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Une nouvelle molécule pour le traitement de la dépression
Anxiété et dépression sont des troubles de l'humeur fréquemment associés à des douleurs chroniques pour lesquels les médicaments actuels (antidépresseurs, antalgiques) ont une efficacité encore très limitée. Des chercheurs du Laboratoire d’Innovation Thérapeutique (CNRS / Université de Strasbourg) et de l’Université Paris Descartes viennent de découvrir une molécule originale (ANA-12) ouvrant des perspectives thérapeutiques inédites dans ce domaine. Ces résultats sont parus le 2 mai dans le Journal of Clinical Investigation.La dépression est une maladie qui, pour diverses raisons, est associée à une perturbation du fonctionnement du cerveau. Le mécanisme d'action des antidépresseurs est généralement lié à un effet sur les neurotransmetteurs (en particulier la sérotonine et la noradrénaline).
En ciblant une voie de signalisation nouvelle très en amont de la plupart des traitements actuels, les chercheurs viennent de découvrir une molécule originale (ANA-12) ouvrant des perspectives thérapeutiques inédites dans le traitement de l’anxiété et de la dépression. Cette molécule, repérée par un criblage informatique de plus de 3 millions de candidats, empêche sélectivement la reconnaissance d'un facteur de croissance neuronal (BDNF) à son récepteur cible (TrkB). Administré à la souris, ANA-12 montre des propriétés anxiolytiques et antidépressives remarquables. Actuellement elle est également à l'étude dans divers modèles animaux de douleur chronique.
La possibilité de moduler, par des petites molécules, cette nouvelle voie de signalisation au cœur du développement et de la maintenance des neurones ouvre un champ d'investigation considérable aux neurobiologistes qui étudient le rôle du BDNF et de son récepteur TrkB dans de nombreuses pathologies (anxiété, dépression, addiction, épilepsie, maladies neurodégénératives). Elle offre enfin à plus long terme, de nouvelles perspectives thérapeutiques qui permettraient de mieux traiter les maladies neuropsychiatriques.
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