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mercredi 19 juin 2024

Découvrez les ALGUES SECRÈTES qui refroidissent naturellement la planète!#survival#climatechange

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🌊🌡Découverte : ces microalgues océaniques insoupçonnées produisent un gaz naturel clé pour refroidir le climat ! Une pièce majeure pour comprendre la régulation du réchauffement par les interactions océan-atmosphère. #Algues #Climat #Refroidissement*

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lundi 20 février 2023

C'était mieux avant. Nous étions plus écologique que les jeunes d'aujourd'hui

Salut les amis, bienvenue sur ma chaîne YouTube consacrée à la vie d'avant. Dans ce nouvel épisode, je voudrais vous parler de l'époque où les choses étaient différentes, où la vie était plus simple et plus respectueuse de l'environnement. 

Pierre, l'un de mes fidèles abonnés, s'insurge contre les nouvelles générations en affirmant que "les anciens" ont détruit la planète. Mais avant, on lavait les couches des bébés, on faisait sécher les vêtements dehors sur une corde et on avait un réveil qu'on remontait le soir. Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas sans gadgets électriques et on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon. On travaillait physiquement, on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants électriques.

Dans cet épisode, nous allons explorer en profondeur la vie d'avant et comment elle diffère de la vie moderne. Nous allons voir comment on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations et comment les enfants se rendaient à l'école à vélo ou à pied, gardant le même cartable durant plusieurs années. On n'avait qu'une prise de courant par pièce, pas de multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes aujourd'hui.

En fin de compte, nous allons voir comment les petites choses de la vie quotidienne ont changé au fil du temps, et comment il est important de ne pas perdre de vue les avantages et les inconvénients de notre mode de vie moderne. Restez avec moi tout au long de cet épisode pour découvrir les secrets de la vie d'avant. N'oubliez pas de vous abonner et de partager cette vidéo avec vos amis. 



1-Avant l'avènement des couches jetables, il était courant de laver les couches en tissu à la main ou en machine. Cela nécessitait du temps et de l'effort physique, mais cela permettait également de réutiliser les couches à plusieurs reprises, ce qui était plus économique et plus écologique. Les parents devaient également acheter des couches en tissu de qualité, qui pouvaient durer plusieurs années et résister à de nombreux lavages. Cela impliquait également l'utilisation de produits de nettoyage naturels pour éviter d'irriter la peau sensible du bébé. Cette pratique peut sembler dépassée à certains, mais elle offre une alternative plus durable et plus respectueuse de l'environnement que les couches jetables, qui sont souvent jetées après une seule utilisation.


2-Sécher les vêtements à l'extérieur sur une corde. Cette méthode de séchage est non seulement économique, mais elle est également bénéfique pour l'environnement, car elle ne nécessite pas d'énergie électrique.

En effet, avant l'avènement des séchoirs électriques, les gens utilisaient cette méthode pour sécher leurs vêtements. Les vêtements étaient accrochés à une corde ou un fil à l'extérieur, exposés au soleil et à l'air frais pour sécher. Cela permettait de faire des économies d'énergie et d'argent sur la facture d'électricité.

De plus, cette méthode de séchage a également des avantages pour les vêtements eux-mêmes. Les rayons du soleil peuvent aider à éliminer les taches tenaces, tandis que l'air frais peut aider à éliminer les odeurs désagréables. En outre, le séchage à l'extérieur peut aider à préserver la qualité des vêtements en évitant le rétrécissement ou la déformation causée par un séchage à haute température dans un séchoir électrique.

Aujourd'hui, bien que les séchoirs électriques soient devenus la norme, il est encore possible de pratiquer cette méthode écologique de séchage en extérieur, même si cela dépend des conditions météorologiques et de l'espace disponible à l'extérieur de la maison. De plus en plus de gens choisissent de revenir à cette pratique pour des raisons économiques et écologiques, ou tout simplement pour retrouver une touche de nostalgie d'une époque révolue.


3-La pratique de remonter le réveil le soir pour le faire fonctionner le lendemain matin. Avant l'avènement des réveil  électriques, il était courant d'utiliser des réveils mécaniques, équipés d'un système d'engrenages et de ressorts qui devaient être remontés régulièrement pour fonctionner. Cette tâche quotidienne était généralement effectuée le soir, avant de se coucher, afin d'être prêt pour le lendemain matin. Cela nécessitait une certaine discipline et un sens du temps, car il était facile de se tromper et de régler le réveil pour la mauvaise heure. Cette habitude de remonter le réveil le soir était une des nombreuses pratiques qui ont été remplacées par des technologies plus modernes et plus pratiques.


