« Free ne l'a jamais expliqué clairement, mais ce blocage ne visait que les publicités de Google. » Derrière cette censure c’est un duel entre Google et Free qui fait rage.
Maxime Lombardini, directeur de Free, rencontrait à ce sujet, la ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin. Peut-être pour parler censure. Car comme l’explique Numérama :
« Free a démontré qu'un fournisseur d'accès à internet était prêt à bloquer des contenus (oublions deux minutes qu'il s'agit de publicité, il s'agit d'abord de code HTML) sans prévenir ses abonnés, et sans leur dire que des contenus avaient été supprimés sur la page qu'ils demandaient. »
De quoi remettre en cause l’idéal « démocratique » du web. Chez Numérama, on s’inquiète : « Ce précédent de Free laissera des traces. Soyons-en certains. »
Washington est peut-être impliqué dans la création de programmes malveillants destinés à l’espionnage et à la cyberguerre. C’est ce qu’a montré l’enquête menée par des compagnies informatiques russes et américaines. Le nouveau malware est similaire à celui utilisé pour attaquer les ordinateurs des sites nucléaires iraniens. Selon les experts, de nombreux ordinateurs iraniens sont déjà infectés. Par ailleurs, des ordinateurs ont été également attaqués au Liban.
L’enquête évoque un nouveau malware similaire à Flame et Stuxnet. C’est notamment à l’aide de ce premier que des dessins industriels auraient pu être volés en Iran et en Syrie. Le virus a été neutralisé. Mais aujourd’hui il existe un nouveau danger. Au moins trois versions sont actuellement en circulation. Kaspersky Lab confirme qu’il existe déjà des cas d’infection avérés. Cela risque d’aboutir à une épidémie sans précédent. Créer des programmes d’une telle qualité est impossible pour les compagnies privées, fait remarquer Vitaly Kamluk.
« La principale caractéristique de Flame est ce que ce virus a été créé par certaines organisations très importantes. Elles continuent peut-être de travailler sur le développement de ce virus ».
Des sources au gouvernement américain avaient reconnu l’implication de Washington dans la création de Stuxnet. Les médias américains rapportent par ailleurs que les services secrets israéliens y ont également contribué. Plus tard il a été établi que Flame et Stuxnet avaient des codes sources similaires. Kaspersky Lab n’accuse personne mais affirme que l’apparition de ces deux programmes malveillants a marqué une nouvelle étape dans le développement de la cyber-arme. Vitaly Kamluk :
« Pour la première fois un programme a traversé la frontière du monde virtuel et est entré en interaction avec les objets du monde réel. Stuxnet était capable de détruire des infrastructures matérielles. Nous sommes vraiment préoccupés par ce que ce genre d’attaques peut devenir régulier. D’autant plus qu’aujourd’hui Internet permet d’effectuer cette sorte d’attaques de façon anonyme ».
La vitesse d’action est la caractéristique la plus dangereuse de la cyberarme. Une attaque d’un site nucléaire en Iran ou de tout autre site gouvernemental dans n’importe quel pays de la région est instantanée. Et l’intervention humaine n’est plus nécessaire. T
C'est la main sur le cœur et le doigt levé que j'apprends avec émoi que les soirées saucissons-pinard, chez Hadopi c'est fini !
Bouuuuuh !
Après avoir claqué 500 000 € pour nourrir des experts qui n'ont rien produit au bout de 2 ans, l'Hadopi a décidé d'arrêter les frais. Je ne vais pas vous refaire tout l'historique (ou plutôt le non-historique) de leurs épiques productions puisque j'avais mis tout ce que j'avais sur le cœur ici, mais c'est clairement une page qui se tourne dans l'histoire de France.
Par contre, ne sautez pas tout de suite au plafond !
Madame Michu qui ne sait pas utiliser un VPN ou qui ne connait pas encore le direct download recevra toujours son petit courrier de riposte graduée qui fait rigoler... Par contre, exit les grands projets irréalisables sur le filtrage de l'Internet sino-français ou encore sur le mouchard de sécurisation. Ces idées sont bel et bien enterrées.
D'un côté c'est cool, mais de l'autre, j'ai quand même un peu de peine pour ces anti-Hadopi qui pensaient faire changer les mentalités de l'intérieur. Il fallait bien que certains aillent voir par leurs propres moyens que c'était effectivement impossible à bouger. Maintenant, on le sait.
Mes prédictions dignes d'un Maya sous cocaïne sur l'avenir et l'intérêt des Labs se sont donc révélées justes... Début 2013 sera par conséquent bien triste dans certaines familles d'ex-membres des Labs, mais ne les pleurons pas trop, car grâce à nos impôts, et en échange de quelques lignes pseudo-techniques (ou philosophico-LOL) pissées sur un wiki et quelques réunions-gag par mois, les fins de mois devaient être plutôt cool pour eux.
