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dimanche 31 janvier 2021

La culture se meurt avec la COVID




Après le tourisme, la culture est le secteur le plus touché par la crise due à la pandémie en 2020, particulièrement dans les économies libérales comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne. 

La France, dotée de la politique culturelle la plus subventionnée du monde et malgré l’annonce en septembre d’un plan de relance de 2 milliards d’euroscependant jugé insuffisant, a opéré en cette fin d’année des choix de gestion de la crise absurdes pour la culture, en privilégiant les autres secteurs économiques. Le secteur est ainsi tombé dans un désarroi profond, tant sur le plan économique que symbolique, destructeur, et ne peut plus remplir sa fonction. Décryptage de cette débâcle inquiétante dans le pays de l’exception culturelle.

La culture, grande oubliée du gouvernement

Première étape de cette débâcle : pendant le premier confinement, de mars à mai, le secteur culture est oublié dans les discours des officiels français pendant que l’action de Netflix flambe à Wall Street et que la plate-forme de jeux vidéos Steam dépasse les 20 millions de joueurs connectés simultanément, en raison de l’augmentation spectaculaire de leur trafic.

L’offre culturelle physique, qui repose sur une expérience réelle, a dû baisser le rideau : musées, monuments, bibliothèques, théâtres, salles de concert, de cinéma, libraires, festivals, tournages… Amertume des acteurs du secteur qu’un plan de relance en mai apaise relativement. Deuxième étape : fin octobre, au début du deuxième confinement, tout en annonçant de nouvelles aides, l’exécutif opère une distinction entres produits qu’il décrète comme essentiels ou non sur la base d’une logique qui se révèle problématique et illisible. Les activités du secteur culturel sont désignées comme non prioritaires, voire futiles. La fermeture des librairies en novembre fait scandale et heurte tout le secteur. Troisième étape : contre toute attente, et alors que les acteurs se sont préparés à rouvrir avec protocoles sanitaires renforcés, l’ensemble des lieux culturels restent fermés pour les fêtes.





Le secteur culturel, sinistré et incrédule

C’en est trop, alors que les entreprises, les transports et les commerces sont des lieux de brassage de population exposant au virus. Révolte du secteur qui se sent méprisé et manifeste par de nombreux plaidoyers depuis cette annonce du 10 décembre, déjà lancés pendant le premier confinement. Le spectacle vivant conteste la fermeture de ses salles devant le Conseil d’État

Le président de la métropole de Lyon veut rouvrir ses musées. L’opposition au gouvernement soutient ce mouvement d’ampleur. D’anciens ministres de la Culture s’expriment. Les publics sont désorientés. Une manifestation est organisée le 15 décembre à la Bastille et ailleurs en France. Roselyne Bachelot, l’actuelle ministre de la Culture qui s’est battue pour défendre le secteur n’est plus audible, « mieux vaut être défendu par le ministre de l’Économie », assène Nathanaël Karmitz.


Plusieurs arguments sont avancés : sanitaire, économique, symbolique. Les théâtres, cinémas, musées, bibliothèques sont sans doute les lieux publics les plus sûrs avec des protocoles sanitaires rodés pendant l’été et probants, d’où leur incompréhension.

En juillet 2020, le Département Études du Ministère de la Culture annonce une chute de l’activité allant de 36 % pour les musées à 72 % pour le spectacle vivant, et sans doute bien plus aujourd’hui. Malgré le fort niveau de soutien public au secteur, qui vaut à la France d’être cette exception culturelle, les déficits budgétaires sont importants et les acteurs les plus fragiles souffrent fortement : nombreuses petites entreprises indépendantes menacées de faillite, fermetures de galeries, théâtres, compagnies, collectifs, cinémas, festivals, fin d’intermittence faute de contrats, artistes et travailleurs précaires, étudiants d’école d’art déprimés. De plus, la communication à vue et sans concertation du gouvernement avec cette clause de revoyure du 7 janvier gêne fortement la planification stratégique des lieux culturels.

Enfin, l’argument sociétal et symbolique est sans doute le plus fort.

Si « La culture c’est la France », alors où est la culture pendant cette crise ? Ses vertus économiques (2,3 % du PIB sans compter son fort impact indirect sur les autres industries créatives comme le tourisme et le luxe), mais aussi ses bienfaits sociaux, anthropologiques, psychologiques, philosophiques se trouvent étrangement niés.

Une vision réductionniste de la consommation

La perspective gouvernementale d’une dichotomie biens essentiels/non essentiels révèle une déconnexion forte avec les facteurs clés de succès économiques et conceptualisations des « sociétés de consommation » post-modernes. Le constat est troublant pour un exécutif qui a joué de sa jeunesse de la « start-up nation » pour signifier son acculturation aux codes libéraux indissociables du fait marchand.

