peut décoller pour le moment! Dès lors, aucun ravitaillement n’est envisageable pour l’ISS, et ce jusqu’en Octobre (si ce n’est plus). Par conséquent, si les russes ne parviennent pas à trouver les causes des problèmes techniques sur leurs fusées d’ici le mois de Novembre, ils ne pourront ravitailler l’ISS à temps. Les astronautes n’auront plus le nécessaire pour vivre et devront alors rentrer, provisoirement.

La Station Spatiale possède actuellement deux vaisseaux Soyouz. si besoin est, les six astronautes sur la planète grâce à ces véhicules spatiaux…
Photo des deux vaisseaux Soyouz arrimés à l'ISS...

Le jargon cycliste

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La petite reine possède son propre vocabulaire comme vous pourrez le constater à la lecture des quelques expressions déjantées qui suivent.
L'Amusoire qui ne prétend pas en faire le Tour, met à contribution les coureurs du dimanche ou de la semaine qui connaitraient d'autres tournures imagées ...
A vos pignons !

Tour de France
Ma parole, même s'il pédale avec les oreilles, le maillot jaune a les chaussettes en titane en ce moment. Pourvu que ce ne soit pas une chaudière ...
Ce n'est pas comme certains qui comptent les pavés ou astiquent les rivets de la selle.
Parfois, il y en a même qui mettent la flèche. Il faut dire que c'était dur pour eux, constamment à faire chasse-patate ou l'élastique entre les groupes.
Il est certain que ceux qui sucent la roue, produisent moins d'efforts et peuvent ensuite pédaler dans l'huile ...
De quoi se faire chambrer, non ? ...
***************
Séquence explication
Pédaler avec ses oreilles : Coureur dont le style manque de fluidité, balançant la tête au rythme de son pédalage.
Avoir les chaussettes en titane : Avoir un bon coup de pédale.
Chaudière : coureur dopé ou à la réputation sulfureuse en la matière.
Compter les pavés : Rouler à une allure trop lente parce qu'on n'a plus de forces pour aller vite.

Astiquer les rivets de la selle
 : Métaphore s'appliquant au coureur à la peine qui reste assis à l'avant de la selle de son vélo.
Mettre la flèche : C'est quitter discrètement la course sur abandon, au milieu de son déroulement, sans s'arrêter pour attendre la voiture balai et sans rendre son dossard.
Chasse patate : Être intercalé entre deux groupes de cyclistes sans grand espoir de rattraper le groupe qui précède.
Faire l'élastique : Se dit d'un coureur qui se fait lacher plusieurs fois d'un groupe et qui revient toujours.
Sucer la roue : C'est surveiller et marquer de près un adversaire désigné, en se mettant résolument dans sa roue et sans jamais prendre le moindre relais.
Pédaler dans l'huile : faire montre d'aisance gestuelle, révélateur d'un état de forme manifeste (syn. avoir la sockette légère).
Filou
Source : Glossaire du cyclisme sur Wikipedia

La dette de la France et ses secrets

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Lorsque l’on parle de dette, il est de coutume de dire que « l’État vit au dessus de ses moyens », que le modèle social français n’est plus soutenable, et qu’il faut donc réduire les dépenses.
Pourtant, la réalité est légèrement différente : sur 1 600 milliards de dette publique remboursée depuis 1974, environ 1 200 milliards d’euros ne sont constitués que des seuls intérêts.

L’effet « boule de neige » explique en grande partie ce phénomène. Afin de rembourser les intérêts, le Trésor fait « rouler » la dette, il émet de nouveaux emprunts pour rembourser ceux d’avant. Ce mécanisme est digne d’une chaîne de Ponzi : d’une part car cela alourdit toujours plus la charge de la dette jusqu’à la rendre insoutenable ; et d’autre part parce que cet accroissement de la dette nécessite que de nouveaux contributeurs rejoignent le système et mettent au pot à leur tour.
En réalité, hors paiement des intérêts, les budgets sont globalement à l’équilibre comme le montre le graphique ci dessous (issu du travail de André-Jacques Holbecq) :

Rembourser la dette, ce n’est donc pas payer en différé les dépenses d’éducation, de santé ou d’autres investissements. Payer la dette revient essentiellement aujourd’hui à donner de l’argent aux détenteurs des bons du Trésor français. Qui sont-ils ? En vrac, des banques, des assurances, les grosses fortunes, et également les détenteurs d’assurance vie. Notons aussi que, selon l’Agence France Trésor, environ 65% de la dette publique française est détenue par des investisseurs étrangers.

Rien d’étonnant à ce que les marchés soient rémunérés en prêtant leur capital. Mais rappelons tout de même que l’Etat n’a pas toujours eu besoin des marchés pour se financer.
Ce n’est qu’à partir de 1974, après adoption de la loi controversée dite « Pompidou-Giscard » que le gouvernement français s’est interdit d’emprunter gratuitement à la Banque de France.
A l’époque, l’idée de cette loi était de ne pas encourager les politiques dispendieuses (afin de limiter les risques d’inflation monétaire), en leur privant l’accès aux financements faciles de la banque centrale.
L’instauration d’un garde fou contre le clientèlisme est une bonne intention, mais son application fut en réalité plutôt désastreuse. L’effet boule de neige évoqué plus haut est en effet passé par là, faisant exploser la dette publique jusqu’à atteindre 85% du PIB aujourd’hui.
Revenir sur la loi de 1973 serait une bagatelle, si seulement son principe n’avait pas été repris par les traités européens, qui stipulent non seulement que la Banque centrale européenne ne peut pas octroyer des crédits aux États, mais également que la BCE doit tout mettre en oeuvre pour maintenir une inflation basse, à environ 2%. Pourtant, comme l’expliquent certains économistes tel Olivier Blanchard du FMI, un peu d’inflation ne ferait pas de mal aux économies européennes puisque cela ferait « fondre » la dette tout en dévaluant quelque peu l’euro, relançant ainsi les exportations.

L’ambiguïté du droit de la dette

Entre 2008 et 2009, le pourcentage de dette de la France est passé de 60 à 85% du PIB. Une grande partie de cette augmentation s’explique par les coûteux plans de relance des États pour faire face à la crise financière provoquée par les prises de risques inconsidérées des banques.
L’ironie de l’histoire, c’est que pour sauver la finance de la déroute, les États ont emprunté à ces mêmes acteurs financiers pour ensuite soutenir les banques et autres secteurs touchés.
Et pendant que l’on interdit à la BCE de donner un peu d’air aux démocraties en les finançant directement, celle-ci ne se prive pas de renflouer les banques à des taux incroyablement bas.

