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mercredi 24 septembre 2014

IL JOUIT CENT FOIS PAR JOUR


Dale Decker, 37 ans, a plus de 100 orgasmes par jour depuis 2 ans maintenant. Ce jeune père de famille est l'un des rares hommes au monde a être atteint du syndrome d'excitation génitale persistante (SEGP). Tout a débuté en septembre 2012, lorsqu'il s'est blessé au niveau de la colonne vertébrale en tombant d'une chaise. Sur le chemin de l’hôpital après sa chute, Dale Decker a subi ses 5 premiers orgasmes. Le début d'une longue période d'angoisse pour Dale car depuis, il n'ose plus sortir et rester isolé à la maison, de peur d'avoir un orgasme en public.


Dale Decker vit à Two Rivers dans le Wisconsin, avec sa femme April ainsi que ses deux fils Christian et Tayten. Cette difficile condition a fait perdre beaucoup d'amis à Dale et la relation avec ses fils a également été touché par ce trouble du comportement. Bien que souffrant d'une érection quasi constante Dale et April font rarement l'amour.


100 Orgasms A Day: Freak Accident Leaves Man... par BarcroftTV

jeudi 7 août 2014

MAYOTTE LA PETITE FRANCE EST EN CATASTROPHE !


Quel étrange phénomène, l’île de Mayotte, le petit dernier des départements français, située dans l’archipel des Comores. Près du tiers de sa population concerne des « sans-papiers », soit 70.000 personnes sur 212.645 recensées en 2012.
Arrivés en majeure partie des Comores en kwassa kwassa (grandes barques non adaptées à la violence de l’océan Indien), les migrants clandestins entendent bénéficier de la qualité du système de santé mahorais, dont les soins de maternité. À Mamoudzou, l’hôpital enregistre 8.000 naissances par an dont 70 % sont le fait de Comoriennes en situation irrégulière et dans l’incapacité d’en régler les frais. Il en résulte un conseil général ruiné et ce n’est pas le milliard d’euros injecté par la France chaque année – englouti en quelques mois – qui résout le problème.
« Lampedusa de l’océan Indien », « première maternité de France » sont des qualificatifs assurément non usurpés. À ces situations déjà fort préoccupantes s’ajoute celle des mineurs abandonnés par leurs parents. En 2010, le rapport d’Isabelle Debré, sénatrice des Hauts-de-Seine, mettait en exergue la réalité de « mineurs isolés étrangers en France », au moins 3.000 jeunes – souvent des enfants – que les parents à leur reconduite à la frontière ont « oublié » de déclarer… En plus des deux qualificatifs précédemment cités, celui de « plus grand orphelinat de France » fait aussi la réputation de Mayotte.
L’un des plus grands et des plus beaux lagons du monde devenu département français en 2011 a aussi trois autres particularités. D’abord, si sa langue officielle est le français, les anciens et la plupart des plus jeunes parlent le shimaoré (langue bantoue) et divers dialectes malgaches.
Sa religion, ensuite : 95 % des Mahorais sont musulmans (islam sunnite) ; mais surtout, la société mahoraise est une société basée sur… le matriarcat.
Sa participation aux tâches économiques, à la politique, à la vie associative confère à la femme mahoraise un statut pour le moins détonnant eu égard à la religion islamique que l’on connaît plutôt pour reléguer le sexe féminin à un rôle de mère et de mineur permanent. À Mayotte, biens et maisons appartiennent à la femme, laquelle – une fois ses enfants élevés et sa parentèle installée – peut chasser de son toit mari ou compagnon.
Cette autorité communément admise n’excluait d’ailleurs pas la polygamie. En effet, si cette dernière a été abolie en 2011 – sans effet rétroactif – et approuvé par 95 % des Mahorais, les 5 % contre sa prohibition ont défilé au mois de mai, brandissant des pancartes : « Pourquoi non à la polygamie et oui au mariage gay ? » Il faut dire que quand on court le risque d’être répudié par une femme…
Mais Mayotte souffre indubitablement d’une immigration incontrôlable. Et ce ne sont pas les 21.000 expulsions en 2011 qui améliorent un climat de plus en plus délétère entre les Mahorais et les Comoriens. Dans une île où l’illettrisme atteint 38 % des hommes et des femmes, où le taux de chômage est le plus élevé de tous les DOM (36,6 %), la petite délinquance fait rage.
Doit-on s’étonner de la solution qu’envisage un fonctionnaire de la préfecture à Mayotte : « Le meilleur moyen de lutter contre l’immigration clandestine serait tout simplement de rendre Mayotte aux Comores » ?


mercredi 25 juin 2014

IMAGE DE PUBS FACE AU VRAIS PRODUITS !


lundi 26 mai 2014

UMP: BYGMALION: QUE FAUT-IL EN RETENIR ?

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) – Jérôme Lavrilleux, ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy en 2012 et bras droit de Jean-François Copé, a reconnu lundi un système de fausses facturations à l’UMP pour masquer une « dérive » des dépenses de la campagne présidentielle, tout en dédouanant l’ancien président et le dirigeant de l’UMP.

Ces révélations interviennent à la veille d’un bureau politique décisif de l’UMP, qui pourrait décider du sort de Jean-François Copé à la tête du parti d’opposition, nettement distancé par le Front national aux européennes de dimanche.