L’ouvrage désormais classique de Baudrillard sur La société de consommation a pourtant alerté depuis longtemps sur le réductionnisme d’une lecture purement économique des biens de consommation. Le tournant interprétatif à l’échelle internationale en comportement du consommateur, et sa suite la Consumer Culture Theory décryptent depuis des décennies la consommation comme le miroir de la vie quotidienne. « Consommer, c’est exister socialement » écrivait Baudrillard. Et un internaute de noter avec humour que « de toute façon, le déconfinement est une fête commerciale ». Notons au passage que si les musées restent fermés jusqu’à nouvel ordre, bon nombre de boutiques de musées, elles sont autorisées à ouvrir…

Derrière la consommation, c’est la construction identitaire des individus qui se joue, son appartenance sociale et bien des valeurs existentielles, critiques et ludiques selon la perspective de Floch, par-delà la logique économique transactionnelle ou fonctionnelle. Baudrillard insiste ainsi sur la « consommation signe », c’est-à-dire un système d’interprétations complexes qui la sous-tendent. Autrement dit, la consommation et la culture sont liées. Le consommateur est aussi culturel. La culture est aussi objet de consommation.



Le premier confinement a vu la consécration de consommation de denrées de base pour une alimentation plaisir « faite maison » mais également de la « home culture », profitant principalement aux produits numériques des industries culturelles américaines, dites globales. La concurrence était déjà violente entre l’offre physique et l’offre numérique de culture, même si les deux modes d’accès à la culture sont souvent complémentaires. La gestion de crise met l’offre physique K.O, même avec une diffusion en ligne, mais principalement gratuite. 

A l’inverse, les grandes plates-formes des industries de contenu proposant une offre virtuelle payante ont profité de la crise pour développer leur position sur le marché : Disney+, Netflix, Amazon, Apple TV, Ubisoft, Google Art… Même si des plates-formes indépendantes ont aussi émergé. Des modes de consommation de la culture se sont renforcés, comme le streaming, grand gagnant de la crise.


Au lieu d’en tirer des conséquences, le gouvernement continue d’appliquer une lecture surannée de la hiérarchie des besoins de la pyramide de Maslow dont on sait l’insuffisance, critique jugée recevable par l’auteur, qui y a ajouté le besoin de transcendance ou d’esthétique.

Fermer les lieux de culture aussi longtemps revient pour le gouvernement à juger non essentielle une transcendance par l’esthétique ou à la limiter aux formes les plus commerciales de la pop culture, même si les acteurs de la culture à but non lucratif tentent de s’adapter par la diffusion de leurs contenus en ligne, mais sans business model ad hoc.

Le gouvernement est parfaitement déconnecté à la fois de la manière dont les citoyens naviguent dans des sociétés dites de consommation esthétisées et de la façon dont les offres sont également conçues, dans des design post-moderne et phénoménologiques. La consommation dans sa complexité est elle-même devenue un facteur culturel et les acteurs de la culture sont indissociables du système marchand où ils offrent une forme de réflexion existentielle introuvable ailleurs. L’ampleur de la révolte se mesure à l’aune de cet angle mort du gouvernement, ratant cette économie de la beauté ou capitalisme esthétique.

Une piètre exception culturelle

Si le secteur culturel, en France, reste le plus soutenu du monde financièrement par l’État, y compris au cœur de cette crise, la crise de sens induite actuellement a amené plusieurs acteurs du secteur à parler d’inversion de l’exception culturelle. Dévaloriser la culture au nom de la santé publique et de l’économie est absurde alors même qu’elle est imbriquée dans les deux domaines.


Ce binarisme mal inspiré entre biens essentiels et non essentiels comme levier de gestion de crise cristallise des dichotomies problématiques : fonctionnalisme versus existentialisme, au travers de la consommation qui fait apparaître la culture comme futile et dangereuse et nie sa forte valeur sociale et économique ; dichotomie du corps et de l’esprit dans une vision de la santé qui ne reconnaît pas l’acception du bien-être défini par l’OMS et le rôle joué par la culture pour contenir des conséquences psychologiques majeures.

Et surtout, quid de l’identité et de la réputation culturelle de la France comme un marqueur d’universalité, de ciment républicain et d’excellence ? D’autres gouvernements éclairés ont fait d’autres choix en Europe. L’indignation de nombreux citoyens face à cette débâcle, y compris ceux qui ne fréquentent pas les musées, les salles de spectacle, de concert ou de cinéma, montre combien la culture est essentielle pour exister ensemble en France.



Anne Gombault, Kedge Business School et Nacima Ourahmoune, Kedge Business School

Source


lundi 7 janvier 2013

NVIDIA se lance dans le portable.