La dérive de la dette publique n’est pas seulement due au clientèlisme des politiques, ni même à la trop grande générosité de notre modèle social. Ces problèmes sont secondaires au regard de l’absurdité du système monétaire dont la dette publique est le résultat.
Ce système est dicté par des dogmes économiques dont les limites apparaissent aujourd’hui évidentes. Et pour reprendre le titre de l’excellent livre de André-Jacques Holbecq, la dette est une « affaire rentable »… pour les marchés financiers.
Trop longtemps ceux-ci ont pris pour acquis que les obligations souveraines étaient « sans risque » et aujourd’hui, ils se réveillent et, réalisant que ce n’est pas le cas, forcent les États à engager des réformes difficiles.
Une situation paradoxale : soit la dette est vraiment « sans risque », auquel cas le paiement d’une prime de risque est illégitime. Ou la dette souveraine serait « risquée », alors il est logique que des investisseurs essuient éventuellement des pertes.
Il y a toujours eu deux façons de se désendetter : la première consiste à ne pas payer ceux qui ont pris le risque de prêter leur argent ; la seconde, c’est l’austérité budgétaire, c’est à dire le sacrifice du peuple face aux marchés.

Photos FlickR PaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales yenna ; PaternitéPartage selon les Conditions Initiales http://underclassrising.net.
Graphiques : André-Jacques Holbecq.

Le VOD fait mourir le DVD

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Depuis 2009, le ventes de Digital Versatil Disc (DVD) chutent, laissant une place grandissante à la vidéo à la demande (VOD) et au Blu-Ray. Lequel permet une capacité de stockage supérieure et ainsi l’arrivée de la haute définition (HD) dans les foyers.

En France,  au premier trimestre 2011, selon le Syndicat de l’édition vidéo numérique (SEVN), les ventes de Blu-Ray progressent de plus de 20 %, avec un chiffre d’affaires de 44,5 millions d’euros, alors que le marché du DVD perd 9,9 % de son chiffre d’affaires de 276,5 millions d’euros. Le Blu-Ray séduit et ses coûts baissent : il devient alors le légitime remplaçant du DVD pour les distributeurs.

L’année 2011 ne répond pourtant pas à toutes leurs attentes. Malgré les bons résultats des ventes de Blu-Ray, elles ne représentent que 13,7 % du chiffre d’affaires des ventes de supports physiques. Cette trop faible proportion ne permet alors pas de combler les pertes engendrées par la chute des ventes de DVD : le marché des supports physiques perd plus de 6 % en volume, soit 321 millions d’euros, et presque 5 % en valeur, soit 32 millions d’unités vendues.
Aux États-Unis, cette tendance se confirme aussi, même si une étude menée par le groupe NPD [en] nous apprend que les supports physiques conservent outre-Atlantique une grande popularité. Près de 77 % des sondés auraient regardé un programme via un support physique dans les trois derniers mois, alors que seulement 21 % auraient visionné un film en VOD.

Déclin des supports matériels malgré l’arrivée de la 3D

Source: Digital Home Révolution
Pourtant, et de manière générale, cette situation semble évoluer en faveur des supports dématérialisés : le DVD a perdu cette année près de 9 % de son chiffre d’affaires.
Avec l’arrivée des téléviseurs 3D dans les foyers, 2011 devait pourtant marquer un rebond significatif pour les supports physiques. Les constructeurs de télévision prévoient 20 % de téléviseurs 3D vendus pour la fin de l’année 2011, alors que seulement 2 %, soit 200 000 se sont écoulés en 2010 selon CNet France. Au vu des ventes de ces six premiers mois, cet objectif semble cependant difficile à atteindre malgré une diffusion de cette technologie à toutes les tailles de téléviseurs. Les ventes devraient toutefois mécaniquement augmenter.
Alors que le marché de la 3D devait apporter un souffle nouveau pour le marché des films, l’année 2011 ne semble pas répondre entièrement aux objectifs fixés. Sony a d’ailleurs décidé de changer la stratégie de production de ses téléviseurs. Après avoir vendu trois usines, et changé le responsable de la division téléviseurs, le constructeur japonais souhaite stopper la baisse consécutive de son chiffre d’affaires sur ses téléviseurs depuis maintenant huit ans. De nouveaux moyens de distribution de films et séries semblent pourtant apporter des réponses encourageantes aux pertes engendrées par les supports physiques : les supports dématérialisés.

TF1, Fox, HBO : les chaînes misent sur les supports dématérialisés

En Europe, de nombreux distributeurs ont rapidement cru en cette technologie, avec plus de 300 opérateurs recensés en 2011 contre 10 en 2003, en confrontation directe avec le téléchargement légal. Une fois dépassée la barrière de l’achat en ligne par les utilisateurs, la VOD a vite séduit un grand nombre d’internautes. Un large choix de programmes sans se déplacer de chez soi, l’offre plaît et enregistre même une croissance régulière.
En France, selon le Figaro, le marché de la VOD devrait se chiffrer à près de 200 millions d’euros, soit plus de 14 % du marché des supports physiques. TF1 a d’ailleurs saisi cette opportunité pour annoncer une véritable stratégie de développement de sa plateforme dématérialisée TF1Vision.
Aux États-Unis aussi les chaînes souhaitent offrir à leurs téléspectateurs une offre dématérialisée riche. La Fox a récemment mis en place une stratégie multi support permettant aux acheteurs d’un Blu-Ray de retrouver leur programme sur leur téléphone Android, grâce à un code d’accès.
De son coté, HBO vient d’annoncer que l’intégralité des séries qu’elle diffuse sera disponible sur la plateforme iTunes en HD [en], soit avec une qualité d’image proche du Blu-Ray, en contrepartie d’une majoration du coût d’un dollars par épisode. Cette opération permet à la fois à la HBO de bénéficier des abonnés d’iTunes et à la plateforme d’Apple d’enrichir son catalogue.

L’hégémonie d’Apple menacée par un Netflix à la française ?