Les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy ayant « explosé » dans une proportion « beaucoup plus importante que le volume autorisé », il a été procédé à « une ventilation des dépenses liées à la campagne sur d’autres opérations » pour un montant de l’ordre de 10 à 11 millions d’euros, a expliqué Jérôme Lavrilleux sur BFM TV.

« Il n’y a eu aucune malversation, il y a eu un engrenage irrésistible d’un train qui file à grande vitesse et les personnes qui auraient dû tirer le signal d’alarme ne l’ont pas fait », a-t-il poursuivi, précisant, sans citer de noms, qu’il n’était pas « le seul dans le wagon ».

Elu député européen dimanche, Jérôme Lavrilleux, les larmes aux yeux, a avoué ne pas avoir « eu le courage » de stopper la campagne malgré des « dérapages ».

« Il eut mieux valu jouer la franchise et présenter des comptes sincères mais non conformes », a-t-il déclaré, déplorant une législation française inadaptée en matière de comptes de campagne. Tous les partis, a-t-il affirmé, « usent d’expédients » pour contourner des règles trop strictes.

« COPÉ N’EST EN RIEN MÊLÉ À CELA »

Jérôme Lavrilleux a déclaré n’avoir informé de ces montages financiers ni Nicolas Sarkozy, ni Jean-François Copé, qui était alors secrétaire général de l’UMP.

Il a également dédouané Pierre Lellouche, dont le nom est associé à une prestation fictive, et Bastien Millot, fondateur de Bygmalion, la société organisatrice de meetings.

« Jean-François Copé n’est en rien mêlé à cela », a-t-il dit.

Nombre de responsables de l’UMP réclament toutefois la mise à l’écart du dirigeant de l’UMP le temps des procédures judiciaires et suggèrent l’instauration d’une autorité collégiale transitoire qui pourrait être supervisée par les anciens Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon.

Jérôme Lavrilleux, auquel son mandat d’eurodéputé garantirait l’immunité s’il venait à siéger comme prévu à partir de juillet, a dit réserver ses réponses aux interrogations sur la chaîne de responsabilité à l’UMP aux enquêteurs et aux juges.

« Je sais qui ne me l’a pas demandé »[les fausses factures-NDLR], a-t-il simplement déclaré.

Guillaume Lambert, chef de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, dirigeait la campagne présidentielle de 2012, secondé par Jérôme Lavrilleux, qui veillait à la logistique. Eric Cesari, directeur général des services de l’UMP, veillait également à la gestion de la campagne, notamment.

« J’assume ma responsabilité, (…) j’aurais pu rester planqué chez moi », a dit Jérôme Lavrilleux, une « éminence grise » réputé pour son sang-froid, son efficacité et une loyauté sans faille à l’égard de Jean-François Copé, notamment lors de la guerre de novembre 2012 pour la présidence du parti.

« CHANTAGE ÉCONOMIQUE »

La confession du directeur de cabinet du président de l’UMP, un sacrifice politique en direct, survient après que l’avocat de Bygmalion eut accusé l’UMP de fausses factures en 2012 pour masquer des dépassements de frais de campagne.

La société de communication, a dit Me Patrick Maisonneuve, a été soumise à « un chantage économique » pour établir des fausses factures d’un montant de 11 millions d’euros.

Plusieurs meetings du président sortant avaient été indûment facturés sous l’intitulé « conventions » pour « un montant approximatif de 11 millions » d’euros, comme l’avait révélé Libération.

Les factures étaient « imputées à l’UMP, alors qu’elles auraient dû l’être à l’association de financement de la campagne du candidat, M. Sarkozy, en 2012″ pour « éviter des dépassements probablement de comptes de campagne ». « Soit Bygmalion acceptait cet habillage, soit Bygmalion n’était pas payée », a-t-il dit.

« On parle de ‘l’affaire Bygmalion’, c’est plutôt l’affaire des comptes de campagne du candidat Sarkozy », a-t-il lâché.

Des perquisitions ont eu lieu lundi à l’UMP et dans les locaux de Bygmalion, notamment, a-t-on appris de source judiciaire.

Le Conseil constitutionnel avait invalidé en juillet 2013 les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, déjà contestés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), ce qui privait l’UMP du remboursement par l’Etat de quelque dix million d’euros.

Les plafonds des dépenses électorales s’établissaient en 2012 à 16,851 millions d’euros pour le premier tour et à 22,509 millions d’euros pour le second. Le Conseil constitutionnel avait évalué que le montant des dépenses électorales du candidat UMP excédait de 466.118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé.

L’UMP avait alors lancé avec succès une souscription, baptisée le « Sarkothon », pour permettre au parti de rembourser quelque 11 millions d’euros aux banques créancières. Nicolas Sarkozy avait exprimé sa « reconnaissance » aux militants pour leur mobilisation.