J'espère qu'ils n'ont pas tout cramé dans un voyage à l'étranger (ce que j'aurai fait, je pense ^^), mais en auront bien profité au contraire pour en mettre de côté ou bâtir quelque chose de plus solide pour eux et leur famille.
Je me lève donc avec solennité, la truffe au vent et les yeux remplis de larmes pour leur rendre un dernier hommage et les remercier pour le service rendu à la France. C'était bien joué !
Ps : A lire aussi, un témoignage passionnant de Tris qui a bossé chez Hadopi en tant que webmaster-community-manager-rédactrice et qui faisait tourner la baraque des Labs à elle toute seule. Korben
Le terme est sorti de la littérature spécialisée pour irriguer tous les médias, tous les discours. La cyberguerre est là, ou ne devrait plus tarder - nous dit-on. Le terme a-t-il un sens ? Nous avons interrogé des politologues et des juristes, pas d'accord sur la question, pour saisir les raisons de ce champ de bataille lexical.
Révélant le modus operandi de l’attaque qui a touché l’Élysée en mai dernier, l’hebdomadaire surtitrait sa première page “CYBERGUERRE” en lettres capitales. L’Express affirme aussi que l’attaque a été menée par les États-Unis. Depuis les réactions ont fusé. Sur les faits décrits et sur le fond : est-ce là “le futur des conflits” comme l’affirme Christophe Barbier, le directeur du journal ?
Thomas Rid, chercheur au King’s College de Londres, a décortiqué tous les exemples de la prétendue cyberguerre. Aucun ne passe à l’examen des faits selon lui. D’autres adressent une critique structurelle au concept. Puisqu’elle est cyber, elle ne peut être guerre. Pour l’instant ou pour toujours.
Les observateurs sont pour le moins clivés, et la rédaction d’Owni n’échappe pas à la règle. Pour y voir plus clair, nous avons voulu laisser le “cyber” de côté pour se concentrer sur l’objet du litige : la “guerre”.
Cybermorts
Dans son édito vidéo, Christophe Barbier reconnaît le caractère spécifique de la cyberguerre :“une guerre qui fait peu ou pas de dégâts humains”. Un oxymore selon plusieurs politologues que nous avons interrogés.
Jean-Vincent Holeindre, maître de conférence en sciences politiques à Paris II, travaille sur la pensée militaire. Il rappelle que chez Clausewitz, la guerre est d’abord “un duel des volontés”. C’est la définition minimaliste. Deux piliers viennent l’enrichir : l’usage de la violence et le motif politique.
Régis Lanno, doctorant en sociologie à l’université de Strasbourg, précise :
Même s’il est difficile de définir de façon essentialiste la guerre, en raison des changements de moyens et d’outils dans l’histoire, des invariants demeurent. La guerre correspond à l’administration de la mort à l’extérieur d’un groupe (famille, communauté, clan et plus tard la Nation).
Point de guerre sans mort violente : deux volontés contradictoires s’opposent en mobilisant la violence armée. Mais l’administration de la mort doit répondre à une volonté politique. La criminalité, même violente, n’est pas la guerre. “La guerre consister à utiliser la violence ou la menace de la violence pour contraindre l’ennemi à se plier à sa volonté. Pour reprendre la définition de Clausewitz, la guerre est un acte de violence politique pour faire triompher sa volonté” ajoute Régis Lanno.
La définition restrictive utilisée en sciences sociales se distingue de l’emploi familier, de l’imaginaire collectif. Jean-Vincent Holeindre rappelle que “la perception de la guerre selon le sens commun est façonnée par la mémoire des guerres du XXe siècle, surtout les deux guerres mondiales.”Des guerres entre des États, entre des puissances industrielles, utilisant des armes sophistiquées. D’autres formes de guerre existent, nuance Jean-Vincent Holeindre. Les guerres asymétriques par exemple, qui opposent un groupe (des insurgés) à un pouvoir central.
Cyberconflit
“La guerre est le paroxysme du conflit” précise le chercheur. Le conflit comprend des gradations : de la dispute familiale à la grève de salariés. C’est plutôt quelque part dans ce panel que devrait figurer la cyberguerre, le cyberconflit donc.
Pour Régis Lanno, les victimes physiques sont cruciales pour employer le terme guerre : “En l’absence de mort dans le camp ennemi, la cyberguerre relève du conflit. L’objectif est plus de neutraliser l’ennemi que de l’anéantir physiquement.”
Du sabotage. Jean-Vincent Holeindre insiste :
Le sabotage est une stratégie militaire, un élément particulier d’un ensemble plus large qui relève du renseignement. Tout en se protégeant des attaques de l’adversaire, la partie au combat essaie de saboter l’arsenal ennemi pour le désorganiser et faciliter l’usage de la force.