Apple jouit aujourd’hui d’une hégémonie absolue sur le marché de la VOD sur le net, avec sa plateforme iTunes. Près de 95 % des VOD sur le net en France y sont réalisées, et près de 20 % des locations à la fin de l’année 2010. Et la marque à la pomme ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. Des rumeurs persistantes prédisent qu’Apple pourrait rapidement proposer la location et la vente de films en 1080p, soit de la HD+ en concurrence direct avec le Blu-Ray. Le renouvellement de l’AppleTV prévu à l’automne 2011 devrait nous en apprendre plus sur la stratégie opérée par la société sur ce secteur.

Malgré cette domination, une nouvelle offre importée des États-Unis devrait voir le jour prochainement en Europe : la sVOD, un service de VOD avec un payement forfaitaire.Netflix l’américain et le français Canal Plus pourraient lancer leurs offres dès l’automne 2011, selon les Échos. Avec un tarif de 10 euros par mois, cette offre pourrait bouleverser le marché de la VOD.
Cependant, en Europe et plus particulièrement en France, la chronologie des médias, régie par une directive européenne, pourrait empêcher une telle offre de se propager. Dans une interview, le patron de Vidéo Futur Rémi Tereszkiewicz affirme même qu’une « offre de purement sVod est impossible en France ». Sa société propose en effet à ses abonnées une offre « combinée » à l’image de celle de Netflix : recevoir le DVD ou Blu-Ray du film commandé, ou alors le visionner directement en VOD pour 2,99 euros.
En effet, dans le cadre d’une vente à l’acte, quatre mois sont nécessaires après la sortie des films dans les salles pour pouvoir les proposer en DVD et VoD. Légalement, cette fenêtre d’exploitation passe de 4 à 36 mois lorsque le programme est intégré dans un forfait, comme la sVoD. Ainsi, les offres de sVoD pourraient être privées des nouveautés, remettant en cause le bénéfice réel pour le consommateur.

À l’inverse, aux États-Unis, cette fenêtre d’exploitation est extrêmement courte avec une durée de seulement 90 jours. La Warner souhaite même raccourcir cette durée à 60 jours. On comprend alors mieux l’intérêt d’une telle offre dans ce cadre législatif.
La VOD et son coût à l’acte pourrait donc avoir encore de belles années devant elle. Des réponses sur l’avenir du marché devraient être apportées dès l’ouverture de l’IFA, le deuxième salon mondial de l’électroménager, des médias numériques et de l’électronique, qui se tiendra du 2 au 7 septembre 2011 à Berlin.

Billet initialement publié sur Ina Global la revue des industries créatives et des médias, sous le titre “La fin des supports physiques audiovisuels est-elle programmée ?”
Illustrations Flickr CC PaternitéPas d'utilisation commercialePas de modification pen3ya
Tableaux : The Digital Entertainment Group (pdf)The Hollywood ReporterHaute Définition, WikipédiaLa chronologie des médias, Wikipedia.

20 ans de Linus et toujours libre!

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Lancé, il y a 20 ans sous forme de “hobby“, par un étudiant finlandais de 21 ans, Linux est aujourd’hui partout. Sans lui, les places boursières, tout comme 95% des superordinateurs, une bonne partie des principaux serveurs web, et de plus en plus de téléphone (avec Android), télévisions, box ADSL… ne pourraient tout simplement pas fonctionner.

Il est bien difficile de déterminer la date de naissance exacte du noyau Linux [en]. Est-ce qu’elle se situe en avril 1991, quand Linus Torvalds, cet étudiant finlandais, a réellement commencé à travailler sur son projet de nouveau noyau ? Est‐ce le 25 août 1991, quand il a posté son célèbre message (“just a hobby, won’t be big and professional like GNU”) sur lenewsgroup comp.os.minix ? Est‐ce que nous devons retenir le mois de septembre 1991 quand la version 0.01 a été déposée sur le serveur FTP de l’Université de technologie d’Helsinki ?
Quelle que soit l’option retenue, l’année 2011 marque le vingtième anniversaire de ce prodigieux projet et, pour participer aux célébrations, LinuxFr a réalisé une interview de Linus Torvalds, dont nous republions de larges extraits, et que vous pourrez retrouver, dans son intégralité mais également dans sa version originale, en anglais, sur LinuxFr.org.