(avec Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

samedi 10 mai 2014

STOP AU CRAN DICTATURE CONTRE ZEMMOUR: LE DROIT DE PENSER

Quand toute la France se bidonne devant Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu, le CRAN monte une garde vigilante. Le Conseil représentatif des associations noires est une association dont le nom évoque directement la couleur de peau et a pour objet « de faire respecter en France l’égalité et la diversité, qui sont [pour lui] des valeurs essentielles ». Elle lutte contre les discriminations raciales, les inégalités sociales, les injustices postcoloniales. On rigole deux minutes en imaginant la création d’un Conseil représentatif des associations blanches et les cris de pucelle effarouchée que cette plaisanterie déclencherait. Fin de la récré, on redevient sérieux.
Le CRAN, fidèle à sa mission, a saisi le CSA et dénonce « Éric Zemmour, après une chronique appelant implicitement à une politique de purification ethnique ». Bigre, rien que ça ! Le trublion du PAF a encore dérapé, si l’on en croit la presse. Il faut dire que le journaliste n’y est pas allé avec le dos de la cuillère :
Seules les sociétés homogènes comme le Japon, ayant refusé de longue date l’immigration de masse, et protégées par des barrières naturelles, […] échappent à cette violence de la rue. Notre territoire, privé de la protection de ses anciennes frontières, renoue dans les villes, mais aussi dans les campagnes, avec les grandes razzias, les pillages d’autrefois, les Normands, les Huns, les Arabes. Les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains, qui dévalisent, violentent ou dépouillent. Une population française sidérée et prostrée crie sa fureur, mais celle-ci se perd dans le vide intersidéral des statistiques.
C’est raide comme de la liqueur d’échalote. Mais qu’est-ce qui choque nos puritains dans ces propos ? Qu’ils soient faux ? L’interdiction des statistiques ethniques les rend indémontrables. Il faut aller faire un tour dans les tribunaux correctionnels pour se faire une opinion personnelle sur la question.
Ce qui les choque, c’est surtout que Zemmour ose le penser. Il est interdit d’aborder la question. Interdit d’évoquer des faits, et d’inviter ses contradicteurs à en débattre sur le fond. Que Zemmour ait raison ou tort, là n’est pas la question. La parade des associations antiracistes consiste à interdire le sujet, à l’exclure du débat public. Il existe, en France, des thèmes qu’il n’est plus possible d’évoquer sans risquer des poursuites par les ligues de vertu. S’il était logique avec lui-même, le CRAN demanderait l’instauration de statistiques ethniques dans tous les domaines, y compris la délinquance. On peut toujours rêver !
Que, juridiquement, rien ne puisse être reproché à Zemmour n’y changera rien : l’important, c’est la dénonciation dans la presse, c’est de lancer les chiens. Le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique. Il sera poursuivi… ou pas. Mais lorsque la décision tombera, peu importe son contenu, nul n’y prêtera attention.
La seule chose qui n’arrivera pas, c’est un débat entre le CRAN et Zemmour. En discutant avec le diable, on risque de le légitimer.

mardi 6 mai 2014

AGRESSION DU MÉTRO DE LILLE: POURQUOI ON NE BOUGE PAS ?

L’affaire a provoqué le buzz sur Internet : dans la nuit de samedi 3 à dimanche 4 mai, à la gare du Nord à Paris, un légionnaire a tué un dealer. L’homme, accompagné d’une femme, a été abordé par le délinquant qui lui a proposé de la drogue. Sur le refus du militaire, le trafiquant se serait montré menaçant, avant de sortir un couteau avec lequel il aurait menacé le couple. C’est alors que le légionnaire, pour se défendre, aurait retourné l’arme contre son agresseur, le blessant mortellement et recevant, pour sa part, un coup à la main.
La première réaction face à ce triste fait divers est celle d’un enfant dans la cour de récré : bien fait ! Facebook s’est enflammé, un comité de soutien est apparu instantanément et, à ce jour, continue d’engranger des milliers de « J’aime ». Cela rappelle furieusement l’épisode du bijoutier de Nice, qui a tué son braqueur d’un coup de fusil.
Le Figaro nous apprend que l’agressé a été placé en garde à vue, et que le parquet de Paris vient d’ouvrir une information judiciaire pour homicide volontaire. Certains s’en émeuvent, arguant du fait que le militaire était en état de légitime défense, et qu’il n’a fait que protéger sa vie et celle de sa compagne menacée par « une racaille ». Si le sentiment qui inspire ces commentateurs est compréhensible, jusqu’à la qualification peu amène dont ils affublent l’auteur de l’agression, si l’on peut même le partager, il n’en reste pas moins que le parquet n’a pas d’autre choix que d’agir ainsi.
Il y a mort d’homme. Et, en l’espèce, c’est bien le militaire qui a tué le« jeune » ; en français, cela s’appelle un homicide. Le fait que l’auteur des coups mortels ait été agressé ne change rien à la qualification juridique des faits, indépendamment de toute appréciation morale.
L’article 122-5 du Code pénal dispose : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte. » C’est le principe de la légitime défense. Afin de l’établir, il est indispensable qu’une enquête ait lieu et reconstitue les circonstances dans lesquelles les faits se sont déroulés ; qu’au cours de cette enquête le militaire puisse se défendre, prendre connaissance des témoignages qui seront portés contre lui, et faire valoir sa propre version des faits. Il faut appliquer les règles de procédure pénale qui impliquent, quoi qu’on en dise, une garde à vue et, sans doute, une instruction confiée à un juge.
Si les circonstances sont telles que décrites par le légionnaire, la légitime défense peut être retenue. Dans ce cas, il ne sera pas pénalement responsable. Il faut l’espérer. Mais on ne peut pas tout à la fois dénoncer l’existence de zones de non-droit et refuser l’application de la loi ; ensemble déplorer la violence aveugle de certains individus et faire fi du principe fondamental de l’État de droit, selon lequel nul ne peut se faire justice lui-même. Il faut espérer que ce jeune et courageux soldat sera finalement innocenté. L’institution judiciaire s’honorera — pour une fois ! — en appliquant la loi au service de la plus haute vertu politique : la justice.

dimanche 6 avril 2014

LE BOEING DISPARUT VOULAIT ÉCHAPPER AUX RADARS

Par La Voix de la Russie | Le Boeing malaisien disparu évitait les radars, communiquent les médias se référant à un haut responsable du gouvernement de Malaisie.