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NVIDIA a dévoilé aujourd’hui pour le CES de Las Vegas, le Project SHIELD qui n’est autre qu’une console portable sous Android mais permettant quelques fonctionnalités plus poussées telles que le streaming d’un jeu de votre PC vers la portable sous certaines conditions.
Voici le détail complet de la machine ainsi qu’une vidéo de présentation et quelques images :
Créé avec la philosophie que le jeu devrait être ouvert et flexible, Projet SHIELD est parfaitement compatible avec les jeux Android et les jeux PC. A l’image d’un appareil Android pur, il donne accès à n’importe quel jeu sur Google Play.
Et comme un récepteur sans fil avec contrôleur, il peut diffuser des jeux à partir d’un PC alimenté par une GeForce GTX, en accédant directement aux titres de la ludothèque STEAM partout dans la maison.
« Projet SHIELD a été créé par les ingénieurs de NVIDIA qui aiment le jeu, ils ont imaginé une nouvelle façon de jouer », a déclaré Jen-Hsun Huang, co-fondateur et directeur général de NVIDIA. « Nous avons été inspirés par l’essor des technologies mobiles et du cloud permettant de nous libérer de nos machines, nous laissant l’opportunité de jouer n’importe où, sur n’importe quel écran. Nous avons imaginé un dispositif qui ferait pour les jeux ce que le iPod et le Kindle ont fait pour la musique et livres, de nous laisser jouer de façon décontractée. Nous espérons que les autres joueurs aimeront SHIELD autant que nous.  »
Projet SHIELD associe la puissance de traitement avancée de NVIDIA Tegra® 4, la percée du jeu haut débit en Wi-Fi, la technologie HD avec de superbes vidéos et l’audio intégrés dans une console de qualité. Elle peut être utilisée pour jouer sur son écran intégré propre ou sur un grand écran, assis sur son canapé ou en voiture.
Tegra 4 dans son Cœur Au cœur du Project SHIELD, le processeur mobile le plus rapide du monde, le nouveau NVIDIA Tegra 4, qui offre une puissance colossale avec son GPU GeForce qui comporte 72 core et le premier quad-core CPU ARM Cortex-A15. Tout cela, combiné avec une batterie économe et avec la technologie PRISM 2 pour la gestion de l’énergie, permet d’offrir des heures de jeu sur une seule charge de batterie.
Windows et les jeux Android Windows et Android sont des plates-formes informatiques au succès mondial, avec des écosystèmes massifs et de nombreux développeurs de logiciels. Bien que n’étant pas spécifiquement conçu pour les jeux, ces deux plates-formes ouvertes ont attiré les joueurs par millions. Projet SHIELD est conçu pour leur permettre de profiter pleinement des jeux Windows et Android d’une nouvelle façon, plus captivante.
Projet SHIELD peut immédiatement télécharger les jeux Android, y compris ceux optimisés et disponibles sur la boutique de jeu de NVIDIA TegraZone ™, qui a déjà été téléchargée plus de 6 millions de fois par les joueurs. Elle peut également être utilisée comme un récepteur de jeu sans fil si un PC équipé d’un GPU NVIDIA GeForce GTX 650 ou supérieur se trouve à proximité.
Combiné console-manette Project SHIELD propose une manette ergonomique conçue pour le joueur qui souhaite optimiser les contrôles ainsi que la précision.
Affichage de jeu rétinien L’écran rétinien tactile multipoint cinq pouces d’une densité de 294 dpi et une résolution HD de 1280x720 offre au Project Shield un excellent gameplay et de superbes vidéos. De plus, avec le Tegra 4 et avec la technologie Direct Touch, la sensibilité et la réactivité sont plus fluides et plus efficaces par rapport à un écran tactile standard.
Event accordé, système de haut-parleur portable Bass Reflex Un son riche et de qualité est essentiel pour une expérience de jeu exceptionnelle. Projet SHIELD offre une gamme dynamique et fiable, encore jamais vu sur portable, à travers son système audio a évent Bass reflex - avec deux fois la sortie basse fréquence du plus haut de gamme des ordinateurs portables.
Avec Projet SHIELD, il est également possible d’accéder à des applications Android comme Hulu, Netflix et Slacker Radio, afin que les utilisateurs puissent profiter de leurs films et de leur musique n’importe où, sans avoir de frais supplémentaires ou d’utiliser des haut-parleurs filaires ou sans fil inadaptés.
Soutenu par des analystes leaders de l’industrie Patrick Moorhead, président et analyste en chef au Insights Moor & Stratégie, a déclaré : « Le marché a attendu des années une console de jeu révolutionnaire qui offre la flexibilité, la qualité et la puissance nécessaire comme Project SHIELD. Peu d’entreprises comme NVIDIA ont la vision, les tripes et l’expérience de jeu suffisante pour choisir cette option. "
Supporté par des développeurs de jeux leader
Les développeurs de renommée ont exprimé leur soutien pour SHIELD.
Yves Guillemot, co-fondateur et directeur général d’Ubisoft, a déclaré : « Ubisoft est toujours enthousiaste à propos de l’évolution du hardware et le projet SHIELD promet d’apporter aux joueurs mobiles et PC une expérience de jeu nouvelle. La version PC d’Assassin Creed III sur ce périphérique en est un excellent exemple, et permet de renforcer la relation de longue date entre NVIDIA et Ubisoft.  »
Mark Rein, vice-président et co-fondateur d’Epic Games, a déclaré : « Avec le Project SHIELD, NVIDIA apporte l’expérience d’une console haute performance sans compromis pour les appareils mobiles. Y compris des jeux étonnants comme « Real Boxing » et « Hawken », qui utilisent la dernière technologie Unreal Engine, ont l’air fantastique avec le Project SHIELD. Ce n’est que le début, et nous sommes vraiment impatients de voir ce que les développeurs du moteur Unreal Engine feront de plus avec une telle puissance dans un dispositif de jeu compact.« Bill Wagner, directeur en chef de la production Divertissement Meteor, a déclaré : »Issu de l’ouverture des plates-formes PC, nous aimons la façon dont Project SHIELD est accessible, et la souplesse qu’elle offre aux joueurs à tout moment. Projet SHIELD nous offre les capacités de pointe nécessaires pour apporter un énorme jeu PC free-to-play comme « Hawken » à l’ensemble des joueurs mobiles".
Soutenu par l’industrie en général
« Shadowgun et Dead Trigger ont montré comment Tegra pouvait redéfinir le jeu mobile sur Android. Les performances du projet SHIELD nous ont permis d’apporter une expérience encore meilleure avec Dead Trigger 2, qui fera ses débuts d’abord sur les périphériques Tegra 4. Nos fans vont adorer.  »
- Marek Rabas, directeur général des Jeux MADFINGER
« Projet SHIELD a changé notre façon d’aborder le développement des jeux mobiles. Tegra 4 nous a permis de créer Bloodsword -. Un nouveau jeu avec des textures de plus haute résolution, des graphiques et des ombres que nous avions jamais vu sur un appareil portable"
- Seunghee Do, co-fondateur de OneQ souple
Nous sommes très heureux de faire partie du projet SHIELD, nous sommes très surpris par le potentiel de cette console. Projet SHIELD est de loin l’appareil mobile le plus rapide sur lequel nous avons travaillé et il nous permet d’intégrer des graphismes ayant la qualité d’une console sur un ordinateur de poche. 
- Stine Waern, chef de la direction à Ravn studio AS
« Grâce à la performance du projet SHIELD, nous sommes en mesure d’utiliser les textures de qualité et les mêmes shaders que dans Rochard sur la version PC. Nous sommes vraiment ravis d’apporter Rochard au Project SHIELD, pour la première fois jouable sur un appareil mobile. »
- Jan Achrenius, directeur en chef des Jeux Recoil
« En termes simples, le projet SHIELD est un bond en avant extraordinaire, qui nous permet de créer des visuels de qualité console auparavant impensables sur une plateforme mobile. »
- Arden Aspinall, directeur général et chef de projet des Jeux tic-tac Ltd
Voilà un concept intéressant mais il reste quelques doutes sur la qualités des matériaux et de la compétitivité du produit....