LinuxFr : Tu travailles sur le noyau Linux depuis 20 ans maintenant et c’est un boulot difficile. Est‐ce que c’est toujours aussi amusant [fun]?
Linus Torvalds : Oh absolument, c’est toujours amusant. Et en partie parce que je fais ça depuis 20 ans, je ne dirais pas que c’est difficile. Cela reste stimulant et intéressant, et je pense que je suis bon dans ce domaine.
LinuxFr : Pourquoi est‐ce que tu as choisi de passer le noyau sous licence GPL [qui fixe les conditions légales de distribution des logiciels libres tels que définis par Richard Stallman et Eben Moglen, NDLR], alors que ta première licence n’était pas la GPL ? Est‐ce que c’était un choix pratique ou bien un choix éthique ?
Linus Torvalds : Pratique. Je pense que ma première licence contenait les parties éthiques qui étaient importantes pour moi, mais il s’est avéré qu’elle était trop stricte en ce qui concerne la partie “non‐commerciale”, et en plus, elle n’était pas assez reconnue. Le passage sous licence GPL a corrigé les problèmes que les gens avaient avec ma première licence. En plus, cela nous a permis de rejoindre une licence connue qui avait bien plus de chance de tenir debout devant une cour de justice, par rapport au truc succinct que j’avais écrit à l’origine.
LinuxFr : Je sais que tu te considères comme une personne pragmatique et pas comme un prophète… Mais, est‐ce que tu serais d’accord pour dire qu’il y a un contenu de nature éthique dans la licence GPL ?
Linus Torvalds : Je vais répondre à ça de deux façons différentes, et je vais essayer d’expliquer pourquoi je réponds de deux façons différentes.
La première réponse, très négative, c’est que je méprise complètement les gens qui tentent de pousser la GPL comme étant de type « éthique ». Je pense que c’est de la pure connerie. Pourquoi ? Parce que l’éthique, pour moi, c’est quelque chose de privé. Chaque fois que vous l’utilisez dans un argument pour dire pourquoi quelqu’un d’autre devrait faire un truc, alors vous n’êtes plus éthique. Vous devenez juste une tête de con moralisatrice.
Mais la seconde réponse, c’est que personnellement je pense que la GPL (version 2) correspond à ce que je veux faire. J’aime vraiment programmer et je veux rendre disponible mon travail pour que les autres puissent en profiter. Mais je pense vraiment que tout le « vous pouvez faire ce que vous voulez, mais vos améliorations doivent être disponibles de la même manière que le code d’origine » est très juste, et que c’est un très bon moyen de faire du développement.
Donc, personnellement, je pense que la GPLv2 correspond d’assez près à ce que je pense être « la bonne manière de vivre ma vie ». Et par « bonne manière », je ne veux pas dire que ce soit la seule manière. J’ai fait aussi du développement sous licence commerciale et j’ai beaucoup aimé ça. Je pense que c’est aussi correct et approprié (Eh, ils m’ont payé pour le faire).
Donc, je pense que la GPLv2 est une bonne licence et je l’utilise pour mes propres raisons personnelles. Je pense que c’est aussi vrai pour de nombreuses autres personnes, mais je veux vraiment préciser que ce n’est pas la licence qui est éthique en elle‐même. Beaucoup d’autres personnes pensent que la licence BSD [qui, contrairement à la GPL, permet de réutiliser tout ou une partie du logiciel sans restriction, qu'il soit intégré dans un logiciel libre ou propriétaire, NDLR], avec ses libertés encore plus étendues, est une meilleure licence pour eux. Et d’autres préféreront utiliser une licence qui conserve tous les droits au propriétaire du copyright et qui ne donnera aucun droit sur les sources aux autres personnes. Et pour eux, c’est leur réponse. Et c’est bien, c’est leur choix. Essayer de promouvoir une licence particulière comme étant « le choix éthique » me rend malade. Vraiment.
LinuxFr : Pourquoi Linux sur les machines de bureau n’a pas été adopté par la majorité des utilisateurs ? Est‐ce qu’il est possible pour la communauté du noyau d’améliorer la situation, ou bien est‐ce qu’il s’agit surtout d’un problème qui se situe au niveau des applications ?
Linus Torvalds : Je ne crois pas qu’il y ait grand chose que nous puissions faire au niveau du noyau, à part continuer à améliorer les choses en général et faire en sorte que nous restions techniquement le meilleur choix.
Et ce n’est pas comme si nous n’avions pas d’utilisateurs dans le grand public. Android est un exemple d’utilisation grand public de Linux. Le problème, c’est que le desktop est un marché qu’il est difficile d’atteindre. Il y a un énorme “effet réseau” qui fait que lorsque vous avez beaucoup d’utilisateurs, c’est une bonne raison pour les retenir et pour en conquérir de nouveaux. Il y a aussi le fait que beaucoup de gens ne veulent vraiment, vraiment pas changer leur environnement ; et s’ils sautent le pas, alors ils veulent de l’aide et du support. Ici, « support » n’est pas nécessairement du support commercial, c’est aussi savoir que vous avez des gens autour de vous qui connaissent le système et qui peuvent vous donner des conseils, etc.
Passer ce cap est difficile. Et ce n’est pas quelque chose qui se fait en pointant des problèmes techniques spécifiques. C’est souvent un problème social.
LinuxFr : Tu es maintenant un citoyen américain. Qu’est‐ce que tu penses de la loi sur les brevets logiciels aux États‐Unis ? Est‐ce que ta voix est suffisamment écoutée pour que tu puisses aider à combattre cette loi dans ce pays ?
Linus Torvalds : Je dois admettre que, même si je n’aime pas les brevets, j’essaie également de me tenir à l’écart pour ne pas être trop impliqué dans des problèmes de cette nature. Je suis bon dans ce que je fais et je pense qu’il y a des gens qui sont meilleurs que moi pour combattre ce bordel des brevets. Et je pense que ça doit être combattu depuis l’intérieur du système — donc je m’attends à ce que la solution vienne en réalité des entreprises qui seront impactées par tout ce bazar.
LinuxFr : Est‐ce que tu penses que les experts en sécurité et les créateurs d’exploitations de failles de sécurité ont une mentalité différente, si on la compare aux autres développeurs du noyau ?
Linus Torvalds : Oh, oui. Certains des “exploits” les plus intéressants m’ont fait penser que “ça nécessite vraiment un esprit tordu pour arriver à ce truc”, et j’ai été carrément impressionné.
Représentation de Linus et du manchot Tux
Mais il ne s’agit pas toujours d’être impressionné. Très souvent, je suis plutôt déprimé par le caractère sordide des milieux de la sécurité. C’est vraiment un cirque. Une grande partie de tout ça se réduit à des effets de manche et à des communiqués de presse (de tous les côtés : les vendeurs, les gens de la sécurité, les créateurs d’« exploits », etc.).
LinuxFr : Il y a un noyau Linux dans ma box ADSL envoyée par mon fournisseur d’accès à Internet. Il y a aussi un noyau Linux dans ma télévision Sony et dans mon imprimante. Pourtant, je ne suis pas libre de “hacker” le code de ma box ADSL, de ma télévision ou de mon imprimante [du fait des raisons légales ou du fait de la "tivoisation" - insertion de logiciels libres dans des systèmes utilisant du matériel électronique pour interdire aux utilisateurs d'y exécuter des versions modifiées, NDLR]. Qu’est‐ce que tu penses de cette situation ?
Linus Torvalds : Personnellement, je suis d’avis que les matériels flexibles sont plus intéressants que les matériels verrouillés, mais en même temps, pour moi, la notion “d’échange équitable” a toujours été une notion liée au code et aux idées, pas au matériel.
Donc, tout mon problème au sujet de Tivo et des autres entreprises de ce type, a toujours été “Eh, ils ont conçu et construit ce matériel, le fait qu’ils aient utilisé mon code dedans ne me donne aucun droit spécifique sur ce matériel”.
Comme ils utilisent Linux, j’attends d’eux qu’ils rendent disponibles leurs patches sur le code de Linux, comme la licence l’exige. Il y a évidemment des entreprises qui ne font même pas ça, mais c’est une exception plutôt que la règle.
Donc, vous pouvez récupérer le code de Linux avec leurs modifications, et vous pouvez concevoir et construire votre propre box ADSL ou votre télévision ou tout ce que vous voulez, et utiliser toutes les améliorations de Linux qu’ils ont pu faire. Ou bien, plus important, vous pouvez utiliser leurs améliorations de Linux même si vous ne construisez pas une box ADSL — vous pouvez utiliser leurs patches sur votre desktop ou sur une machine sans aucun rapport. C’est là où les améliorations deviennent vraiment intéressantes — quand vous les utilisez pour autre chose que ce qui était prévu à l’origine.
Maintenant, bien entendu, la plupart des entreprises qui utilisent Linux dans ce domaine n’ont pas besoin de faire tant de changements que ça dans le noyau, donc il n’y a peut être aucune amélioration. C’est bien comme ça aussi. Si Linux marche pour eux sans changements, alors tout va bien. De la même manière, il marchera pour vous sans changements si vous voulez créer un matériel identique.
Donc, j’ai toujours pensé que toute cette histoire de “tivoisation” était un truc stupide. Si vous voulez faire votre propre machine Tivo, alors faites-la. Ne pensez pas que juste parce qu’elle se base sur du code open source, vous devriez contrôler le matériel. C’est de l’open source. Si vous voulez faire de l’open hardware, alors faites de l’open hardware.
Ceci dit, je pense qu’il existe de sérieux problèmes au sein de l’industrie du contenu, quand les fournisseurs de contenu utilisent la loi ou des mesures techniques de protection (MTP / DRM) pour essayer en réalité d’entraver les gens et de se créer des situations de monopole. Je n’aime pas les MTP. Mais je pense que c’est un problème différent de celui des licences de logiciels, et je pense aussi que c’était une faute grave de la part de la FSF d’essayer d’utiliser la GPLv3 comme une manière de transformer les projets des autres en armes dans leur lutte contre les MTP.
Je suis très content d’avoir rendu clair le fait que Linux est un projet uniquement GPLv2, et cela des années avant que tout ceci n’arrive.
LinuxFr : Quelle est ton opinion au sujet d’Android ? Es‐tu surtout content qu’ils aient rendu les téléphones portables très utilisables, ou bien es‐tu triste, parce qu’il s’agit en fait d’un “fork” du noyau ?
Linus Torvalds : Je pense que les forks ((logiciel dérivé du code source d’un autre logiciel, NDLR) sont une bonne chose, ils ne me rendent pas triste. Pas de mal de développement dans Linux s’est fait via des forks, et c’est la seule manière de continuer à avoir des développeurs intègres — la menace que quelqu’un d’autre puisse faire un meilleur travail et mieux satisfaire le marché en faisant les choses de façon différente. Le but même de l’open source, pour moi, est vraiment la possibilité de “forker” (mais aussi la possibilité pour toutes les parties de réintégrer le contenu qui a été « forké », s’il s’avère que c’était le « forkeur » qui avait eu raison !).
Donc je pense que le fork d’Android a obligé les développeurs de la branche principale à regarder sérieusement certains des problèmes que rencontrait Android. Je pense que nous avons résolu tout ça en mainline et j’espère (et je crois) qu’Android finira par réintégrer la branche principale. Mais cela prendra probablement un certain temps et nécessitera des efforts.
Interview placée sous licence Creative Commons CC-BY-SA permettant donc son partage, son remix, et son utilisation à des fins commerciales.
Photo CC Adobe of ChaosDunechaser.