Les experts en sont venus à cette conclusion après avoir étudié les données des radars des Etats dont l'espace aérien devait être survolé par l'avion.

D'après les dernières données, un avion militaire chinois participant aux recherches du vol MH370 avait découvert dans la nuit de samedi à dimanche des « objets blancs » sur la surface de l'océan, sans parvenir à en établir la nature.

Le Boeing-777 de Malaysia Airlines assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin avec 239 personnes à bord a disparu le 8 mars peu après le décollage.

samedi 29 mars 2014

LA TURQUIE VEUT ENTRER EN GUERRE CONTRE LA SYRIE

Des enregistrements de réunions de Sécurité nationale turque, publiées anonymement le 27 mars 2014 sur YouTube, font apparaître un complot du gouvernement Erdoğan pour entrer en guerre ouverte contre la Syrie. Prise de panique, l’administration a immédiatement coupé l’accès des citoyens turcs à YouTube tout en dénonçant une violation du secret de la Défense nationale.

Les quatre comploteurs : Ahmet Davutoğlu (ministre des Affaires étrangères), Yaşar Güler (chef d’état-major adjoint), Hakan Fidan (chef des services secrets) et Feridun Sinirlioglu (secrétaire d’État aux Affaires étrangères).
Le 27 mars 2014, des extraits d’enregistrements d’une réunion de la Sécurité nationale turque ont été diffusés sur Internet. Immédiatement, le gouvernement a bloqué l’accès des Turcs à YouTube.
Selon ces documents, le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan aurait préparé une fausse attaque par l’Émirat islamique d’Irak et du Levant (ÉIIL) contre la tombe de Suleiman Shah en Syrie pour justifier une intervention de l’armée turque en territoire syrien.
Suleiman Shah, le grand père d’Osman Ier fondateur de l’Empire ottoman, était enterré à Alep. Sa tombe a été déplacée en 1973, mais reste une enclave extra-territoriale turque en territoire syrien.
Le 20 mars 2014, l’ÉIIL a exigé le retrait des troupes spéciales turques secrètement déployées en Syrie et a menacé de détruire la tombe de Suleiman Shah si rien n’advenait.
Le problème que rencontrent les comploteurs est que depuis des mois l’ÉIIL occupe cette tombe sans qu’Ankara ait réagi. Le prétexte, suffisant en lui-même, paraît donc quelque peu fabriqué pour le besoin.
Voici le texte de ces enregistrements :