4-« Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas sans gadgets électriques."

Avant l'arrivée des gadgets électriques, la cuisine était un lieu où l'on passait beaucoup de temps et où l'on s'activait beaucoup pour préparer les repas. Les aliments étaient préparés à la main, avec des couteaux, des planches à découper et des ustensiles de cuisine de base. Les ingrédients étaient souvent préparés à partir de zéro, comme la pâte à pain, les sauces, les soupes et les bouillons.

Les repas étaient souvent préparés à partir d'ingrédients locaux et de saison, ce qui signifie qu'il y avait souvent un fort lien entre la cuisine et l'agriculture locale. Les recettes étaient transmises de génération en génération, et chaque famille avait ses propres traditions culinaires.

L'absence de gadgets électriques signifie également qu'il y avait moins de gaspillage alimentaire. Les fruits et légumes étaient souvent épluchés et coupés à la main, ce qui signifie qu'il y avait moins de pertes en raison de la mauvaise coupe ou du gaspillage des parties comestibles.

En somme, la cuisine était un lieu où les compétences culinaires étaient valorisées, où les aliments étaient préparés avec soin et où les traditions culinaires étaient transmises de génération en génération. Même si l'arrivée des gadgets électriques a facilité la tâche de nombreuses personnes, il est important de se rappeler les compétences et les traditions culinaires qui ont été perdues dans le temps.


5-L'utilisation de la force physique pour des tâches comme  tondre le gazon. Dans le passé, les tâches ménagères et les activités extérieures étaient souvent effectuées manuellement, sans l'aide d'appareils électroniques modernes. Par exemple, tondre le gazon signifiait souvent pousser une tondeuse manuelle, ce qui nécessitait une certaine forme de force physique.

Cependant, cette utilisation de la force physique avait également des avantages pour la santé. Les activités physiques étaient intégrées à la vie quotidienne, ce qui permettait de rester en forme sans avoir à faire des exercices spécifiques dans une salle de sport. Cela pouvait également renforcer les liens sociaux, car les tâches ménagères étaient souvent effectuées en famille ou avec des voisins.

En outre, l'utilisation de la force physique pour les tâches quotidiennes était plus respectueuse de l'environnement. Les appareils électroniques modernes nécessitent souvent de l'énergie électrique pour fonctionner, ce qui contribue à la pollution de l'air et de l'eau. En utilisant moins d'appareils électroniques, on peut réduire l'empreinte carbone et préserver l'environnement.

Aujourd'hui, avec la vie moderne, nous passons souvent la majorité de notre temps assis à un bureau ou à la maison, et cela a des effets négatifs sur notre santé. Les tâches physiques peuvent être considérées comme un exercice physique bénéfique pour maintenir un mode de vie actif et sain. De plus, en utilisant moins d'appareils électroniques, on peut réduire la dépendance à l'électricité, qui peut être interrompue en cas de coupures de courant prolongées ou de catastrophes naturelles.


6-Les gens travaillaient physiquement et n'avaient pas besoin d'aller dans un club de gym pour faire de l'exercice. Avant, les gens faisaient beaucoup plus d'activités physiques au quotidien sans forcément s'en rendre compte. Par exemple, pour tondre le gazon, on utilisait une tondeuse manuelle, ce qui nécessitait un effort physique important. De même, pour se déplacer, les gens utilisaient principalement leurs jambes ou leur vélo, ce qui les obligeait à faire de l'exercice en même temps qu'ils se rendaient d'un point à un autre.

Dans la cuisine également, les activités étaient plus physiques. Il fallait hacher les légumes, battre les œufs ou pétrir la pâte à la main, ce qui permettait de brûler des calories et de maintenir une activité physique régulière.

Aujourd'hui, avec la technologie et la modernisation, nous sommes de plus en plus sédentaires. Nous avons des voitures pour nous déplacer, des gadgets électriques pour nous aider dans la cuisine, des machines pour laver les vêtements, etc. Tout cela rend notre vie plus facile, mais elle nous pousse également à être moins actifs physiquement.