Google supprime votre compte!

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Thomas Monopoly a vu son compte Google, et ceux qu’il avait associés, désactivés du jour au lendemain, sans qu’il ne soit averti. Fâcheuse aventure qu’il raconte ici. Son compte, fermé pour des raisons de violation des conditions d’utilisation, a été réactivé depuis. Artiste, l’auteur a monté une exposition – numérique – il y a trois ans intitulée “L’évolution du sexe” et dans laquelle il avait inséré  une photo “à la limité de la légalité“. Qui ne lui appartenait pas. Cette exposition avait pour but de souligner la violence et l’absurdité croissante de la pornographie. Google avait donc décidé de supprimer son compte sans préavis. Explications sur son blog.
Vous vous réveillez un matin et constatez la disparition de la totalité de votre vie numérique ! 
 
Plus de mails, plus de contacts, plus de photos, plus de vidéos, plus de documents, plus de calendrier, plus de blog, plus de favoris, plus de flux RSS… tout, absolument tout, s’est évanoui !
De la science-fiction ? Non, un simple compte Google désactivé unilatéralement et sans préavis par la société.
En l’occurrence le compte de Dylan M. (@ThomasMonopoly sur Twitter) qui avait décidé peu de temps auparavant de tout faire migrer sur son unique compte Google. Compte sur lequel étaient attachés les nombreux services qu’offre la firme de Mountain View : Gmail, Picasa, Google Docs, Calendar, Reader, Blogger, etc.
Et ce sont donc ici sept années digitales qui partent en fumée d’un simple clic. Adieu données personnelles. Ce n’est alors pas uniquement votre identité numérique qui vacille, mais votre identité toute entière…
Cette triste ou effroyable histoire vraie est malheureusement riche d’enseignements. D’abord parce qu’elle peut arriver à n’importe quel possesseur d’un compte Google. Mais aussi et surtout parce qu’elle en dit long sur ce que nous acceptons tacitement lorsque nous décidons de faire confiance à ces “sociétés du nuage” en nous inscrivant, le plus souvent gratuitement, à leurs services en ligne. Et il va sans dire que Facebook, Twitter ou Apple ont, toutes, le droit d’en faire autant.
Exaspéré et désespéré, Dylan M. a conté sa mésaventure dans une longue lettre ouverte à Google, que vous trouverez traduite ci-dessous. Une lettre publiée sur… TwitLonger et non sur son blog, puisque ce dernier était sur Blogger et dépendait lui aussi de son compte Google !
De quoi faire réfléchir non seulement sur les pratiques du géant Google mais également sur le monde dans lequel nous avons choisi de vivre…
Je vous laisse, j’ai quelques sauvegardes urgentes à faire sur mon disque dur.


“Cher Google…”, Thomas Monopoly, 22 juillet 2011, TwitLonger

Cher Google,
Je voudrais attirer votre attention sur quelques points avant de me déconnecter définitivement de tous vos services.
Le 15 juillet 2011 vous avez bloqué la totalité de mon compte Google. Vous n’aviez absolument aucune raison de faire cela, même si votre message automatique me disait que votre système avait repéré une “violation”. Je n’ai en aucun cas violé les Conditions Générales d’Utilisation, que ce soit celles de Google ou celles spécifiques au compte, et votre refus de me fournir une quelconque explication ne fait que renforcer ma certitude. Et je souhaiterais vous montrer les dégâts que votre négligence a causés.
Mon compte Google était lié à presque tous les produits que Google a développés, ce qui veut dire que j’ai aussi perdu tout ce qui était dans ces comptes. Je venais aussi d’entreprendre de tout regrouper sur un seul compte Google. En fait, j’avais réfléchi à tout cela voici quelques mois et avais décidé que Google était une entreprise sérieuse et digne de confiance. Donc j’ai tout importé de mes autres comptes Hotmail, Yahoo…, dans mon unique compte Gmail. J’ai passé environ quatre mois à migrer lentement toute ma présence en ligne : comptes email, informations bancaires, documents professionnels, etc., dans cet unique compte Google, l’ayant déterminé comme étant fiable.