Première partie

Ahmet Davutoğlu (ministre des Affaires étrangères) : Le Premier ministre a déclaré que, dans la conjoncture actuelle , cette attaque [de la tombe de Suleiman Shah] doit être considérée comme une opportunité pour nous.
Hakan Fidan (chef des services secrets) : Je vais envoyer quatre Syriens, si c’est ce qu’il faut. Je vais créer un casus belli en ordonnant une attaque de missiles contre la Turquie, nous pouvons également préparer une attaque sur la tombe de Suleiman Shah si nécessaire.
Feridun Sinirlioglu (secrétaire d’État aux Affaires étrangères) : Notre sécurité nationale est devenue un outil pratique et peu cher de politique.
Yaşar Güler (chef d’état-major adjoint) : C’est un casus belli. Je veux dire, ce que nous allons faire, c’est créer un casus belli.
Ahmet Davutoğlu : [...] Que doit faire notre ministère des Affaires étrangères exactement ? Je ne parle pas de la chose. Il y a d’autres choses que nous sommes censés faire. Si nous nous décidons sur ce sujet nous devons informer les Nations Unies, le consulat du régime syrien à Istanbul, non ?
Feridun Sinirlioglu : Mais si nous décidons d’une opération, il faut créer un effet choquant. Je veux dire, si nous allons le faire. Je ne sais pas ce que nous allons faire, mais peu importe ce que nous décidons, je ne pense pas qu’il serait approprié d’aviser quiconque au préalable.
Ahmet Davutoğlu : D’accord, mais nous allons devoir en quelque sorte préparer. Pour éviter les courts-circuits en ce qui concerne le droit international. Je venais juste de réaliser quand je parlais au président [Abdullah Gül], si les chars turcs vont là-bas, cela signifie que nous sommes là-bas, dans tous les cas, non ?
Yaşar Güler : Cela signifie que nous y sommes, oui.
Ahmet Davutoğlu : Oui, mais il y a une différence entre y aller avec des avions et y aller avec des chars...
Yaşar Güler : Peut-être que nous pouvons dire au consulat général syrien que l’État Islamique en Irak et au Levant travaille actuellement aux côtés du régime, et que ce lieu est une terre turque. Nous devrions certainement ...
Ahmet Davutoğlu : Mais nous avons déjà dit cela et adressé plusieurs notes diplomatiques.
Yaşar Güler : Pour la Syrie ...
Feridun Sinirlioglu : C’est exact.
Ahmet Davutoğlu : Oui, nous les avons envoyé de nombreuses fois. Par conséquent, je voudrais savoir quelles sont les attentes du chef d’état-major envers notre ministère.
Yaşar Güler : Peut-être que son intention était de dire que, je ne sais pas vraiment, il a rencontré Monsieur Fidan
Hakan Fidan : Eh bien, il a mentionné cette partie mais nous ne sommes pas allés dans le détail.
Yaşar Güler : Peut-être que c’était ce qu’il voulait dire ... une note diplomatique vers la Syrie ?
Hakan Fidan : Peut-être que le ministère des Affaires étrangères est affecté à la coordination ...
Ahmet Davutoğlu : Je veux dire, je peux coordonner la diplomatie mais la guerre civile, l’armée ...
Feridun Sinirlioglu : C’est ce que j’ai abordé. D’une part, la situation est différente. Une opération sur l’ÉIIL a des bases solides en droit international. Nous allons le dépeindre comme étant Al-Qaïda, il n’y a pas d’inquiétude si c’est une question concernant Al-Qaida. Et s’il s’agit de défendre la tombe de Suleiman Shah, c’est une question de protection de notre terre.
Yaşar Güler : Nous n’avons pas de problèmes avec cela.
Hakan Fidan : Quand cela va arriver, cela va provoquer un grand émoi interne. La frontière n’est pas sous contrôle ...
Feridun Sinirlioglu : Je veux dire, oui, des attentats vont se produire bien sûr. Mais je me souviens de notre conversation d’il y a 3 ans ...
Yaşar Güler : M. Fidan devrait recevoir de toute urgence du soutien et nous devons l’aider à fournir des armes et des munitions aux rebelles. Nous devons parler avec le ministre. Notre ministre de l’Intérieur, notre ministre de la Défense Nous avons besoin de parler à ce sujet et de parvenir à une résolution monsieur.
Ahmet Davutoğlu : Comment étions-nous arrivés à mettre nos forces spéciales en action quand il y a eu une menace dans le nord de l’Irak ? Nous aurions du faire pareil là-bas aussi. Nous aurions du former ces gars et envoyer des hommes. Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons pas le faire, nous ne pouvons faire uniquement ce que la diplomatie...
Feridun Sinirlioglu : Je vous l’ai dit à l’époque, pour l’amour de Dieu, en général, vous savez comment nous avons réussi à avoir ces tanks là-bas, vous y étiez.
Yaşar Güler : Quoi, vous voulez dire nos affaires ?
Feridun Sinirlioglu : Oui, comment pensez-vous que nous ayons réussi à envoyer nos chars en l’Irak ? Comment ? Comment avions nous réussi à impliquer des forces spéciales et des troupes ? J’ai été impliqué dans cela. Permettez-moi d’être clair, il n’y avait pas de décision du gouvernement à ce sujet, nous avions réussi cela avec un seul ordre.
Yaşar Güler : Eh bien, je suis d’accord avec vous. Pour une chose, nous n’avons pas à discuter de cela. Mais il y a différentes choses que la Syrie peut faire dès maintenant.
Ahmet Davutoğlu : Général, la raison pour laquelle nous disons non à cette opération est parce que nous connaissons la capacité de ces hommes.
Yaşar Güler : Regardez, Monsieur, MKE (Mechanical and Chemical Industry Corporation) n’est elle pas aux ordres du ministre ? Monsieur, je veux dire, le Qatar est à la recherche de munitions pour les acheter en cash. En liquide. Alors, pourquoi ne le faisons nous pas ? C’est sur ordre de Monsieur le ministre...