mardi 25 décembre 2012

Le scandale FEMEN.

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La journaliste d’une chaîne de télévision ayant infiltré l’organisation féministe ukrainienne a découvert des détails intéressants concernant le fonctionnement de l’organisation. Sa conclusion : les militantes ont pour objectif de se faire de la publicité et sont financées par des représentants des milieux d'affaires européens et américains.

Pour comprendre le fonctionnement de l’association FEMEN, une jeune journaliste de la télévision ukrainienne a intégré l’organisation et a participé à ses actions « seins nus » en filmant ce qui se produisait avec une caméra cachée. Elle a suivi pendant plusieurs semaines une initiation professionnelle à l’art de la scène et aux relations publiques, apprenant à se comporter agressivement pour attirer l’attention des journalistes et se présenter comme une victime innocente. Le plus important – c’est d'être à l’aise en montrant ses seins au public lors des manifestations.
La nouvelle recrue de FEMEN a fait ses débuts lors de l’action à Paris, où l’association a ouvert récemment un bureau. Les filles de FEMEN sont venues à Paris pour manifester devant le Centre culturel islamique de la capitale française. Selon la journaliste, elle ressentait littéralement sur sa peau les regards chargés de colère des gens, dont les sentiments religieux ont été délibérément offensés.
« L'action se déroule près du Centre culturel islamique et nous sentons que la foule est prête à nous déchirer en morceaux. Seuls les appareils photo de mes confrères nous ont sauvés du lynchage », a-t-elle dit après la manifestation.
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Le voyage à Paris était offert à la journaliste par l’organisation FEMEN. Le billet d'avion, la chambre d'hôtel, les voyages en taxi et la nourriture coûtaient un millier d’euros par jour pour chacune des participantes, sans compter les frais de costumes, les services des maquilleurs et des stylistes.
La journaliste a également découvert que les activistes de FEMEN sont payées pas moins de 1000 dollars par mois, le triple du salaire moyen en Ukraine. En outre, le loyer que l’association verse pour son bureau de Kiev s’élève à 2500 dollars par mois, alors que le loyer mensuel du bureau parisien se monte à plusieurs milliers d’euros.
Malheureusement la nouvelle activiste n’a pas pu découvrir qui sponsorise le mouvement, ni découvrir la personne appelle les militantes à mener telle ou telle action de protestation. La journaliste suppose qu’il s’agit certainement de personnes qui apparaissent souvent aux côtés des militantes du mouvement. Il s'agirait notamment du milliardaire allemand Helmut Geier, de la femme d’affaires allemande Beat Schober, et de l’homme d'affaires américain Jed Sunden. Wikipédia soutient également la version selon laquelle ce dernier financerait les actions de FEMEN. T

jeudi 20 décembre 2012

Des prêtres mayas fêtent déjà la fin du monde !