“C’est quelque chose qui me dépasse complétement”



Cela correspond, en termes d’informations, à environ 7 années de correspondances, plus de 4800 photographies et vidéos, mes messages Google Voice, plus de 500 articles enregistrés dans mon compte Google Reader pour mes études (lorsque j’ai fermé mon compte Reader d’origine pour tout regrouper dans mon unique compte portant mon nom, j’ai ré-enregistré plusieurs centaines d’articles et de flux moi-même, à la main, un par un dans ce nouveau compte, celui que vous avez fermé et dont j’ai maintenant perdu tous les articles). J’ai également perdu tous mes favoris, ayant utilisé Google Bookmarks.
J’avais migré mes favoris d’ordinateur à ordinateur pendant peut-être 6 ans, environ 200, et je les ai finalement tous envoyés sur Google Bookmarks, content d’avoir trouvé une solution pour les migrer et content de me préserver de leur perte. J’ai aussi perdu plus de 200 contacts. Nombreux sont ceux pour lesquels je n’ai pas de sauvegarde. J’ai aussi perdu l’accès à mon compte Google Docs avec des documents partagés et des sauvegardes de fichiers archivés. J’ai par ailleurs perdu l’accès à mon calendrier. Avec cela, j’ai perdu non seulement mon propre calendrier personnel avec des rendez-vous chez le médecin, des réunions et autres, mais j’ai aussi perdu mes calendriers collaboratifs que j’avais créés et pour lesquels plusieurs heures de travail humain ont été nécessaires, des calendriers communautaires qui sont maintenant perdus.
Aucun de ces calendriers n’était non plus sauvegardé. J’ai également perdu mes cartes Google Maps sauvegardées et mon historique de voyages. J’ai perdu mes dossiers de correspondances médicales et diverses notes très importantes qui étaient attachées à mon compte. Mon site web, un compte Blogger pour lequel j’ai acheté le domaine via Google et que j’ai conçu moi-même, a été aussi désactivé et perdu. Pensez-vous réellement que je ferais sciemment quelque chose qui mettrait en péril autant de données personnelles et professionnelles ? Au fur et à mesure que les jours passent, je suis certain que je vais prendre connaissance d’autres choses que Google a détruites dans la désactivation injustifiée de mon compte. Je suis seulement trop en colère en ce moment pour réfléchir correctement et tout passer en revue. Pourquoi quelqu’un confierait-il quoi que ce soit à “l’informatique dans les nuages” après ce que j’ai traversé ? C’est quelque chose qui me dépasse complétement.
Je voudrai aussi préciser que je suis en fait un client payant, au point que j’ai acheté mon domaine via Google et j’ai aussi acheté de l’espace de stockage supplémentaire.
J’aimerais attirer votre attention sur d’autres éléments : je suis en ce moment en train de soumettre ma candidature pour les études supérieures. Je recevais occasionnellement des courriels de professeurs et d’autres personnes que je n’attendais pas et dont je n’avais pas les coordonnées. Ceci entraînant qu’en plus de mes amis et de ma famille à l’étranger ou des gens qui ne pouvaient pas me joindre autrement, ces personnes recevront maintenant un message de Google leur signalant que mon adresse électronique n’existe pas. Et j’ose imaginer que certains d’entre eux n’auront pas le temps de trouver d’autres moyens de contacter un candidat à qui ils faisaient une faveur en faisant le premier pas.
J’aimerais attirer votre attention sur d’autres éléments : j’ai été ce que l’on pourrait appeler un supporter enthousiaste de Google en tant qu’entreprise. Étant un utilisateur de la première heure, on pourrait presque dire que j’ai été un apôtre du travail de Google. Google sortait ses produits prématurément, et je contribuais au feedback sur ces produits. Lorsque Google a réussi son coup politique en Chine en re-routant les serveurs vers Hong-Kong, j’ai applaudi et j’ai posté des articles à ce sujet sur tous mes réseaux sociaux, et j’ai fait la remarque, par ces mots, à plusieurs personnes que je connais : “ils l’ont fait avec classe et dignité”. J’ai également convaincu l’entreprise pour laquelle je travaillais de migrer vers Google Business Apps et d’utiliser les Google Apps pour à peu près tout. Je les ai aussi encouragés à acheter de l’espace de stockage avec Picasa pour construire notre base de données d’images. De plus, j’ai convaincu presque toute ma famille et mes amis d’ouvrir un compte Google ou Gmail dans les deux dernières années, et j’ai montré aux gens comment les utiliser et leur ai expliqué les bénéfices de Chrome sur les autres navigateurs. J’ai même des actions Google.


“S’il vous plait, aidez-moi, mon compte a été désactivé et je ne sais pas pourquoi !”