Il est donc important de trouver des moyens de maintenir une activité physique régulière dans notre vie quotidienne, que ce soit en allant au club de gym, en faisant du sport en plein air, ou simplement en trouvant des moyens d'être plus actifs dans nos tâches quotidiennes. Cela peut aider à améliorer notre santé physique et mentale, ainsi qu'à réduire le risque de maladies liées au manque d'activité physique.


7-À une époque, les rasoirs n'étaient pas jetables. Les lames étaient conçues pour être remplacées à mesure qu'elles s'émoussaient, plutôt que de jeter tout le rasoir. Cela signifiait que les rasoirs étaient construits avec des matériaux plus durables et de meilleure qualité. Les lames de rasoir étaient disponibles dans les magasins et étaient souvent moins chères que l'achat d'un nouveau rasoir jetable. Les rasoirs en métal étaient aussi souvent transmis de génération en génération en tant qu'objets précieux et durables. Cette pratique de remplacer les lames de rasoir est aujourd'hui considérée comme plus respectueuse de l'environnement et moins coûteuse à long terme que le jet de rasoirs jetables. En outre, les rasoirs à lame unique ont également connu un renouveau d'intérêt auprès des survivalistes et des amateurs de durabilité en tant qu'alternative aux rasoirs jetables en plastique.


8-Avant, les enfants allaient à l'école à pied ou à vélo. Cette pratique avait plusieurs avantages pour la santé physique des enfants, car elle leur permettait de faire de l'exercice régulièrement. Ils développaient ainsi une endurance et une résistance physique qui les préparaient à affronter les tâches quotidiennes.



En outre, les enfants avaient l'habitude de porter leur cartable sur le dos et de le garder pendant plusieurs années. Les cartables étaient solides et conçus pour durer longtemps, ce qui évitait aux parents d'en acheter de nouveaux chaque année. Les enfants devaient donc être soigneux avec leur cartable et le traiter avec respect pour qu'il puisse durer longtemps.

Cette pratique avait également un avantage écologique en réduisant la production de déchets. En effet, le fait de garder le même cartable pendant plusieurs années évitait de jeter des cartables usagés chaque année.

Enfin, cette pratique était un moyen pour les enfants de prendre leurs responsabilités et de faire preuve d'autonomie. En portant leur propre cartable, ils devaient apprendre à organiser leur travail, à prendre soin de leurs affaires et à gérer leur temps pour arriver à l'école à l'heure.


9-Le fait que les prises de courant étaient limitées dans les maisons, contrairement à aujourd'hui où les multiprises sont courantes pour alimenter tous les accessoires électroniques. Dans le passé, il n'y avait qu'une seule prise de courant par pièce, et il fallait donc choisir avec soin les appareils à brancher. Cette limitation avait des avantages, car elle limitait la consommation d'électricité et réduisait le risque de surcharge électrique. Les gens étaient également plus conscients de leur consommation d'électricité et apprenaient à économiser l'énergie en éteignant les lumières et les appareils lorsqu'ils n'étaient pas utilisés. Aujourd'hui, avec l'abondance des prises de courant et des multiprises, il est facile de tomber dans l'excès et de gaspiller de l'énergie. Les survivalistes prennent souvent en compte cette limitation dans leur préparation en ayant des plans de secours en cas de panne de courant et en utilisant des sources d'énergie alternatives telles que les panneaux solaires.


En conclusion, la vie d'avant était bien différente de celle d'aujourd'hui, mais cela ne veut pas dire qu'elle était meilleure ou pire. Cependant, il est indéniable que certains choix que nous faisons aujourd'hui ont un impact négatif sur l'environnement et notre qualité de vie. Il est donc important de réfléchir à notre consommation et à nos habitudes, et de faire des choix plus durables pour protéger notre planète et notre santé.

Si vous souhaitez adopter des habitudes plus durables, voici quelques recommandations pratiques :

En adoptant ces habitudes, vous contribuerez à préserver notre planète pour les générations futures tout en améliorant votre qualité de vie.


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mardi 20 décembre 2022

Les raisons pour investir dans les panneaux solaires

Source des images:
https://pixabay.com/fr/photos/panneaux-solaires-2685357/

Les raisons pour investir dans les panneaux solaires

Ces dernières années, l'installation des équipements d'énergie solaire est de plus en plus fréquente. Plusieurs personnes n'aiment pas se lancer, car le prix de l'installation est un peu cher. Par contre, les panneaux solaires représentent plusieurs avantages. 