Ahmet Davutoğlu : Mais il y a l’endroit, nous ne pouvons pas agir de façon intégrée, nous ne pouvons pas coordonner.
Yaşar Güler : Alors, notre Premier ministre peut convoquer le ministre de la Défense et Monsieur le ministre au même moment. Ensuite, il peut leur parler directement.
Ahmet Davutoğlu : Nous, M. Siniroğlu et moi, avons littéralement supplié Monsieur le Premier ministre pour obtenir une réunion privée, nous avons dit que les choses n’allaient pas si bien que cela.
Yaşar Güler : En outre, il n’a pas à être surchargé de réunions. Vous-même, Monsieur le ministre de la Défense, Monsieur le ministre de l’Intérieur et notre chef d’état-major, quatre d’entre vous suffisent. Il n’est pas nécessaire d’être une foule. Parce que, Monsieur, la nécessité principale c’est qu’il y ait des armes à feu et des munitions. Pas même des armes, principalement des munitions. Nous venons juste de parler à ce sujet, Monsieur. Disons que nous mettons en place une armée là-bas, d’un millier d’hommes. Si nous les engageons dans cette guerre sans leur fournir un minimum de 6 mois de munitions alors ils vont revenir nous voir au bout de deux mois.
Ahmet Davutoğlu : Ils sont déjà de retour.
Yaşar Güler : Ils vont revenir vers nous, Monsieur
Ahmet Davutoğlu : Ils ont venir de ... Comment c’était ? Çobanbey [checkpoint près de la ville turque d’Elbeyli]
Yaşar Güler : Oui, en effet, Monsieur. Cette question ne peut pas rester un fardeau sur les épaules du seul Monsieur Fidan comme elle l’est actuellement. C’est inacceptable. Je veux dire, nous ne pouvons pas comprendre cela. Pourquoi ?
***
Ahmet Davutoğlu : Ce soir là, nous avions atteint une résolution. Et je pensais que les choses prenaient un tour pour le bien. Le notre...
Feridun Sinirlioglu : Nous avions émis la résolution du MGK [Conseil national de sécurité] le lendemain. Ensuite, nous avons parlé avec le général ...
Ahmet Davutoğlu : Et les autres forces faisaient vraiment un bon suivi de notre faiblesse. Vous dites que vous allez capturer cet endroit, et que les hommes là-bas constituent un facteur de risque. Vous les faites se retirer. Vous capturez la place. Vous renforcez et y envoyez vos troupes à nouveau.
Yaşar Güler : Exactement, Monsieur. Vous avez absolument raison.
Ahmet Davutoğlu : Vraiment ? C’est ainsi que je l’interprète. Mais, après l’évacuation, ce n’est pas une nécessité militaire. C’est une toute autre chose.
***
Feridun Siniroğlu : Il y a quelques changements sérieux dans la géopolitique mondiale et régionale. Cela peut maintenant se propager à d’autres endroits. Vous l’avez dit vous-même aujourd’hui, et d’autres sont d’accord… Nous nous dirigeons vers un jeu différent maintenant. Nous devrions être en mesure de les voir [les changements]. Que l’ÉIIL et tout ce cirque, toutes ces organisations sont extrêmement ouvertes à la manipulation. Avoir une région composée d’organisations de même nature constitue un risque de sécurité vital pour nous. Et quand nous sommes allés pour la première fois en Irak du Nord, il y avait toujours le risque que le PKK fasse exploser l’endroit. Si l’on considère attentivement les risques et appuyons cela… Comme le général vient de dire…
Yaşar Güler : Monsieur, lorsque vous étiez à l’intérieur il y a un moment, nous avons discuté de tout cela. Ouvertement. Je veux dire, les forces armées sont un « outil » nécessaire pour vous à chaque tour.
Ahmet Davutoğlu : Bien sûr. Je dis toujours cela au Premier ministre, en votre absence, la même chose dans un jargon universitaire, vous ne pouvez pas rester dans ces terres sans hard power. Sans hard power, il ne peut y avoir de soft power.
Yaşar Güler : Monsieur,
Feridun Sinirlioglu : La sécurité nationale a été politisée. Je ne me souviens de rien de ce genre dans l’histoire politique turque. Elle est devenue une question de politique intérieure. Tous les entretiens que nous avons faits sur la défense de nos terres, sur notre sécurité à la frontière, sur nos terres revendiquées là-bas, ils sont tous devenus un outil commode et pas cher de politique intérieure.
Yaşar Güler : Exactement
Feridun Siniroğlu : Cela n’est jamais arrivé avant. Malheureusement, mais...
Yaşar Güler : Je veux dire, n’y aurait-il pas au moins l’un des partis de l’opposition qui vous soutiendrait sur un tel point de haute sécurité nationale ? Monsieur, est-ce un sens justifiable de la sécurité nationale ?
Feridun Sinirlioglu : Je ne me souviens même pas d’une telle période.
Yaşar Güler : Dans quel domaine pouvons-nous être unis, si ce n’est par une question de sécurité nationale d’une telle ampleur. Aucun.
Ahmet Davutoğlu : [...] Si seulement nous avions pris des mesures sérieuses à l’époque, même à l’été 2012.
Feridun Sinirlioglu : Ils étaient à leur plus bas en 2012
Ahmet Davutoğlu : Sur le plan interne, ils étaient exactement comme la Libye. Qui entre et sort du pouvoir n’est d’aucune importance pour nous. Mais certaines choses…
Yaşar Güler : Monsieur, pour éviter toute confusion, notre besoin en 2011 c’était des fusils et des munitions. En 2012, en 2013, et même aujourd’hui, c’est toujours le cas. Nous sommes exactement au même point. Nous avons absolument besoin de trouver cela et de sécuriser cet endroit.
Ahmet Davutoğlu : Les fusils et les munitions ne sont pas d’un grand besoin pour cet endroit.Parce que nous n’avons pas pu mettre le facteur humain en ordre...