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Des prêtres mayas ont débuté des cérémonies religieuses au Guatemala qui marqueront le début de célébration du 21 décembre, date considérée par certains comme la fin du monde.
Les cérémonies de purification se dérouleront dans 20 sites religieux du pays.

Les prêtres appellent tout le monde à une méditation commune afin d’atteindre la paix et le changement de conscience de l’humanité. C’est le seul moyen, selon eux, de sauvegarder la terre-mère. /L

samedi 10 novembre 2012

La culture libre dans la mode.

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Ce que la culture du libre dans la mode peut nous apprendre (en version originale Lessons from fashion’s free culture) , tel est le titre d’une conférence TED de Johanna Blakley.
Elle nous a tant est si bien impressionnés que nous avons décidé de l’extraire du millier d’excellentes autres interventions pour la mettre un peu en lumière ici, car elle entre souvent directement en résonance avec la ligne éditoriale de ce blog.
Et nous avons enfin compris pourquoi le diable s’habillait en Prada :)


Licence Creative Comonns By-Nc-Nd

Transcription

J’ai entendu une histoire incroyable sur Miuccia Prada. C’est une créatrice de mode italienne. Elle va dans une boutique vintage à Paris avec une amie. Elle fouille. Elle trouve une veste Balenciaga. Elle l’adore. Elle l’examine sous tous les angles. Elle regarde les coutures. Elle regarde la confection. Son amie lui dit « Mais achète-là. » Elle répond, « Je vais l’acheter, mais je vais aussi la reproduire. » Bon, les universitaires dans le public doivent se dire « C’est du plagiat, ça. » Mais en réalité, pour une fashionista, c’est le signe du génie de Miuccia Prada : elle peut fouiller dans l’histoire de la mode et choisir LA veste qui n’a pas besoin de changer d’un iota, et qui est actuelle, pile dans l’esprit du moment.
On peut aussi se demander si c’est illégal pour elle de faire cela. En fait, ce n’est pas illégal. Dans le secteur de la mode, il n’existe que très peu de protection de la propriété intellectuelle. Il y a la protection de la marque commerciale, mais pas de protection du droit d’auteur, et aucune véritable protection sous brevet. La seule vraie protection est celle de la marque commerciale. Cela implique que n’importe qui peut copier n’importe quel vêtement porté par n’importe qui dans cette pièce et le vendre comme sa propre création. La seule chose qui ne puisse pas être copiée, c’est l’étiquette de la marque commerciale attachée au vêtement. C’est une des raisons pour lesquelles on voit des logos affichés sur tous ces produits. C’est parce que c’est beaucoup plus dur pour les copieurs de copier ces créations parce qu’ils ne peuvent pas copier le logo. Mais si vous allez dans Santee Alley (ndlr : un quartier de Los Angeles connu pour la contrefaçon), oui. Oh, oui. Dans Canal Street (ndlr : une rue commerçante de New York), je sais. Et parfois c’est sympa, n’est-ce-pas.
Donc, la raison de tout cela, la raison pour laquelle le secteur de la mode n’a pas de protection du droit d’auteur c’est parce que les tribunaux ont décidé il y a longtemps que les vêtements ont un caractère trop utilitaire pour être éligible à la protection du droit d’auteur. Ils ne veulent pas qu’une poignée de créateurs détiennent les éléments de base de notre habillement. Sinon tous les autres devraient payer une licence pour un poignet ou une manche parce Machin Bidule en est propriétaire. Mais trop utilitaire ? C’est comme ça que vous qualifiez la mode ? C’est du Vivienne Westwood. Non. On peut éventuellement dire que la mode est trop bête, trop inutile.
Mais, ceux d’entre vous qui connaissent bien le raisonnement derrière la protection du droit d’auteur, qui est que sans droit de propriété, il n’y a pas de moteur à l’innovation, peuvent être réellement surpris par, à la fois, le succès critique du secteur de la mode ainsi que sa réussite économique. Ce que je vais vous présenter aujourd’hui est que parce qu’il n’y a pas de protection du droit d’auteur dans le secteur de la mode, les créateurs de mode ont en fait eu la possibilité d’élever la création utilitaire, des choses pour couvrir nos corps nus, à une chose perçue comme un art. Comme il n’y a pas de protection du droit d’auteur dans ce secteur, il y a un système de créativité très ouvert et créatif.
Contrairement à leurs cousins dans la création, les sculpteurs, les photographes, les réalisateurs ou les musiciens, les créateurs de mode peuvent piocher dans toutes les créations de leurs pairs. Ils peuvent prendre n’importe quel élément de n’importe quel vêtement dans l’histoire de la mode et l’intégrer à leur propre création. Ils sont également célèbres pour, vous savez, surfer sur l’air du temps. Et là, je les soupçonne d’avoir été influencés par les costumes d’Avatar. Peut-être un tout petit peu. Impossible aussi de déposer les droits sur un costume.