Les exemples sont légions de cybersabotage et d’utilisations tactiques de cyberattaques : contre la Géorgie en 2008, la Russie a ciblé des sites internet officiels avant de mener sa campagne au sol. Stuxnet, le logiciel malveillant fabriqué par les États-Unis et Israël dans le cadre du programme “Olympic Games”, a permis de retarder le programme nucléaire iranien. Mais l’acte de sabotage ne suffit pas à lui seul pour qualifier l’acte de “cyberguerre”. Sauf si la cible de l’attaque s’estime victime d’une agression.
Cyber Lex, Sed Lex
On quitte alors l’univers théorique de la pensée politique pour entrer dans le domaine du droit. Yves Sandoz est professeur retraité de droit international humanitaire à Genève et Fribourg. Il rappelle “[qu']une définition a contrario de la guerre est posée dans la charte des Nations Uniesadoptée en 1947″. La charte proscrit le recours à la violence pour régler des différends : fini les guerres d’agression (en principe), fini les déclarations de guerre en bonne et due forme.
À côté de l’évolution normative, Yves Sandoz note un changement de la nature des guerres aujourd’hui :
Les conflits internes de très haute intensité augmentent, comme au Mexique par exemple. Il s’agit d’un conflit criminel très violent. L’utilisation du terme “guerre” a aussi été dévoyée dans des expressions comme la “guerre contre la terreur” ou “la guerre contre la pauvreté”.
Juridiquement, une cyberattaque peut être considérée comme un acte d’hostilité, donc enclencher les mécanismes de légitime défense encadrés par la charte des Nations unies. “Mais il faut respecter le principe de proportionnalité” modère Yves Sandoz.
En somme, le piratage d’un site officiel peut difficilement entraîner un bombardement aérien en riposte… Les États-Unis l’ont annoncé l’année dernière : ils se réservent le droit de considérer une cyberattaque comme un acte de guerre, et d’y répondre par des moyens conventionnels.
Cyberrégulation
L’idée d’un traité sur la cyberguerre progresse. La Russie plaide depuis 1998 en faveur d’un traité international interdisant l’utilisation du cyberespace à des fins militaires. Mais obéissant à une logique de rapport de force. Moscou ne pense pas pouvoir rivaliser avec les autres États dans le cyberespace, dès lors mieux vaut que le cyberespace soit pacifié…
Champ de bataille, le cyberespace ne peut échapper aux garanties prévues par le droit. Caractériser une cyberattaque entraîne l’application du droit international humanitaire, plaide le Comité international de la Croix Rouge. La question n’est alors plus de savoir si la cyberguerre est possible, mais d’admettre qu’elle l’est pour éviter une zone grise non-codifiée, dans laquelle les belligérants pourraient nier l’existence de toutes règles et inventer un cyber-far-west.
Responsable des recherches sur les question cyber au CICR, Cordula Droege considère les cyberattaques comme “des moyens et des méthodes de guerre qui reposent sur les technologies de l’information et sont utilisées dans un contexte de conflit armé au sens du droit humanitaire”.
Cordula Droege émet des réserves sur la possibilité d’attribuer une cyberattaque et sur la nature des objectifs visés, qui ne doivent pas être civils conformément au droit international humanitaire. Ces nuances posées, elle écrit :
Si les moyens et les méthodes de la cyberguerre produisent les mêmes effets dans le monde réel que les armes conventionnelles (destruction, perturbation, dégâts/dommages, blessé, morts), ils doivent être gouvernés par les mêmes règles que les armes conventionnelles.
La France est en émoi, Orange sort une nouvelle Livebox ! Sans trop troller avant d'avoir pu tester la bête, je me suis dit quand même qu'un petit retour technique sur ses nouveautés vous ferait plaisir.
Première impression visuelle, elle est noire et sexy, avec un plastique qui brille spécial traces de doigts ce qui nous change des box en plastique de bouteilles recyclées. En tout cas, j'aime beaucoup son look qui OUI n'est pas sans rappeler celui d'une autre box très connue... Mais que voulez-vous, le design d'une box est primordial. Il faut que ça fasse joli (ou en tout cas, pas moche) dans le salon.
Cette offre box se compose en réalité d'une Livebox Play (Pour internet) et d'une LiveBox TV (Pour la télé). Même si la Livebox Play a des dimensions raisonnables (23 x 18,5 x 4 cm), la box TV est un bébé un peu plus mastoc (38,6 x 24,2 x 4,2 cm) pour 2,3 kg quand même.
La LiveBox Play est d'après Orange, la plus rapide du marché. En effet, elle est équipée d'un processeur Ikanos Vox 185, supporte l'ADSL2 mais aussi et surtout le VDSL 2 et le FTTH (La fibre) et son WiFi est dual band (2,4 Ghz et le tout dernier à 5 Ghz qui augmente la portée et le débit du WiFi), le support et la gestion des téléphones DECT. L’Ethernet avec 4 ports giga et elle a 2 ports USB au cul.