Seconde partie

Hakan Fidan : Nous avons envoyés environ 2 000 camions chargés d’équipements.
Yaşar Güler : Je pense que les armes ne sont pas nécessaires là-bas. C’est ma propre opinion. Les munitions sont nécessaires. Oui Monsieur. Monsieur Hakan [Fidan] est ici. nous pouvons fournir un général. Monsieur Fidan lui même a demandé cela en premier. Nous disions que nous pouvions. Nous avions désigné un général et le général y était allé.
Feridun Sinirlioğlu : Si nous voulons être pratique, le ministre de la Défense devrait signer pour le bien de la nation. Notre Premier ministre devrait donner l’ordre une fois de plus, clairement.
Ahmet Davutoğlu : En fait pour moi, cette nuit même...
Yaşar Güler : Monsieur, nous n’avons aucun problème pour ce soir.
Feridun Sinirlioğlu : L’ordre pour l’opération est déjà donné pour ce soir.
Yaşar Güler : Nous avons délivré l’ordre immédiat pour l’opération, peut être que Mr Fidan le sait aussi.
Ahmet Davutoğlu : Hakan, quelles sont les complications si nous décidons d’envoyer des chars ?
Hakan Fidan : Et bien, sans coordination, si nous considérons le rapport de force…
Yaşar Güler : C’est pourquoi nous demandons la coordination du MIT [services secrets] Monsieur le ministre.
Hakan Fidan : …sans la présence et la qualité d’hommes armés.
Yaşar Gülen : C’est pourquoi nous prenons la coordination du MIT pour un prérequis, Monsieur le ministre. À savoir, il n’y a rien cette nuit dont vous ayez à vous souciez Monsieur le ministre. Pas ce soir, pas plus tard. Mais nous devons régler ce problème à moyen terme.
Ahmet Davutoğlu : Je pense toujours optionnellement à cela, mais nous ne pouvons pas convaincre ces hommes. Nous les intégrerons, les renforceront avec des chars de l’intérieur. À partir de là, nous avons besoin de considérer les conditions de guerre —et entre cela et la déclaration de guerre—, nous faisons une opération.
Yaşar Güler : C’est un casus belli. Ce que nous ferons est une raison directe pour la guerre.
Hakan Fidan : Pas une raison pour faire la guerre avec la Syrie.
Yaşar Güler : Non, ces hommes...
Hakan Fidan : Là où je veux en venir c’est que nous savons que 2 + 2 = 4. Maintenant, si nous, là, cette chose-là ne signifie rien stratégiquement, si ce n’est l’image positive etc… Si nous voulons entrer en guerre, il faut le préparer et y aller. Je veux dire…
Yaşar Güler : C’est aussi ce que nous disons de puis le début.
Hakan Fidan : Ce que je ne peux pas accepter, c’est ça. Maintenant, nous considérons l’usage de la force, pour la tombe de Suleiman Shah, nous envisageons l’usage d’armes, ce qui veut dire, pour une portion de territoire de la taille de cette pièce, dix hectares de terrain, nous courrons le risque d’utiliser des armes, pour les 22 à 28 soldats là-bas. Bon, nous avons des milliers de kilomètres de frontières, et pourtant nous ne le risquons pas pour la vie de millions de personnes. Écoutez, ce n’est pas raisonnable. Laissez-moi dire cela. Si nous sommes sur le point d’utiliser des armes, laissez-nous le faire depuis le début. Si ces hommes sont une menace.
Feridun Sinirlioğlu : Bon, il y a une raison à cela...
Hakan Fidan : Utiliser cela comme une justification est une autre chose. L’autre est différente.
Yaşar Güler : Bien, notre ministre des Affaires étrangères ne pourra jamais trouver une raison à cette dernière, mais pour ça oui...
Hakan Fidan : Attendez, laissez moi vous dire ceci...
Ahmet Davutoğlu : Juste entre nous, le Premier ministre a dit que [attaquer la tombe] devrait aussi être considéré comme une opportunité dans cette conjoncture.
Hakan Fidan : Monsieur, regardez, si la justification —que nous pouvons— que je peux envoyer quatre hommes de l’autre côté et tirer huit missiles dans un territoire désert. Ce n’est pas un problème. Les justifications peuvent être créées. Le problème est qu’une telle volonté doit être invoquée. Nous formulons le souhait d’entrer dans une guerre, mais nous échouons dans le raisonnement.
Feridun Sinirlioğlu : Laissez-moi vous dire ceci, dix hectares de terrain. Dix hectares de terrain est une justification très valide concernant le droit international, de plus, en termes de légitimité, réaliser une telle opération contre l’ÉIIL, le monde entier sera derrière nous. Aucun doute la dessus.
Yaşar Güler : Non, nous n’avons aucun doute.
Feridun Sinirlioğlu : Non, je le dis à tout le monde. Sur ce point…
Yaşar Güler : Monsieur le ministre, nos forces sont prêtes depuis un an, en attente. Ce n’est pas une précaution que nous avons pris hier, ces hommes sont là depuis un an.
Hakan Fidan : Pourquoi sommes nous encore là à attendre pour la tombe de Suleyman Shah, je ne comprends pas.
Ahmet Davutoğlu : Nous avons fait, nous avons fait tout ce qui était diplomatiquement possible.
Feridun Sinirlioğlu : Nous avons besoin d’une justification, d’une bonne justification.
Hakan Fidan : Non, je peux fabriquer une justification, une justification n’est pas un problème.
Feridun Sinirlioğlu : Non, fabriquer une justification c’est autre chose, c’est une justification très solide.
Hakan Fidan : Si nécessaire nous pouvons aussi bien faire une attaque là-bas [sur la tombe], nous attaquons de manière préventive. Nous pouvons le faire, je veux dire, j’essaye de comprendre.
Feridun Sinirlioğlu : Nous aurions du faire cela avant, cela peut être fait bien sur. Nous pouvons le faire réaliser.
Hakan Fidan : Je veux dire, si nous sommes prêts à utiliser cela, en temps et lieu opportun, faisons le avec un but que nous déterminerons.
Ahmet Davutoğlu : Hakan, comme vous l’avez dit, si ce que vous entendez est un manque de stratégie dans la fabrication d’une justification, vous avez raison. Contre ces hommes…
un officier : Monsieur, sans que cela arrive...
Ahmet Davutoğlu : [...] Vous ne pouvez pas dire au secrétaire d’État américain : "Nous devons prendre des mesures fortes".
Hakan Fidan : Bien, Monsieur, ce que je veux dire c’est...
Ahmet Davutoğlu : Alors, il dira, vous n’avez jamais défendu votre propre terre. Nous avons eu beaucoup de conversation amicales, principalement avec Kerry et il me disait exactement cela, vous avez décidé de frapper et...
Yaşar Güler : Monsieur, nous l’avons fait, des centaines de fois, avec les États-Unis…
Feridun Sinirlioğlu : Bien, regardez, il y a trois jours, une chose s’est produite au bureau du chef d’état major, cette affaire a été soulevée et nous avons eu une rencontre de coordination. Je le vois pour la première fois. Les Américains…
Yaşar Güler : Non, nous l’avons fait régulièrement !
Feridun Sinirlioğlu : Non, non, les Américains durant cette rencontre ont distribué des plans pour la zone de non-survol. Pour la première fois. Tu savais cela ?
Hakan Fidan : Hmm, ce que je souligne c’est que, Monsieur, si nous sommes sur le point de prendre une telle décision pour une raison de cette sorte [la tombe], si nous sommes prêts à prendre cette décision.
Feridun Sinirlioğlu : Non, pas seulement Suleyman.
Hakan Fidan : J’affirme que, si nous somme prêts pour prendre cette décision, nous aurions déjà du la prendre. À cause de la menace et des avantages que nous avons. C’est pourquoi j’essaye de dire cela. [...]
Ahmet Davutoğlu : Oui, si nous avions pris cette décision sur une plus petite échelle, nous ne serions pas isolés comme aujourd’hui.
Yaşar Güler : Non attendez, nous avons pris cette décision.
Hakan Fidan : Mais elle n’a pas été mise en œuvre.
Yaşar Güler : Nous ne pouvons pas réaliser cette décision, nous sommes paralysés pour plusieurs raisons, c’est notre problème Monsieur le ministre. L’appareil de l’État ne fonctionne pas.
Ahmet Davutoğlu : Je n’accepte pas cela, laissez moi vous le dire clairement. [...], dans la tradition de l’État dans laquelle j’ai été élevé ; accepteriez-vous cela, dans le ministère des Affaires étrangères que des débats politiques causent des retards dans les processus… Actuellement, une telle chose ne serait pas légitime ! Tout le monde doit prendre ses responsabilités avec détermination. Si un ambassadeur déclare, Monsieur le ministre, on m’empêche de travailler, que faites vous ? Nous disons, prenez votre retraite et nous allons trouver quelqu’un d’autre pour faire cela, n’est ce pas ? C’est la manière dont je vois les choses. C’est comme ça que la démocratie fonctionne.
Yaşar Güler : Monsieur le ministre, vous avez totalement raison.
Ahmet Davutoğlu : Actuellement, l’État fonctionne uniquement à travers quelques agences et quelques personnes qui sont capables de prendre les bonnes décisions, ce que je fais.
Yaşar Güler : Certainement, Monsieur.
Ahmet Davutoğlu : Bon, allons nous reculer sur ce point ?
Yaşar Güler : Non, nous n’allons pas reculer.
Ahmet Davutoğlu : Quoi qu’il en soit, passons de l’autre côté.