J’aimerais attirer votre attention sur d’autres éléments encore : je ne suis pas fâché que Google ait suspendu mon compte s’ils pensent qu’il a été corrompu, mais je suis absolument furieux qu’ils aient suspendu mon compte sans me prévenir, sans même me donner une raison, et sans me donner quelque moyen que ce soit pour le réactiver, et ensuite ignorer toutes mes tentatives de trouver un interlocuteur. Aucun autre prestataire de service Internet ne se comporte ainsi. Je comprends que Google ne puisse pas offrir de l’aide personnalisée pour chaque demande de ses utilisateurs, mais quand une société comme Google a pris une position de monopole sur des pans entiers de l’Internet, elle a le devoir de se montrer responsable envers leurs clients quand des évènements comme ceux-ci arrivent. J’ai utilisé tous les forums d’aide : en vain. Et cela n’a fait que me mettre davantage en colère. Je ne vais pas prendre la peine de citer toutes les conversations absurdes que j’ai eues, elles sont trop nombreuses et elles vont seulement me rendre de plus mauvaise humeur.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est quand un “top contributeur” a déplacé le fil de la discussion du forum d’aide initial sur lequel je postais vers un autre forum sans ma permission. Puis, quelques jours plus tard, un autre “top contributeur” a laissé un message indiquant que le fil se trouvait dans le mauvais forum et a fermé la conversation, m’empêchant dorénavant au même titre que n’importe quelle autre personne d’y participer ou de faire des progrès. Les forums d’utilisateurs ne sont pas des sources d’information contrairement à ce que pense Google. Et la seule fois qu’un employé de Google a contribué dans mon fil, cela a été pour dire que ma question n’était pas posée dans le bon forum, et pour me dire que j’aurais dû poster dans le forum où je l’avais initialement placé. Cela s’est produit quand j’ai reposé sans arrêt les mêmes questions. En voici un exemple :
- Moi : S’il vous plait, aidez-moi, mon compte a été désactivé et je ne sais pas pourquoi !
- Utilisateur 1 : Connectez-vous simplement au tableau de bord et faites quelque chose.
- Moi : Je ne peux pas, mon compte a été désactivé.
- Utilisateur 2 : Salut, je viens juste de voir votre post. Pouvez-vous vous connecter à votre compte et me dire ce que quelque chose dit ?
- Moi : Mais puisque JE VOUS DIS que JE NE PEUX PAS me connecter à mon compte !
- Utilisateur 1 : Ok, ne vous énervez pas, pouvez-vous faire quelque chose qui implique que je sois connecté ?
- Moi : Mais NON ! Je ne peux pas DU TOUT me connecter à mon compte !!!
Puis la conversation a été fermée par quelqu’un et j’ai abandonné, après 5 jours. Je comprends la philosophie qui est derrière les forums modérés par les utilisateurs eux-mêmes. Mais dans de nombreux cas, les problèmes sont hors de portée des autres utilisateurs. Je ne demande pas comment activer les émoticônes dans une signature Gmail ou comment modifier ma photo de profil. Mon problème est un problème grave pour lequel une voie de secours sérieuse devrait être disponible. Je pense mettre le doigt sur une critique valide des insuffisances de l’aide gérée par les communautés d’utilisateurs en ligne. Google a mis en place une gestion type Ferme des Animaux sur son site avec des utilisateurs qui pour la plupart sont bien intentionnés mais complètement incapables de prendre des décisions à un niveau administrateur ou d’offrir de l’aide à un tel niveau.
Et cela peut fonctionner en douceur aussi bien pour l’utilisateur que pour l’entreprise, du moment que l’entreprise reste impliquée et prend ses responsabilités quand la résolution d’un problème est entièrement hors de portée d’un autre utilisateur. Google ne fait pas cela.

“Comme dans un cauchemar kafkaïen”

Je me fiche qu’un service Google soit gratuit. C’est Google qui adopte l’approche : “Vous n’aimez pas ? Tant pis, de toutes façons c’est gratuit”. Gratuit ou non, tous les utilisateurs sont dans l’orbite de Google et c’est en nous montrant des publicités que Google a gagné ses milliards de dollars. Il n’y a pas d’autre société cotée en bourse et du niveau de Google qui ne propose pas un support simple et complet à ses utilisateurs.
En plus des forums, j’ai également rempli tous les formulaires et demandes que j’ai pu trouver, et tenté de contacter chaque bureau et même chaque personne dans les deux bureaux de Manhattan. Mais pas une seule personne n’a été capable de m’aider, ce que je trouve choquant et exaspérant comme dans un cauchemar kafkaïen. Un employé m’a même répondu qu’il ne savait pas ce que je devais faire, ajoutant : “Honnêtement, je n’utilise même pas Google” !
Après avoir exploré tous les canaux possibles pour obtenir de l’aide, j’ai finalement été contacté tout à coup par un employé de Google qui a vu par hasard mes protestations sur Twitter, un service que j’ai utilisé suite à l’absence complète de support à la clientèle de Google. Il a dit qu’il allait essayer de contacter des personnes chez Google pour m’aider à restaurer mon compte. Après plusieurs échanges d’emails avec lui, il m’a rapporté qu’il avait parlé à quelqu’un de chez Google qui lui a dit que mon compte avait été désactivé, sans lui dire pourquoi. Il a essayé d’expliquer que ça devait être une erreur, mais ils ne pouvaient pas se l’expliquer eux-mêmes.
Alors Google, voici autre chose à laquelle je voudrais que vous réfléchissiez. L’un de vos propres employés est allé vers vous pour moi et vous a indiqué que vous aviez désactivé mon compte par erreur, et votre réponse a été : “non, on est presque sûr que non”. Votre propre employé a dit : “écoutez, j’ai parlé à cette personne et je pense qu’une erreur a été faite, vous devriez revérifier ou lui parler”. Et à nouveau, votre réponse a été “non, on est presque sûr”. Alors, posez-vous la question, quelqu’un comme moi qui a vu son compte être désactivé se lancerait-il dans une telle campagne vociférante et bruyante pour parler à quelqu’un de chez Google afin de leur expliquer qu’une erreur a été commise et que des années de données importantes ont été détruites, quelqu’un comme moi qui aurait volontairement mené des activités illégales sur son compte ferait-il cela ? Vous avez seulement besoin de bon sens pour répondre.
D’autres éléments : J’ai eu des comptes Hotmail, Yahoo, AOL et Compuserve et jamais l’un de ces comptes n’a été désactivé. Lorsque l’une de ces entreprises pensait que mon compte était compromis, elle m’en a averti et j’ai changé mon mot de passe. Pourquoi Google ne m’a-t-il pas notifié, à l’adresse email alternative que j’ai fournie à l’inscription, avant de prendre la décision de désactiver mon compte ? Cela me laisse perplexe. Si vous dites que j’ai violé certaines Conditions Générales d’Utilisation c’est votre droit, et dans ce cas il est justifié de résilier mon compte. Mais je vous demande maintenant un minimum de preuves de cette violation.
Concernant toute violation, je veux être tout à fait clair : je n’ai causé aucune infraction aux Conditions Générales d’Utilisation. Si Google pense que quelque chose a été fait de mon côté, je les défie de me dire ce que c’est. Je n’ai d’aucune façon violé de Conditions d’Utilisation, c’est un fait. Je voudrais signaler que quelques jours avant que mon compte ne soit désactivé j’obtenais des messages d’erreur quand j’essayais d’accéder à Google.com via Chrome. Je sais que je ne suis pas la seule personne que je connais à qui cela est arrivé. Mes amis et membres de ma famille utilisant Chrome obtenaient des messages d’erreur en essayant d’accéder à Google.com. Je pense que c’était des avertissements de redirections ou de certificat du site. J’ajoute que mon compte Google Plus se comportait de façon étrange lui aussi avant la désactivation de mon compte. Mais je lance des vérifications antivirus régulièrement et je n’ai jamais eu de virus. Une quelconque “violation perçue” est une méprise de la part de Google, ceci aussi est un fait.