Donc, les créateurs de mode possèdent la palette la plus large qu’on puisse imaginer dans le secteur de la création. Cette robe de mariée, là, est faite de fourchettes jetables. Et cette robe est faite d’aluminium. J’ai entendu dire que cette robe fait un bruit de carillon éolien quand on marche. Donc, l’un des effets secondaires magiques d’une culture de la copie, ce qui est le cas ici en fait, c’est que des tendances se mettent en place. Les gens pensent que c’est magique. Comment ça se fait ? Eh bien, c’est parce que les gens ont le droit de se copier les uns les autres.
Certains croient que quelques personnes au sommet de la chaîne alimentaire de la mode dictent, en quelque sorte, ce que nous allons porter. Mais si on parle à un créateur de n’importe quel niveau, y compris ces créateurs de haut vol, ils disent toujours que leur principale source d’inspiration, c’est la rue, où les gens comme vous et moi refont à notre sauce personnelle nos propres looks vestimentaires, et c’est véritablement là qu’ils trouvent une bonne part de leur inspiration créatrice. Donc, c’est un secteur où le haut comme le bas dictent la tendance.
Maintenant, les géants de la mode à consommer ont probablement le plus bénéficié de l’absence de protection du droit d’auteur dans la mode. Ils sont réputés pour reproduire des créations de luxe et les vendre à très bas prix. Et ils ont dû subir beaucoup de procès, mais en général, les créateurs ne gagnent pas ces procès. Les tribunaux ont répété encore et encore, « Vous n’avez pas besoin d’une protection de propriété intellectuelle supplémentaire. » Quand on voit des copies comme celle-là, on se demande, mais comment les marques de luxe arrivent-elles à survivre ? Si on peut avoir ça pour 200 euros, pourquoi en payer mille ? C’est une des raisons pour laquelle nous avons fait une conférence ici, à l’USC (ndlr : University of Southern California - Université de Californie du Sud), il y a quelques années. On a invité Tom Ford. La conférence était intitulée : « Prêts à partager : la mode et la propriété de la créativité. » Et nous lui avons posé cette question, mot pour mot. Voilà sa réponse. Il venait de faire un passage réussi chez Gucci en tant que créateur principal, au cas où vous ne le saviez pas.
Tom Ford : « Et nous avons découvert après une recherche extensive pas si extensive que ça en fait, une recherche assez simple, que le client de la contrefaçon n’était pas notre client. »
Imaginez. Les clients des boutiques de Santee Alley ne sont pas ceux qui vont faire du shopping chez Gucci. (Rires) C’est un segment très différent. Et vous savez, une contrefaçon, ce n’est jamais pareil qu’une création originale de luxe, du moins en termes de matières, les matières sont toujours moins chères. Mais parfois, même une version moins chère peut avoir des côtés charmants, peut inspirer encore un peu de vie dans une tendance à l’agonie. La copie a beaucoup de qualités. L’une d’elles, soulignée par de nombreux critiques culturels, est que nous disposons maintenant d’un éventail de choix bien plus large que jamais auparavant dans les créations. En fait, c’est surtout grâce à la mode à consommer. Et c’est une bonne chose. Nous avons besoin d’un large éventail de choix.
La mode, que vous le vouliez ou non, vous aide à projeter votre identité face au monde. A cause de la mode à consommer, les tendances mondiales s’établissent bien plus vite qu’auparavant. Et en fait, c’est bon pour les faiseurs de tendance. Ils veulent que les tendances soient en place afin de pouvoir changer de produit. Les fashionistas veulent garder un temps d’avance sur la mode. Elles ne veulent pas porter la même chose que tout le monde. Ainsi, elles veulent passer à la prochaine tendance dès que possible.
Je vous le dis, pas de répit pour les modeux. A chaque saison, ces créateurs doivent lutter pour trouver la nouvelle idée formidable que tout le monde va adorer. Et ça, laissez-moi vous le dire, c’est très bon pour les bénéfices. Maintenant, bien sûr, il y a un tas d’effets secondaires provoqués par la culture de la copie sur le processus créatif. Stuart Weitzman est un créateur de chaussures qui a beaucoup de succès. Il s’est beaucoup plaint du fait que les gens le copient. Mais dans une interview que j’ai lue, il a dit que ça l’a vraiment forcé à améliorer sa production. Il a dû trouver de nouvelles idées, de nouvelles choses difficiles à copier. Il a trouvé ce talon compensé Bowden qui doit être fabriqué en acier ou en titane. Si on le fabrique à partir d’un matériau moins cher, il va se fissurer en deux. Ca l’a forcé à être un peu plus innovant.