Une énergie écologique

L'énergie donnée par les panneaux solaires est une énergie verte. Il ne dépend pas des produits chimiques, c'est donc une énergie agréable pour l'environnement. Cela réduit l'empreinte carbone des hommes. Les panneaux solaires ralentissent également le changement du climat. De plus, le soleil est une énergie sans faille qui ne s'épuise jamais.

Une installation rentable à long terme

C'est sûr que l'installation de l'équipement du panneau solaire est chère. Par contre, il est rentable à long terme. Les panneaux solaires photovoltaïques ont une durée de vie de 30 ans et vous pouvez rentabiliser votre achat dans les 15 ans qui suivent. Profitez donc de l'énergie solaire pendant 15 ans ou même plus. La plupart des constituants diminuent également le prix. Vous pouvez vous rendre sur ce site pour retrouver plusieurs informations sur ce sujet.

Une réduction de factures sur l'électricité

Si vous voulez produire de l'énergie avec des frais pas très chers, la photovoltaïque peut vous en donner la possibilité. Dans le monde, il existe plusieurs organismes comme l'ADEME (Agence de l'Environnement et la Maîtrise de l'Énergie). Cette agence vous apporte une aide pour rendre rentables vos équipements solaires.

Une rétribution

En France, il existe une loi qui rétribue un prix de service pour les gens qui choisissent l'énergie verte. Vous pouvez aussi faire une convention de plusieurs années avec L'EDF EA SOLAIRE qui vous peut vous racheter un surplus d'énergie juste pour 0,20 €/kWh. C'est un grand avantage par rapport aux classiques et plus de centaines d'euros classés par mois. Mais faites attention, car si les 20 sont passés, vous ne pouvez plus revendre votre énergie. Par contre, la consommation d'énergie que vous produisez est encore possible.

mercredi 5 octobre 2022

Quels blogs consulter sur l'environnement et le recyclage ?

Que ce soit pour comprendre l'actualité législative ou la nouveauté scientifique des questions environnementales, retrouvez des mines d'informations dans ces blogs suivants.

Capteurs d'Avenir

Pour ce qui souhaite s'informer sur l'actualité de l'environnement, le blog Capteurs d'Avenir reste l'une des meilleures références. Sur cette plateforme, on retrouve plusieurs thématiques différentes, dont l'Agriculture, le recyclage, l'eau, la biodiversité, l'air, le plastique et bien d'autres encore. Ces divers domaines se placent au cœur même des préoccupations environnementales de nos jours.

ID, l'Info Durable

Comme son nom nous laisse déjà entendre, sur Info Durable, vous allez trouver des informations en continu en rapport au développement durable. L'ID explique les grands enjeux environnementaux du monde moderne tout en abordant des solutions innovantes. C'est un site qui ressemble plus à un média qu'à un blog. Il aborde aussi des sujets qui sont plus accessibles au grand public afin d'avoir une idée d'une multitude d'initiatives.

Eco-blog.fr

Conseils pour limiter ses déchets, gestes simples et écologiques... Eco-blog se démarque des autres sites par sa ligne éditoriale sur pratico-pratique. Il adopte une approche originale afin de permettre de diminuer l'empreinte écologique. Le site internet compte un bon nombre de sujets simples et à la portée de chacun. Il s'agit d'un blog qui s'adresse avant tout aux personnes cherchant des billes pour agir au quotidien.

Natura Sciences

Nature Sciences est un site complet qui aborde de nombreuses problématiques tout en apportant des solutions adaptées. Avec ses articles de fond, vous allez mieux comprendre notre mode de vie et de consommation actuel. Ce webzine est souvent considéré comme le journalisme de solution. Ce qui n'est pas faux de dire que ce site internet en est même l'une des incarnations numériques par excellence.

Eco-emballages

Eco-emballages met à votre disposition une information bien ciblée pour chaque public, dont le grand public, les juniors, les entreprises, les collectivités ou encore les associations. Ce qui plait aussi à ce site internet est l'interface interactive dédiée aux plus jeunes. On peut y retrouver un jeu avec trois éditions par an « éco-juniors », un magazine pour apprendre aux jeunes les principes de l'écocitoyen. Le magazine Eco-emballages est téléchargeable gratuitement en ligne.

mardi 16 février 2021

Débat scientifique sur le déclin des insectes

Les hyménoptères figurent parmi les catégories d’insectes les plus touchées par les pesticides. Luc Durocher/Flickr, CC BY-NC-SA

Le recul de la biodiversité, le réchauffement climatique, l’origine de certaines pandémies : ces faits sont établis depuis des décennies, notamment par des panels internationaux de scientifiques qui font consensus, à l’image du GIEC ou de l’IPBES.