jeudi 13 mars 2014

TAUBIRA MENTEUSE EST CUITE

Christiane Taubira a peur. Pas des Veilleurs qui campent devant son ministère, dont elle ne comprend ni la motivation ni les objectifs – et comment le pourrait-elle ? Non. Christiane Taubira a peur de son propre amateurisme, de son illégitimité dans les ors de la République.
On a beau se prendre pour la bégum alors qu’on n’a comme seul fait d’armes d’avoir été indépendantiste guyanaise contre la France, il y a un moment où le déguisement se voit comme le nez au milieu de la figure.
Christiane Taubira a peur, et comme tout ministre qui a peur, elle enchaîne les erreurs.
La première d’entre elles a été de conserver son ton hautain de donneuse de leçons lors de son interview sur TF1. On peut s’amuser à réciter un catéchisme dogmatique et ridicule lorsqu’on est au faîte de sa puissance. Lorsqu’on est pris les doigts dans la barbouzerie, mieux vaut jouer l’humilité. Mais l’humilité et Taubira, il y a bien longtemps que c’est une histoire de divorce.
Deuxième erreur : alors que son explication alambiquée et incompréhensible avait finalement été plus ou moins contredite par un Jean-Marc Ayrault plus que gêné aux entournures, madame le ministre s’enterre un peu plus en insistant sur un « Je ne savais pas » qu’elle croit encore salvateur.

Et pour appuyer ses propos, la voici qui brandit des courriers… Oh… de loin, comme ça… bien sûr ; sachant ce qu’il y a dedans, elle n’en distribue quand même pas des copies à la presse… non… juste à bout de bras.. comme ça.. le logo de la République, du texte, des signatures.
Et là, c’est le drame.
Christiane Taubira ne le sait peut-être pas, mais, de nos jours, les photographes sont équipés de machines de guerre à la finesse incomparable… et donc, brandir un papier devant leurs objectifs revient à leur proposer de le scanner !
Petit envoi rapide à la rédac’ des fichiers en haute-déf’, et l’on découvre – avec le sourire – que dans les lettres utilisées par l’indépendantiste guyanaise pour prouver qu’elle ne savait rien, n’était tenue au courant de rien, le magistrat Philippe Lagauche rappelle au garde des Sceaux qu’il lui est « régulièrement rendu compte » de la procédure !
Lorsqu’elle dit, ce mercredi : « Je n’ai pas et je n’ai toujours pas d’informations concernant la date, la durée et le contenu des interceptions judiciaires », il est écrit, dans le détail et par le menu, exactement l’inverse dans les lettres qu’elle produit à l’appui de ses dires.
Le cynisme de cette femme atteint un tel niveau qu’il la rend elle-même aveugle. À la suite des luttes sociétales autour de la dénaturation du mariage, Christiane Taubira a voulu se donner une image de passionaria, à la Simone Veil.
Elle-même y a cru. Elle est cuite.