Et en fait, ça m’a rappelé ce grand du jazz, Charlie Parker. Je ne sais pas si vous avez entendu cette anecdote, mais moi si. Il a dit que l’une des raisons pour lesquelles il avait inventé le be-bop c’est qu’il était quasiment sûr que les musiciens blancs ne sauraient pas reproduire la sonorité. Il voulait que ça soit difficile à copier. C’est ce que les créateurs de mode font tout le temps. Ils essayent de construire un look caractéristique, une esthétique, qui reflète leur identité. Quand d’autres le copient, tout le monde le sait parce qu’ils ont fait défiler ce look sur le podium, et que c’est une esthétique cohérente.
J’adore ces créations de Galliano. Ok, on passe à la suite.
C’est assez semblable au monde des comiques. Je ne sais pas si vous saviez que les blagues ne peuvent pas être non plus déposées sous droit d’auteur. Donc, quand les phrases drôles étaient vraiment à la mode, tout le monde se les piquait. Mais maintenant, nous avons un autre type de comique. Ils développent un personnage, un style caractéristique, vraiment comme les créateurs de mode. Et leurs blagues, comme les créations d’un créateur de mode, ne marchent vraiment que dans cette esthétique. Si quelqu’un vole une blague à Larry David (ndlr : un humoriste américain), par exemple, ce n’est pas aussi drôle.
Ce que font aussi les créateurs de mode pour survivre dans la culture de la copie, c’est d’apprendre à se copier eux-mêmes. Ils se copient tout seuls. Ils concluent des accords avec les géants de la mode à consommer, et ils trouvent un moyen de vendre leur produit à un tout nouveau segment du marché, le marché des clients de la contrefaçon.
Bon, certains créateurs de mode vont dire, « Il n’y a qu’aux Etats-Unis qu’on ne nous respecte pas. Dans les autres pays, il existe une protection pour nos créations artistiques. » Mais si on se penche sur les deux autres marchés majeurs du monde, il s’avère que la protection offerte est inefficace en réalité. Au Japon, par exemple, qui est le troisième marché, je crois, ils ont une loi sur les créations qui protège les vêtements mais le niveau pour prétendre à la nouveauté est si élevé qu’il faut prouver que le vêtement n’existait pas du tout auparavant. Il doit être totalement unique. C’est à peu près le niveau d’originalité d’un brevet aux Etats-Unis, que les créateurs de mode n’atteignent jamais, n’atteignent que rarement ici aux Etats-Unis.
Dans l’Union Européenne, ils ont choisi la direction opposée. Un niveau de nouveauté très bas, tout le monde peut déposer quelque chose. Mais même si c’est le foyer du secteur de la mode à consommer et qu’on y trouve beaucoup de créateurs de luxe, en général, ils ne déposent pas leurs vêtements, et il n’y a pas beaucoup de procès. Il s’avère que le niveau d’originalité est trop bas. Quelqu’un peut débarquer, prendre la robe de quelqu’un d’autre, couper sept centimètres en bas, aller en U.E. et le déposer en tant que création nouvelle et originale. Donc ça n’arrête pas les artistes de la contrefaçon. En fait, si on regarde le registre, bon nombre des créations qui y sont déposées sont des t-shirts Nike quasi identiques les uns aux autres.
Mais ça n’a pas découragé Diane von Furstenberg. Elle est la présidente du Comité des créateurs de mode d’Amérique, et a dit à ses électeurs qu’elle allait obtenir la protection du copyright pour les créations de mode. Cependant, les revendeurs ont pulvérisé ce concept. Je ne pense pas que la législation aboutisse à grand-chose. Parce qu’ils comprennent à quel point il est difficile de faire la distinction entre une création piratée et quelque chose qui fait partie d’une tendance mondiale. Qui est le propriétaire d’un look ? Il est très difficile de répondre à cette question. Pour cela, il faut beaucoup d’avocats et beaucoup de temps devant les tribunaux. Et les magasins ont décidé que ce serait bien trop cher.