Dans ce contexte, et pour la première fois, L’Académie des sciences vient d’émettre un avis très clair sur le déclin des insectes et l’urgence d’agir.

Sur ces sujets subsistent encore des polémiques issues de sources diverses, le plus souvent sans fondement scientifique, voire au-delà de toute rationalité. Et il existe aussi des controverses entre scientifiques. Les médias s’y engouffrent, les réseaux sociaux s’en nourrissent, le public s’y perd.

L’exemple actuel de la pandémie de Covid-19 et de ses nombreux « scandales » vécus par tous – que ce soit à propos des masques, de la chloroquine ou des vaccins – rend tout cela très concret.

C’est qu’il y a souvent une confusion entre « la science en train de se faire » – où la controverse peut occuper une place de choix, habituellement restreinte aux échanges dans les revues spécialisées et les congrès – et la médiatisation immédiate de ce processus « immature » (car en cours et non abouti).

À lire aussi : De la controverse scientifique au débat de société

Les scientifiques peinent eux-mêmes parfois à s’y retrouver dans la masse de publications accessibles sur tel ou tel sujet non directement compris dans leur domaine d’expertise. Et il n’est pas rare non plus d’être démuni dans sa propre spécialité, lorsque certains confrères compliquent trop l’exercice de la science, voire font preuve de mauvaise foi.

Il faut alors revenir à un examen attentif, en vérifiant par exemple l’ensemble des publications pouvant servir de sources aux articles scientifiques. Le processus de peer reviewing (le fait pour une revue spécialisée de soumettre les articles à l’approbation de pairs qui servent d’arbitres) est censé jouer ce rôle en partie. Mais c’est aussi et avant tout le travail des auteurs de ces articles de vérifier leurs bases de données.
La nécessité de la vérification

C’est à ce lent et fastidieux travail de vérification que se sont attelés la chercheuse Marion Desquilbet (Inrae) et ses collègues au sujet d’une méta-analyse parue en avril 2020 dans la revue Science sur le déclin des insectes. Cette étude modulait les travaux précédents et se voulait rassurante. Pas si grave ni si rapide que cela, le déclin des insectes ?

Il a fallu regarder de plus près et le fruit des investigations de Marion Desquilbet et de ses collègues a été publié en décembre 2020, toujours dans la revue Science.

Des faiblesses ont ainsi été mises à jour sur environ les deux tiers des publications utilisées dans la méta-analyse d’avril 2020. Le plus dérangeant étant l’agrégation d’études sur des approches spatio-temporelles très différentes (du local au global, études sur 2 ans ou à plusieurs décennies) et un mélange d’expériences naturelles (observations dans des contextes non expérimentaux) et d’expériences de type « mésocosmes » (dans des milieux reconstitués)

On pouvait donc légitimement penser que le résultat d’un tel amalgame conduirait à une sorte de combinaison d’effets différents – positifs, négatifs, neutres – pouvant mener à un résultat global significatif, une sorte de tendance arithmétique.







Abeille à longue corne Eucera (France). Comme tous les hyménoptères, les pollinisateurs sauvages sont très sensibles aux pesticides. Romain Garrouste/MNHN, CC BY-NC-ND
Le rêve du big data

Mais revenons aux méta-analyses : elles se proposent d’étudier des données sur la base de connaissances établies, avec des objets parfois disparates pour lesquels on recherche des tendances générales, des corrélations originales, des associations discrètes, mais intéressantes.

Bref, c’est une sorte de big data des publications où l’on mettrait tout ensemble pour appuyer ensuite sur quelques boutons – ceux des logiciels d’analyses statistiques ou de modélisation qui permettraient de nous donner de « vrais » résultats non biaisés. C’est ici le grand rêve de ces big data, où la puissance de l’analyse permettrait de s’affranchir des erreurs initiales (mauvais protocoles, erreurs de saisies, statistiques inappropriées, etc.) et de méthodologie de constitution du corpus à analyser (la base de données de publications).

Reste que le plus important pour une information, c’est qu’elle soit exacte et vérifiée avant d’être incorporée dans les bases de données. Cette règle vaut évidemment pour les publications compilées dans ces méta-analyses.