Au niveau soft, ça supporte le DLNA 1.5, UnPnp 2.0 et bien sûr Samba pour le transfert et le streaming avec vos autres appareils ou ordinateurs.
Concernant le boitier TV (HDMI et péritel bien sûr), on y trouve un processeur Intel Atom CE4257 "Groveland", un disque dur 320 Go, 2 tuners TNT, 3 ports USB 2.0.C'est bien sûr full HD.
Niveau codec, elle gère tout ça:
Codecs vidéo : H264 HPL 4.1 (MPEG4 AVC), MPEG 2 (MP@HL), MPEG 1, DivX 4/5/6.x, Xvid (MPEG4 part 2 SP/ASP), Windows Media Video 9 (SP, MP@ML), VC1 (SP, MP@ML, AP@L2) Codecs audio : MPEG1 Layer ½, Windows Media Audio (9.2, Pro 10), MPEG2 Layer 2, MPEG 1/2 Layer 3 (MP3), MPEG4 AAC (LC, Main), MPEG4 HE-AAC v1, PCM / LPCM, Dolby Digital (AC3), Dolby Digital+ (Enhanced AC3, AC3+)
La télécommande-clavier a l'air sympa puisque comme la Wiimote, elle est équipée d'un gyroscope mais faudra voir à l'usage si elle est agréable au toucher.
La télécommande est bi-face. Un côté classique et un côté clavier. Le clavier s'active quand on retourne la télécommande et vice versa. Ils doivent bouillir chez Numéricable, car ce sont eux qui ont été les premiers à proposer ça.
Ensuite, la Play est bardée de logiciels et de services en tout genre pour faire du Deezer, du Facebook, du Twitter, du contrôle parental et bien évidemment des jeux comme Asphalt 6. Oui des jeux aussi... Ca me rappelle encore quelque chose... Faudrait aussi tester si l'ergonomie de la boite télé est agréable ou pénible...
Bon, maintenant que les capacités techniques ont été posées noir sur blanc, il m'est TRÈS difficile de ne pas la comparer à la Freebox Revolution et à la box de Numéricable. Au niveau du look, y'a la couleur noire effectivement (adoptée aussi par Numericable), l'écran OLED en façade comme sur les autres box NC et Free et après au niveau des services et des capacités multimédias, même si le BluRay est en option dans cette LiveBox, je ne peux que constater qu'elle rattrape simplement son retard sur la Freebox Revolution et sur la box de Numéricable.
Autre truc pompé chez Numéricable, c'est le soft de live tweet qui permet d'écrire et de consulter les messages Twitter pendant qu'on regarde une émission. Franchement....
2 ans après la Revolution de Free, c'est très dommage qu'il n'y ait vraiment rien d'innovant dans cette box (en tout cas de ce que j'ai vu). Pire, beaucoup de choses semblent avoir été copiées sans honte chez la concurrence. À chaque fois que les mecs d'Orange annonçaient quelque chose d’innovant (et le présentaient comme tel), je l'avais déjà vu au choix chez Free ou Numéricable ou les 2. Je pense que les ingénieurs de Free et de Numericable doivent faire des bons dans tous les sens.
Donc pour moi, c'est une belle box, 100% copiée collée de la concurrence, sans innovation réelle... ça ne fait pas bander donc... Je suis déçu.
Après bien évidemment, il faudra voir à l'usage. Concernant les tarifs, je ne sais pas si ça va bouger. Il faudra patienter encore un peu.
Maintenant si ces box vous intéressent et que vous voulez profiter de ces innovations innovantes déjà disponibles depuis plusieurs mois voire années chez la concurrence, il faudra encore patienter jusqu'en février 2013.
On trouve le support officiel des tablettes comme la Samsung Galaxy Tab 2, le Google Nexus 7, le modèle Acer Iconia, l’Asus Transformer Prime, le Motorola Xoom ou bien encore le Sony S. Auparavant le fonctionnement de Skype sur ces périphériques n’était pas garanti, bien que possible.
Voici à quoi ressemble cette nouvelle version :
Cette version permet la connexion avec un compte Microsoft Live, tout en laissant la possibilité d’utiliser un compte Skype. Toutefois je pense qu’à terme seuls les compte Live seront supportés, comme c’est le cas sur Windows 8…
Skype annonce une meilleure qualité audio grâce à l’utilisation du codec large bande SILK (elle était déjà excellente!) :
Espérons que les différents bugs ne soient plus de la partie avec cette nouvelle version, comme les plantages, l’impossibilité de raccrocher ou les ralentissements. Je ne suis pas fan du format paysage imposé par contre.