Vous savez, le secteur de la mode n’est pas le seul à ne pas bénéficier la protection du droit d’auteur. Beaucoup d’autres secteurs n’ont pas de telle protection y compris le secteur alimentaire. On ne peut pas déposer légalement sur une recette de cuisine parce que c’est une série d’instructions, ce sont des faits. Et on ne peut pas déposer légalement l’apparence et la saveur d’un plat, aussi unique soit-il. Pareil pour les automobiles. Peu importe leur apparence déjantée ou cool, impossible de déposer légalement la création de la carrosserie. C’est un utilitaire, voilà pourquoi. Pareil pour le mobilier. C’est trop utilitaire. Les tours de magie, je crois que ce sont des instructions, un peu comme des recettes. Pas de protection du droit d’auteur non plus. Pour les coiffures, pas de protection aussi. Pour le logiciel en open source, les codeurs ont décidé qu’ils ne voulaient pas de la protection du droit d’auteur. Ils se sont dits qu’ils seraient plus innovants sans ça. C’est très dur d’obtenir une protection pour des bases de données. Les tatoueurs, ils n’en veulent pas ; ce n’est pas cool. Ils partagent leurs créations. Les blagues, pas de protection. Les feux d’artifice. Les règles des jeux. L’odeur d’un parfum, non. Et certains de ces secteurs peuvent vous paraître un peu en marge, mais voici les chiffres de vente bruts des secteurs avec une propriété intellectuelle faible, des secteurs avec très peu de protection du droit d’auteur. Et voilà les chiffres bruts des films et des livres. (Applaudissements) C’est pas beau à voir.
(Applaudissement)
Donc, on parle aux gens de la mode et ils font « Chut ! » Ne dites à personne qu’on a le droit de se voler nos créations. C’est gênant.« Mais vous savez quoi, c’est révolutionnaire. Et c’est un modèle que beaucoup d’autres secteurs, comme ceux qu’on vient juste de voir avec les toutes petites barres, ces secteurs pourraient y réfléchir, parce qu’en ce moment, ces secteurs fortement protégés par le droit d’auteur fonctionnent dans une atmosphère où il semble qu’ils n’aient aucune protection. Et ils ne savent pas quoi faire.
Quand j’ai découvert que tout un tas de secteurs n’étaient pas protégés, j’ai pensé : quelle est exactement la logique sous-jacente ? J’ai besoin d’une image, les avocats ne donnent pas d’image. Donc je m’en suis faite une. Voici les deux principales oppositions, en quelques sortes binaires, dans la logique du droit d’auteur. C’est plus complexe que ça, mais cette image fera l’affaire. Premièrement, l’objet est-elle un objet d’art ? Alors il mérite d’être protégé. Est-ce un objet utilitaire ? Alors non, il ne mérite pas d’être protégé. C’est une opposition binaire difficile et instable.
L’autre, c’est : est-ce une idée ? Est-ce une chose qui a besoin de circuler librement dans une société libre ? Pas de protection. Ou est-ce sur un support matériel, une expression d’une idée, une chose faite par quelqu’un, qui mérite de la posséder à un moment et de gagner de l’argent avec. Le problème est que la technologie numérique a complètement changé la logique de ce concept « support matériel contre idée. » De nos jours, on ne reconnaît pas vraiment un livre en tant qu’objet sur une étagère ou la musique comme une chose étant un objet matériel qu’on tient dans les mains. C’est un fichier numérique. C’est à peine reliée à une réalité matérielle dans notre esprit. Et ces choses, comme nous pouvons les copier et les transmettre si facilement, circulent dans notre culture beaucoup plus comme des idées que comme des objets ayant une substance matérielle.
Maintenant, les questions conceptuelles sont réellement profondes quand on parle de créativité et de propriété et je vous le dis, il vaut mieux que nous ne laissons pas les avocats, seulement, en décider. Ils sont malins. Je sors avec un avocat. C’est mon ami. Il est très bien. Il est malin. Il est intelligent. Mais il faut qu’une équipe interdisciplinaire analyse la question, tente de comprendre quel est le type de propriété dans un monde numérique, qui entraînera plus d’innovation. Ma proposition, c’est que la mode peut être un bon point de départ pour chercher un modèle pour les secteurs créatifs à l’avenir.
Si vous voulez en savoir plus sur ce projet de recherche, visitez notre site web : ReadyToShare.org Et je remercie sincèrement Veronica Jauriqui pour cette présentation très mode.
Merci beaucoup.

Les pingouins, sous licence Art Libre, qui illustrent ce blog nous viennent de LL de Mars.

mercredi 17 octobre 2012

Le livre porno soft Cinq cent cinquante mille nuances de Grey.

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Alors que les médias s’acharnent à parler de porno soft et prouvent leur méconnaissance du genre de la romance (qui a bien évolué depuis une dizaine d’années), c’est donc aujourd’hui que sont déversés 350 000 exemplaires (sur un premier tirage de 550 000) dans toutes les librairies de France.

Dans l’Hexagone, on considère qu’un livre est un best-seller à partir de 5 000 vendus... On ne parie donc pas sur le nombre d’heures nécessaires à l’obtention de ce titre dans une seule journée, mais bien sur le nombre de fois il sera qualifié de meilleur vente ce mercredi !
Pour l’ensemble de la trilogie, on parle de 45 millions de romans vendus, ce qui explique le sourire de l’auteur, E. L. James, à chacune de ses apparitions publiques.
Pinky

Crédit photo : Ferdaus Shamim/Getty Images