Malgré les discussions autour de ces compilations – comme celle parue au printemps 2020 sur le recul des populations d’insectes – la tendance globale au déclin dans les milieux terrestres est bel et bien confirmée.
La question des états de référence

Cette controverse autour du recul des colonies d’insectes nous inspire plusieurs constats.

Rappelons en premier lieu que les insectes sont difficiles à étudier. Nous les connaissons mal en Europe – il y a de moins en moins d’enseignements naturalistes et taxonomiques – et ils souffrent d’un certain désintéressement. Pour eux, c’est la double peine : on a du mal à évaluer leur déclin, car ils ne nous ont jamais vraiment intéressés ; ils sont de fait trop nombreux et mal connus puisqu’ils ne nous intéressent pas beaucoup !




Prédation d’une mante religieuse sur un lézard Tarentola (France). Romain Garrouste/MNHN, CC BY-NC-ND

Second point, la disparition programmée des insectes, pourtant annoncée dès 1962 dans Le Printemps silencieux de Rachel Carlson, n’a jamais vraiment représenté une priorité pour la science. Autrement, les évaluations du danger des insecticides auraient reçu une tout autre attention. Quant aux études à long terme, elles auraient été lancées de longue date, s’appuyant sur des réseaux d’« observatoires » ou des sites ateliers comme on en trouve aujourd’hui.

Il n’existe donc, on le comprend, aucun protocole, aucune initiative à une échelle suffisamment large, et qui ai commencé suffisamment tôt, pour donner un état de référence de la situation des insectes.

Il est à ce titre intéressant de rappeler que c’est à une société savante d’amateurs que l’on doit les 27 années de données ayant permis à des chercheurs allemands de publier en 2017 dans la revue PLOS One un article sur le déclin global des insectes outre-Rhin qui a valeur d’exemple.

Dernier constat : si l’on a longtemps cru que les sciences participatives pourraient résoudre bien des problèmes de recherche sur la biodiversité – chaque citoyen pouvant potentiellement contribuer à la collecte de données –, elles ne peuvent toutefois régler les questions des états de référence dans lesquels s’engouffrent les contradicteurs, qu’ils soient de bonne ou de mauvaise foi.
Au-delà des controverses, un constat partagé

C’est donc bien de l’absence de programmes à long terme et des états de référence qui en découlerait pour comprendre la tendance et les changements d’état de la biodiversité dont nous souffrons et qui alimente les controverses.

Si des problèmes spécifiques à l’exercice de la science persistent de façon évidente, comme le souligne le débat autour de la méta-analyse évoquée plus haut, des milliers d’observateurs et des dizaines d’études locales ou nationales font sur le terrain le même constat d’un recul sans précédent du vivant.

Autrement dit : est-on toujours obligé d’avoir la preuve de cette action dans la nature quand on connaît les difficultés de ces expériences – dont celles liées répétons-le à l’absence d’état de référence –, et la pollution globale de nos écosystèmes

C’est un peu comme si nous avions la preuve d’une action délétère d’une molécule persistante sur des cultures cellulaires et que l’on doutait de son action sur l’organisme : on connaît le mode d’action de molécules comme les néonicotinoïdes, pour ne citer qu’elles ; on sait les mesurer partout dans l’environnement… Comment alors peut-on imaginer l’absence d’effet à l’échelle des biocénoses et des écosystèmes ?

Cette pollution généralisée (au demeurant tout à fait mesurable) réclamerait sans doute un ré-ensauvagement de la planète… A minima, une sérieuse réévaluation écotoxicologique des molécules que nous épandons par milliers de tonnes depuis des décennies. Sur les insectes, sur les biocénoses, sur les écosystèmes et sur nous-mêmes.

Une recherche de transition est nécessaire pour comprendre et corriger ce qui se passe dans nos écosystèmes. Elle passe par l’établissement d’états de références pour la science du futur ou de la recherche de compensation de leur absence en innovant, par exemple, dans l’étude de nos collections ; celles-ci constituent en effet des formes de références dans l’espace et le temps. Comme le souligne l’Académie des sciences dans son tout récent avis, il est désormais urgent d’agir.