La menace Google

Vous avez coupé mes moyens de communication, perturbé ma vie personnelle et professionnelle, détruit de larges parties de mes données personnelles et professionnelles, m’avez accusé de quelque chose sans me dire de quoi, avez bloqué toute communication directe avec mon accusateur, et ne m’avez donné aucune possibilité de faire appel de cette décision ou de parler à quelqu’un des faits connus dans cette affaire. Cette entreprise se dirige vers une voie très, très menaçante, si elle continue ainsi.
Plusieurs appels ont été faits à l’ONU pour que l’accès à Internet, aux communications essentielles et aux services d’information deviennent des Droits de l’Homme. En Grèce, en Espagne, en France et en Scandinavie, cela a déjà été accordé. Ce ne sera pas long avant que des lois ne soient mises en place concernant les comptes personnels utilisés pour accéder à ces services de communication et d’information, et des lois régulant la sauvegarde des informations personnelles contenues dans ces comptes, comme les correspondances. Il est impardonnable qu’une entreprise telle que Google, qui fait tant de déclarations sur les bonnes pratiques dans les domaines de la communication et de l’information, n’ait pas pris d’elle-même l’initiative et ait à la place choisi de traîner les pieds tant qu’elle n’y est pas contrainte par les gouvernements.
Les entreprises comme Google profitent des lois actuelles et écrivent dans leurs Conditions Générales d’Utilisation des choses telles que :
…vous accordez à Google le droit permanent, irrévocable, mondial, gratuit et non exclusif de reproduire, adapter, modifier, traduire, publier, présenter en public et distribuer tout Contenu que vous avez fourni, publié ou affiché sur les Services ou par le biais de ces derniers.
(NdT : Tiré directement de la version française)
Ces conditions ne sont pas viables et je ne doute pas qu’elles seront modifiées à un moment ou à un autre à l’avenir. De nombreux grands médias, tel que le Washington Post, ont déjà commencé à scruter Google et d’autres entreprises qui ont choisi d’imposer de telles drastiques conditions à leurs clients. Voir Google agir de la sorte est infect et inexcusable.
Et je m’inquiète réellement de l’avenir de la dissidence sociale et politique qui devra se battre pour exister dans l’œil du cyclone formé par les réseaux sociaux et l’actuelle politique de Google. Un climat dans lequel la Responsable de la Vie Privée chez Google, Alma Whitten, a encensé YouTube comme un moyen pour les activistes politiques de poster du contenu de manière anonyme. Quelques mois plus tard, une nouvelle décision interne éliminait tranquillement toute possibilité de publier anonymement.


“J’ai toujours été un apôtre et un fidèle de Google. Aujourd’hui c’est terminé.”



Je tiens aussi à mentionner qu’en aucun cas je n’ouvrirai un autre compte Google.
Comme je l’ai déjà dit, j’ai toujours été un apôtre et un fidèle de Google. Aujourd’hui c’est terminé. Je vais en finir avec les Google Apps qu’utilise mon entreprise et laisser tomber tous les autres produits Google que j’utilise, même les services comme Google News que je consultais auparavant plusieurs fois par jour. J’étais même sur le point de remplacer mon iPhone par un téléphone tournant sous Android. Au lieu de cela, je vais dépenser la même énergie que je consacrais à encenser Google à dénoncer cette entreprise que je considère désormais comme extrêmement nuisible et aux pratiques honteuses. Je vais écrire à mon sénateur, vendre mes actions et contacter ma banque à propos de l’argent que j’ai versé pour le domaine et l’espace de stockage qui sont à présent inaccessibles. Je vais faire pression sur Google par tous les biais possibles pour qu’ils m’expliquent ce qu’ils ont perçu comme une violation de leurs Conditions d’Utilisation. Ces conditions que Google nous présente lors de l’ouverture d’un compte : “Google se réserve le droit de clore votre compte à n’importe quel moment, pour n’importe quelle raison, avec ou sans préavis” ne sont pas des termes défendables (pour certains points, je pense qu’un tribunal pourrait conclure que ces termes sont inacceptables).
Google est une entreprise à qui les gens confient de nombreuses données personnelles dont ils dépendent fortement. C’est pourquoi Google doit fournir la preuve de ce qui cause la désactivation d’un compte. Une fois de plus, on ne peut pas prendre l’argent des gens et avoir un monopole sur des pans entiers de l’Internet sans montrer un minimum de responsabilité vis-à-vis de ses clients. J’ose espérer que Google sera forcé de fournir un moyen de récupérer ses données personnelles telles que sa correspondance ou ses contacts lors de la fermeture d’un compte.
Le fait que pour le moment Google n’offre pas cette option lorsqu’il désactive arbitrairement le compte d’un utilisateur ne fait qu’ajouter l’insulte aux dommages causés.
Quand je pense à tout le business que j’ai fait faire à Google, à tout l’argent que j’ai apporté à cette entreprise, à tous les gens que j’ai convertis de Yahoo ou d’Hotmail, à tous les prêches que j’ai faits envers Android, à tout le travail que j’ai consacré à la souscription de mon entreprise à Google Apps, ça me met en rage et je regrette tout ce que j’ai fait. Et je vais faire tout ce qui est humainement possible pour défaire toutes ces actions, ainsi que pour mettre Google sous pression pour qu’elle devienne une entreprise plus responsable.
Honte à vous et à vos associés ainsi qu’à vos employés qui tolèrent de telles pratiques d’entreprise déplorables, déshonorantes et répréhensibles !

Article initialement publié sur Framablog sous le titre “Google m’a tuer”.
Traduction Framalang : Marting, Slystone, Siltaar, Juu, Padoup et Goofy.
Illustrations Cc FlickR: tangi_bertingabrielsaldanapsddullhunk
Image de Une © Fotolia