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dimanche 31 janvier 2021

La masse des objets artificiels est désormais égale au vivant

Mathieu Bablet, Carbone et Silicium, Author provided (No reuse)

Des chercheurs du Weizmann Institute of Science (Israël) ont publié, le 9 décembre 2020, une étude scientifique dans la revue Nature intitulée « La masse mondiale produite par l’homme dépasse toute la biomasse vivante ». Dès le résumé, une phrase situe clairement le propos :


« Nous constatons que la Terre se trouve exactement à un point de croisement. En 2020, la masse anthropogénique, qui a récemment doublé tous les 20 ans environ, dépassera toute la biomasse vivante mondiale. »

La masse de l’ensemble des objets solides inanimés fabriqués par l’homme est désormais supérieure à celle du vivant. Ce résultat résonne comme une caractérisation quantitative et symbolique de l’Anthropocène.

Deux remarques arrivent immédiatement à la lecture. D’abord, en regardant l’environnement proche d’une bonne partie de la planète, ce constat n’est pas si surprenant. Il y a sur Terre plus de 1 milliard de véhicules, plusieurs milliards de smartphones, ordinateurs et tablettes, des constructions et des routes absolument partout, sans parler de la masse colossale de vêtements… 7 milliards d’humains, massivement équipés, contre 3000 milliards d’arbres sans aucune possession. Peu étonnant donc, mais l’avoir chiffré scientifiquement constitue un violent signal d’alarme.


Les auteurs le soulignent : « Cette quantification à partir de sa masse, de l’entreprise humaine donne une caractérisation quantitative et symbolique de l’époque de l’Anthropocène induite par l’homme ».

« Quantitative » car si la communauté scientifique ne semble pas heurtée par ce résultat, c’est un tour de force d’être parvenu à l’établir et à le rendre robuste après des années de recherche. « Symbolique » car peser la présence de l’homme sur la planète à travers ses traces, ses productions et ses déchets, a le même effet que de se peser soi-même : faire face à un chiffre précis et incontournable, sans négociation possible.

L’éducation scientifique consiste en partie à apprendre à gérer collectivement des réalités incontournables, construites sur des faits établis. « La grande tragédie de la science », écrivait le biologiste Thomas Huxley au XIXe siècle, c’est « le massacre d’une magnifique hypothèse par un fait minable ».
Sous nos yeux, un basculement

La comparaison entre ces deux masses, celle du vivant et celle de nos objets, alerte sur la domination grandissante des humains sur la planète. Mais analyser l’importance de la masse dans cette comparaison « artificiel inerte » et vivant n’est peut-être pas si simple. La masse n’est pas tout : au poids, l’ensemble de tous les virus de la Covid dans tous les corps humains de la planète, reste quantité négligeable. Le SARS-CoV-2 ne se caractérise ni par sa masse, ni d’ailleurs par son énergie, les deux sont ridicules : il a pourtant des conséquences majeures.

Cette étude vient néanmoins nous mettre sous le nez un basculement. Depuis des décennies, des ouvrages démontent la vision d’une planète Terre dont les ressources et les espaces infinis permettraient d’accueillir et de diluer sans dommage toutes les pollutions. Cette conception a sans doute connu son apogée avec l’explosion atmosphérique des mégabombes nucléaires au milieu du XXe siècle. Il n’y a encore que quelques décennies.


L’évolution décrite par cette étude vient s’ajouter à la liste des changements majeurs induits par les bouleversements environnementaux pour révéler que nous sommes entrés dans un autre monde, celui de l’Anthropocène.

Comme le soulignent les chercheurs britanniques Jan Zalasiewicz et Mark Williams, dans leur article publié sur le sujet en décembre dernier sur The Conversation, « le scénario de science-fiction d’une planète artificielle est déjà là ».

Courante dans le cinéma et la littérature de science-fiction, cette vision d’une planète dévorée par l’humain sous-tend en effet de nombreux chefs-d’œuvre. Elle prend la forme de Trantor dans Fondation de Isaac Asimov, l’Étoile de la mort dans Star Wars, Alpha dans l’adaptation de L’Empire des mille planètes chez Luc Besson. Dans une analyse vidéo glaçante du film Soleil vert de Richard Fleischer pour Arte en 2017, l’artiste Dominique Gonzalez-Foerster nous disait sa souffrance devant cette idée.




« Soleil vert » par Dominique Gonzalez-Foerster dans l’émission « Blow up ». (ARTE/Youtube, 2015)
L’humanité, indissociable de la biosphère

Le monde de nos constructions et de nos productions ne génère pas de vie. Il est hors de la biosphère. À l’inverse, les arbres se nourrissent eux d’énergie lumineuse, d’eau et de minéraux. Le végétal produit du vivant à partir de l’inerte, et est à l’origine des chaînes alimentaires dont nous dépendons. À ce jour, nous mangeons encore du vivant pour rester vivants et avoir des enfants, nous plantons dans le sol et nous élevons du bétail.

Pour le reste, bien des productions artificielles nourrissent d’abord notre désir infini, comme le souligne l’économiste Daniel Cohen dans son ouvrage Le Monde est clos et le désir infini.

Le philosophe Baptiste Morizot considère quant à lui dans Manières d’être vivantque, parmi les 10 millions d’espèces vivantes, la nôtre a fait sécession et s’est prise à considérer les autres comme une ressource. Malgré nos efforts dans ce sens, nous ne parvenons pourtant pas à nous émanciper du vivant. La Covid en est la preuve. Nous appartiendrons toujours à la biosphère, qui continuera de s’inviter sans notre permission dans notre monde artificiel.




Baptiste Morizot à l’émission « 28 minutes ». (Arte/Youtube, février 2020).
Donald Trump et la Covid, effet boomerang

Les bactéries et les virus à l’origine des pandémies évoluent rapidement au niveau moléculaire, et nous scrutons impuissants leurs mutations, incapables de contrôler l’immense complexité du vivant.

Nous nous sommes efforcés de contrôler massivement le vivant dans des situations simplifiées, dans le cadre de l’agriculture et de l’élevage intensifs et industriels, construits sur la chimie et la technologie. Mais dans le même temps, nous savons que les pollinisateurs indispensables sont détruits par notre activité même. Certains rêvent pourtant toujours de ce contrôle du vivant comme futur de l’humanité : manipuler le vivant à grande échelle et dans tous ces détails, donc jusqu’à l’échelle moléculaire, pour en faire véritablement une ressource, ce qui rendrait de facto la biosphère cosmétique…

Le retour au réel forcé par le vivant fut probablement la plus grande surprise de Donald Trump, qui fait partie de ces rêveurs. Il n’avait probablement jamais vécu une opposition d’une telle violence à sa volonté. Bien sûr, il n’y a aucune intention chez un virus. Seulement des réactions chimiques entre le virus et le corps de Donald Trump. Ce dernier fait partie des hommes qui ont l’accès le plus facile à la puissance humaine matérielle, caractérisée aussi par une consommation mondiale d’énergies essentiellement fossiles inouïe, de plus de 150 000 TWh par an.

Cela n’a pas suffi face à ce virus, au contraire. Donald Trump n’ayant pas cru les scientifiques, l’épidémie l’a laissé désemparé. L’attitude imperturbable d’Anthony Fauci – le conseiller de la présidence américaine sur la pandémie de Covid-19 – en scientifique impeccable l’a souligné : des jeux de pouvoir et d’influence dans le monde humain n’ont pas suffi car la partie se jouait dans la biosphère.
Accélération exponentielle

Nous disposons désormais de l’essentiel de la connaissance établie et nécessaire pour envisager l’avenir. Reprenant l’étude israélienne publiée dans Nature, Jan Zalasiewicz et Mark Williams soulignent encore dans leur article :


« Au cours des vingt dernières années, la masse anthropogénique a encore doublé pour être équivalente, cette année, à la masse de tous les êtres vivants. Dans les années à venir, le monde vivant sera largement dépassé – cette masse sera multipliée par trois d’ici 2040 si les tendances actuelles se maintiennent. »_

Cette publication dans la prestigieuse revue Nature, tout comme les études sur le climat et l’évolution de la biosphère, le montrent bien : cet emballement artificiel ira assez vite à l’échelle des générations humaines. Il n’y aura a priori pas de grande surprise, en tout cas du côté des bonnes nouvelles. Les travaux scientifiques vont certainement s’intensifier encore sous la pression croissante des conséquences : toujours plus de canicules devenant insupportables, de tempêtes toujours plus violentes, de pandémies tueuses, de mégafeux dévastateurs, de pénuries d’eau, et d’appauvrissement dramatique du vivant…

La Covid nous a confrontés à la brutalité des croissances exponentielles. Celle de la masse anthropogénique en est une autre. Les matériels produits presque à l’infini ont commencé à croître violemment après la Seconde Guerre mondiale, avec les premiers « boomers », la génération de mes parents.

Voitures, avions, machines domestiques, outils numériques ont envahi le monde à une vitesse incroyable. Et cette progression se poursuit, à un rythme proprement insoutenable pour les générations futures.

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